Joie automnale, blog pro-age

Feel good automnal

Faire rimer automne avec joie.

La joie n’est pas le sentiment qui nous vient en premier à l’esprit avant de s’enfoncer dans les ténèbres l’hiver. L’automne est plus souvent associé à la tristesse étant la saison où tout se termine. Mais pour pouvoir mieux renaître… Alors autant le faire dans la joie. J’écris cela un peu pour m’en convaincre moi-même, de la méthode Coué en quelque sorte :). Déjà, aucun doute, niveau couleur : c’est beau ! Et puis, le mot  vient du latin automnus, même racine que augeo, croître, augmenter (cette période de l’année était longtemps associée au temps de la récolte et donc du « gain ». L’automne est le printemps de l’hiver », disait le peintre Henri de Toulouse-Lautrec. Alors, réinterprétons la chanson de Trenet en gardant la rime 🙂

Y a d’la joie

Au revoir, au revoir les hirondelles
Y a d’la joie
Dans le ciel par dessus le toit
Y a d’la joie
Moins de soleil dans les ruelles
Y a d’la joie
Partout y a d’la joie

 

Pensée(s).

« En vieillissant, je ne veux pas sembler plus jeune. Je veux sembler plus heureuse. »

Anna Magnani.

C’est le printemps à la Fondation Cartier. 

Damien Hirst, Cerisiers en fleurs. 

 

Damien Hirst, la star anglaise (considéré comme l’artiste vivant le plus fortuné) de l’art contemporain, signe sa première exposition institutionnelle française. Il expose à la Fondation Cartier d’immenses toiles de cerisiers en fleurs auxquelles il a consacré 3 années (sont présentés 30 tableaux choisis par l’artiste parmi les 107 toiles réalisées).

Jusqu’au 2 janvier 2022.

 

Sakura, Damien Hirst, cerisiers en fleurs

Cerisiers en fleurs Cerisiers en fleurs de Damien Hirst

« C’était jouissif de travailler sur ces toiles, de me perdre entièrement dans la couleur et la matière à l’atelier. Les Cerisiers en Fleurs sont tape-à-l’œil, désordonnées et fragiles, et grâce à elles je me suis éloigné du minimalisme pour revenir avec enthousiasme à la spontanéité du geste pictural. » Damien Hirst.

 

Joie de se retrouver là :

 

Joie de se retrouver au Théâtre

 

Je n’étais pas retournée au théâtre depuis le « monde d’avant ». Et quel bel endroit que ce théâtre Edouard VII pour y faire mes premiers pas !  Sur cette superbe place (à l’ancien emplacement des remises et écuries d’une compagnie de fiacres) de Paris entre Opéra et Madeleine. Cette salle de spectacles construite en 1913 fut d’abord un cinéma. Il sera destiné aux représentations théâtrales en 1916. Pour être ensuite fortement associé à Sacha Guitry.

Maman. 

Maman, maternité

Une nuit, une femme ferme sa boutique de vêtements pour femmes enceintes et attend son taxi pour rentrer chez elle. Un jeune passe plusieurs fois devant elle avant d’oser lui demander : « c’est combien? » Loin de s’en offusquer, la femme va engager une conversation qui bouleversera leur vie. 

J’aime beaucoup Vanessa Paradis. Je ne pouvais pas louper ses premiers pas sur les planches. Elle ne m’a pas déçue. Elle apporte à la pièce toute sa sensibilité et sa luminosité. Je n’ai pas toujours été transportée par le texte écrit pour sa femme par Samuel Benchetrit. Même si de vrais moment de poésie et de drôlerie (Eric Elmosnino au top). Mais, j’ai quand même été touchée par cette femme, cette maman en mal d’enfant, qui tente désespérément de remplir son nid alors que le mien est en train de se vider.

Mon fils rentre de 6 mois passés à Londres mais pas à la maison. Et, là, ce n’est pas la joie.

L’amour maternel !

Maid sur Netflix (d’après une histoire vraie). 

Alex est une jeune maman qui a le courage de quitter son conjoint violent et alcoolique. Commence alors un long parcours du combattant pour garder la tête hors de l’eau et se construire une nouvelle vie pour elle et sa fille. Elle rêve de pouvoir aller à l’université étudier la littérature mais par amour pour la petite Maddy va commencer par faire des ménages.

 

Serie Netflix, Maid

 

C’est vraiment une très chouette (mot daté quinqua de ce post 🙂 ) série. Seule et sans argent, cette jeune femme va se confronter aux affres des services sociaux américains.  Le traitement est réaliste, on est dans le drame social sans jamais tomber dans le misérabiliste.Un très beau personnage de jeune femme aussi forte que fragile divinement bien incarnée par Margaret Qualley. C’est vraiment elle qui sublime cette série ! Elle est dans la « vraie vie » la fille de la magnifique Andy MacDowell qui joue également sa mère bien barrée dans la série.

 

La beauté D'Andy McDowell

 

 

Joie de découvrir un nouveau lieu !

 

Bal Blomet Paris XV
33 rue Blomet, 75015 Paris

Je ne connaissais pas Le Bal Blomet ( à 15 m à pied de chez moi !). C’est une scène multiculturelle qui propose des concerts, des spectacles musicaux, des événements culturels…

Il serait le plus ancien club de jazz d’Europe encore en activité. Il a rouvert en 2017 (après 6 années de réhabilitation) dans un esprit entre le speakeasy new-yorkais et le Montparnasse des années 20. 

J’adore. J’y suis d’ailleurs retournée 2 fois en 15 jours.

Viktor Lazlo en concert.

Vous vous souvenez d’elle ? Canoé rose, Pleurer des rivières… En regardant sa bio, je me suis rendue compte, que même si Viktor Lazlo a un peu quitté la lumière, elle est toujours une véritable artiste au sens large du terme. Chanteuse, actrice, écrivaine

 

Viktor Lazlo, joie d'un concert

 

C’était très jazzy, cool et chaleureux.

Une conférence philo.

Frédéric Pagès, agrégé de philosophie et journaliste au Canard Enchainé a entamé une série de 6 conférences (indépendantes) sur la philosophie des Lumières. Et, vous savez quoi ? Cette philosophie cultivait « l’esprit de joie ».

Cette conférence était passionnante car finalement plus orienté vers l’Histoire que  vers des concepts philo.

 

Le siècle des lumières, l'esprit de joie

 

Le siècle des Lumières (Voltaire, Montesquieu, Diderot… et Rousseau), c’est le 18 ème siècle qui rompt avec le 17ème (qui organisait des « soirées des ténèbres » pour mieux se lamenter).

Le XVIIIè  célèbre la conscience de vivre dans une époque heureuse, c’est un siècle optimiste qui croit au progrès, à la science…  À l’idée de pouvoir aller de l’avant.

 » Tout nous regarde. » Disait Voltaire. Décrivant ainsi la curiosité et l’esprit d’ouverture des « gens d’esprit » (en contradiction avec les gens de lettres, les « sachants » de l’époque qui étaient essentiellement des ecclésiastiques ). Alors les élites européennes célèbrent ce « bel esprit » (en français, langue officielle) et pratiquent l’art de la conversation.

Et comme le dit le poète, journaliste et moraliste de l’époque, Nicolas de Chamfort, et qui conclura parfaitement ce post :

« La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. »

 

Pour rester dans un registre souriant, vous pouvez lire cet ancien post : Mais quelle gamine ! 

Vous pourriez également aimer...

4 commentaires

  1. Monique RICHARD a dit :

    Toujours agréable de vous suivre .
    Encore et encore merci

    1. virginie a dit :

      C’est vraiment moi qui vous dit merci d’être si fidèle. Bonne semaine; Virginie

  2. Il pleut, ça nous arrive aussi dans le sud…alors un bon thé et la lecture de nos blogs favoris dont vous faites partie ! C’est comme un magazine, on trouve des articles de différents domaines, tous très intéressants !
    Bon weekend à vous

    1. virginie a dit :

      Effectivement un vrai temps à blog 🙂

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.