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2 femmes, 2 quêtes spirituelles.

Une quête : Action de rechercher.

Une valeur, une personne, un objet qui prend sa source dans les convictions et la volonté de l’individu à accomplir son objectif.

Ces deux femmes sont sur un chemin différent mais elles vont dans le même sens. En trouver un, en fait, de sens. Une recherche de bien-être mais surtout de bien-vivre.

Si vous me suivez régulièrement, vous savez l’intranquille que je suis ! Alors j’admire, j’envie ces deux quinquas qui semblent avoir trouver une voie d’apaisement. La leur en tous les cas.

 

Caroline et la découverte de la foi. 

 

 

Caroline m’a scotchée. Je la connais depuis longtemps. Nous sommes liées sur le plan familial.

Elle était pour moi à des millions de kilomètres de croiser un jour la route de Jésus. Plutôt rock & roll, elle roule à moto, toujours à la pointe de la tendance et est journaliste pour la télé, spécialisée dans les documentaires et les magazines de société,

En plus, pour moi, la foi, tu l’as dès le départ (l’enfance), cela ne te tombe pas sur la tête comme la foudre.

J’ai  d’ailleurs plutôt fait le chemin inverse. J’étais assez croyante petite. Je faisais ma prière tous les soirs, j’allais au catéchisme… Mes parents n’étaient pas de fervents catholiques, c’était plutôt culturel. Mais un jour, pfff, foi envolée : je ne crois plus en rien! Caroline n’avait même pas cette “culture !

Un vide intérieur.

Depuis l’adolescence, elle ressent un profond mal-être, un manque de confiance en elle, qui la poussent vers des comportements addictifs et compulsifs.

Sa vie bascule une première fois, lorsqu’elle arrive enfin à être mère en allant adopter un bébé au Kazakhstan. Cette adoption est déjà un premier miracle. Même si son sentiment d’insécurité reste bien ancrée en elle, elle se dit qu’il y a forcement un chemin d’apaisement à prendre quelque part. Et elle a maintenant le plus beau des bagages : sa fille Irina.
Alors, elle cherche Caroline, elle cherche…

 

La méditation : son premier pas vers l’intériorité.

 

“Tout est parti, si je puis dire, d’une session de formation à la méditation de pleine conscience (une soirée par semaine pendant 2 mois). J’ai tout de suite adhéré. Tu te mets en contact avec ce que tu ressens. J’ai commencé donc à méditer tous les jours. Puis j’ai eu envie de faire une retraite. J’ai choisi, par hasard – parce que c’était près de Paris et que je n’ai pas de voiture- , le prieuré de Béthanie animé par des sœurs bénédictines. Je m’y suis sentie bien tout de suite, connectée. J’avais même l’impression de respirer différemment. J’ai adoré me retrouver face à moi-même. Ces sœurs étaient tellement sympas, tellement ouvertes. Elles m’ont inspirée une telle confiance ! “

Caroline va faire bien d’autres rencontres qui vont la mener sur sa voie. Comme celle avec frère Benoît qui lui parle de spiritualité en termes de changements, de vie en mouvement et d’évolution.

Et sa vie a (enfin) pris du sens…

Elle a voulu écrire son parcours pour le partager et peut-être aussi pour mieux le comprendre elle-même. Son livre  Et enfin la vie prend tout son sens vient de paraître (Éditions Leduc). Elle y illustre ses propos avec des partages d’expérience de personnalités (Alexandre Jollien, Bernard Campan, Olivier Delacroix…). Tous sur un chemin spirituel en lien, ou pas, avec une croyance religieuse.

 

 

 

” Je suis catho à ma sauce !

Je médite tous les matins et je lis un texte spirituel. Le plus souvent les Évangiles. J’écris un peu. Je prie aussi. Je le fais parfois à la va-vite, mais je m’y tiens. Un chemin spirituel se travaille. Ce n’est pas toujours simple. Comme dans un couple, il faut faire des efforts pour que cela dure.

Mais c’est tellement bon de de sentir en contact avec quelque chose de plus grand que soi. Quelle joie d’enfin ressentir de la gratitude envers ma vie. D’être heureuse d’être là où je suis. Moi qui me suis toujours sentie coincée entre hier et demain.

 

Véronique et une spiritualité laïque. 

 

 

J’ai rencontré Véronique au Tigre, Le club de yoga. Je ne suis pas une yogi pratiquante mais j’aime suivre certains ateliers comme celui “Lune et gong” (je vous en parle ici.)

Un atelier où Veronique propose des méditations chantées et joue des gongs pour nous faire plonger dans un vrai bain énergétique. Le corps est constitué de 70% d’eau, la vibration du gong va faire vibrer cette eau à l’intérieur du corps. J’adore cela.

Le yoga Kudalini.

C’est une pratique qui s’ancre dans le yoga Kundalini. Kundalini signifie “énergie”. On le nomme aussi le yoga de la conscience. Il nous plonge dans un processus d’auto-transformation. Il est considéré comme une prise de contact avec soi-même, comme permettant une élévation de la conscience de soi.

Le visage, la façon de se tenir de Véronique, ce qui se dégage d’elle m’ont immédiatement séduite. J’ai eu alors envie de vous la présenter.

” Dans une autre vie, j’ai été mannequin. L’argent n’était pas un problème. Je me suis mariée 2 fois. Je voyageais beaucoup. Je faisais beaucoup de sport. Je vivais le plus souvent aux USA où j’ai pratiqué différentes formes de yoga. Mais rien ne me convenait, vraiment. 

Un vrai coup de foudre pour l’Inde et sa culture.

J’ai commencé à aller beaucoup en Inde pour m’occuper d’un orphelinat. Je m’y suis tout de suite sentie bien. Comme à la maison.

Lors d’un retour aux États-Unis, j’ai eu la chance de rencontrer le “healer” et maître spirituel Guru Singh ! Après un long entretien avec lui, il m’a dit que j’allais devenir prof de yoga kundalini, que c’était ma mission.”

Alors Véronique s’y met à fond. Cette pratique assidue lui fait un bien fou. Elle multiplie les “séjours d’immersion”. Rencontre des profs plus humbles, plus passionnants les uns que les autres. Qui lui apportent toute la douceur dont elle ressent le besoin. Son plus grand combat contre elle-même: ne plus être dans l’ego. Elle devient prof “pour continuer à apprendre” et pour “servir”.

” Avant, j’étais une vraie conne. J’avais une vie facile mais je m’ennuyais terriblement. J’étais vide ! 

Aujourd’hui, j’ai fait des choix. Celui de ne plus être dans l’image. Ce qui m’intéresse, c’est la spiritualité. Je me lève très tôt, je médite, je prépare mes cours, mes voyages. 

Mes plaisirs sont simples : la lecture, l’Inde et le chocolat !

Il y a beaucoup de gens que je ne vois plus. Socialement, ce n’est pas toujours facile. Les autres pensent facilement que j’ai pété les plombs. Mes enfants me regardent parfois d’un air affligé. Mais, je me sens dans une vie tellement plus spirituelle. Je crois en une puissance supérieure. Dieu est en chacun de nous/en nous. Le yoga Kundalini n’est absolument pas une religion. Mais il y a beaucoup de rituels, ce que j’aime beaucoup. Il implique aussi une vraie discipline, ce qui me convient vraiment aussi.

Son instagram.

Son site.

 

 

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Un style chic/cool.

Une motivation : se faire plaisir!

 

Sylvie dirige depuis plus de 10 ans sa propre agence de relooking et de conseil en image.

“Je veux aider les gens à s’aimer. Mon credo : l’alignement. Faire en sorte que ce que l’on montre aux autres soit aligné avec ce que nous sommes à l’intérieur. S’habiller n’est pas qu’une question de goûts. C’est aussi une recherche d’harmonie grâce à l’équilibre des couleurs, des volumes.”

Elle tient également un blog mode et lifestyle: Enfin moi. Elle y partage sa passion pour la mode, ses coups de cœurs, ses bons bons plans et son amour pour sa ville de Bordeaux.

 

 

Le style de Sylvie est le baromètre des ses humeurs.

Et Sylvie, elle est le plus souvent de bonne humeur ! Chaque matin, devant ses placards, elle écoute ses envies (et s’inquiète aussi un peu de la météo).

“Je suis quelqu’un de joyeux. Je me sens “alignée” quand cette humeur se voit à l’extérieur. J’aime le vêtement. Vraiment ! Il ne m’arrive jamais, face à mon placard, de me dire que je n’ai rien à me mettre. Je n’ai pourtant pas un vestiaire de dingue, je préfère avoir peu mais mieux. Mais je sais que je vais toujours trouver quelque chose qui me fait plaisir.”

 

 

Les années ont libéré son style !

Sylvie m’explique s’être beaucoup réfrénée pendant un bon nombre d’années (de 30 à 50 ans). Alors qu’elle a toujours eu un œil pour ce qui lui plaisait ou pas. Petite, elle avait découpé une robe beige que sa mère voulait lui faire porter mais qu’elle détestait. Jeune, elle se donnait beaucoup de liberté dans sa façon de s’habiller. Puis, elle s’est “assagie”. Son allure se voulait plus de l’ordre du message social. Ses vêtements reflétaient l’image qu’elle voulait donner d’elle-même dans sa précédente vie professionnelle.

 “Aujourd’hui, je ne m’habille plus pour les autres. Je ne le fais que pour me plaire à moi, que pour me faire plaisir. Il faut faire de sa vie un jeu. Et le vêtement est une façon de jouer.

Même si mon style est plutôt classique. Je veux montrer qu’après 50 ans, on peut vraiment toujours s’amuser ! J’entends souvent des clientes me dire: mais, j’ai toujours porté ça, je me suis toujours maquillée comme cela. Non! On doit évoluer. 

J’ai même aujourd’hui  retrouvé l’audace de mes plus jeunes années. Je m’autorise beaucoup plus de choses qu’à 40 ans. J’ai retrouvé une certaine liberté.”

 

 

 

Elégance, de l’originalité et une touche de sexytude.

Si elle ne devait amener qu’une tenue sur une île déserte, Sylvie choisirait un pull en cachemire, un jean, des boots avec un petit talon et un beau sac. Espérons qu’il ne fasse pas trop chaud sur cette île :).

” J’apprécie tout ce qui est chic. Il m’arrive de sortir en jogging. Mais il est joli et “se tient”.  Même si je n’aime pas trop la couleur, j’apprécie quand même la pièce forte qui va réveiller le teint. Par exemple, jamais de noir trop près du visage. 

J’aime aussi le petit côté sexy, une dentelle qui dépasse… Les cols V  sont parfaits pour laisser entrevoir une jolie bretelle de soutien-gorge. Pour moi, rien de plus élégant et terriblement féminin qu’une jupe crayon portée avec une chemise d’homme.

Je privilégie l’éclectisme, les mélanges. J’aime l’idée de s’apprivoiser un vêtement en lui apportant sa propre personnalité. Il faut pouvoir twister les pièces Comme une jupe panthère plissée qui pourrait faire “mémère” mais portée avec une gros pull et des baskets, elle a tout de suite un autre style. 

 

 

 

Pour Sylvie, l’important est de s’aimer.

“Il faut se regarder avec bienveillance, avec gratitude. Comme on regarde les autres, en fait. Chez quelqu’un, c’est un ensemble, un tout que l’on voit. Alors, que quand il s’agit de nous, on va se polariser sur les détails qui ne nous plaisent pas chez nous.”

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La naturopathie et Catherine : portraits croisés.

La naturopathie, c’est quoi?

Issue de la médecine traditionnelle occidentale, elle pourrait être définie comme un art de vivre visant à maintenir ou restaurer un état de santé et de bien-être optimaux. Et ce par l’alimentation, une hygiène de vie et des moyens exclusivement naturels. Comme la médecine chinoise ou l’ayurveda en Inde, elle est une approche hollistique de la santé. La personne est considérée de façon globale En intégrant toutes ses dimensions : physique, mentale, émotionnelle. Et en la considérant en interaction constante avec son environnement.

La naturopathie peut aider à résoudre des problèmes de poids, d’anxiété, d’états dépressifs, de désordres digestifs, d’insomnies, de migraines, de problèmes de peau… Elle tend surtout à nous remettre au centre de notre santé, en étant un acteur autonome et responsable de celle-ci.

 

Et, Catherine, c’est qui?

Catherine est une femme des plus éclectiques. 54 ans, éditrice musicale, c’est une nomade et une perpétuelle étudiante en philosophie. Elle est aujourd’hui (fixée à Paris)  en formation Heil Praktiker. Et ce, suite à  une looooongue démarche “intellectuelle”. Un vrai parcours de vie qu’elle veut aujourd’hui transmettre.

“Cela remonte à 92. Je vis en Floride où je rencontre un groupe de musiciens américains végétariens. Ils m’ont appris beaucoup de choses. Essentiellement le bon sens alimentaire et écologique Alors que je prenais conscience de à quel point nous appauvrissions notre terre, je comprenais également que nous étions nous-mêmes un écosystème vivant cet écosystème. J’ai commencé à lire beaucoup de choses, à assister à des conférences, à suivre différents cours…. En fait, cette rencontre m’a vraiment ouvert les yeux et les oreilles.  Et comme la vie est bien faite, elle va mettre sur ma route d’autres  personnes qui sont dans la même recherche et qui vont encore plus m’enrichir et alimenter ce parcours. “

À son retour en France, Catherine va suivre différents cursus de médecine chinoise sans vouloir en faire une profession. Juste pour “grandir” sur un plan personnel. Puis, elle s’intéressera de plus en plus à la naturopathie, à la micro-nutrition, à la biologie, au jêune…

Aujourd’hui, elle aime bien se présenter avec humour comme “psychologue gastrique” ou “entero-psychologue”.

” Nous sommes  avant tout un sytème digestif. Et la digestion est l’action la plus energivore de l’organisme. Il faut savoir simplifier le travail digestif. Globalement, on mange trop et trop varié. La variété doit se faire sur la journée, pas sur le même repas !”

 

www.catherinepiault.fr c.piault@gmail.com

Alors, Catherine, pourquoi la naturopathie?

” J’aime cette idée de considérer l’homme comme obéissant aux mêmes lois que la nature. Et surtout de le remettre au centre de sa santé. Ce que je veux, c’est aider les gens à réharmoniser leur organisme. En vue de retrouver, soutenir ou rééquilibrer sa force vitale. Et ce  grâce à une bonne alimentation, un bon équilibre psychologique, de l’exercice physique et un bon sommeil. Très important le sommeil ! Quand le corps est au repos, en particulier son système digestif, il peut se consacrer à “réparer” pendant le sommeil. Il est donc primordial qu’il soit de qualité.

La médecine classique soigne les symptômes. Nous, on va chercher à soigner vraiment les causes. Voire les causes des causes et renforcer l’ensemble du sytème immunitaire.”

 

Ses bons conseils :

Le premier : investir dans un extracteur de jus.

“Boire des jus de légumes est vraiment la meilleure façon de réellement bien s’hydrater. Les minéraux doivent être végétalisme pour pénétrer dans la cellule.”

Et dans un auto-cuiseur pour cuire à basse température.

Manger bio, local et de saison.

“Ce qui pousse dans notre environnement est ce qui nous convient.”

Privilégier les protéines végétales, les algues, le miel, l’ail, les brocolis, les champignons, les choux…

Et surtout manger en pleine conscience.

“Quand on mange, on mange. On est présent à ce que l’on fait. On porte son attention sur les parfums, la texture l’équilibre des saveurs. Il faut bien mastiquer pour utiliser ses enzymes salivaires qui sont différents et complémentaires de celles présentes dans notre estomac. Ce qui permet de mieux digérer et d’arriver plus vite à satiété et donc de réduire les quantités ingérées.”

 

 

 

“Que ton aliment soit ta seule médecine.” 

Hippocrate. 

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Le style de Catherine : d’audacieux mélanges d’imprimés, des accessoires qui font le job, une sobriété pleine de fantaisie, toujours le petit truc qui twiste l’ensemble…

Catherine, 51 ans, m’a tapée dans l’œil sur Instagram (@catherine.dupon)

Elle fait avec ses fringues tout ce que j’aime (ou oserais plus faire). Elle est pour moi le bel exemple de ce que je ‘théorisais” dans le style le style, le style.

Elle a plus que du style : une vraie dégaine!

J’aime sa façon de ne pas être dans l’effort sans jamais être dans l’ennui. De ne jamais en faire trop mais de faire dans l’essentiel.

Et quand on l’a rencontre, elle est d’une simplicité, d’une humilité qui la rendent éminemment sympathique. C’est une femme gaie et son sourire l’habille mieux que tout.

 

 

Catherine est belge (la petite touche de “folie” belge?) mais vit en France depuis plus de 20 ans.
Elle est avocate mais n’exerce plus depuis aussi longtemps.

” J’ai fait des études de droit un peu par hasard, par pression familiale. Ce qui me plaisait vraiment : la décoration d’intérieure. Du coup, je n’ai pas exercé bien longtemps. Moi, wallonne, j’ai épousé un flamand et nous avons filé vivre à Paris! J’en ai alors profité pour faire complètement autre chose. Je suis retournée sur les bancs de la fac passer un master en marketing de luxe. Alors que je n’avais aucun réseau, déjà âgée (28 ans) pour être stagiaire, je décroche un stage aux accessoires chez Karl Lagerfeld. Je faisais les cafés mais je m’en foutais, j’avais un pied dans la mode.”

Elle va ensuite bosser plusieurs années au service commercial de Ralph Lauren. Mais trop de voyages, trop de pression = burn out. Elle va alors prendre du recul. Et développer sa passion pour le papier en créant PollyPapier, (des sets de table en papier)r accompagné d’un blog qui se voulait comme un journal intime pour construire cette marque.

Puis, il y a 4 ans, on lui propose la direction Création d’Atelier Bison, une marque de cuir d’artisanat français spécialisée dans les blousons en cuir pour hommes.

Elle a particulièrement à cœur de recréer, dépoussiérer la collection femmes. Son credo : n’importe quel vêtement en tissu peut être transformé en cuir ! Et surtout, elle veut s’adresser à toutes les femmes peu importe leur âge ou leur morphologie.

 

 

La mode est un vrai plaisir. M’habiller est un plaisir !

J’ai eu une éducation assez stricte. La mode, la coquetterie y avait peu de place. Alors, aujourd’hui je me délecte toujours et encore, chaque jour, à choisir mes tenues.

Les vêtements me permettent de me transformer. De me sentir belle. Ils m’aident à ouvrir mes ailes !

En fait, “soigner” son style est un moyen de prendre soin de soi.

En habillant bien mon corps, je fais du bien à ma tête. Si j’ai bien choisi ma tenue, je sens que je vais pouvoir bien attaquer ma journée.

 

 

Mon fil rouge style : les couleurs “terre”, celles de la nature.

Je n’aime pas le couleurs vivres.

Je reste très fidèle au noir (même si on dit qu’il vieillit à partir d’un certain âge). Je trouve cela vraiment chic. Surtout avec une touche de bleu marine.

J’aime énormément le denim. Je me sens chez moi dans un 501

 

 

J’aime mixer ! 

Tout est échangeable. Transformable. Tout peut aller avec tout.

L’important est d’avoir toujours l’œil ouvert sur ce qui vous entoure. L’inspiration est partout.

Je peux parfois “craquer” sur une serviette de table dans un magasin de déco pour m’en faire un foulard.

 

Ma pièce phare : la chemise.

On peut tout faire avec une chemises. Cela dit, je ne peux pas porter de laine à même la peau, je fais des allergies.

Mais j’ai une pu…. de chance. Je n’ai aucun problème de poids. Je peux alors avoir un style qui correspond parfaitement à ma silhouette.

 

 

J’aime  la fantaisie.

Mais en même temps, je n’aime pas me faire remarquer. Je ne veux surtout pas faire dans l’excentricité. En fait le style, pour moi, c’est cela. Porter quelque chose qui ne ressemble qu’à vous mais qui en même temps ne cherche surtout pas à en mettre plein la vue.

Même si je dois admettre que les réseaux sociaux, comme Instagram, m’ont beaucoup débloquée. Je ne me sentais pas à l’aise à l’idée de m’y montrer. Mais plus j’ose le faire, plus j’ai’impression que cela plait. Instagram m’a offert une certaine liberté ! Je m’amuse encore plus avec les vêtements et la mode. 

 

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Un défi? Un coup de tête? Une quête? …

Valérie, 53 ans, 1m60 pour moins de 50 kilos, pas spécialement sportive, a décidé d’aller voir le Machu Picchu.

Enfin, pas vraiment.

C’est sa fille de 21 ans, Eléonore, qui le lui a demandé :

” Je voulais faire un truc de dingue. J’avais vu un film sur le Machu Picchu. J’ai ressenti l’envie (le besoin?) d’y aller. Je voulais que ma mère m’y accompagne. Mais j’étais persuadée qu’elle me dirait non. En général, elle ne m’écoute pas. Finalement, j’ai été la première surprise qu’elle accepte!”

Et Valérie en fut elle-même plus que surprise.

” Début juin, Léo me fait cette étrange demande. Je savais à peine que le Machu Picchu se trouvait au Pérou. J’étais vraiment sidérée qu’elle veuille faire ce genre de choses avec moi. À l’époque je bossais comme une dingue. j’étais noyée sous le boulot. Mais je sentais que ma fille n’allait pas très bien. Qu’elle avait besoin de prendre du recul et plus confiance en elle. Je passe la nuit dessus. Et je me dis que jamais elle ne me redemandera un truc pareil. De partager une aventure toutes les deux. J’ai essayé de lui faire changer d’avis sur la destination après avoir réalisé que j’allais faire16 heures de voyage pour me retrouver à 4 000 m d’altitude par 0 degré dans un confort plus que précaire. NON.

Elle voulait le Machu Picchu !

Alors mère et fille se prennent au jeu. On est début juin. La working girl ne dispose comme “fenêtre de tir” que du 15 au 25 juillet. Elles passent alors des heures sur Internet à organiser le voyage. Pour qu’il ait vraiment un sens “de dépassement de soi”, elles s’organisent 3 jours de trek en altitude dans les Andes pour rejoindre la cité inca. Valérie arrête de fumer, ne boit plus une goutte d’alcool. Et intensifie sa pratique du yoga. En bonnes néophytes, elles vont s’équiper au Vieux Campeur et chez Décathlon : chaussures de compet, pantalons hyper techniques, bâtons de marche, duvets pour -15 ….

“Ma plus grande peur était de souffrir du mal des montagnes et d’avoir très mal au crâne.Je savais que cela allait être un vrai challenge autant physique que moral. Mais j’ai très vite ressenti l’importance de ce que nous allions faire. Je savais que nous en reviendrions différentes. Et c’est moi, encore plus que Léo qui en a été transformée.”

Elles s’envolent alors pour Lima. Et y passe la soirée après 13 heures de vol pour s’envoler dès 4 heures du mat dans un petit coucou vers leur première vraie étape. Première grosse frayeur pour Léo. Le vol au ras des montagnes au milieu des Andes étant plus qu’impressionnant.

Elles arrivent alors à Cuzco. La capitale de l‘Empire Inca, point de départ pour visiter la Vallée Sacrée, culmine à 3 350 mètres. Valérie et Léo pourront y faire des réserves de feuilles de coca pour soigner le mal des montagnes.

 

 

“On reste 24 heures à Cuzco pour s’adapter à l’altitude. On visite quelques sites aux alentours. Il fait déjà très très froid. Quand je pense qu’il faisait 30° en France ! Puis on commence notre ascension, notre trek en altitude sur le chemin de l’Inca, sous la pluie, pour 3 jours de marche avec 2 nuits chez l’habitant. Nous avons un jeune guide et des petits chevaux font la route devant nous avec nos petits sacs. Et là, j’ai vraiment commencé à souffrir… 

 

 

À 3 800 m, j’ai senti que je n’arrivais plus du tout à respirer. Je ne trouvais plus l’oxygène au fond de mes poumons. Chacun de mes pieds pesait 50 kilos. Léo “gambadait” devant moi. Heureusement, je pratique beaucoup la méditation. Cela m’a vraiment aidé. Je me suis concentrée : un pas après pas. J’ai vraiment été chercher la respiration à l’intérieur de moi. De toute façon, je ne voulais pas abandonner. Je ne pensais pas au danger, je voulais juste avancer. À défaut de réelle préparation physique, je m’étais préparée à cela psychologiquement. Au fond de moi, je savais que je n’abandonnerais pas. Mais je me suis vraiment sans cesse dit que j’étais complètement folle de faire cela à mon âge. Que j’étais au-delà de mes limites.

 

 

Nous avons marché comme cela pendant 3 jours. Là où il était prévu 4 à 6 heures de marche, j’en mettais le double. Il pleuvait, il y a même eu une tempête de neige. Nous avons passé 2 nuits chez l’habitant. Pas de douche et éclairage à la bougie et toujours ce froid. Une nuit, à 4 000 m, je me suis même mise à délirer. Je parlais de Mbappé (nous étions parties le lendemain de la finale de la Coupe du monde) et surtout je disais que j’allais arrêter de bosser. 

Pendant ces 3 jours, nous avons pris soin l’une de l’autre. Nous étions dans un partage total. Il fallait se soutenir. Ma fille n’était plus seulement ma fille, mais ma partenaire. C’est même souvent elle qui m’a “portée”.

Avec tout le temps une certaine forme de “béatitude” à être ensemble. 

Puis nous sommes enfin arrivées au village d‘Ollantaytambo. J’ai pu appeler mon mari. J’ai fondu en larmes !

La suite du voyage s’est avérée plus simple. Déjà parce que nous avons pu dormir dans un grand lit et prendre une douche. Tout nous semblait accueillant et joli. Une nuit de plus chez l’habitant, je n’aurais pas pu! 

Valérie et Léo vont ensuite prendre un train pour Aguas Calientes qui se trouve à 400 mètres en contrebas du Machu Picchu, puis un bus pour monter à l’ancienne cité des Incas. Elles vont même regretter de ne pas l’avoir fait à pied ! Rouler dans un vieux bus sur des routes étroites en bord de précipice = le vrai moment de peur du voyage.

 

 

Puis enfin la cité sacrée des Incas désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde !

Et nous arrivons enfin au Machu Picchu. Il s’est même mis à faire beau. C’était grandiose. Quelle émotion ! Plus rien ne comptait. Malgré le flot de touristes, nous nous sentions seules au monde. De voir ma fille si heureuse, si émue…   C’était un truc de dingue. Nous nous sommes senties libérées ! Nous avions réussi ! Ce sentiment de contrat accompli était énorme “

 

 

 

“Léo y a gagné une vraie confiance en elle. J’ai fait cela pour elle. Mais je pense que c’est à moi que cela a le plus apporté”. 

Léo précise qu’elle n’a jamais autant ri de sa mère…. Mais surtout qu’elle a laissé une bonne partie de ses problèmes là-haut

“Je trouve même qu’elle s’est redressée. Tout le monde la trouve plus grande. Moi, je n’ai toujours pas repris le boulot. J’ai mes propres sociétés de production dans la télé et la musique. Je sais que je vais rebosser mais j’ai vraiment besoin de prendre une pause, de me recentrer. Je me perdais complètement. Mon ego s’est dégonflé ainsi que mon ambition professionnelle. J’ai ressenti l’envie de m’occuper des gens autour de moi. J’ai repris contact avec des amis que j’avais perdu de vue. Je me suis rapprochée de ma mère. Toute l’animosité que je pouvais ressentir à son égard s’est envolée. Je fais encore plus de yoga et me suis mise à la sculpture. Ce Machu Picchu est un vrai tournant de ma vie.

Et, j’ai même réalisé, il y a très peu de temps d’ailleurs, à quel point il m’avait aussi apporté “la sérénité de l’âge.On ne sait pas toujours comment se positionner vis-à-vis de son âge et de son désir de “rester/faire jeune”. Ce voyage m’a recadré. Je sais ce que je suis capable de faire de mes 53 ans. “.

Valérie m’a raconté son périple à la fin de cet été. Elle m’a scotchée ! J’avais très envie de vous le raconter. Alors OK, un peu sur le mode “quand on veut on peut”, mais aussi sur celui de la recherche de sens avec en décor les Andes mais aussi une belle relation mère/fille. Je vais d’ailleurs conclure avec la légende que Valérie a mise sur cette photo sur son FB.

 

 

Voir le Machu Picchu et mourir d’envie de vivre !

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Une nouvelle animatrice de yoga du rire : Mireille, 56 ans.

Mireille est conseillère en image personnelle. Son site : Imaginez vous conseil en image.  Pour animer ses ateliers (elle bosse beaucoup pour des organismes médico-sociaux)-  qui “travaillent” aussi sur l’estime de soi- elle vient de rajouter cette nouvelle corde à son arc. :

Le yoga du rire a été pensé par le docteur Madar Kataria. Suite à des travaux à partir d’histoires drôles avec quelques patients. Il s’est rendu compte d’un mieux être chez eux et même d’une meilleure efficacité de leurs médicaments. Il observe que le cerveau ne fait pas la différence entre un rire naturel et un rire simulé. Et qu’il va secréter des endorphines, les hormones du plaisir, comme avec le sport. Avec son épouse, professeur de yoga, il va créer cette nouvelle discipline. Les exercices de yoga du rire et de respiration yogique (inspiration courte/expiration profonde) vont stimuler le mouvement de notre diaphragme et de nos muscles abdominaux.

Le yoga du rire est vraiment un outil très puissant.

Il aide à désinhiber. Il permet de lâcher prise plus facilement.”

 

 

 

 

Comment décrieriez-vous votre look?

“Sport/naturel”.

J’aime les silhouettes “sportives” au niveau du style. Je suis tout le temps à plat. Et “nature” parce que j’aime les matières naturelles et que je ne suis pas très apprêtée. Je me maquille peu.

Je recherche essentiellement le confort. J’aime les coupes pas trop serrées. Comme je travaille beaucoup sur la colorimétrie, je connais les couleurs qui me vont. Et depuis que je suis conseillère en image, je m’achète beaucoup moins de vêtements. Je sais ce qui me va et dès que j’achète quelque chose, j’ai déjà imaginé ce qui pourra se coordonner avec ce que j’ai déjà.

Avec les années, je ne porte plus de noir près du visage. Je deviens grise. Cela ne me valorise pas. J’aime aussi les cols V qui dégagent la tête. Mais je ne m’interdis jamais rien à priori. J’essaie et je vois.

Je cherche également toujours la petite touche créative. Celle qui va apporter de l’originalité. Mais ce n’est pas non plus “la fashion week”. Je ne suis pas excessive.

 

Votre routine pro-âge?

Aucune !

Je ne fais rien de spécial.
À un moment j’allais souvent à la piscine parce que l’eau me fait du bien. Là, je suis bien tentée par la country ! Pour bouger en m’amusant !

Je ne suis pas très “crème”. J’aime l’huile démaquillante DHC que j’achète chez Monop. J’ai l’impression qu’elle hydrate bien.
Mais je ne crois pas aux antirides. On a tous un capital génétique quoi que l’on fasse. Et les rides font partie de la vie. Ce sont des rides d’expression. J’ai vu au Vietnam de très vieilles femmes très ridées juste sublimes.

Alors oui aux thérapies douces plutôt. Les massages du visage comme le Kobido. C’est prendre soin de soin. C’est cela qui est important.

En fait, mon meilleur pro-âge, c’est le voyage. J’adore voyager. Cela m’apporte beaucoup. Et me permet de rester dans l’émerveillement comme une gamine.

 

Ce qui vous gène le plus dans votre âge?

Le regard de la société.

Qui nous considère comme un senior dès 42 ans… C’est un peu violent quand même !

Alors que nous sommes à un âge où nous avons plus de temps (les enfants sont grands), on est jeune dans notre tête, dynamiques. Nous avons plein d’envies et sommes très ouverts aux nouvelles technologies.

 

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Patricia, une belle vision du pro-âge !

” J’aime me considérer comme une “accompagnante”. En vieillissant, les femmes ont besoin d’être aidées à se sentir bien, à mieux avancer”. 

Patricia Danniel, 51 ans est aujourd’hui esthéticienne. Mais elle est avant tout une grande voyageuse. Ce qu’elle pressent très jeune. Originaire d’un petit village de l’arrière pays niçois, elle obtient une maîtrise  de “français langue étrangère” pour pouvoir enseigner le français à l’étranger. Elle vient à Paris et enseignera d’abord à des étrangers mais en France. En 92 avec son mari et un bébé de 7 semaines, elle part pour le Liban dans les montagnes au dessus de Beyrouth. “Des années formidables”. Suivront l’Égypte, le Quatar.. avec à chaque changement de pays des plus ou moins longs séjours en France “pour les enfants”.

Puis cela sera la Thaïlande pendant 10 ans. Elle y travaille à L’Alliance Française tout en s’intéressant de plus en plus aux plantes et aux médecines douces. La dernière année, dans l’attente de la nouvelle mutation de son mari, elle décide de se former à Bangkok en réflexologie, anatomie/physiologie et massage suédois. Elle y obtient un diplôme international.

De retour à Paris en 2015, elle passe en un an un CAP d’esthéticienne “pour pouvoir me sentir légitime”. 

“J’ai tout de suite senti que ce qui me plaisait le plus était le pro-âge, m’occuper de peaux matures.”

Elle effectue donc des recherches dans ce sens pour trouver les “bonnes méthodes ” et fait ensuite des stages/formations et se spécialise alors en modelage chinois à l’aide de ventouses faciales.

 

 

 

“Bien vieillir pour moi est un équilibre. Il ne faut rien s’interdire, tout apprécier sans abuser. Il s’agit de maintenir son bien-être au niveau mental, physique et énergétique. Par exemple grâce à la réflexologie, on débloque les chakras pour avoir une énergie plus fluide. Il faut surtout changer son regard sur le vieillissement. Ne plus le voir comme une dégradation. C’est un changement, mais il n’est pas négatif. Je nous trouve plus jolies aujourd’hui, plus nous-mêmes.

Je prends un réel plaisir à faire du bien. J’aime faire de mon mieux pour que la personne se sente traitée dans la douceur. Grâce aux ventouses, on peut retrouver un visage plus harmonieux puisque l’on “s’attaque” au derme. En pompant avec les ventouses, on draine, on accentue la circulation sanguine et lymphatique. On permet aux cellules du derme (les fibroplastes) de se reproduire, de se dynamiser et ainsi de produire du collagène et de l’élastine. On élimine également les déchets entre les fibres.”

 

 

 

www.patriciadanniel.paris. Patricia exerce dans le 15 ème à Paris.

C’est toujours difficile de traduire en mots les sensations d’une rencontre… J’ai beaucoup aimé celle avec Patricia, femme très douce qui dégage beaucoup de sérénité et de bienveillance.

Et je trouve son choix de photo pour illustrer son “soin signature” très significatif de son état d’esprit pro-âge.

Le visage d’une femme birmane croisée lors d’un voyage dans un village au bord du lac Inlay.


 

 

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Confidences d’un désinvolte!

Jean-Marie Bayle a 66 ans. Et fut journaliste télé au service actualités.

Alors journaliste un jour, journaliste toujours…

Aujourd’hui, il tient un blog Confidences d’un désinvolte (et une page Facebook). Des “éditoriaux” pour partager, échanger avec les autres sur des faits de société ou sur ses “escapades sportives”. Enfin, quand il a le temps…

Car il est avant tout un grand sportif, fou de nature et de montagne. Et quand je dis grand sportif, je ne plaisante pas.

 

Alors, cela vous fait quoi d’avoir 66 ans?

Je ne m’en rends pas bien compte. Mais je sais que cela va venir. Les 70 ans sont juste devant moi. J’ai peur qu’ils soient violents. Mais physiquement, j’arrive toujours à faire tout ce que je veux faire. Alors tout va bien. 
Je suis content d’avoir pris ma retraite à 64 ans pour pouvoir justement mener à bien tous mes projets de voyages et de sommets à vaincre. Un 7 000 m au Chili à cheval avec l’Argentine par exemple. Je pars bientôt en Equateur faire le plus haut sommet du monde si on prend le centre de la terre comme référence.

(Quand je vous disais que je ne plaisantais pas…)

Évidemment, je suis souvent dans ces équipées sportives avec des gens beaucoup plus jeunes. Je vois bien que la différence est abyssale.

Votre définition du bien-vieillir?

Avoir beaucoup d’activités.
Et être en phase avec son corps, en assumant ce qu’il est.

Dans le vieillissement, il y a le facteur chance mais aussi le facteur hygiène de vie/diététique. Je fais très attention à la nourriture, je mange bio et toujours des repas équilibrés. Je n’ai jamais fumé et je bois très peu d’alcool.

Je lis beaucoup, j’écris, je vais au cinéma…
J’ai comme philosophie de vie de profiter de chaque jour. Ne jamais attendre le jour d’après pour cela. Chaque matin, à mon réveil, je fais le point sur les plaisirs que va me donner cette journée, une idée d’écriture,  un bon film à voir, un rendez-vous, un entrainement… Ce sont mes points d’ancrage.

 

On dit que les hommes mûrissent alors que les femmes vieillissant, qu’en pensez-vous?

Il y a une vraie injustice. Je n’aimerais pas être une femme de mon âge

Car ce sont les femmes qui vivent le plus cruellement le vieillissement. Dans une société qui prône le jeunisme. Et, elles s’enferment dans un cercle vicieux car ce sont celles qui en souffrent le plus qui en accentuent les effets. Une femme qui assume son âge est beaucoup plus séduisante que celle qui lutte contre. 

 

Alors, comme Jean-Marie aime écrire, je lui ai demandé de nous faire un petit billet rien que pour nous. Et je l’en remercie.

LA FEMME DE 50 ANS
Toutes les femmes adorent leur miroir qu’elles finiront souvent par mépriser. Elles ne lui pardonnent jamais de les priver soudain de cette séduction qu’elles recherchent dans le regard des autres. Leur beauté et leur féminité sont un capital qui exclut le moindre compromis. Rien n’est plus douloureux que l’indifférence ou la compassion. Je ne parle pas ici de la crise du milieu de vie, cette turbulence existentielle qui alimente à l’infini les magazines féminins et les cabinets des psys mais celle plus pernicieuse qui se nourrit des premières traces des stigmates du temps.
Difficile de dire quand s’effectue cette ingérence insidieuse. Les femmes de 50 ans connaitraient aujourd’hui ce qui naguère affectait celles de 40 ans. Bonne nouvelle, il semblerait que ce curseur insaisissable glisse maintenant vers la décennie suivante avec la dextérité d’un anticyclone chassant une dépression pour dégager de nouveaux territoires plus sereins.
Il n’empêche que ces femmes harcelées par un vieillissement toujours prématuré à leurs yeux parfois corrélé avec la solitude engagent alors un dialogue délicat avec elles-mêmes. Certaines se créent leurs propres démons quand d’autres savent susciter de nouvelles priorités. Mais le chemin de l’exil volontaire choisit par Greta Garbo à l’âge de 36 ans était une insulte à la vie. Elle a voulu figer définitivement son image. La Divine n’aura donc jamais montré une seule ride sur son visage préférant entretenir le mythe de la perfection au détriment de son existence. Pathétique. Les femmes préfèrent crânement engager un combat contre cette corrosion du temps même si elles le savent perdu d’avance. Des soutiens de circonstance se bousculent auprès d’elles pour les seconder en prétendant pouvoir régler l’insoluble. Mais les cosmétiques enveloppés dans des notices chargées de bonnes intentions se révèlent rarement plus efficaces que le bistouri d’un chirurgien esthétique qui faute de compétence pour la chirurgie traditionnelle aurait flairé le bon filon pour faire fortune en se vantant de pouvoir défier les marques du temps sur les corps.
Tout ceci est absurde. La femme ne peut être réduite à un simple reflet dans un miroir même dans une société survoltée donnant une importance démesurée à son image. Et ce ne sont pas les podiums et les magazines exhibant des bayadères anorexiques ou des adolescentes fragiles comme de la verroterie qui doivent leur servir de référence lointaine. La femme riche de plusieurs décennies d’existence arbore des atouts d’une valeur inestimable qu’elle ne demande qu’à partager. Encore lui faut-il trouver les hommes capables de l’entendre. Son expérience et sa boulimie de vie lui donnent cette lucidité qui la focalise sur l’essentiel. La gravité du présent la ponctionne du conditionnel passé. Son exigence la convainc d’accepter l’illusoire pourvu qu’il soit accompagné de respect. Plus que jamais pour paraphraser Lacan ‘’Elle sait enfin vouloir ce qu’elle désire’’.           
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Itinéraire kiffant d’une professeure de bonheur !

 

Florence Servan-Schreiber est une In-mature épatante  J’adore cet adjectif : épatante. Alors, je suis hyper contente de le placer parce qu’il lui convient particulièrement bien. Il image énergie, sympathie et fantaisie.

À la découverte du développement personnel !

À 19 ans Florence traverse l’Atlantique étudier le cinéma en Californie. Elle y “rencontre” surtout le développement personnel!  Elle change alors d’orientation et intégre une université “new age” mêlant psychologie et spiritualité. Ce qui l’amène même à marcher sur le feu !

“Découvrir que l’on pouvait apprendre des choses sur soi fut une révélation. Parallèlement à ces nouvelles études, j’ai travaillé (je faisais “esclave :)) chez une formatrice en PNL (programmation neuro-linguistique), un instrument de connaissance de soi. Un jour, elle ne peut pas assurer une de ses formations. Je la remplace au pied levé. J’ai ADORÉ cela ! “

Tout naturellement, à son retour en France, elle continue d’animer des séminaires de PNL avant d’intégrer pendant quelques années une boîte chargée de former des gens à la qualité du service dans les entreprises (préoccupation très nouvelle à l’époque).

Un peu de loisirs créatifs !

“Puis, j’ai fait une sorte de burn-out à la naissance de mon deuxième enfant. Je me suis rendue compte que j’avais aussi besoin de faire quelque chose de créatif, de mieux pouvoir exprimer ma fantaisie.

C’était le début de la grande vague des loisirs créatifs. Je me suis alors formée à la couture d’ameublement. Puis ouvert chez moi un atelier de couture les week-ends pour les jeunes mamans actives. Malheureusement l’artisanat, c’est chouette mais cela a des limites, essentiellement financières. Mais, cet “épisode”  illustre bien ma façon de fonctionner. J’adore être dans la transmission. Quand je croise quelque chose qui m’éclate, je l’apprends et je cherche un moyen de le “raconter” aux autres.”

Internet et Psychologie(s) !

Les débuts d’Internet passionnent instantanément Florence. Elle se met alors à développer des sites en tant que rédactrice en chef. Peu verront le jour. Mais cette période qu’elle juge très excitante l’amène, à près de 40 ans, à travailler “en famille” : elle rejoint Psychologies magazine fondé par son père Jean-Louis Servan-Schreiber.

“J’étais chargée de développer la marque Psychologies en ligne. De réfléchir à comment tu te sers de l’interactivité pour la connaissance de soi.”

Professeure de bonheur !

“Puis, grâce à mon cousin David*, je découvre la psychologie positive. Qui est l’étude scientifique de l’épanouissement. Que l’on appelle aussi la science du bonheur. De vrais chercheurs, très sérieux, planchent sur la question.”

*David Schervan-Schreiber a écrit Guérir,. Après des années de lutte contre le cancer, il décède en 2011.

“Je me suis inscrit aux cours en anglais en ligne de Tal Ben-Shahar. Et là, j’avais mis le doigt dans le pot de confiture. C’est avant tout quelque chose qui m’a été, qui m’est très utile (je suis à la base une vraie flippée, avec des insécurités profondes). La psychologie positive, c’est de l’information. Tout de suite, j’ai voulu partager cette information et faire en sorte que cela inspire les gens.”

La reine du kif ! 

“Excitée par tout ce que j’apprenais, pour ne pas l’oublier, j’ai voulu très vite “en raconter l’histoire”. J’ai donc écrit 3 kits par jour. Je le faisais pour boucler mon apprentissage. Mais en fait ce livre a été un début.”

C’ est un succès. Florence propose des conférences, écrit d’autres livres (dont Power Patate), des papiers dans des magazines… Et elle crée un département “bonheur” dans la boite de formation en EMDR de son cousin David (qu’elle rachète à sa mort).

Lors d’un séminaire à la School of life à Londres, l’intervenant lui demande ce qu’elle voulait faire quand elle était petite:

“Julie Andrews dans La mélodie du bonheur !

Je me suis rendue compte que ce que je faisais en était assez proche. Mais il me manquait le costume, la partition et des co-acteurs. C’était presque mais pas complètement cela.”

Qu’à cela ne tienne. Florence se met à travailler ses conférences pour les “pimper” avec une prof de théâtre/comédienne/metteuse en scène Béatrice de la Boulay. C’est d’une rencontre avec Audrey Akoun et Isabelle Paisseau (thérapeute cognitivo-comportementaliste et psychologue clinicienne, auteurs) que jaillit l’idée folle de monter toutes les 3 sur scène !

En scène pour une master class sur le bonheur !

“On voulait partir de ce que l’on faisait déjà, le théâtraliser pour apporter des choses aux gens. Mais au départ, on devrait faire 2 dates et basta. Aujourd’hui, nous avons donné plus d’une quarantaine de représentations de La fabrique à kifs. On fait des tournées dans des salles toujours pleines. C’est complètement dingue !”

J’ai assisté à la première représentation il y a un peu plus d’un an. J’ai adoré ce spectacle bourré d’énergie et “d’enseignements pour inspirer, éclairer et rétablir quelques vérités sur ce qui nous rend heureux.”
La fabrique à kifs. 

Un journal pour le meilleur de notre vie.

Aujourd’hui, Florence nous propose un “rendez-vous” avec soi. Avec un journal type diary, sur le principe des kifs, et du “do it yourself”. À compléter avec chaque jour une question pour collecter nos plaisirs, émotions, interrogations du moment :

Une de vos qualités utilisées aujourd’hui. Donnez un surnom à votre main droite. À quand remonte votre dernier fou rire? Quelle expérience auriez-vous envie de faire? …

Et ce sur 3 ans pour réaliser le chemin parcouru et le mettre en perspective.

 

 

3 ans de kifs

 

 

 

Et moi, j’ai bien kiffé la rencontrer. Merci Florence !

 

Virginie Gorse et Florence Servan-Schreiber

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Jean-Philippe a 52 ans.

Il a la chance de vivre sur la côte basque et est négociant/propriétaire en vin (Château La Grave ).

Et, il vit une nouvelle belle histoire d’amour avec une femme de son âge. (Jean-Philippe, tu es notre héros !)

Alors, ça fait quoi d’avoir 52 ans?

Je ne me cherche plus. Je suis posé.

Je sais qui je suis et je sais ce que je fais.

Avant je construisais, changeant parfois de direction.

Aujourd’hui mes enfants ont grandi, j’ai ma société, ma maison. Ma vie commence à être tracée. Ce qui me permet de prendre du recul, de mieux m’organiser et du coup de mieux profiter de tout.

Aujourd’hui, je décide et fais ce qui me plait.

 

Votre définition du “bien-vieillir”?

 

Pouvoir profiter des gens que l’on aime tout en étant en bonne santé.

Mes enfants sont grands, mes parents pas encore trop vieux, j’ai plein de copains. j’arrive à me partager entre Paris, Bordeaux et Biarritz. C’est la belle vie !

Je pense qu’il faut aussi savoir lever le pied sur le sport. Pourquoi se faire mal? Pourquoi prendre le risque de se noyer sur une vague géante en surf?  Il faut savoir changer. S’entretenir sans se faire mal, sans prendre trop de risques. Pour cela, il faut s’accepter tel que l’on est, être lucide sur ce que le corps est encore capable de faire. Il faut faire raisonnablement de tout et entretenir plus son esprit que ses abdos.

 

On dit : ‘les hommes mûrissent alors que les femmes vieillissent”, qu’en pensez-vous?

Depuis qu’elles sont petites, les filles sont plus intelligentes, plus mûres que nous. Alors, il est temps que nous mûrissions un peu.

Les femmes ont peut-être plus de mal vis-à-vis du vieillissement parce qu’elles se dévalorisent elles-mêmes. Plus coquètes, elles ont plus facilement des complexes que nous.  Certaines peuvent avoir plus de mal à se mettre en maillot de bain après 50 ans.

Mais je trouve les femmes de cinquante ans très belles, très épanouies et je crois qu’elles aiment encore plus faire l’amour ! 🙂

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