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Un défi? Un coup de tête? Une quête? …

Valérie, 53 ans, 1m60 pour moins de 50 kilos, pas spécialement sportive, a décidé d’aller voir le Machu Picchu.

Enfin, pas vraiment.

C’est sa fille de 21 ans, Eléonore, qui le lui a demandé :

” Je voulais faire un truc de dingue. J’avais vu un film sur le Machu Picchu. J’ai ressenti l’envie (le besoin?) d’y aller. Je voulais que ma mère m’y accompagne. Mais j’étais persuadée qu’elle me dirait non. En général, elle ne m’écoute pas. Finalement, j’ai été la première surprise qu’elle accepte!”

Et Valérie en fut elle-même plus que surprise.

” Début juin, Léo me fait cette étrange demande. Je savais à peine que le Machu Picchu se trouvait au Pérou. J’étais vraiment sidérée qu’elle veuille faire ce genre de choses avec moi. À l’époque je bossais comme une dingue. j’étais noyée sous le boulot. Mais je sentais que ma fille n’allait pas très bien. Qu’elle avait besoin de prendre du recul et plus confiance en elle. Je passe la nuit dessus. Et je me dis que jamais elle ne me redemandera un truc pareil. De partager une aventure toutes les deux. J’ai essayé de lui faire changer d’avis sur la destination après avoir réalisé que j’allais faire16 heures de voyage pour me retrouver à 4 000 m d’altitude par 0 degré dans un confort plus que précaire. NON.

Elle voulait le Machu Picchu !

Alors mère et fille se prennent au jeu. On est début juin. La working girl ne dispose comme “fenêtre de tir” que du 15 au 25 juillet. Elles passent alors des heures sur Internet à organiser le voyage. Pour qu’il ait vraiment un sens “de dépassement de soi”, elles s’organisent 3 jours de trek en altitude dans les Andes pour rejoindre la cité inca. Valérie arrête de fumer, ne boit plus une goutte d’alcool. Et intensifie sa pratique du yoga. En bonnes néophytes, elles vont s’équiper au Vieux Campeur et chez Décathlon : chaussures de compet, pantalons hyper techniques, bâtons de marche, duvets pour -15 ….

“Ma plus grande peur était de souffrir du mal des montagnes et d’avoir très mal au crâne.Je savais que cela allait être un vrai challenge autant physique que moral. Mais j’ai très vite ressenti l’importance de ce que nous allions faire. Je savais que nous en reviendrions différentes. Et c’est moi, encore plus que Léo qui en a été transformée.”

Elles s’envolent alors pour Lima. Et y passe la soirée après 13 heures de vol pour s’envoler dès 4 heures du mat dans un petit coucou vers leur première vraie étape. Première grosse frayeur pour Léo. Le vol au ras des montagnes au milieu des Andes étant plus qu’impressionnant.

Elles arrivent alors à Cuzco. La capitale de l‘Empire Inca, point de départ pour visiter la Vallée Sacrée, culmine à 3 350 mètres. Valérie et Léo pourront y faire des réserves de feuilles de coca pour soigner le mal des montagnes.

 

 

“On reste 24 heures à Cuzco pour s’adapter à l’altitude. On visite quelques sites aux alentours. Il fait déjà très très froid. Quand je pense qu’il faisait 30° en France ! Puis on commence notre ascension, notre trek en altitude sur le chemin de l’Inca, sous la pluie, pour 3 jours de marche avec 2 nuits chez l’habitant. Nous avons un jeune guide et des petits chevaux font la route devant nous avec nos petits sacs. Et là, j’ai vraiment commencé à souffrir… 

 

 

À 3 800 m, j’ai senti que je n’arrivais plus du tout à respirer. Je ne trouvais plus l’oxygène au fond de mes poumons. Chacun de mes pieds pesait 50 kilos. Léo “gambadait” devant moi. Heureusement, je pratique beaucoup la méditation. Cela m’a vraiment aidé. Je me suis concentrée : un pas après pas. J’ai vraiment été chercher la respiration à l’intérieur de moi. De toute façon, je ne voulais pas abandonner. Je ne pensais pas au danger, je voulais juste avancer. À défaut de réelle préparation physique, je m’étais préparée à cela psychologiquement. Au fond de moi, je savais que je n’abandonnerais pas. Mais je me suis vraiment sans cesse dit que j’étais complètement folle de faire cela à mon âge. Que j’étais au-delà de mes limites.

 

 

Nous avons marché comme cela pendant 3 jours. Là où il était prévu 4 à 6 heures de marche, j’en mettais le double. Il pleuvait, il y a même eu une tempête de neige. Nous avons passé 2 nuits chez l’habitant. Pas de douche et éclairage à la bougie et toujours ce froid. Une nuit, à 4 000 m, je me suis même mise à délirer. Je parlais de Mbappé (nous étions parties le lendemain de la finale de la Coupe du monde) et surtout je disais que j’allais arrêter de bosser. 

Pendant ces 3 jours, nous avons pris soin l’une de l’autre. Nous étions dans un partage total. Il fallait se soutenir. Ma fille n’était plus seulement ma fille, mais ma partenaire. C’est même souvent elle qui m’a “portée”.

Avec tout le temps une certaine forme de “béatitude” à être ensemble. 

Puis nous sommes enfin arrivées au village d‘Ollantaytambo. J’ai pu appeler mon mari. J’ai fondu en larmes !

La suite du voyage s’est avérée plus simple. Déjà parce que nous avons pu dormir dans un grand lit et prendre une douche. Tout nous semblait accueillant et joli. Une nuit de plus chez l’habitant, je n’aurais pas pu! 

Valérie et Léo vont ensuite prendre un train pour Aguas Calientes qui se trouve à 400 mètres en contrebas du Machu Picchu, puis un bus pour monter à l’ancienne cité des Incas. Elles vont même regretter de ne pas l’avoir fait à pied ! Rouler dans un vieux bus sur des routes étroites en bord de précipice = le vrai moment de peur du voyage.

 

 

Puis enfin la cité sacrée des Incas désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde !

Et nous arrivons enfin au Machu Picchu. Il s’est même mis à faire beau. C’était grandiose. Quelle émotion ! Plus rien ne comptait. Malgré le flot de touristes, nous nous sentions seules au monde. De voir ma fille si heureuse, si émue…   C’était un truc de dingue. Nous nous sommes senties libérées ! Nous avions réussi ! Ce sentiment de contrat accompli était énorme “

 

 

 

“Léo y a gagné une vraie confiance en elle. J’ai fait cela pour elle. Mais je pense que c’est à moi que cela a le plus apporté”. 

Léo précise qu’elle n’a jamais autant ri de sa mère…. Mais surtout qu’elle a laissé une bonne partie de ses problèmes là-haut

“Je trouve même qu’elle s’est redressée. Tout le monde la trouve plus grande. Moi, je n’ai toujours pas repris le boulot. J’ai mes propres sociétés de production dans la télé et la musique. Je sais que je vais rebosser mais j’ai vraiment besoin de prendre une pause, de me recentrer. Je me perdais complètement. Mon ego s’est dégonflé ainsi que mon ambition professionnelle. J’ai ressenti l’envie de m’occuper des gens autour de moi. J’ai repris contact avec des amis que j’avais perdu de vue. Je me suis rapprochée de ma mère. Toute l’animosité que je pouvais ressentir à son égard s’est envolée. Je fais encore plus de yoga et me suis mise à la sculpture. Ce Machu Picchu est un vrai tournant de ma vie.

Et, j’ai même réalisé, il y a très peu de temps d’ailleurs, à quel point il m’avait aussi apporté “la sérénité de l’âge.On ne sait pas toujours comment se positionner vis-à-vis de son âge et de son désir de “rester/faire jeune”. Ce voyage m’a recadré. Je sais ce que je suis capable de faire de mes 53 ans. “.

Valérie m’a raconté son périple à la fin de cet été. Elle m’a scotchée ! J’avais très envie de vous le raconter. Alors OK, un peu sur le mode “quand on veut on peut”, mais aussi sur celui de la recherche de sens avec en décor les Andes mais aussi une belle relation mère/fille. Je vais d’ailleurs conclure avec la légende que Valérie a mise sur cette photo sur son FB.

 

 

Voir le Machu Picchu et mourir d’envie de vivre !

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Une nouvelle animatrice de yoga du rire : Mireille, 56 ans.

Mireille est conseillère en image personnelle. Son site : Imaginez vous conseil en image.  Pour animer ses ateliers (elle bosse beaucoup pour des organismes médico-sociaux)-  qui “travaillent” aussi sur l’estime de soi- elle vient de rajouter cette nouvelle corde à son arc. :

Le yoga du rire a été pensé par le docteur Madar Kataria. Suite à des travaux à partir d’histoires drôles avec quelques patients. Il s’est rendu compte d’un mieux être chez eux et même d’une meilleure efficacité de leurs médicaments. Il observe que le cerveau ne fait pas la différence entre un rire naturel et un rire simulé. Et qu’il va secréter des endorphines, les hormones du plaisir, comme avec le sport. Avec son épouse, professeur de yoga, il va créer cette nouvelle discipline. Les exercices de yoga du rire et de respiration yogique (inspiration courte/expiration profonde) vont stimuler le mouvement de notre diaphragme et de nos muscles abdominaux.

Le yoga du rire est vraiment un outil très puissant.

Il aide à désinhiber. Il permet de lâcher prise plus facilement.”

 

 

 

 

Comment décrieriez-vous votre look?

“Sport/naturel”.

J’aime les silhouettes “sportives” au niveau du style. Je suis tout le temps à plat. Et “nature” parce que j’aime les matières naturelles et que je ne suis pas très apprêtée. Je me maquille peu.

Je recherche essentiellement le confort. J’aime les coupes pas trop serrées. Comme je travaille beaucoup sur la colorimétrie, je connais les couleurs qui me vont. Et depuis que je suis conseillère en image, je m’achète beaucoup moins de vêtements. Je sais ce qui me va et dès que j’achète quelque chose, j’ai déjà imaginé ce qui pourra se coordonner avec ce que j’ai déjà.

Avec les années, je ne porte plus de noir près du visage. Je deviens grise. Cela ne me valorise pas. J’aime aussi les cols V qui dégagent la tête. Mais je ne m’interdis jamais rien à priori. J’essaie et je vois.

Je cherche également toujours la petite touche créative. Celle qui va apporter de l’originalité. Mais ce n’est pas non plus “la fashion week”. Je ne suis pas excessive.

 

Votre routine pro-âge?

Aucune !

Je ne fais rien de spécial.
À un moment j’allais souvent à la piscine parce que l’eau me fait du bien. Là, je suis bien tentée par la country ! Pour bouger en m’amusant !

Je ne suis pas très “crème”. J’aime l’huile démaquillante DHC que j’achète chez Monop. J’ai l’impression qu’elle hydrate bien.
Mais je ne crois pas aux antirides. On a tous un capital génétique quoi que l’on fasse. Et les rides font partie de la vie. Ce sont des rides d’expression. J’ai vu au Vietnam de très vieilles femmes très ridées juste sublimes.

Alors oui aux thérapies douces plutôt. Les massages du visage comme le Kobido. C’est prendre soin de soin. C’est cela qui est important.

En fait, mon meilleur pro-âge, c’est le voyage. J’adore voyager. Cela m’apporte beaucoup. Et me permet de rester dans l’émerveillement comme une gamine.

 

Ce qui vous gène le plus dans votre âge?

Le regard de la société.

Qui nous considère comme un senior dès 42 ans… C’est un peu violent quand même !

Alors que nous sommes à un âge où nous avons plus de temps (les enfants sont grands), on est jeune dans notre tête, dynamiques. Nous avons plein d’envies et sommes très ouverts aux nouvelles technologies.

 

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Patricia, une belle vision du pro-âge !

” J’aime me considérer comme une “accompagnante”. En vieillissant, les femmes ont besoin d’être aidées à se sentir bien, à mieux avancer”. 

Patricia Danniel, 51 ans est aujourd’hui esthéticienne. Mais elle est avant tout une grande voyageuse. Ce qu’elle pressent très jeune. Originaire d’un petit village de l’arrière pays niçois, elle obtient une maîtrise  de “français langue étrangère” pour pouvoir enseigner le français à l’étranger. Elle vient à Paris et enseignera d’abord à des étrangers mais en France. En 92 avec son mari et un bébé de 7 semaines, elle part pour le Liban dans les montagnes au dessus de Beyrouth. “Des années formidables”. Suivront l’Égypte, le Quatar.. avec à chaque changement de pays des plus ou moins longs séjours en France “pour les enfants”.

Puis cela sera la Thaïlande pendant 10 ans. Elle y travaille à L’Alliance Française tout en s’intéressant de plus en plus aux plantes et aux médecines douces. La dernière année, dans l’attente de la nouvelle mutation de son mari, elle décide de se former à Bangkok en réflexologie, anatomie/physiologie et massage suédois. Elle y obtient un diplôme international.

De retour à Paris en 2015, elle passe en un an un CAP d’esthéticienne “pour pouvoir me sentir légitime”. 

“J’ai tout de suite senti que ce qui me plaisait le plus était le pro-âge, m’occuper de peaux matures.”

Elle effectue donc des recherches dans ce sens pour trouver les “bonnes méthodes ” et fait ensuite des stages/formations et se spécialise alors en modelage chinois à l’aide de ventouses faciales.

 

 

 

“Bien vieillir pour moi est un équilibre. Il ne faut rien s’interdire, tout apprécier sans abuser. Il s’agit de maintenir son bien-être au niveau mental, physique et énergétique. Par exemple grâce à la réflexologie, on débloque les chakras pour avoir une énergie plus fluide. Il faut surtout changer son regard sur le vieillissement. Ne plus le voir comme une dégradation. C’est un changement, mais il n’est pas négatif. Je nous trouve plus jolies aujourd’hui, plus nous-mêmes.

Je prends un réel plaisir à faire du bien. J’aime faire de mon mieux pour que la personne se sente traitée dans la douceur. Grâce aux ventouses, on peut retrouver un visage plus harmonieux puisque l’on “s’attaque” au derme. En pompant avec les ventouses, on draine, on accentue la circulation sanguine et lymphatique. On permet aux cellules du derme (les fibroplastes) de se reproduire, de se dynamiser et ainsi de produire du collagène et de l’élastine. On élimine également les déchets entre les fibres.”

 

 

 

www.patriciadanniel.paris. Patricia exerce dans le 15 ème à Paris.

C’est toujours difficile de traduire en mots les sensations d’une rencontre… J’ai beaucoup aimé celle avec Patricia, femme très douce qui dégage beaucoup de sérénité et de bienveillance.

Et je trouve son choix de photo pour illustrer son “soin signature” très significatif de son état d’esprit pro-âge.

Le visage d’une femme birmane croisée lors d’un voyage dans un village au bord du lac Inlay.


 

 

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Confidences d’un désinvolte!

Jean-Marie Bayle a 66 ans. Et fut journaliste télé au service actualités.

Alors journaliste un jour, journaliste toujours…

Aujourd’hui, il tient un blog Confidences d’un désinvolte (et une page Facebook). Des “éditoriaux” pour partager, échanger avec les autres sur des faits de société ou sur ses “escapades sportives”. Enfin, quand il a le temps…

Car il est avant tout un grand sportif, fou de nature et de montagne. Et quand je dis grand sportif, je ne plaisante pas.

 

Alors, cela vous fait quoi d’avoir 66 ans?

Je ne m’en rends pas bien compte. Mais je sais que cela va venir. Les 70 ans sont juste devant moi. J’ai peur qu’ils soient violents. Mais physiquement, j’arrive toujours à faire tout ce que je veux faire. Alors tout va bien. 
Je suis content d’avoir pris ma retraite à 64 ans pour pouvoir justement mener à bien tous mes projets de voyages et de sommets à vaincre. Un 7 000 m au Chili à cheval avec l’Argentine par exemple. Je pars bientôt en Equateur faire le plus haut sommet du monde si on prend le centre de la terre comme référence.

(Quand je vous disais que je ne plaisantais pas…)

Évidemment, je suis souvent dans ces équipées sportives avec des gens beaucoup plus jeunes. Je vois bien que la différence est abyssale.

Votre définition du bien-vieillir?

Avoir beaucoup d’activités.
Et être en phase avec son corps, en assumant ce qu’il est.

Dans le vieillissement, il y a le facteur chance mais aussi le facteur hygiène de vie/diététique. Je fais très attention à la nourriture, je mange bio et toujours des repas équilibrés. Je n’ai jamais fumé et je bois très peu d’alcool.

Je lis beaucoup, j’écris, je vais au cinéma…
J’ai comme philosophie de vie de profiter de chaque jour. Ne jamais attendre le jour d’après pour cela. Chaque matin, à mon réveil, je fais le point sur les plaisirs que va me donner cette journée, une idée d’écriture,  un bon film à voir, un rendez-vous, un entrainement… Ce sont mes points d’ancrage.

 

On dit que les hommes mûrissent alors que les femmes vieillissant, qu’en pensez-vous?

Il y a une vraie injustice. Je n’aimerais pas être une femme de mon âge

Car ce sont les femmes qui vivent le plus cruellement le vieillissement. Dans une société qui prône le jeunisme. Et, elles s’enferment dans un cercle vicieux car ce sont celles qui en souffrent le plus qui en accentuent les effets. Une femme qui assume son âge est beaucoup plus séduisante que celle qui lutte contre. 

 

Alors, comme Jean-Marie aime écrire, je lui ai demandé de nous faire un petit billet rien que pour nous. Et je l’en remercie.

LA FEMME DE 50 ANS
Toutes les femmes adorent leur miroir qu’elles finiront souvent par mépriser. Elles ne lui pardonnent jamais de les priver soudain de cette séduction qu’elles recherchent dans le regard des autres. Leur beauté et leur féminité sont un capital qui exclut le moindre compromis. Rien n’est plus douloureux que l’indifférence ou la compassion. Je ne parle pas ici de la crise du milieu de vie, cette turbulence existentielle qui alimente à l’infini les magazines féminins et les cabinets des psys mais celle plus pernicieuse qui se nourrit des premières traces des stigmates du temps.
Difficile de dire quand s’effectue cette ingérence insidieuse. Les femmes de 50 ans connaitraient aujourd’hui ce qui naguère affectait celles de 40 ans. Bonne nouvelle, il semblerait que ce curseur insaisissable glisse maintenant vers la décennie suivante avec la dextérité d’un anticyclone chassant une dépression pour dégager de nouveaux territoires plus sereins.
Il n’empêche que ces femmes harcelées par un vieillissement toujours prématuré à leurs yeux parfois corrélé avec la solitude engagent alors un dialogue délicat avec elles-mêmes. Certaines se créent leurs propres démons quand d’autres savent susciter de nouvelles priorités. Mais le chemin de l’exil volontaire choisit par Greta Garbo à l’âge de 36 ans était une insulte à la vie. Elle a voulu figer définitivement son image. La Divine n’aura donc jamais montré une seule ride sur son visage préférant entretenir le mythe de la perfection au détriment de son existence. Pathétique. Les femmes préfèrent crânement engager un combat contre cette corrosion du temps même si elles le savent perdu d’avance. Des soutiens de circonstance se bousculent auprès d’elles pour les seconder en prétendant pouvoir régler l’insoluble. Mais les cosmétiques enveloppés dans des notices chargées de bonnes intentions se révèlent rarement plus efficaces que le bistouri d’un chirurgien esthétique qui faute de compétence pour la chirurgie traditionnelle aurait flairé le bon filon pour faire fortune en se vantant de pouvoir défier les marques du temps sur les corps.
Tout ceci est absurde. La femme ne peut être réduite à un simple reflet dans un miroir même dans une société survoltée donnant une importance démesurée à son image. Et ce ne sont pas les podiums et les magazines exhibant des bayadères anorexiques ou des adolescentes fragiles comme de la verroterie qui doivent leur servir de référence lointaine. La femme riche de plusieurs décennies d’existence arbore des atouts d’une valeur inestimable qu’elle ne demande qu’à partager. Encore lui faut-il trouver les hommes capables de l’entendre. Son expérience et sa boulimie de vie lui donnent cette lucidité qui la focalise sur l’essentiel. La gravité du présent la ponctionne du conditionnel passé. Son exigence la convainc d’accepter l’illusoire pourvu qu’il soit accompagné de respect. Plus que jamais pour paraphraser Lacan ‘’Elle sait enfin vouloir ce qu’elle désire’’.           
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Itinéraire kiffant d’une professeure de bonheur !

 

Florence Servan-Schreiber est une In-mature épatante  J’adore cet adjectif : épatante. Alors, je suis hyper contente de le placer parce qu’il lui convient particulièrement bien. Il image énergie, sympathie et fantaisie.

À la découverte du développement personnel !

À 19 ans Florence traverse l’Atlantique étudier le cinéma en Californie. Elle y “rencontre” surtout le développement personnel!  Elle change alors d’orientation et intégre une université “new age” mêlant psychologie et spiritualité. Ce qui l’amène même à marcher sur le feu !

“Découvrir que l’on pouvait apprendre des choses sur soi fut une révélation. Parallèlement à ces nouvelles études, j’ai travaillé (je faisais “esclave :)) chez une formatrice en PNL (programmation neuro-linguistique), un instrument de connaissance de soi. Un jour, elle ne peut pas assurer une de ses formations. Je la remplace au pied levé. J’ai ADORÉ cela ! “

Tout naturellement, à son retour en France, elle continue d’animer des séminaires de PNL avant d’intégrer pendant quelques années une boîte chargée de former des gens à la qualité du service dans les entreprises (préoccupation très nouvelle à l’époque).

Un peu de loisirs créatifs !

“Puis, j’ai fait une sorte de burn-out à la naissance de mon deuxième enfant. Je me suis rendue compte que j’avais aussi besoin de faire quelque chose de créatif, de mieux pouvoir exprimer ma fantaisie.

C’était le début de la grande vague des loisirs créatifs. Je me suis alors formée à la couture d’ameublement. Puis ouvert chez moi un atelier de couture les week-ends pour les jeunes mamans actives. Malheureusement l’artisanat, c’est chouette mais cela a des limites, essentiellement financières. Mais, cet “épisode”  illustre bien ma façon de fonctionner. J’adore être dans la transmission. Quand je croise quelque chose qui m’éclate, je l’apprends et je cherche un moyen de le “raconter” aux autres.”

Internet et Psychologie(s) !

Les débuts d’Internet passionnent instantanément Florence. Elle se met alors à développer des sites en tant que rédactrice en chef. Peu verront le jour. Mais cette période qu’elle juge très excitante l’amène, à près de 40 ans, à travailler “en famille” : elle rejoint Psychologies magazine fondé par son père Jean-Louis Servan-Schreiber.

“J’étais chargée de développer la marque Psychologies en ligne. De réfléchir à comment tu te sers de l’interactivité pour la connaissance de soi.”

Professeure de bonheur !

“Puis, grâce à mon cousin David*, je découvre la psychologie positive. Qui est l’étude scientifique de l’épanouissement. Que l’on appelle aussi la science du bonheur. De vrais chercheurs, très sérieux, planchent sur la question.”

*David Schervan-Schreiber a écrit Guérir,. Après des années de lutte contre le cancer, il décède en 2011.

“Je me suis inscrit aux cours en anglais en ligne de Tal Ben-Shahar. Et là, j’avais mis le doigt dans le pot de confiture. C’est avant tout quelque chose qui m’a été, qui m’est très utile (je suis à la base une vraie flippée, avec des insécurités profondes). La psychologie positive, c’est de l’information. Tout de suite, j’ai voulu partager cette information et faire en sorte que cela inspire les gens.”

La reine du kif ! 

“Excitée par tout ce que j’apprenais, pour ne pas l’oublier, j’ai voulu très vite “en raconter l’histoire”. J’ai donc écrit 3 kits par jour. Je le faisais pour boucler mon apprentissage. Mais en fait ce livre a été un début.”

C’ est un succès. Florence propose des conférences, écrit d’autres livres (dont Power Patate), des papiers dans des magazines… Et elle crée un département “bonheur” dans la boite de formation en EMDR de son cousin David (qu’elle rachète à sa mort).

Lors d’un séminaire à la School of life à Londres, l’intervenant lui demande ce qu’elle voulait faire quand elle était petite:

“Julie Andrews dans La mélodie du bonheur !

Je me suis rendue compte que ce que je faisais en était assez proche. Mais il me manquait le costume, la partition et des co-acteurs. C’était presque mais pas complètement cela.”

Qu’à cela ne tienne. Florence se met à travailler ses conférences pour les “pimper” avec une prof de théâtre/comédienne/metteuse en scène Béatrice de la Boulay. C’est d’une rencontre avec Audrey Akoun et Isabelle Paisseau (thérapeute cognitivo-comportementaliste et psychologue clinicienne, auteurs) que jaillit l’idée folle de monter toutes les 3 sur scène !

En scène pour une master class sur le bonheur !

“On voulait partir de ce que l’on faisait déjà, le théâtraliser pour apporter des choses aux gens. Mais au départ, on devrait faire 2 dates et basta. Aujourd’hui, nous avons donné plus d’une quarantaine de représentations de La fabrique à kifs. On fait des tournées dans des salles toujours pleines. C’est complètement dingue !”

J’ai assisté à la première représentation il y a un peu plus d’un an. J’ai adoré ce spectacle bourré d’énergie et “d’enseignements pour inspirer, éclairer et rétablir quelques vérités sur ce qui nous rend heureux.”
La fabrique à kifs. 

Un journal pour le meilleur de notre vie.

Aujourd’hui, Florence nous propose un “rendez-vous” avec soi. Avec un journal type diary, sur le principe des kifs, et du “do it yourself”. À compléter avec chaque jour une question pour collecter nos plaisirs, émotions, interrogations du moment :

Une de vos qualités utilisées aujourd’hui. Donnez un surnom à votre main droite. À quand remonte votre dernier fou rire? Quelle expérience auriez-vous envie de faire? …

Et ce sur 3 ans pour réaliser le chemin parcouru et le mettre en perspective.

 

 

3 ans de kifs

 

 

 

Et moi, j’ai bien kiffé la rencontrer. Merci Florence !

 

Virginie Gorse et Florence Servan-Schreiber

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Jean-Philippe a 52 ans.

Il a la chance de vivre sur la côte basque et est négociant/propriétaire en vin (Château La Grave ).

Et, il vit une nouvelle belle histoire d’amour avec une femme de son âge. (Jean-Philippe, tu es notre héros !)

Alors, ça fait quoi d’avoir 52 ans?

Je ne me cherche plus. Je suis posé.

Je sais qui je suis et je sais ce que je fais.

Avant je construisais, changeant parfois de direction.

Aujourd’hui mes enfants ont grandi, j’ai ma société, ma maison. Ma vie commence à être tracée. Ce qui me permet de prendre du recul, de mieux m’organiser et du coup de mieux profiter de tout.

Aujourd’hui, je décide et fais ce qui me plait.

 

Votre définition du “bien-vieillir”?

 

Pouvoir profiter des gens que l’on aime tout en étant en bonne santé.

Mes enfants sont grands, mes parents pas encore trop vieux, j’ai plein de copains. j’arrive à me partager entre Paris, Bordeaux et Biarritz. C’est la belle vie !

Je pense qu’il faut aussi savoir lever le pied sur le sport. Pourquoi se faire mal? Pourquoi prendre le risque de se noyer sur une vague géante en surf?  Il faut savoir changer. S’entretenir sans se faire mal, sans prendre trop de risques. Pour cela, il faut s’accepter tel que l’on est, être lucide sur ce que le corps est encore capable de faire. Il faut faire raisonnablement de tout et entretenir plus son esprit que ses abdos.

 

On dit : ‘les hommes mûrissent alors que les femmes vieillissent”, qu’en pensez-vous?

Depuis qu’elles sont petites, les filles sont plus intelligentes, plus mûres que nous. Alors, il est temps que nous mûrissions un peu.

Les femmes ont peut-être plus de mal vis-à-vis du vieillissement parce qu’elles se dévalorisent elles-mêmes. Plus coquètes, elles ont plus facilement des complexes que nous.  Certaines peuvent avoir plus de mal à se mettre en maillot de bain après 50 ans.

Mais je trouve les femmes de cinquante ans très belles, très épanouies et je crois qu’elles aiment encore plus faire l’amour ! 🙂

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Les jeunes femmes de 50 ans de Mylène !

J’ai rencontré Mylène il n’y a pas si longtemps par une amie commune. La rencontre (loin des sommets) de Happy Q(uinqua) et de Jeune Vieillis Pas ! En effet, nous sommes toutes deux des pionnières du blogging mature 🙂 ! Avec une mission commune : revaloriser  une tranche d’âge que l’on a tendance à effacer de la photo. Et surtout pratiquer l’humour, toujours l’humour, encore l’humour.

Aujourd’hui Mylène est écrivaine :

Les jeunes femmes de 50 ans paraît chez JC Lattès.

Et si vous avez déjà parcouru Happy Q(uinqua), vous n’avez aucun doute sur l’excellence de sa plume.

” Écrire ce livre m’a rendu tellement heureuse. Le voir en librairie est un accomplissement incroyable. Je flotte dans un état second ! “

Mylène a un parcours atypique, même si l’écriture en a toujours été au centre. Elle fait Sciences-Po. Et alors qu’elle prépare l’ENA, elle découvre la pub et laisse alors tout tomber pour intégrer une grande agence française. “Une lettre de motivation commençant par : je ne veux pas faire l’ENA, je veux faire de la pub a été très efficace.”

Après quelques années dans la vente d’espace publicitaire, elle monte sa propre boîte de publi-reportage qu’elle revendra 20 ans plus tard.

“Je n’avais pas envie de vieillir dans ce milieu. J’avais besoin de me réinventer. En fait, il y a un temps pour tout.

Un temps pour apprendre. Un pour construire (une entreprise, des enfants…) et un temps pour se réaliser autrement.

Mais comme je me sentais “chef d’entreprise”, je voulais de nouveau monter une boîte. J’ai eu un nombre de projets hallucinants : des paravents numériques, la culotte qui rembourre les fesses, du thé alcoolisé, la culture du safran… Mais rien n’a abouti. En fait, je me la pétais trop.Tout cela me demandait une énergie que je n’avais plus envie de déployer. À 50 ans ta vie peut recommencer mais pas dans la même frénésie que celle de tes 30 ans. Et puis j’avais beaucoup travaillé. J’étais épuisée en fait. Mais là, il a fallu affronter le vide, reconsidérer le rythme de ta vie.

J’aime écrire. J’aime décrire. Alors j’ai crée mon blog qui est en fait un moyen d’expression le plus libre qu’il soit, un vrai espace de liberté.”

C’est un éditeur qui lui planté dans la tête la graine de l’envie de “faire un livre”. Après avoir envoyé une intention d’une trentaine de pages chez Lattès, ce sont eux qui publieront :

Les jeunes femmes de 50 ans.

” Le titre est un oxymore pour les plus jeunes, une évidence pour les plus âgés. Je voulais parler d’un sujet grave que peut être le vieillissement. Mais, je n’emploie jamais ce mot car je voulais en rire. Il faut avoir la conscience de ce que l’on est tout en gardant la folie dont on a besoin. C’est finalement ce mélange de gravité et d’humour qui rend la vie jolie.”

 

Mylene et Les jeunes femmes de 50 ans

 

 

Si j’écris ce livre, c’est pour pouvoir partager un regard objectif mais bienveillant, anecdotique mais holistique, caustique mais humoristique sur les femmes de cinquante ans, leur errance, leur courage, leurs manies, leurs combats. Des femmes qui doivent bousculer des décennies de préjugés souvent dévalorisants, sans abandonner jamais leur combat pour rester dans la course. 

Les Jeunes Femmes de cinquante ans s’adresse à toutes celles qui sont victimes de ce vertige que provoque le cumul des années à cinquante ans. Car une fois apprivoisée cette certitude aiguë de la finitude, une fois éradiqués les complexes de son année de naissance, une fois digérée la multiplication endémique des traces du temps sur le cou et le haut des genoux, enfin libérées du regard des autres sur notre enveloppe charnelle, alors on peut enfin respirer, et poursuivre sa route, tranquilles, au plus près de nous-mêmes. 

Et puis si, en chemin, l’envie nous saisit de nous arrêter, de pousser les meubles, de monter le son et de danser sur la table, qui peut nous empêcher? 

 

 

 

 

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Le relooking de Françoise par Chloé Crépin pour une nouvelle Agitude !

 

J’ai rencontré Françoise grâce à Chloé Crépin, consultante en style et formatrice. Avec Eclosion (quel joli nom !), plus que des relookings, cette “fée du style” comme elle aime se qualifier, propose des formules longues pour une transformation plus profonde, un nouvel équilibre.

“Je sème du bien-être. J’aide des femmes qui comme moi traversent des challenges (maturité, poids, carrière, couple, famille, santé…), ressentent ce besoin pressant d’un grand renouveau, d’épanouir leur féminité, et veulent se rafraîchir les plumes !”

 

 

 

Françoise est comédienne. Elle traversait une grosse période de doute dans sa vie :

“Un passage où l’on “se recroqueville sur soi.” J’ai toujours été intriguée par l’idée du relooking. J’aime toutes les démarches qui ont une finalité thérapeutique. Celles qui permettent de faire un travail sur soi. À ce moment de ma vie, ce travail sur moi passait aussi par le style, le vêtement. Je ressentais même comme une urgence à le faire. C’était une dépense vraiment importante (2750€ pour 6 mois d’accompagnement). J’ai dû faire un prêt. Mais c’est un investissement pour une nouvelle vie ! J’avais besoin d’un miroir, d’une aide, d’un retour. Avec le recul, je pense d’ailleurs que je n’ai jamais su m’habiller. J’aimais le “costume” mais juste pour le théâtre, pas dans la vie.” 

 

Chloé : “Françoise avait besoin de confiance en elle et de retrouver du pétillant. Elle se posait beaucoup de questions par rapport à son âge et d’ailleurs elle s’habillait ou “trop jeune” ou “trop vieille”. Je lui disais qu’il fallait qu’elle soit une belle femme moderne.

 

 

 

 

Comment décrieriez-vous votre look?

Aujourd’hui, grâce au “travail” effectué avec Chloé, je sais davantage ce qui me va, quelles couleurs je dois porter.  J’ai pris conscience de la notion d’harmonie dans la façon de s’habiller.
Avant, j’étais plus “nature” avec un petit côté “baba cool”. Et parfois même un peu trop girlie.

En fait, jeune fille, je ne me posais pas de questions. Tout m’allait. Mais, il y a eu un tournant vers 35/40 ans. Je sentais que je ne pouvais plus m’habiller à la va-vite. Tout ne m’allait plus tant que cela !!!

Ma demande vers Chloé était en fait une demande d’allègement. Elle m’a fait détourner des basiques. Comme le jean qui reste la pièce essentielle de ma garde-robe. Alors, je me décrirais comme une femme naturelle avec un petit côté romantique. Et, je suis devenue plus attentive à la mode. Du coup, j’achète mieux et par conséquent  beaucoup moins.  Finis les achats compulsifs!

Votre routine pro-âge?

Depuis longtemps, je suis attentive à mon alimentation. Je mange le plus naturel possible. C’est vraiment une de mes recherches principales de ces 10 dernières années : le mieux manger !

Je circule depuis toujours en vélo. Et me suis mise récemment au yoga.

Je me suis toujours nettoyée le visage au lait démaquillant. Je n’aime pas trop tout ce qui est chimique. Je suis très méfiante et fais très attention à la composition des crèmes que j’applique sur mon visage. En règle générale, je préfère une bonne huile. Dans le même ordre d’idées, je suis contre les colorations, alors je garde mes cheveux gris.

Je pense que l’expression artistique, quelle qu’elle soit, est une vraie source de jouvence. J’aime apprendre plein de choses : de la guitare à la couture. Je fais beaucoup d’ateliers, de stages. Comme un stage de clowns dernièrement.

 

Ce qui vous gène le plus dans votre âge.

Ce n’est psychologiquement pas facile de rentrer dans la période de la soixantaine. Surtout pour une comédienne et que les rôles se sont déjà raréfiés depuis la quarantaine. D’ailleurs, la démarche avec Chloé faisait partie de cette difficulté. J’aurais dû le faire beaucoup plus tôt d’ailleurs. Mais, j’avais peur que “l’on me change”.

 

Pour vivre la même aventure que Françoise, Chloé Crépin vous propose une OFFRE RE-QUINQUA-NTE  : 150€ d’achats shopping sur-mesure, à toutes celles qui sauterons le pas de la part de JNVP en formule 2 mois ou 6 mois (code PLUMES) ou la 5ème copine offerte, pour 4 payantes en atelier ENTRE COCOTTES (code AMIES) avant le 31 Juillet 2018.

www.echlosion.com 

 

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Dentiste… médecin du sourire !

 

” Lever les défauts d’un sourire, c’est rendre ce sourire à quelqu’un. Et ce qu’il y a de plus beau chez une femme est son regard et son sourire ! ”

J’aime bien les mots de Florence sur son métier de dentiste. Je l’ai rencontrée chez Alavia, un “espace dentaire” nouvelle génération à Levallois. Qui regroupe des dentistes omnipraticiens et spécialisés (implantologues, pédodontistes, orthodontistes… ) ainsi qu’un espace radiologie et un bloc opératoire avec des chirurgiens high level. Bon, ce n’est pas le genre d’endroit où on se réjouit d’aller. Mais des locaux accueillants et une équipe hyper sympa :  on va aimer ne pas l’aimer !

Et, mention spéciale à Florence :  même pas mal!

J’en ai donc profité pour lui demander de participer au portrait Agitude

 

 

 

Comment décrieriez-vous votre style?

En matière de style, je suis totalement schizophrène.

Dans la journée, pour bosser, je ne peux être qu’en pantalon et en baskets. Je me sens un peu dans un carcan. En fait, je ne choisis pas vraiment ce que je porte.  Je ne peux pas vraiment m’acheter des fringues pour “parader” au bureau. Puisqu’en plus, j’ai une blouse.

Alors, le soir, je me lâche.

J’aime me sentir très féminine. J’aime les robes, les jupes et les hauts talons. Et, du coup, j’ai souvent tendance à être sur-habillée par rapport à l’endroit où je vais.

Je n’ai pas du tout changé de style avec les années. Primo parce que j’ai gardé la même silhouette. Et deusio, j’ai toujours été plutôt BCBG. Même plus jeune, je n’ai jamais été très fantasque. Aimant les basiques et des couleurs comme le marine, le noir, le gris clair…

 

Votre routine pro-âge?

Je fais du sport 4 fois par semaine. Dont beaucoup de jogging avec un casque sur les oreilles pour écouter de la musique à fond !

Mais c’est une routine que j’ai depuis toujours. Je ne m’y suis pas mise pour lutter contre le vieillissement. J’en ai besoin. Je suis une vraie boule d’énergie, il faut que je me dépense !

Et puis, c’est un vrai moment pour moi. Où je suis seule sans avoir besoin de parler. Dans mon travail, je parle toute la journée. À la maison, j’ai deS enfants encore jeunes (7 et 9 ans). Alors le sport, c’est vraiment mon moment à moi où je suis seule dans mon monde.
Sinon j’utilise de plus en plus de cosmétiques adaptés : anti-rides, anti-poches, anti-cernes… Je m’en préoccupe depuis 2/3 ans à peu près. Et je commence aussi à faire plus attention au soleil. Je mets enfin de la protection solaire.

Finalement, ce qui vous gène le plus dans votre âge?

Le regard des plus jeunes quand j’annonce mon âge. J’ai l’impression de lire dans leurs yeux : hou la la, c’est vieux, ça !

Et les rides. Ce sont elles qui marquent l’âge. On juge l’âge de quelqu’un à son vieillissement cutané. Malgré  son attitude, sa silhouette, son comportement.

D’ailleurs le jour où cela me gênera vraiment, je pense que je n’hésiterais pas à aller voir un médecin esthétique. On va bien chez le coiffeur rafraîchir sa coupe de cheveux. Alors, pourquoi pas se rafraîchir aussi le visage.

 

ALAVIA Espace dentaire

87 rue Aristide Briand, 92300 Levallois Perret.

 

 

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Sophie (51 ans) et la sophrologie !

À la base, j’ai une maîtrise de droit international. Mais, je me suis mariée très jeune. Mon mari bossait dans l’art et voyageait beaucoup. Pour que l’on puisse être ensemble, je l’accompagnais et travaillais un peu avec lui. Quand nous nous sommes séparés, j’ai essayé de continuer dans ce milieu. Très compliqué ! Très dur d’avoir la légitimité. 

Je voulais pour me “reconvertir” trouver quelque chose qui me corresponde vraiment. Une de mes amies m’a conseillé cette formation de sophrologie qu’elle suivait elle-même.

Dès la première séance, j’ai compris que cela allait m’apporter une vraie re-connexion. Entre mes besoins et mon envie de bosser. Avec la sophro, tu fais du bien. C’est de la positivité.

J’ai donc suivi la formation de l‘INES (Institut National d’Enseignement de la Sophrologie) sur 2 ans. Marie-Laure Jacquet qui la dispense est une femme passionnante. Son enseignement est d’une richesse extraordinaire.

C’est quoi en fait la sophrologie?

Selon moi, c’est une méthode de bien-être qui permet de positiver, de se remplir de positivité afin d’avancer dans la vie avec beaucoup plus de sérénité. Elle permet d’avoir un regard bienveillant sur soi.

La définition exacte est : L’étude de la conscience et des valeurs de l’existence. Avec comme principe : l’action positive :

  • Chaque action positive dirigée vers ton corps se répercute vers ton mental.
  • Chaque action positive dirigée vers le mental se répercute vers le corps.

C’est un neuro-psychiatre, le docteur Caycedo qui la fonde. Il est parti du principe que, si on pouvait somatiser sur des événements négatifs, on pouvait aussi bien le faire à partir d’événements positifs.

Tu apprends donc une manière de travailler : un mix de méditation, de respiration, de relaxation, de visualisation positive…  Grace à des journées de cours mais aussi lors de séances de groupe, de stages. La validation du diplôme se fait par un contrôle continu et par un examen en fin d’études comportant une épreuve théorique, une mise en situation professionnelle et la remise d’un mémoire. Qui porte sur mon expérience, ce que cette formation a changé en moi et comment je vais transmettre tout cela. Il y a surtout beaucoup de boulot à faire seule. Il faut tout savoir par cœur pour avoir une voix parfaitement fluide pendant la séance. 

J’ai maintenant mon diplôme qui me permet d’exercer la profession de sophrologue.

Je commence à avoir quelques clients grâce à mon réseau. Je fais, avec mes flyers, le tour des pharmacies, des médecins, des kinés, des gynécos…

J’interviens aussi 2 fois par semaine à L’atelier du soin (36 rue de l’Arcade, 75008), un lieu dédié à la beauté et au bien-être.

Concrètement, ça sert à quoi la sophrologie?

Tu peux apporter une aide dans plein de domaines : 

  • la gestion du stress.
  • Les troubles du sommeil, de l’alimentation…
  • En accompagnement d’un deuil
  • Pour préparer des examens ou pour affronter des situations anxiogènes.

Dans toutes les situations, les moments où tu as besoin de te reconnecter avec toi-même.

 

Et, ce qui est bien avec la sophrologie, quand tu la pratiques “sur le tard” :  ton expérience est un vrai plus. Tu “apportes” ton propre vécu pour mieux comprendre les gens. Tu as une meilleure écoute.

Mon âge est un réel avantage en fait ! 

 

Sophie Imbert Sophrologie 1

 

Sophie Imbert Sophrologie 2

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