Prenons nos seins en main !

Cancer du sein :

Savoir, c’est déjà agir !

Tel est le nouveau « slogan » de la campagne de prévention contre le cancer du sein de l’Institut National du Cancer (en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé). La nouvelle campagne d’information et de prévention annuelle visant cette année à sensibiliser les femmes aux moyens d’agir pour lutter contre les cancers du sein. À laquelle je m’enorgueillis de participer, à ma petite échelle. Mais il n’y a pas de « petites actions », non? C’est aussi le message de cette campagne.

Aujourd’hui, le cancer du sein est encore le cancer le plus fréquent  (59 000 cas détectés en 2018) et malheureusement le plus mortel chez les femmes.

 

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. De nombreuses causes peuvent donc être à l’origine de l’apparition et du développement de la maladie. Il peut y avoir une prédisposition génétique. Mais l’âge et le sexe sont les principaux facteurs de risque de cancers de sein : être une femme et avoir plus de 50 ans (80 % des cancers du sein se développent après 50 ans). Et iil  y a aussi des facteurs externes qui agressent les cellules de notre organisme.

Alors, nous avons deux armes essentielles et complémentaires pour lutter contre sa survenue:  La prévention et la dépistage.

 

Des gestes accessibles et simples pour PRÉVENIR.

Nos comportements, nos actions peuvent favoriser la réduction du risque d’être atteintes. Cela s’appelle de la prévention primaire, une définition de l‘Organisation Mondiale de la Santé, désignant « l’ensemble des actes destinés à diminuer l’incidence d’une maladie, donc à réduire l’apparition des nouveaux cas dans une population saine par la diminution des causes et facteurs de risque ».

Prendre conscience des gestes que nous pouvons toutes adopter pour préserver sa santé est un premier pas vers l’action. C’est ce que veut nous démontrer l’Institut National du Cancer.

  • Réduire sa consommation d’alcool. L’idéal à atteindre : pas plus de 2 verres par jour. Et pas tous les jours.
  • Surveiller son poids.
  • Favoriser l’activité physique. Qui ne se réduit pas à la pratique sportive. Elle inclut également tout ce que nous faisons dans la vie quotidienne. Alors on augmente son nombre de pas journalier, on renonce à l’ascenseur. On limite les activités sédentaires. Le plus important, c’est la régularité.
  • Arrêter de fumer.  Et je sais que c’est dur. J’ai mis beaucoup trop de temps à enfin renoncer à mon paquet quotidien. Mais qu’est-ce que j’en suis fière !
  • Manger varié et équilibré. L’alimentation joue un rôle fondamental pour mettre de la prévention dans nos assiettes.  Il s’agit d’équilibrer globalement ses consommations : en privilégiant ce qui protège (nutriments ou aliments reconnus pour leur rôle protecteur comme les fibres présentes dans les céréales complètes, les fruits, les légumes, les légumes secs, le poisson, l’huile de colza, de noix et d’olive… ) et en réduisant ce qui, consommé en excès, peut favoriser le développement d’un cancer (les boissons alcoolisées, les viandes rouges, les charcuteries, le sel…

J’ai un peu le sentiment d’égrener des évidences, d’enfoncer des portes ouvertes.

Mais il est toujours utile d’enfoncer le clou ! Selon un rapport du Centre international de Recherche sur le Cancer et de l’Institut National du Cancer, nous pourrions prévenir 40% des cancers en modifiant nos comportements et nos habitudes de vie.

8700 cas de cancers sont attribuables à la consommation d’alcool, 2600 cas au tabac, 2500 à une alimentation déséquilibrée, 1700 au manque d’activité physique chez les femmes post-ménopausées…

Bref, adopter ces comportements/gestes simples au quotidien pourrait prévenir 20 000 cancers du sein par an. 

 

Le Dépistage : Dès 50 ans, c’est tous les 2 ans.

C’est tellement important. Perso, je le fais tous les 18 mois. Car j’ai vraiment ce pouvoir sur le cancer du sein :  le prendre de vitesse. Ok, on se fait un peu écraser les seins pour effectuer les radios mais franchement, ce n’est pas douloureux.

Le dépistage permet de détecter des cancers précoces, de petites tailles avant même l’apparition des symptômes. Les traitements proposés alors et les séquelles sont moins lourds que lors d’une détection à un stade avancé et les chances de guérison surmultipliées. Cinq ans après un cancer du sein diagnostiqué à une stade précoce, 99 femmes sur 100 vont bien. Grâce au dépistage, chaque année, plus de 10 000 cancers peuvent être ainsi soignés plus tôt.

Alors, l’institut National du Cancer nous rappelle deux gestes simples pour prendre ses seins/sa santé entre ses mains :

  • Ouvrir le courrier d’invitation pour le dépistage du cancer du sein. Et y prêter attention.
  • Passer un coup de fil pour prendre rendez-vous chez son radiologue.

 

 

Pour nous aider, nous permettre de faire les bons choix pour nous, l’Institut National du Cancer met une plateforme  digitale à disposition : cancersdusein.e-cancer.fr

 

 

En conclusion : « La prévention, c’est tous les jours. Le dépistage, c’est tous les 2 ans. »

 

Quelques exemples des visuels de la campagne presse :

 

 

 

cancer du sein, femmes de plus de 50 ans

 

 

cancer du sein, femmes de plus de 50 ans

 

 

cancer du sein, femmes de plus de 50 ans

 

#partenariat  mais bénévolement, of course.

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About virginie

10 comments on “Prenons nos seins en main !

  1. Bonjour ,

    Malheureusement ,la prévention n’en a rien prouvé son efficacité et on le sait depuis longtemps.
    mais comme elle enrichit les laboratoires.
    radiologiques.on continue (pas les patients bien informées ..pas le Canada pas..
    Et si « tes conseils »sont d’intérêt général on sait maintenant qu’ils n’ont pas un intérêt prouvé dans le cadre du cancer du sein..ou en tous cas pas pour la majorité des cancers..mais ils sont très culpabilisants.
    octobre rose me fâche car je suis » personnellement « affectée ..ma fille adoptive en est morte comme sa mère ,sa soeur ..et qu’est ce que ce discours ambiant l’a rendue triste et malheureuse avant sa mort..Elle si courageuse ,si mince ,si sportive ,si..basta morte avant l’âge que sa mère avait atteint
    le courage ,la positivité etc…ne changent rien à l’affaire..on ne guérit pas plus d’un cancer du sein qu’il ya 20 ou 30 ans et c’est cela le scandale

  2. Bonjour,
    J’apprecie beaucoup le commentaire précédent. Car,bien évidemment qu’il faut parler prévention mais Dans notre société déjà très anxiogène quel message renvoie t’on aux personnes atteintes d’une maladie aussi grave qu’un cancer. Ûils n’ont pas respecté les règles , pas eu de vie assez saine… bien sûr qu’il faut prendre soin de soi et faire attention et la prévention est essentielle mais toutes ces campagnes sont très culpabilisantes , et rassurent les biens portants : je ne serai pas malade car moi je suis un bon élève et fait ce qu’il faut ! Hélas le hasard tragique peut frapper à toutes les portes …En plus de la prévention une réflexion est sans doute à mener sur le soutien et le suivi psychologique à apporter aux malades atteint de maladies graves dans notre société. La médecine prenant bien souvent uniquement en charge les maux du corps et pas ceux de l’âme.

    • Bonjour, bien sûr que le hasard frappe de façon toujours terriblement et injustement. Je ne voulais en aucun cas être culpabilisante. Juste rappeler que l’on a plus de chances, peut-être, de passer à côté. J’ai beaucoup fumé pendant plus de 30 ans. Me disant à chaque cigarette fumée, que j’allais mourir. Je me suis libérée de cette pensée. Et c’est déjà énorme. Mais surtout, le dépistage, pour le cancer du sein, me paraît vraiment indispensable.

  3. J’en ai posté un aussi
    Bises

  4. très bon article . la prévention et la mammographie m’ont aidé à dépister très tôt une anomalie qui serait devenue grave bisous ma belle

  5. Bonsoir,
    Pas du tout d’accord avec les commentaIres précédents. Ils me font penser aux anti-vaccins.

    C’est nécessaire de rappeler qu’il faut être vigilant. Je ne l’ai pas été et grâce à mon médecin qui m’a « rappelé » qu’il fallait refaire une mammographie, on m’a découvert un cancer au sein. C’est récent, cela date de lundi. Pourtant je ne fume pas, je ne bois pas et je fais du sport.
    Pourquoi ce serait culpabilisant ? Que faut il faire ? Ne pas savoir ? Et attendre que ce ne soit plus guérissable …
    Quel négativisme ! Je suis très en colère par ce genre de propos.

    • Merci de ce commentaire. Vraiment !

  6. Nous venons justement de recevoir l’invitation pour un dépistage ! Nous le faisons régulièrement, même si nous trouvons que ça fait mal d’avoir ses seins aplaties comme des crêpes ! Pourquoi renoncer à cet examen qui peut décéler assez tôt une anomalie ?
    Vous avez raison d’en parler !

  7. Bonsoir ,
    Pas anti – vaccins , ni anti- dépistage mais peut être des êtres qui ont éprouvé une violence inouïe à l’annonce d’une maladie gravissime et qui ont souffert des commentaires des biens portants ,bien pensants qui leur ont demandé en gros ce qu’ils n’avaient pas fait ou fait pour «  mériter » ça ( en l’occurence Mon enfant de 20 ans)…des êtres humains qu’aucun Médecin ou si peu ont écouté dans leur souffrance parce qu’ils semblaient tenir le coup et parce qu’ils n’avaient pas le choix de toute façon .
    Mais vous avez raison le dépistage est important , mon commentaire a été formulé sous le coup de l’émotion et est trop personnel .
    Je m’en excuse !

    • oh, non, ne vous excusez pas. C’est « beau » de laisser parler ses émotions. Que je comprends tellement. Je partage complètement votre avis sur parfois la maladresse (pour ne pas dire la connerie) des gens autour des malades et des médecins qui peut-être pour eux mêmes se protéger émotionnellement perdent toute humanité.
      Voilà, j’ai fait ce post pour rappeler certaines évidences pour juste se donner plus de chances de passer à côté de problèmes graves. Mais surtout pour inviter au dépistage, ce qui me semble vraiment important. Ce qui me gène dans certaines réactions, c’est quand il est sous-entendu une espèce de complots des labos… J’ai encore la naïveté de penser (et j’y tiens à cette naïveté en fait) de penser que la majorité des associations et institutions œuvrent quand même dans l’interêt général.

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