Vive la culture ! Car, si on a l’âge de ses artères, on a aussi celui de ses activités culturelles !
La culture peut-elle nous aider à mieux vieillir ? Des chercheurs se sont sérieusement penchés sur cette question essentielle : les personnes pratiquant régulièrement des activités culturelles semblent vieillir biologiquement plus lentement. Alors, jetons nos crèmes, allégeons nos haltères ! Allons au ciné, au musée…
Finalement, j’ai déjà participé à mieux lubrifier vos neurones avec un petit cours d’histoire comme dernier post avant mon break estival.
La culture mieux que la salle de sport?
l ne faut peut-être pas exagérer et renoncer au cardio et au renforcement musculaire. Mais alors que je traîne toujours des baskets pour aller à la salle de gym, je vais toujours d’un pas alerte à celle de ciné. Alors, ces deux études (par des chercheurs de l’University College London) me réjouissent. L’une, publiée en mars, a trouvé une association entre pratique culturelle régulière et un âge physiologique plus bas chez plus de 4 400 personnes âgées. Une autre, publiée en mai (Innovation in Aging), a étudié 3 556 adultes et trouvé que les personnes pratiquant régulièrement des activités artistiques et culturelles présentaient un vieillissement plus lent, avec des effets comparables à ceux de l’activité physique. On parle de vieillissement biologique, notamment à travers des marqueurs épigénétiques. L’épigénétique étudie comment notre mode de vie et notre environnement peuvent modifier l’expression de nos gènes et ces modifications sont réversibles : on peut améliorer leur fonctionnement par nos (bonnes) habitudes de vie.
Jeune Vieillis Pas, je me cultive.
Et cet été, jai été exemplaire ! Je n’ai pas limité le sucre, toujours pas porté de chapeau pour me protéger, ni fait les 10 minutes d’exos (sur chaise) que je m’étais promis de faire chaque matin. Mais, j’ai particulièrement muscler mon cerveau. Je ne me considère pas comme quelqu’un de cultivé (au sens érudit). Mais je dispose d’une bonne culture générale. Je suis curieuse. Parfait, le cerveau a soif de découvrir. J’ai des goûts très éclectiques, m’intéressant à beaucoup de choses différentes, écoutant toutes sortes de musiques. Idéal, il a aussi besoin de sortir de sa zone de confort. Et j’étais loin d’imaginer que mon addiction aux séries était une bonne façon de le stimuler sur le plan cognitif et sensoriel.
Finalement, pas besoin d’études scientifiques pour le savoir : notre cerveau a besoin d’images, d’histoires, de musique, d’idées nouvelles, d’émotions…
Culture et canicule.
Ayant subi au moins 3 des épisodes caniculaires à Paris sans clim, j’ai dû chercher des solutions.
Je n’avais pas du tout envisagé d’aller voir les 2 films sur de Gaulle (La Bataille de Gaulle).
Je trouvais cela limite réac de s’y intéresser. Ce qui est, je l’admets parfaitement débile.
Mais, devant trouver en urgence un peu de fraîcheur, quoi de mieux qu’une salle de ciné avec un film de plus de 3 heures ?
Eh bien, 3 jours plus tard, j’y retournais pour la partie II.
Car j’ai trouvé cela vraiment très bien ! J’ai non seulement fait une révision bien nécessaire de la seconde guerre mondiale mais aussi appris beaucoup de choses. Comme nous tous, j’ai entendu parler du général depuis mon enfance. J’ai même le souvenir de sa mort. Je devais faire un défilé de mode pour une marque enfantine. Qui a été annulé pour cause de journée de deuil national. Le grand Charles a tué dans l’œuf ma carrière de mannequin (j’avais 8 ans :)).
Et puis, remettre un peu les pendules à l’heure sur la trempe de personnages politiques comme De Gaulle et ceux qui l’ont entouré, sur leur sens de l’engagement… alors que nous allons avoir, jusqu’en mai prochain, quarante douze candidats qui vont se prévaloir du gaullisme, est plutôt une bonne chose (cette phrase est peu réac quand même).
La solution « musée » était aussi assez bonne.
Au Petit Palais, je me suis rafraîchie devant les toiles de Károly Ferenczy, peintre hongrois dont j’ignorais totalement l’existence. Alors qu’il est considéré comme le « père de l’impressionnisme et du post-impressionnisme hongrois ». La diversité de ses peintures est étonnante : : portraits, nus, natures mortes, scènes urbaines…
J’ai pas mal lu, allongé sur mon canap, mon ventilo bien dans l’axe soufflant assez fort pour que les feuilles du livre tournent toutes seules. Et, j’ai fait de gros progrès en géopolitique grâce aux articles, parfois ardus, du Grand continent.
Bon, j’ai aussi fait beaucoup de puzzles sur mon IPad mais cela stimule également mon hippocampe.
Puis, re-cinoche pour plus de 3 heures, pour L’Odyssée de Christopher Nolan. J’y reviens tout de suite, car :
Mon été fut mythologique.
Lors d’un préquel de mes vacances (en avril), j’ai eu la chance de partir à Athènes et de visiter le musée de l’Acropole.
Que de beauté et d’histoires merveilleuses. Portée par cet enthousiasme nouveau pour la Grèce antique, j’ai acheté à la boutique du musée : Les Dieux de l’Olympe (genre la mythologie pour les nuls). Je ne me souvenais plus à quel point ces dieux n’étaient vraiment pas des anges !
Quelques mois plus tard, l’affaire grecque allait prendre des proportions beaucoup plus importantes. Notre été a rimé avec odyssée. Pas un magazine qui n’ait surfé sur la vague d’Ulysse avec la sortie du film sur son voyage de retour à Ithaque.
J’ai passé quelques jours chez mon amie Valérie (vdeesaintpierre) au Cap Ferret avec son petit fils de 4 ans. Ce doux petit garçon demandait sans cesse à ce que l’on lui lise ces petits livres de la collection mes p’tits mythes grecs chez Milan (Je me suis d’ailleurs régalée à les lire aussi pour ma gouverne). Même avant de dormir et, à mon grand étonnement, ne faisait même pas de cauchemars !
Au contraire en pleine forme, chaque matin, pour partir à la plage avec la ferme intention d’en chasser les cyclopes avec sa grand-mère qu’il n’appelait plus que Poséidon.
Lors d’un passage à Paris, je suis donc allée voir le film de Nolan : L’Odyssée. On m’avait prévenu : si tu ne te rappelles pas trop bien de la guerre de Troie, tu ne vas rien comprendre (ce qui est assez habituel dans les films de ce réalisateur, si quelqu’un peut m’expliquer Inception ou Tenet… ). Effectivement, à part une femme infidèle nommée Hélène, un cheval pouvant contenir une armée et un Achille au talon délicat, j’avais bien besoin d’une petite remise à niveau. J’ai donc regardé une série sur Netflix ( Troie : La chute d’une cité), pas terrible mais qui a fait le job.
L’Odyssée est un bon film, bien fait (même si j’ai eu quand même du mal avec Matt Damon en héros grec). Mais, j’ai conclu mon épisode homérique avec le livre de Christophe Ono-dit-Biot : L’odyssée de l’Odyssée. Cette lecture a remis un peu de profondeur à ce poème épique et lui a redonné sa dimension sacrée, le film restant quand même un blockbuster américain.
Ma culture familiale.
C’est le grand chantier de ma rentrée : construire mon arbre généalogique. Je ne sais pas trop comment m’y prendre (plus beaucoup de personnes vivantes dans mes ascendants), si vous avez des tips, je suis preneuse. Je sais bien que je ne vais pas découvrir l’histoire de mes aïeux, je regrette tellement de ne pas avoir plus interrogé mes grands-parents. J’aimerais surtout connaitre les migrations des 4/5 générations qui m’ont précédée. Je ne sors pas de la cuisse de Jupiter mais il est temps de savoir d’où venaient mes arrières-grands-parents.
Jeune Vieillis pas, je vais remonter le temps.
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