Ma cure ayurvédique en Inde ! Part 1

Inde, ayurveda et tabac !

J’avais besoin d’un quelque chose qui m’amènerait vraiment dans un “ailleurs”.

Et aussi de faire un cadeau à mon corps. Le sentant atteindre certaines limites (trop de gras, trop de sucre…) et surtout se boucher, s’étouffer par plus de 30 ans de fort tabagisme.

Au courant de l’année, 2 amies avaient vanté les bienfaits de leur cure ayurvédique.

J’ai déjà essayé beaucoup de méthodes pour arrêter de fumer. Tout à coup celle-là m’a semblé la bonne. Une detox du corps et de l’esprit qui pourrait aussi me permettre, peut-être, d’enrayer la prise de poids qui accompagne toujours l’arrêt de la clope (qui me terrorise).

Au printemps dernier, je me lance, je réserve un séjour de 15 jours dans le Kerala, à la pointe de l’Inde au Bethsaida Hermitage (1 600 € en pension complète avec les soins). Y partir seule me semblait également important.

Je ne connais absolument rien à la médecine ayurvédique. Je décide de la découvrir de façon tout à fait candide.

C’est quoi en fait? Une médecine, une philosophie, un art de vivre?

L’ayurveda, qui veut dire “science de la vie”, est un système de santé holistique envisageant l’être humain dans son ensemble : physique, émotionnel, mental et spirituel.

5 éléments terrestres (l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther) forme des paires qu’on appelle les doshas. L’ayurveda repose sur l’équilibre de ces 3 énergies fondamentales ou doshas réparties dans des proportions propres à chacun. Le principe est alors simple : tout le monde naît avec une constitution énergétique qui évolue et dont il faut maintenir un certain équilibre tout au long de sa vie.

 

Pour opérer un rééquilibrage général des 3 doshas, l’une des grandes pratiques de la médecine ayurvédique consiste en l’application d’huiles complétées de plantes sur le corps et la tête. La peau est un organe émonctoire. C’est à dire chargée de l’élimination des déchets et toxines. Et, le passage pour atteindre l’ensemble des organes. Notre alimentation est également notre meilleur remède. En Occident, nous pensons en termes de nutriments, de vitamines, d’apports pour le corps alors que l’ayurveda a un schéma de pensée très différent. On y développe la science des six goûts (doux, acide, salé, piquant, amer et astringent), chaque aliment détient un type d’énergie (chauffante ou rafraichissante) et un type de digestion lui correspondant.

La vieille de mon départ: je fais une séance d’hypnose pour “alléger” ma lutte contre le tabac. Et, je m’envole pour l’inde.

Je suis terrorisée de souffrir de la perte de cette foutue clope qui m’accompagne depuis plus de 30 ans. Mais, je sais, au fin fond de moi, que ce voyage va m’apporter beaucoup. Je n’irais pas jusqu’à parler d’une quête spirituelle. N’exagérons rien. Mais, j’ai bien en tête cette phrase du Dalai Lama :

“ONCE A YEAR GO SOMEWHERE YOU’VE NEVER BEEN BEFORE.”

Et là, pour du jamais vu, jamais vécu, jamais ressenti…

J’arrive dans cet endroit… Un vrai rêve, entre mer et jungle.

 

 

À peine ma valise débouclée, j’ai rendez-vous avec mon médecin, le Dr Shayana, une femme d’une cinquantaine d’années qui va me faire remplir un questionnaire d’habitudes de vie, étudier mes traits, ma morphologie, écouter mon pouls et me peser.

Son diagnostic tombe : Je suis Pitha-Kapha !

En fait, on a tous les 3 doshas mais 1 ou 2 sont dominants.

En ce qui me concerne, c’est mon Kapha qui a besoin d’être rééquilibré. Son déséquilibre entraîne des problèmes au niveau des bronches et des muqueuses (plus d’un paquet de clopes par jour, tu m’étonnes!), de la rétention d’eau et une mauvaise digestion. J’aurais donc un “body detox programme”, un processus de nettoyage et de rééquilibrage, totalement personnalisé. Au resto, une partie du buffet  “Kapha diet” me sera réservé. Enfin, mon médecin me fait une ordonnance de phytothérapie traditionnelle. Pour booster mon métabolisme et améliorer ma digestion, résoudre mes problèmes de rétention d’eau, me rendre de l’énergie. Plus une poudre à avaler quand le besoin d’une clope devient très fort (= tout le temps).

 

 

Quelques heures plus tard, je suis entre les 4 mains de Bindubinu et Sunitha pour mon premier ANHYANGAM (massage aux huiles). Le mot massage n’étant pas le plus approprié en fait. Il n’est pas ici question de “masser” les muscles mais vraiment de faire pénétrer dans le corps, par la peau, des substances oléagineuses qui vont lui apporter les nutriments qui me font défaut.

Bindubina m’assoit tout d’abord, fait un petit rituel de recueillement et commence à me malaxer le crâne, les épaules, les bras. Puis, je m’allonge sur un lit en bois et là, des litres d’huile me sont versées dessus et appliquées de façon extrêmement ferme (non, ce n’est pas toujours agréable). À partir de ce jour, je n’aurais plus jamais les cheveux propres (un simple shampooing ne suffira jamais).

 

 

Après chaque soin qui dure 2 heures, il est recommandé de rester au moins une bonne heure tranquille à boire chaud, sans se doucher ni se mettre au soleil.

 

À suivre…..

 

 

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About virginie

24 comments on “Ma cure ayurvédique en Inde ! Part 1

  1. Topissime… Ca fait rêver! Merci de partager cette aventure avec nous.

  2. hâte de lire la suite et de voir si la détox clope fonctionne (mais non, je ne fume pas comme un pompier voyons)

    • Suspens !

  3. Bonsoir,
    J ai hâte de connaître la suite même avec les cheveux gras,
    Bonne soirée

  4. Après … vite on veut savoir …!

  5. la suite..et les détails sur le voyage la nourriture stp merciiii

    • Dès vendredi prochain 🙂

  6. C’est quand la suite je suis impatiente d’en savoir plus maintenant

    • Vendredi prochain 🙂

  7. Sympathique reportage à épisodes. Bravo pour la prise en main courageuse et l’ayurvedique à découvrir. ça ne pourra donner que de bons résultats. Et si tu mets bout à bout la cagnotte tabac non consommé ça fait une petite somme pour abuser ensuite des instituts de beauté, des paradis de remise en forme et des crèmes de rêve qui sentent bon pour revitaliser le corps… et l’esprit.

  8. Oui ! Vite la suite….:-)

    • Bises Véronique

  9. C super ! Tu dois bien parler anglais pour échanger avec l’équipe une fois sur place. Bravo à toi pour cette initiative qui n’a pas dû être facile à mettre en œuvre. J’attends la suite aussi Virginie. Bisous et merci de partager cette expérience avec nous.

    • Effectivement, la communication avec les indiens en anglais n’est pas toujours simple 🙂

  10. virginie….on attend la suite avec impatience….courageux en tout cas , après 30 ans de tabagisme…

    • Dès vendredi prochain. Bon we. Virginie

  11. Impatiente de lire la suite!

    • 🙂

  12. Nous avons bien visité l’Inde du Sud, mais pas fait de cure
    ayurvédique, ce sera dans une autre vie ! Nous sommes curieuse du bilan…
    PS C’est vrai, l’anglais à “l’indienne” ne facilite pas toujours la communication mais le sourire est là.

  13. j’espère que cette aventure t’aura apporté plus que ce que tu espérais; j’attends la suite avec impatience
    bon dimanche

  14. J’en rêve! Votre récit m’intéresse beaucoup, moi aussi j’attends la suite. Vous avez bien fait de vous octroyer cette parenthèse et de vous occuper de vous. A vendredi pour la suite!

  15. Super…vite la suite bisous

  16. Passionnant…. J’attends la suite avec impatience!

    • Merci, à vendredi alors!

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