Le renouveau automnal ?
Le renouveau, on en parle surtout pour le printemps, mais c’est l’automne qui nous y prépare le mieux. Pour la nature, c’est la saison de la maturité, une période charnière où mûrissent les graines, glands, châtaignes et baies qui assurent la pérennité des espèces (fructification). Bon, nous ne sommes pas des plantes (vertes). Mais nous pouvons nous en inspirer pour nous aussi, nous « délester » afin d’accueillir une nouvelle énergie.
Ce « renouveau » flatte mes humeurs casanières.
J’apprécie vraiment l’automne. Enfin, son début, jusqu’à la fin octobre en réalité. Après, cela se gâte trop ! Je me prends un vrai coup derrière la tête au changement d’heure (donc maintenant ! ). Je n’aime pas le froid, le manque de lumière. Mais, j’aime le principe des saisons. Je ne me vois pas vivre dans un éternel été.
Je l’ai déjà écrit ici, c’est une saison qui convient bien à ma mélancolie. Il y règne une atmosphère pas forcément triste, mais qui donne aux choses un supplément de profondeur, un peu de poésie.
L’automne est comme un retour à la maison, après avoir tant aimé profiter du soleil, de l’extérieur durant l’été. Et moi, j’adore être chez moi ! J’aime cocooner, glander sous un plaid sur mon canap, tamiser les éclairages, faire brûler des bougies parfumées et boire du Sobacha (seule boisson que j’arrive à ne pas sucrer). Cette saison me conforte dans mes envies de moins en faire sans culpabiliser.
J’aime ses couleurs. Après les tons vifs de l’été, j’aime passer à des teintes plus chaudes, plus douces : les oranges cuivrés, les marrons chocolat ou caramel, les rouges brique, l’ocre doré…
Et j’adore les pulls ! Is sont les pièces favorites de mes placards. Vous vous souvenez de la pub avec Anne Parillaud pour Woolite dans les années 80? Ben, c’est moi, je « collectionne » les pulls.
Puis enfin, ras-le-bol des salades. Vive les légumes de saison au four !
Alors, disons que l’automne nous invite à ralentir, à revenir à l’essentiel et à nous reconnecter à nous-mêmes. Après l’effervescence de l’été, il nous offre une autre forme d’énergie, plus douce, plus intérieure. Comme les arbres qui se délestent de leurs feuilles, profitons de cette période pour faire du tri dans nos pensées, laisser derrière nous ce qui nous encombre afin de faire de la place à de nouvelles envies. Et comme la nature, retrouver le souffle nécessaire pour repartir.
L’automne au jardin.
J’ai visité, mi-septembre, pour la première fois le musée Albert Kahn à Boulogne-Billancourt.
Le jardin est magnifique même si je n’ai pas pu m’empêcher de penser que le spectacle aurait été encore plus merveilleux au printemps.
J’ai surtout découvert ce personnage incroyable : Albert Kahn (1860-1940), un banquier et philanthrope français, profondément pacifiste. Il est convaincu que la méconnaissance des autres nourrit les préjugés et les conflits. Au début du XXe siècle, il finance un projet extraordinaire, les « Archives de la Planète » : des photographes et des cinéastes vont aux quatre coins du monde immortaliser les paysages, les traditions et la vie quotidienne des populations. Car il pense que la découverte des peuples et des cultures peut contribuer à rapprocher les hommes et à préserver la paix. Plus de 70 000 images sont aujourd’hui conservées dans ce musée. Cette collection est tellement riche qu’elle mérite plusieurs visites. Alors, j’y retournerai, j’en suis sûre, me nourrir de toute « cette humanité ». Bientôt d’ailleurs, car depuis le 13 octobre, le musée présente une nouvelle exposition intitulée « Choisir la paix. Le combat d’Albert Kahn ».
Le renouveau de ma peau.
Depuis quelques années, je fais une fixette sur mon nez !
J’ai l’impression qu’il a grossi. Je ne reconnais plus mon petit nez « trop mignon ». Ce n’est qu’une impression. En réalité, il ne bouge pas : il paraît plus gros, ou plus long car le cartilage perd progressivement sa fermeté, les ligaments et la peau se relâchent, puis la gravité en fait souvent descendre la pointe. Pfffff. Je commence à en avoir marre qu’il n’y ait plus une seule parcelle de mon corps qui ne soit épargnée par les années. Ok : « age-positive » mais, mon nez, quand même ! Mais ce n’est pas tout. Ma vraie obsession est que je le trouve « granuleux ». Mes pores, mes rides font du relief sur son arête (je sais, il faudrait surtout que je n’utilise plus un miroir X10, mais sinon, je ne vois rien pour appliquer mon mascara).
Bon, là, c’est de ma faute ! J’ai enfin réussi à avoir un rendez-vous avec un dermato (une mission assez difficile à Paris). J’ai sur le nez, le menton et la lèvre blanche (je n’avais pas trop remarqué sur ces deux dernières zones) de l‘héliodermie (épaississement jaunâtre de la peau, perte de souplesse et d’élasticité, souvent qualifiée de « peau citréine » rappelant l’écorce d’un citron) causée par trop d’expositions au soleil). Je ne suis quand même pas jaune. Et pour info, la lèvre blanche, entre la base du nez et la lèvre supérieure augmente aussi progressivement avec les années. Pfff !
Je me suis donc lancée dans un programme de 3 à 6 séances de Laser CO2,à raison d’une (300 €) par mois. Ce laser va traiter la qualité de ma peau (éclat, resserrement des pores…), stimuler la production de collagène. En fait, il provoque une micro-abrasion qui détruit les couches superficielles endommagées pour forcer la peau à se régénérer. Cela atténue donc aussi les ridules.
Je suis ressortie bien rouge, comme quand je m’offrais au soleil avec de la graisse à traire à 16 ans ! Mais, plus aucune trace le lendemain. Difficile d’en voir les résultats, il faut au moins 3 séances.
Mais, le dermatologue m’a prévenue que cela ne sera peut-être pas suffisant pour mon nez. Je devrais alors faire du laser plus « abrasif' » (=plus cher) sur cette zone spécifiquement. Bref, mon nez n’est pas sorti de l’auberge.
PS : j’en ai profité pur faire une petite injection de Botox en bas du nez entre les 2 narines pour en remonter le bout (je ne savais même pas que cela pouvait se faire). Ce n’est pas flagrant, mais cela m’a fait plaisir.
Du nouveau à l’est d’Éden.
La série non feel-good de l’automne (c’est assez âpre) : À l’est d’Eden sur Netflix.
Des années 1880 à la Première Guerre mondiale, aux États-Unis, cette fresque familiale inspirée du roman de John Steinbeck raconte le destin tourmenté de la famille Trask. Dans laquelle les secrets de famille, la jalousie, la violence et la lutte entre le bien et le mal se transmettent entre les générations.
Tout ce que j’aime : du romanesque et de la tragédie !
J’avais un vague souvenir du film avec James Dean. Quand j’avais 20 ans, il fallait avoir vu les films avec cet acteur. Il n’y en avait que 3 ! Mort presque 10 ans avant ma naissance, il était le mythe marquant de la génération de nos parents. Aujourd’hui, je ne suis pas sûre que nos enfants sachent qui il est. Je gardais de ce film le souvenir d’un jeune homme, le regard par en-dessous, quémandant l’amour de son père.
Quand j’ai vu qu’une nouvelle série s’attaquait au roman de John Steinbeck (prix Nobel de littérature), j’ai tout de suite eu envie de la voir. Je n’ai pas lu À l’est d’Éden. Mais je garde un merveilleux souvenir de lecture de Des souris et des hommes et Des raisins de la colère.
Et j’adore tout ce qui touche à cette période aux US (qui en dit beaucoup sur ce qui a construit la société américaine).
Mais pourquoi ce titre? La référence à la Bible m’avait totalement échappé lors du film (merci mon Chat). Le roman s’inspire de l’histoire de Caïn et Abel dans le livre de la Genèse : « Après avoir tué son frère Abel, Caïn est condamné à errer, loin de Dieu et de sa terre. Il s’installe alors dans le pays de Nod, à l’est d’Éden, le jardin originel, le paradis perdu, le lieu de l’innocence et de l’harmonie. En se situant à l’est de ce paradis, Caïn entre dans un monde où l’homme doit affronter le mal, la souffrance, la culpabilité et ses propres contradictions. »
La série reprend très bien cette lutte entre le bien et le mal avec cette idée de savoir si nous sommes condamnés à reproduire notre histoire familiale ou si nous avons la possibilité de choisir.
Elle est finalement beaucoup plus riche que le film qui ne traite que la fin du roman (les deux derniers épisodes de la série). L’accent est plus mis sur le personnage très ambivalent de Cathy Ames, interprétée par une époustouflante Florence Pugh.
Et il est amusant de savoir qu’elle est réalisée par Zoé Kazan, la petite-fille du réalisateur du film de 1955 (Elia Kazan). Alors, pour moi aussi « boucler la boucle », j’ai redécouvert en VOD l’œuvre du grand-père.
Allez, je vous laisse avec cette citation d’Albert Kahn :
« Je ne vous demande qu’une chose, c’est d’avoir les yeux grands ouverts. »
En savoir plus sur Jeune Vieillis Pas
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




