Régime, alimentation intuitive.

Ne manger que lorsque l’on a faim.

Ceci n’est pas un régime !

Bientôt de nombreux régimes vont nourrir nos magazines célébrant le retour du maillot de bain (avec nous dedans) sur les plages (enfin, on croise les doigts). Et, bien moi, j’ai décidé de faire un non-régime.

En vrai, je n’ai pas trop le choix 🙂

En permanence au régime, tout le temps « coupable ».

Depuis près de 25 ans (naissance de mon premier enfant), je suis perpétuellement insatisfaite de mon poids. Rien de dingue. 4/5 kilos qui m’embarrassent dont je n’arrive jamais à me débarrasser une bonne fois pour toute.
15 ans à bosser dans la presse féminine : je suis plutôt calée en nutrition. Je sais pertinemment ce que je dois ou ne dois pas manger.

Pourtant, je n’y arrive pas. J’avoue une intolérance totale à la  contrainte. Je ne sais pas me dire non.  Ou en tous les cas, jamais très longtemps. Donc, je craque sans cesse et du coup, je culpabilise non stop.

Bref, je me suis dit qu’il fallait que j’essaie autre chose….

J’ai rencontré Fabrice Bonnerot Rzepiennik, coach comportementalisme qui propose une méthode globale : nutritionnelle, émotionnelle et comportementale. Et pour qui les régimes proprement dits sont inefficaces voire nocifs. 

Il m’a remis certaines pendules (biologiques) à l’heure.

Pas un régime, mais remettre son estomac au centre de son assiette.

Kilos en trop = On mange trop.

Une évidence mais qui a quand même fait tilt !

Et pourquoi on mange trop ?
Parce que l’on se nourrit alors que l’on n’a pas faim. Et que l’on continue à le faire même si on a plus faim.

On ne sait plus écouter les signaux de son corps en fait.

C’est l’estomac qui doit nous envoyer les signaux de faim, puis ceux de satiété.

« On doit manger par besoin physiologique. Pour renouveler ses cellules, avoir de l’énergie. Point barre. » Explique Fabrice.  « Les enfants mangent quand ils ont faim et vont repousser leur assiette quand ils n’ont plus faim. C’est cette capacité à se nourrir par besoin qui se dérègle et qu’il faut ré-apprendre. »

Sinon, on est dans l’accoutumance – l’habitude de manger même lorsque l’on n’a pas faim- ce qui augmente notre seuil de tolérance à l’excès et/ou la dépendance – Je réclame même si je n’ai pas besoin.

Perso, je peux même ouvrir le frigo par anticipation (c’est toujours cela de pris parce que je sens que je vais avoir faim sinon). Et quand je passe à table, je me jette sur les plats comme si quelqu’un allait me voler mon assiette.

Écouter sa faim et sa satiété.

La faim est « subtile ». Elle est une sensation difficile à définir, un inconfort localisé à l’estomac ou au niveau de la bouche (augmentation de la salivation). Mais elle devrait être notre unique référence.

Dans son coaching, Fabrice (Mincir avec mon coach) propose des exercices pour arriver à de nouveau la « ressentir ».

Avec par exemple un tableau de gradients de la faim et en nous encourageant à différer le plus possible nos prises alimentaires pour vraiment ressentir nos différentes sensations.

Et, c’est cette faim qui nous permet également de reconnaître la satiété.

Quand elle est « satisfaite », on devrait naturellement s’arrêter de manger. On est alors rassasié = Le corps ressent qu’il n’a plus besoin de nourriture pour compenser ses pertes.

Je progresse beaucoup sur la satiété. Je me fais de plus petites assiettes et réfléchis vraiment avant de me resservir. Et c’est vrai que, si on s’écoute bien, on ressent réellement cette sensation de plein, de ne plus pouvoir manger plus.

J’ai beaucoup plus de mal à faire la part des choses entre une vraie faim ou une faim « d’autres choses ». J’ai globalement très souvent envie de manger.

Ne plus manger ses émotions.

Fabrice m’invite à être consciente de mes envies de manger émotionnelles. Ce que l’on met dans sa bouche sans besoin. La nourriture devient alors une substance qui permet de changer son état émotionnel.

4 grandes émotions : La peur, la colère, la tristesse, la joie ((état de bien-être, calme, sérénité, énergie maîtrisée…)

Nos envies de manger émotionnelles seraient en fait de la non-joie, de l’intranquilité

Et là on arrive sur la partie un peu plus touchy (pour moi) du coaching de Fabrice.

« Il faut trouver des actions jouissives pour « casser » l’addiction. Trouver des kifs, ré-inventer son quotidien, trouver d’autres manières de faire les choses. Qu’est-ce qui va me faire passer une bonne journée?

Bref des actions qui me nourrissent émotionnellement et qui diminuent la part de la nourriture dans mes plaisirs. Et là, j’ai l’impression que j’ai une vie de merde, que rien ne me remplit à ce point-là. Et je me demande si j’ai choisi la bonne période : en ce moment, je me bouffe mon ennui et grignote ma lassitude.

Bref, tout cela ne se règle pas en 3 coups de cuillères à pot (pour rester dans l’imagerie culinaire). Je suis très conscience de ce besoin de me « remplir ». Comme avec le Coca zéro dont je suis addict. Qui reflète du même problème pour Fabrice. Je bois ce Coca alors que je n’ai pas soif et que cela n’apporte absolument rien à mon corps.

C’est un réel processus. Avec des progressions mais aussi des retours en arrière. La perte de poids n’est pour l’instant pas spectaculaire. Mais, j’ai le sentiment de m’installer dans quelque chose de plus durable. Et surtout sans restriction.

 

Ceci n’est vraiment pas un régime : L’alimentation intuitive.

Ré-apprendre à manger en écoutant ses sensations alimentaires de faim et de satiété (comme lorsque nous étions des enfants), c’est la base de l’alimentation intuitive conceptualisée par 2 nutritionnistes américaines. Courant en plein développement qui prône que si on est à l’écoute de son corps, nous allons manger en fonction de nos besoins, sans excès ni frustration.

Mais ceux qui prônent ce type d’approche insiste sur le fait que ce n’est pas une nouvelle méthode de perte de poids. C’est plutôt  une façon d’améliorer sa relation avec la nourriture. Moi, je sais que je suis une vraie compulsive par exemple.

La démarche va même jusqu’à dire que notre appétit devait nous permettre d’identifier quels types d’aliments nous avons besoin. On parle alors d’appétit spécifique. « Un besoin de manger quelque chose de particulier. Sentir que son corps réclame un aliment, puis un autre et rien d’autre. » Explique le coach.

Certains auteurs vont encore plus loin. Comme le docteur Habib Sadeghi, médecin chouchou de Gwyneth Paltrow, expert en médecine intégrative (Detox Spirituelle au Cherche Midi).

« Si l’on se sent coupable de manger, le message implicite est que l’on devrait être puni, le corps répond en stockant les graisses. »

Lui aussi, insiste sur l’importance de « nourrir » son esprit par les plaisirs que procurent la famille, les amis, l’expression artistique….

Quant au philosophe Fabrice Midal dont j’avais suivi le séminaire relaté ici : En mode reset, il explique que l’on doit chercher à mincir par « amour » de soi et non parce que l’on ne supporte pas ce que l’on est.

Allez, bon appétit !

En publiant ce post, je me sens particulièrement chanceuse. Mon amie Isabelle Thomas (Mode Personnelle) vient de voir son blog (plus de 10 ans de boulot) partir en fumée avec l’incendie de l’hébergeur OVH. Son site pro est toujours « en vie ». N’hésitez pas à y aller pour vous inscrire à sa newsletter pour pour ainsi ne manquer aucun de ses précieux conseils stylistiques : Styliste Personnel. 

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3 commentaires

  1. Fabrice Rzepiennik a dit :

    Quelle joie de lire une si fidèle restitution de mon approche. Je précise que dans mes accompagnements j’aborde la perte de poids et l’écoute de la faim/satiété dans un cheminement plus global de connaissance, de respect, de célébration et de création de soi : ses besoins primaires, ses joies essentielles et ses aspirations personnelles. Ce qui donne un sens à sa vie. Chaleureusement, Fabrice

  2. C’est une approche pleine de bon sens, mais difficile à acquérir quand on a « trop » mangé pendant des années. J’ai fait très attention avec mon fils pour qu’il arrête de manger quand il n’avait plus faim. Parfois il levait sa fourchette et la reposait, il avait fini son plat (assiette finie ou pas, généralement non). Généralement pas de dessert, ni de bonbons, il n’en voulait pas. Résultat : sa copine aurait bien aimé que sa mère fasse pareil avec elle!

    1. virginie a dit :

      Effectivement, quand on a « trop mangé pendant des années, on est dans l’accoutumance. Et il est difficile de s’en débarrasser.

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