Une jeune romancière de 55 ans.

Un premier livre après 50 ans: Virginie Caillé-Bastide  #MesAmiesSontFormidables.

Et, un coup de maître dixit le Figaro Magazine !

L’existence d’Arzhur de Kerloguen est balayée par la vague de froid sans précédent qui s’abat sur sa Bretagne natale en 1709. Il y a aussi perdu la foi… Dans le genre humain et en Dieu. Des années plus tard, devenu capitaine de pirates sous le nom de L’Ombre, il écume les Caraïbes en chasse de galions de toutes nationalités à bord du Sans Dieu. Un prêtre jésuite espagnol est fait prisonnier. C’est alors un duel spirituel qui se joue.

Un vrai bonheur de lecture ! Ok, c’est une amie. Nous nous sommes connues il y a une trentaine d’années (aie!) dans la pub. Mais, franchement, je suis bluffée. Vous allez y prendre un réel plaisir.

Le Sans Dieu, Éditions Heloïse d’Ormesson.

À 17 ans, bac en poche, Virginie quitte Lorient pour Paris pour y faire de longues études de philo. Mais son désir d’indépendance fut plus fort, elle commence à bosser dans la pub à 19 ans. Elle joue alors  avec les mots en faisant  une belle carrière de conceptrice/rédactrice.

« J’ai envie d’écrire un livre depuis toujours. Je n’avais juste pas le temps. Mon travail était beaucoup trop chronophage. Depuis quelques années, j’ai monté ma propre boîte et j’effectue des missions. Alors, entre 2, j’ai enfin pu m’y mettre. J’ai écrit le Sans Dieu en 3 ans, mais pas d’affilée. Je devais le laisser de côté pour travailler. »

Ce que j’ai vraiment apprécié dans le premier livre de Virginie : c’est un vrai roman ! Absolument rien d’autobiographique. On peut même dire qu’elle n’a pas choisi la facilité. Un genre (le vrai livre d’aventures) un peu délaissé, une histoire d’hommes dans la langue de l’époque (je vous rassure, très facile à lire).

« J’ai une passion totale pour l’histoire. Et, notamment pour le 17 et 18 ème siècle. Je trouve la langue admirable. J’ai énormément lu des écrivains de cette période. J’adore ce style. Même si je suis très ancrée dans mon époque,  je me dis souvent que le 18 ème siècle, c’est mon pays. D’ailleurs, je suis sûre d’y avoir vécu 🙂 J’aime l’esprit qui y régnait et je trouve que les mots sont plus jolis. Je préfère dire pâtir que souffrir, navrer que blesser, quérir que chercher… Et, depuis toute petite, je suis fascinée par les pirates. J’en dessinais tout le temps. C’était des hommes courageux épris de liberté. Vous savez la durée de vie moyenne d’un pirate était de 1 an. Ils avaient alors une urgence féroce à vivre. Enfin, le questionnement sur la foi est quelque chose de plus personnel. Et, j’aime les duels, les affrontements psychologiques. Au départ, mon livre était vraiment construit sur le face à face entre un capitaine des pirates et un prêtre. J’ai rajouté moults personnages. Il est alors devenu plus épique. »

Alors il n’y a pas d’âge pour écrire?

 » Bien sûr que non. mais, c’est un travail très solitaire, très prenant. On y pense tout le temps. Alors que j’avais le début et la fin de mon livre, j’ai  écrit ensuite comme on joue une partie de domino. Je me suis mise à la place de chacun de mes personnages. Je les ai incarnés !

J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs éditeurs. Quand j’ai reçu le coup de fil des éditions Heloïse d’Ormesson, j’ai vraiment cru que mon cœur allait s’arrêter de battre.

Aujourd’hui que le livre parait, c’est une toute nouvelle vie qui s’ouvre à moi. Un vrai saut dans l’inconnu. Attention, je ne me considère pas encore comme un écrivain. On verra cela au deuxième ou au troisième livre. Mais quel bonheur. Déjà celui d’avoir réussi à aller jusqu’au bout. Et, quelle excitation. Les critiques sont bonnes. Je n’en crois pas mes yeux. J’ai des émissions de télé prévues pour parler de mon livre. Je fais des signatures. Là, je vais partir en faire dans toute la France pendant 3 mois. Je suis ravie. J’adore la France. »

 

 

Le Sans Dieu, Éditions Heloïse d’Ormesson.

 

 

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4 comments on “Une jeune romancière de 55 ans.

  1. Quelle chance de connaitre une auteure qui permet un tout autre regard sur une première oeuvre !

    • Surtout que j’ai connu ses écrits ds un tout autre registre : courts, percutants… le langage publicitaire en fait et avec ce livre, elle est vraiment aux antipodes

  2. C est vraiment très amusant ! Je travaille dans une librairie a Agen et nous venons de recevoir Virginie que nous avons trouvé extrêmement sympathique et talentueuse… et quand je l ai vue, j ai pensé a vous sans savoir que vous vous connaissiez, parce que je trouve que vous vous ressemblez d une certaine façon, le monde est vraiment petit parfois! je vous envie en tous cas de l’avoir comme amie…

    • Ha oui, c’est vraiment incroyable! Effectivement nous avons des points communs… et. Je sais qu’elle va voir les libraires ds toute la France avec une réelle joie de le faire.et du coup, cela fait 3 Virginie . Bonne journée. Virginie

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