En 2017 : plus de formule de politesse ni d’emploi du conditionnel, de j’aimerais bien, je voudrais bien… Tout ce qui semble s’excuser de vouloir en fait. So 2016.

Cette année JE VEUX (point barre).

L’idée: visualiser cette nouvelle année comme je veux qu’elle soit pour avoir plus de chances qu’elle le soit vraiment.

Écrire ce que l’on veut pour le faire arriver : le b.a.-ba du développement perso ! N’est-ce pas?

Je veux rire ! 

Rire rend simplement plus gai, et ça, c’est déjà pas mal. Et, il est prouvé (je ne sais pas par qui, mais cela me parle) que la gaieté augmente notre puissance d’être et d’agir.

1ère résolution : Prendre des places pour le spectacle de Vincent Dedienne, ce mec me fait bien ricaner dans le Quoditien.

 

Je veux du hygge ! À prononcer HEUGE 

C’est du danois. En français = « je veux me la couler douce pépère entre potes dans une maison bien chauffée éclairée à la bougie ». Un art de vivre cocooning doudoune et doudouille ! Tous les sondages nous le disent, les danois sont les champions du monde du bonheur.

1ère résolution : Devenir danoise mais exilée au bord de la méditerranée question climat.

 

Dans le même esprit…

Je veux du chill, du kif, du bliss…

Bref, me détendre, passer du bon temps, des moments plaisants et agréables. Je veux être dans le moment présent. Se projeter trop loin dans l’avenir provoque des angoisses et ne sert à rien.

1ère résolution : De plus faire de to do lists pour le « jour d’après », la « semaine d’après »…

Je veux oublier.

Je veux cesser de ressasser. Je vais pratiquer la mémoire sélective positive. Se « complaire » dans le passé  provoque des angoisses et ne sert à rien.

1ère résolution : Me faire un lavage de cerveau (je ne vois que cela)

 

Je veux être folle de mon corps.

Faut que je ménage la monture. Ce n’est pas de vieillir qui me fait peur, c’est de vieillir mal.

1ères résolutions : Moins fumer, mieux manger, faire plus de sport.. Du classique de résolutions de la nouvelle année, mais faciles à prendre, je les prends chaque année. À force, je vais bien finir par y arriver.

 

Je veux être ma meilleure amie.

C’est bien avec moi que je passe le plus de temps. Cela peut devenir pénible si on se supporte mal. S’écouter, prendre soin de soi, être indulgente envers soi-même = la base solide pour une vie heureuse.

1ère résolution : J’arrête de me comparer aux autres (surtout à ma voisine super bombesque de 30 balais)

 

Je veux de nouvelles rencontres.

Je ne parle pas de rencontre amoureuse (quoi que…  S’il se cache entre ces lignes… ). Mais plus de virtuel, ni de swap. Je veux tâter de l’épaule, biser de la joue, sentir du regard et voir des sourires. Parler, refaire le monde, être en empathie, écouter de la bonne musique (à fond). Une ambiance à la Claude Sautet (propos discriminants envers toute personne de moins de 40 ans).

1ère résolution : arrêtez de répondre : « nan, ce soir, je ne bouge pas, je suis crevée ! »  (en fait je me sens parfois un peu trop hygge = casanière). Autre option : cesser mon abonnement à Netflix. Autre option : diviser par 3 mon temps passé sur les réseaux sociaux.

 

Je veux du Green!

Oui, envie de nature, de légumes et de comportements planète friendly !

Et, de toute façon, on va bouffer du vert toute l’année. Greenery, à traduire verdure ou feuillage est la couleur Pantone 2017 (désignée couleur phare de l’année à venir). Cette teinte peut sembler peut seyante, mais elle est parait-il pleine de sens. « Les gens sont anxieux, le choix d’un vert moderne et énergisant repose sur l’idée d’une reconnextion avec la nature, d’une respiration. » Nous explique Leatrice Eiseman, directrice du Pantone Color Institute. La bonne nouvelle : notre teint hivernal n’est plus verdâtre. Juste hyper d’après tendance

1ère résolution : Trouver des potes (voir rencontres ci-dessus) qui ont une maison de campagne.

Et, bien sûr, je veux la paix dans le monde !

Je sais, même les prétendantes à miss France n’osent plus dire un truc aussi con mais bon… Je veux rester une idéaliste un peu cruche (mot daté de ce papier). Ma façon de rester toujours jeune comme mon poète préféré du début des années 80 est de continuer à « rêver d’un autre monde ».

1ère résolution : Aucune idée.

 

Bref, que de veux/vœux…

Que je vous souhaite également pour cette année à venir !

 

 

 MON MOOD WORDS 2017

 

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Le temps passe…

C’était mon premier mariage « fille ou fils de ».

 

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Voilà typiquement le genre d’événements qui te file un coup de vieux, te fait penser « putain le temps passe (troooop) vite »… Mais aussi quelle merveilleuse illustration du cycle de la vie. ( Je m’enflamme, là !)

Car, cette magnifique jeune mariée est cette petite fille, d’à peine 3 ans, dans les bras de sa maman (à gauche de la photo) à mon mariage en 1987 !

 

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(Désolée pour tous mes amis qui se reconnaitront ou plutôt, qui ne se reconnaitront pas sur cette photo)

Et, aujourd’hui, ce sont les mariés qui ont leur petit garçon dans leurs bras.

Car oui, mon amie, celle que j’ai connue au lycée quand nous avions une quinzaine d’années, celle avec qui j’ai pris mes premières cuites et avec laquelle je ne parlais que de… garçons est déjà grand-mère.

Ce qui m’hallucine totalement. J’ai d’ailleurs j’ai fait un déni de grand-maternité ! N’ayant pas réellement porté assez d’attention bienveillante à ces grands événements de sa vie (en fait, elle a déjà 3 petits-fils après avoir eu 3 filles). La jolie brune qui faisait total craqué le beau Eric mais qui, elle, était raide dingue du non moins beau Marc ne pouvait pas être grand-mère. Et, bien si, ma cops, la meilleure imitatrice de signature parentale pour sécher les cours de maths gagatise complètement devant un bébé d’un an qu’elle ne quitte pas des yeux avec un sourire idiot béat ramassant 10 fois de suite le jouet qu’il s’obstine à jeter à terre.

C’est déjà à la vingtaine que nos vies ont pris des directions différentes. Alors que je continuais à biberonner des gins tonic au Bus palladium, Laura stérilisait déjà des tétines.

Alors aujourd’hui, quelle joie d’être à ses côtés pour le mariage de sa fille ! D’autant plus qu’il se passait au Brésil. Ce qui en a fait un moment d’autant plus magique.

Oui, de nos jours, un mariage de trentenaires se passe souvent au bout de monde avec des invités qui viennent des 4 coins de la planète. Putain, mais ils se cassent tous à l’étranger nos gosses???

 

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L’avantage d’un mariage lointain : que des proches et pas beaucoup d’amis de parents (en fait, j’étais la seule).

(Je me rappelle encore à quel point ça m’avait gonflé d’avoir quasi la moitié d’amis de mes parents et beaux-parents parmi les invités de mon mariage.)

Du coup : 70 jeunes et 12 vieux !

Et, un mariage où les festivités se sont étalés sur 4 jours.

 

Ce qui te montre que ce n’est plus pareil que quand tu allais aux mariages de tes potes, ce qui te prouve que tu es passé de l’autre côté de l’autel, que tu es rentrée dans un autre espace spatio-temporel… Bref, que t’es vieille : 

  • Tout le monde te vouvoie et t’appelle madame.
  • Personne ne te demande de qui tu es l’amie, mais si tu es de la famille de la mariée ou du marié.
  • Quand tu entends : on se fait une table de jeunes, tu sais que tu n’en fais pas partie.
  • À part le photographe officiel, tu es la seule à avoir un vrai appareil photo.
  • Tu nommes tous les autres « les jeunes » (ce qui prouve bien que tu n’en es plus une), voire « les enfants ».
  • Tu as une discussion avec le père de la marié sur le génie moléculaire (tu vois que tu restes un peu jeune quand même car tu décroches assez rapidement de la conversation pour dodeliner de la tête sur la musique)
  • Ha bon, y’a pas d’ouverture de bal?
  • Tu ne bois pas. Trop peur d’être la vieille bourrée pathétique. Manquerait plus que tu veuilles jouer à chat-bite avec les témoins du marié.
  • À minuit, t’es couchée et tu es la première au petit dej.
  • Dès que tu arrives quelque part, tu cherches tout de suite où tu vas pouvoir t’assoir. (Ben oui, je n’arrive plus à rester debout longtemps, ça craint !)
  • Tu n’essaies pas d’attraper le bouquet de la mariée. De toute façon, tu sais que tu ne vas pas pécho !

 

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Mais, finalement, tu te rends compte que c’est vraiment toi qui te stigmatise le plus. Qui te sent à part. Qui a peur de passer pour la vieille qui s’incruste. Que les jeunes sont beaucoup plus ouverts à toi que tu ne le penses.

Et, le bonheur, l’amour, de belles amitiés sont toujours de belles choses à voir, à vivre, à partager. Et, ce de 7 à 77 ans. (Je m’enflamme à nouveau.)

Alors oui le temps passe. Mais ma petite Chloé (ben oui, difficile de l’appeler autrement), tu étais vraiment la plus belle des mariées que je n’ai jamais vue. Enfin, jusqu’a ce que ce que ma fille se marie, mais comme Laura a toujours eu 15 ans d’avance sur moi, j’ai de la marge.

Chloé, Nicolas, Laura, merci vraiment pour ce moment!

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Danser sa vie !

Et, oui, je suis au Brésil (je sais, j’ai une chance de dingue !). Le pays de la danse, du rythme…

Et, synchronicités de la vie…

J-6 avant mon départ.

J’ai assisté à un des lundis philo de Charles Pépin  : 

Peut-on « danser sa vie », et danser toute sa vie ? Tel en était le thème.

Le philosophe Charles Pépin voulait nous faire réfléchir sur cette citation de Prince :

« Nous allons tous mourir un jour, mais avant que cela n’arrive, je vais danser ma vie. »

Un philosophe qui cite Prince d’entrée de jeu a déjà toute ma sympathie et mon attention !

Bon, il a très vite enchaîné sur Nietzsche.

« Tout ce qui pèse doit s’alléger, tout corps devenir danseur, tout esprit oiseau »

Mais, cette citation me parle tout autant.

En fait, pour le philosophe, seule la danse permet la réconciliation du corps et de l’esprit. « Danser, c’est s’oublier pour mieux exister. » Explique t-il. Et, de citer Bergson.

« Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l’expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance »

Alors, bien sûr, la danse est alors une métaphore de la vie. Quand on danse, nous sommes pleinement ce que nous sommes. Notre démarche nous est propre, notre façon de danser l’est tout autant. Danser (vivre sa vie) serait trouver comment exprimer sa singularité. Mais, quand on danse  » ensemble », on doit aussi se régler sur le rythme de l’autre.

Et re une citation de Nietzsche pour conclure :

« Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde »

 

 

Une jeune ballerine improvise au son d'un saxo pour conclure la séance
Une jeune ballerine improvise au son d’un saxo pour conclure la séance

 

 

J-3 avant mon départ :

 

 

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Il est vrai que le pitch de « Les chatouilles  » ne fait pas danser de joie. Petite fille de 8 ans, Odette, passionnée de danse classique, est abusée par un « ami de la famille ». L’actrice-danseuse Andréa Bescond, auteure du texte, donne la parole à la jeune femme qu’Odette est devenue. Quand, quinze ans plus tard, celle-ci finit par porter plainte puis par convoquer sa mère (qui n’a rien vu) chez la psy.

Je ne vous cacherais pas, même si on y rit aussi souvent, que l’on ressort de ce spectacle plutôt sonné. Mais, il s’agit avant tout du parcours d’une « résiliente » sauvée par la danse. Ou « quand la vie fait taire les mots, naissent les paroles du corps. »

Alors, moi, ce que je conclus de ce séance philo et de ce spectacle :

Au lieu d’essayer de méditer (franchement, je vous jure, j’essaie vraiment, mais je n’y arrive pas), je vais me mettre 10 minutes par jour de la musique à fond dans mon appart et danser, danser, danser car :

« Nous allons tous mourir un jour, mais avant que cela n’arrive, je vais danser ma vie. »

 

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Une In Mature stylée croisée sur la plage de Copacabana

 

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À la recherche du style !

 

Comme chaque année, alors que va sonner le changement d’heure, c’est aussi le switch de penderie. On quitte définitivement les beaux jours pour rentrer sapé dans l’hiver.

Une espèce de transhumance qui passe par des piles de vêtements en vrac sur mon lit. Et, je finis toujours avec l’énorme flemme de finir de ranger.

Car, à chaque fois, ça me prend des plombes. Je ré-essaie la plupart des trucs. Pour voir si j’aime toujours et accessoirement si je rentre encore dedans.

Chaque année, j’essaie de m’alléger…

Chaque année, je me pose la même question :  pourquoi, j’aime tant les fringues?

Sincèrement, je ne pense pas être une véritable fashion addict. J’en ai rien à foutre de suivre les tendances, même si je suis subis leurs influences (y’a 2 ans, je vomissais le bordeaux, aujourd’hui, j’en porte). Porter des marques de luxe me laisse plutôt indifférente. Je n’aime pas me sentir griffée.

J’aime les vêtements et surtout l’idée d’en avoir plein. Je suis plutôt une acheteuse compulsive. Une angoissée de La pièce qui manque. Je me me rends compte que je suis en fait à la recherche du dressing idéal. Ces « basiques intemporels » que l’on devrait toutes avoir. Moi qui n’est pas le don de donner une allure folle à deux bouts de chiffon.Impossible à atteindre, bien sûr.

Certaines nouvelles gourous du rangement nous suggèrent de nous débarrasser des vêtements qui ne nous mettent pas en joie??? Bon, perso, certaines tenues m’ont donné plus confiance que d’autres, de là à me mettre en joie. D’autres, de virer ce que l’on n’a pas porté depuis plus d’un an. C’est plus de 50 % de ma garde-robe qui partirait alors aux Apprentis d’auteuil (globalement, je porte toujours la même chose).

Moi, les plus questions que je me pose aujourd’hui, le plus souvent, devant ce tas de vêtements  : est-ce que c’est vraiment/toujours mon style? Est-ce que si je mets cela, je prends 10 ans? Est-ce que si je porte ceci,, je fais trop la nana qui veut faire jeune? La frontière être les deux est tellement ténue.

Plus les années passent, plus j’ai le sentiment de rentrer dans un no man’s land stylistique.

J’ai eu un passage où je voulais aller vers plus d’excentricité.

Je trouvais dément le style de ces américaines d’Advanced style. Quitte à devenir une vieille dame autant le faire avec panache, tendance punk : fuck you le monde ! Puisque de toute façon « no future, for sure! »

 

 

Advanced style - blog femmes 50ans - quinqua

 

 

Après ma rencontre avec Sylvie Sans pour ce post : 

 

Sylvie Sans - blog femmes 50 ans - quinqua - mature - bien-viellir

 

 

 

 

 

 

Je me suis achetée du vert fluo, des pois et des fleurs.

 

 

 

Je voulais être « flamboyante ».

Mais, non, ce n’est pas moi.

Peut-être cherchais-je juste à rester « remarquable »? À un âge où l’on peut avoir le sentiment de devenir invisible.

Mais en vrai, je n’aime pas vraiment me faire remarquer. Je suis prise entre deux envies contradictoires : la fantaisie et l’épure.

J’ai retrouvé un « bilan » que j’avais fait pour les besoins d’un article pour Biba. C’était les débuts d’un nouvelle race en voie d’apparition : les « relookeuses ». J’en avais rencontré une. Des heures de discussion, de découpages de photos, de constitution des mood-boards plus tard, elle avait établi ce « diagnostic. C’était, il y a 20 ans…

Vous êtes dérangé par tout ce qui est « trop ». Vous aimez les bonnes proportions, les formes simples, l’authentique, les pointes d’originalité et tous les bons mélanges. Vous avez un grand besoin d’être « en lien » avec l’extérieur et les autres. Vos tenues seront toujours simples et faciles à porter (ouverture aux autres). Elles seront constitués de vos pièces de base (jean bien coupé, vestes, chemises de bonne qualité…) et d’une pointe de fantaisie et d’originalité qui exprimera votre sens de l’humour ». Votre sensualité est un point fort de votre personnalité. Essayez à chaque fois que vous vous habillez de vous interroger : Par quel détail vais-je l’exprimer, un détail d’encolure, d’emmanchure, soit par une matière (dentelle, broderie, mousseline… )?

Finalement, c’est ce texte qui n’a pas pris une ride…

Ce que me confirme un petit tour sur Pinterest, et ma sélection de photos ( #mature # style) de femmes qui me séduisent.

 

Style mature- blog femmes 50 ans- quinqua

 

 

Style femmes matures- blog femmes 50 ans - quinqua

 

Alors, je vais me concentrer sur ce que sont mes basiques et arrêter d’alller chercher midi à 14 heures (l’expression vieille du post):

Le jean

La jupe tube

Le pull un peu large

Des étoles, des foulards… (ma névrose !)

Parfois des 🌺🌺🌺

Un peu de couleur vive, du rouge, du vert franc pour rehausser tout cela

Et, la petite touche qui va exprimer ma fantaisie et ma sensualité (😜😉)

 

 

Mode - blog femmes 50 ans - quinqua - femmes matures

 

Et, vous, vous en êtes où niveau style?

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Crèmes anti-rides : on y croit ?

 

 Les crèmes anti-rides : de quoi rêver? 

« Le moringa… Cet arbre de vie, 7 fois plus riche en vitamine C que l’orange, 4 fois plus en vitamine A que la carotte, 4 fois plus en calcium que le lait , 3 fois plus en potassium que la banane… L’extrait de la graine stimule une protéine naturelle cutanée qui aide la peau à résister aux agressions externes et internes en réactivant plus de 200 gènes dans le noyau cellulaire. »  

(Lu dans Marie-Claire au sujet du Baume Réveil Eclat Global anti-âge Revitalizing Suprême+ d’Estée Lauder)

Waou… Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai immédiatement envie de prendre un aller simple pour la Zambie d’où est originaire cet arbre!

Mais, quelques lignes après…

« Un cocktail de 18 plantes qui agit au niveau des récepteurs olfactifs de la peau et active le renouvellement des cellules de la couche cornée, ce qui explique son effet protecteur, cicatrisant et réparateur... « 

(Le soin Aura-Mirabilis de Roger&Gallet)

Ha merde, ça a l’air pas mal ça aussi !

On nous parle si bien. On nous promet de ralentir et même parfois de corriger le vieillissement de notre chère peau ! Avec trois sous-promesses de base en fonction des produits : réduire les rides, redonner du volume, assurer une bonne fermeté.

 

Crèmes antirides - blog femmes 50 ans - quinqua - bien-vieillir

 

Alors, nous …

… Ben, on se tartine matin et soir de crèmes plus ou moins chères (plutôt plus que moins), en n’y croyant finalement pas vraiment. Mais au cas où ça marcherait, ça serait con d’en faire l’impasse. Et comme aucune de nous n’ a envie de s’en appliquer que sur une seule moitié du visage pendant 6 mois pour voir (ou non) la différence…

Alors, un peu de théorie :

Une crème fonctionne grâce aux actifs qu’elle contient. Ces actifs étant des molécules travaillées par les labos pour devenir opérantes au niveau de la peau. Ils peuvent être d’origine naturelle ou chimique. Leur but est de réactiver les mécanismes altérés par l’âge (ex: la synthèse de collagène). Ils luttent contre le relâchement, les rides, les taches…

Les principaux sont :

Le rétinol, le rétinaldéhyde Ces précurseurs d’acide rétinoïque (ou vitamine A acide, LA molécule anti-âge préféré des dermatos) stimulent le renouvellement cellulaire et la production de collagène. On les retrouve quasi dans toutes les formules. Mais, le rétinol n’est pas toujours bien toléré des peaux sensibles.

L’acide hyaluronique. C’est un sucre naturellement présent dans l’organisme, capable de retenir jusqu’à 1 000 fois son poids en eau. Il hydrate l’épiderme, regonfle les rides.

Les AHA. Des acides de fruits qui agissent comme des « nettoyeurs de surface ». Ils exfolient les couches superficielles de l’épiderme et permettent de transformer un teint « grisé » en un teint plus lisse, homogène et lumineux.

La vitamine C. Seconde molécule anti-âge fétiche des dermatos, elle est à la fois régénérante et éclaircissante.

Le Resveratrol. C’est la molécule à la mode. Elle est présente dans certains fruits. C’est un excellent antioxydant. Elle stimule également la production de collagène pour une peau plus ferme.

Pour la pratique : 

J’ai appelé à l’aide mon amie Lihn Pham, journaliste beauté incontournable. Elle a crée le premier site entièrement dédié à l’esthétique médicale Le journal de mon corps (elle est aussi ma principale dealeuse de crèmes premium).

 » La base de tout ce qui concerne l’anti-âge, c’est l’hydratation.

Une bonne crème anti-âge est d’abord une bonne crème hydratante qui va regonfler la peau, éliminer les ridules de déshydratation, renforcer la « barrière cutanée » qui protège des agressions. Une peau bien hydratée = une bonne barrière = rien de sort, rien ne rentre.

La recherche montre d’ailleurs que la part de la génétique dans le vieillissement n’est pas, de loin, la plus importante. On parle de plus en plus d’exposome  qui englobe tous les facteurs internes et externes auxquels l’organisme est exposé depuis la naissance : les UV, la pollution, le mode de vie etc.

Une bonne crème hydratante pourrait suffire à condition qu’elle contienne un indice solaire (minimum 15). Et, pas que l’été : les UVA, les rayons qui pénètrent plus profondément la peau et pilonnent les fibres élastiques, sont présents dans le ciel toute l’année. Dessous, les dermatos aiment également glisser un sérum à base d’anti-oxydants pour lutter contre les radicaux libres générées par les UV, la pollution…

Un bon démaquillage est également essentiel avec un lait ou une eau micellaire. C »est le premier geste anti-âge de la peau !

Dans les crèmes anti-âge, il y a en prime toute une batterie d’actifs censés stimuler la fermeté de la peau. Je dis « censés » car rien ne dit qu’ils pénètrent réellement la peau, en particulier le derme, là où tout se joue. L’efficacité des actifs est surtout testée in vitro (rarement in vivo). Sur le papier tout fonctionne toujours impeccablement. Mais dans la réalité, c’est plus compliqué. La barrière cutanée n’est pas si facile à pénétrer. 

Ce qui fait la différence entre une crème « petit » prix et une plus luxe, ce sont le coût des ingrédients utilisés, et beaucoup la galénique (la texture, le parfum). Plus on paie cher, plus c’est divin, plus on est tenté d’appliquer sa crème tous les matins. L’observance est un critère essentiel dans l’efficacité d’une crème. Le renouvellement cellulaire étant de 28 jours, il faut au minimum appliquer sa crème pendant un mois. Mais, c’est souvent au bout de 2 que l’on commence à réellement apprécier les résultats. »

 

 

Alors, en conclusion, moi, j’aimerais bien que l’on commence par opérer un glissement sémantique. Plus d’anti-âge ! Que ces crèmes accompagnent notre vieillissement sans nous exhorter à lutter contre. On accepte de vieillir (ok, surtout parce qu’on n’a pas le choix). Cela ne devrait pas être un combat ! Parlons de pro-âge. Notion plus positive. Nous voulons juste vieillir bien, avec une jolie peau, en se sentant jolie !

Alors, peace sisters !

Sinon, ça se fume le moringa ? 

Ou en smothie, alors !

 

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Changer : être soi en mieux?

En reprenant mes cours de stretching après la trêve estivale, j’ai réalisé que cela faisait plus d’une quinzaine d’années que j’en faisais…

… Et, que je n’arrive toujours pas à m’allonger sur mes jambes ! Rien à changer?

Faudrait peut-être que je fasse autrement ! Que je change quelque chose.

 

 

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La résistance de ma colonne vertébrale me permet une bonne métaphore. C’est la rentrée, une période où l’on ressent tous le besoin de changer « quelque chose » pour ne pas avoir le sentiment de repartir vers l’hiver la tête dans le guidon sans que rien ne bouge.

Il y a les bonnes résolutions de la nouvelle année et les envies de ne pas repartir dans la même routine jusqu’au prochain bain de mer à l’heure où l’on commence déjà à débronzer.

Dans le même ordre d’idées :

Plus de 20 ans que je me dis qu’il faut que j’arrête de fumer… D’ailleurs, à la quarantaine, je me disais  : « OK, aujourd’hui, j’arrête, mais à 60 ans, je reprendrais. » Alors, finalement, pour quelques années, est-ce que cela vaut le coup de s’emmerder?

Plus de 20 ans également que je suis au régime, sans jamais atteindre le poids désiré. Date de ma première grossesse, 9 mois passés avec un bâton de Justin Bridou à la main.  Gain = 28 kilos ( à la fin je me déplaçais à 4 pattes dans mon appart) et un bouleversement hormonal qui ne me permettra plus jamais de manger à ma faim gourmandise.

 

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Premier réflexe quand on veut « changer quelque chose » : aller chez le coiffeur. Couper mes cheveux ou les teindre en roux?

Non.

Je suis coiffée pareil, la raie sur le côté droit et les cheveux mi-longs depuis… Toujours. Et, toutes mes tentatives de changement capillaire se sont soldées par un traumatisme suivi d’un syndrome dépressif.

On peut aussi lire ces horoscopes qui pullulent à la rentrée (comme à la nouvelle année) auxquels on ne croit pourtant pas une seconde. Le magazine Elle me dit que je suis sur une pente ascendante vu que Mars et Uranus bousculent mes habitudes en m’insufflant une belle énergie. Pour Marie-France, c’est Jupiter qui entre dans mon secteur voyage et qui m’appelle à parcourir le monde (si Jupiter pouvait passer un petit coup de fil à mon banquier ).

 

Au moment où je me pose ces si sérieuses questions sur cette souplesse qui me résiste, je tombe sur cette citation d’André Malraux (pas la moitié d’un con).

 

 » IL NE S’AGIT PAS DE SAVOIR SI LES CHOSES CONTINUENT AINSI, IL S’AGIT DE SAVOIR COMMENT ELLES CHANGERONT POUR DEVENIR MEILLEURES. »

 

Alors, voilà, je ne vais pas le lancer dans une classique liste de bonnes résolutions (même si j’en ai pris quelques unes: consacrer plus de temps à la lecture, cuisiner les légumes, marcher le plus possible… ).

Je vais essayer de vraiment me concentrer sur ce que j’aime, sur ce qui m’apporte du plaisir.

J’aime ma vie, mais je pense que je peux mieux faire. Je peux redistribuer quelques cartes, lui donner de nouvelles couleurs.

J’aime le stretching, ça me fait du bien. Mais, je vais enfin VRAIMENT me concentrer sur mon « inspi et mon expi », et cesser de passer ma séance à mater l’horloge.

Je vieillis : plus  le temps de procrastiner. De me dire comme j’ai le plus souvent tendance à faire :

 » Bon, là, je ne me donne pas à fond, mais demain je déchire tout ».

« Bon, là je fais ce que j’ai à faire, je réfléchirais demain à ce que je veux vraiment. »

« Bon, ok, ce soir, je mange ces 4 carrés de chocolat, mais demain, je ferais gaffe ».

Etc. Etc.

Il est plus que temps d’aller au bout des choses, de les faire en pleine conscience pour employer une notion à la mode.

Et, je suis même sûre que si je fumais une clope en pleine conscience, en l’appréciant vraiment, j’en fumerais 10 fois moins.

 

 

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Et, croire en son horoscope.

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quinqua fantasme : quel homme parfait ?

LES F.I.L.F (s) !

 

Montage F.I.L.F

 

On parle souvent des M.I.L.F. Les « Mothers I’d like to fuck. Des femmes, des mamans, qui avec les années continuent à être franchement bandantes désirables. Bref : nous!

Parlons alors aussi des F.I.L.F. Les « Fathers I’d like to fuck ». Même si on s’avance tout doucement vers un G devant. Ceux avec qui, pour reprendre une expression relativement datée, nous n’irions pas coucher dans la baignoire.

Qu’est-ce qui peut nous plaire aujourd’hui chez un homme? Sur qui (sur quoi) pourrions-nous nous retourner?

En fait, l’idée de ce post m’est venue après avoir vu le film Gloria (voir Vu, lu, entendu de février).

Autant je trouvais Gloria franchement très désirable, autant son « amant », hormis être menteur, lâche et incapable de prendre une décision, n’était pas à mes yeux un appel au rêve et à la galipette!

Mon goût du bel homme s’est bien sûr formé sur celui de ma mère :

 

 

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Alain, Paul, Steve et Marlon.

 

Du beau mâle viril mais en noir&blanc !

Ma génération s’est pâmée sur:

 

Kevin, Mickey, Bruce, Sam, Harrisson, Richard
Kevin, Mickey, Bruce, Sam, Harrisson, Richard.

 

Mais, mon idole absolue, c’était lui !

 

Robert!
Robert!

 

D’ailleurs, je vais le passer en couleur, faut quand même pas déconner, c’est pas si vieux.

 

 

Robert de Niro

 

 

Je n’avais déjà plus l’âge de coller des posters de lui dans ma chambre de jeune mariée, mais je décorais mes toilettes de photos de Taxi Driver, New-York, New-York, Voyage au bout de l’enfer… ( plus ambiance Cahiers du cinéma! ).

Alors, aujourd’hui: qui ? Quel homme parfait pour nous, pour moi?

J’ai fait un petit sondage auprès de mes copines : « Même pour le plaisir des yeux, quel serait votre mec idéal »?  Aucune ne m’a répondu « un beau gosse, mec »!  Elles m’ont parlé de charisme, d’allure, de charme indéfinissable….

Moi, je reste une esthète!

Mon top 5 pour bien cerner mes goûts:

 

George, Denzel, Lambert, Gérard, Graig.
George, Denzel, Lambert, Gérard, Graig.

 

Je me demande si je n’ai pas un petit truc avec la barbe moi?

On parle à Hollywood du retour du « leading man ». Celui qui a un peu de bouteille, qui serait un mix subtil entre masculinité et vulnérabilité assumée.

Je me suis bien sûr dévouée pour feuilleter la presse masculine. Mais, victime du même syndrome que la féminine. La grande majorité des mannequins sont à peine post-pubères.

 

 

mannequins presse masculine.

 

Pas facile de trouver un cheveu gris sur lequel fantasmer!

Mais le gros problème, on ne va pas se mentir : il ne s’agit pas tant d’une pénurie de beaux mecs au-dessus de 45 ans. Quoique… Mais, surtout de la pénurie de leur regard sur nous. La tranche des 45/55, de ceux qui pourraient rentrer dans nos critères de charme, « chasse » plutôt (et pas que pour le plaisir des yeux) dans la tranche inférieure à la leur !

Alors, il nous reste quoi à nous?!

image copie 6

 

Et vous c’est qui votre quinqua-fantasme?

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Les femmes de 50 ans dans le regard des jeunes filles…

J’ai écrit ce post en février 2014. J’avais voulu demander à des jeunes filles quel était leur regard sur les femmes de plus de 45 ans. Une façon de passer de l’autre côté du miroir !

 

DANS LES YEUX DES FILLES DE MOINS DE 25 ANS !

 

Johanna, 22 ans.
Johanna, 22 ans.

 

« Il n’y a évidemment pas une seule femme de plus de 45 ans. Ma vision est probablement celle d’un microcosme parisien de femmes privilégiées.

Mais, je dirais qu’elles paraissent plus apaisées. La crise de la quarantaine est derrière elles. À 40 ans, tu peux encore avoir le sentiment de pouvoir tout changer: de métier, de mec, de ville. Et même, pour les plus courageuses, d’avoir un enfant. C’est comme une dead line!

Passé 45 ans, elles se posent moins de questions. Elles semblent mieux se connaître. Et se concentrent mieux sur ce qu’elles veulent vraiment faire de leur vie.

Je trouve aussi, au travers de ma mère, qu’elles ont un entourage amical solide. Elles ont autour d’elles de vrais amis. Les autres ont pris le large. Elles ont envie de relations plus profondes.

Niveau amour, cela me paraît plus compliqué :

Il y a celles qui sont avec le même « depuis toujours ». C’est bien parce que tout a été repensé au moment de la crise de la quarantaine. Et, si on est encore ensemble (c’est rare), c’est que le couple s’appuie justement sur ce que l’on est devenu après 45 ans.

Celles qui ont un nouvel amoureux, il est choisi en fonction de qui elles sont vraiment et de ce qu’elles veulent pour elle. Il insuffle de la passion dans leur vie.

Et, celles qui se sont fait larguées. Elles semblent avoir du mal à passer à autre chose. Et, restent focalisées sur le mari qui est parti, qui a refait sa vie. Elles sont un peu en arrêt sur image.

En fait, je crois surtout que pour bien vieillir, elles ont besoin de se sentir aimées ! »

 

 

Charlotte, 23 ans
Charlotte, 23 ans

 

« La femme de 50 ans a tellement changé! C’est vraiment loin d’être vieux. On ne peux pas dire que c’est jeune, mais, ce n’est pas vieux non plus. Ma grand-mère qui a 70 ans est toujours en jean et en tee-shirt. Elle est super belle! Je suis incapable de dire « dame » quand je parle des copines de ma mère. D’ailleurs, il n’y en a pas une que je vouvoie.

Ma mère, je lui pique ses fringues. Mes copains, quand ils la voient, s’exclament : « Waou! ». Certains me disent même « qu’elle est bonne ». Bon, là faut pas exagérer, je n’aime pas que l’on me dise cela. C’est ma mère quand même !

Je ne vois pas trop de clivage, en fait. Je pense qu’il y a une plus grande évolution de 20 à 30 ans que de 30 à 50.

20/30: c’est la dizaine max pression! C’est là que se joue toute notre vie. Perso, pro, surtout pour une fille.

Ma mère, ses copines, ne sont pas plus vieilles qu’à 40 ans. J’ai des amies beaucoup plus vieilles qu’elles. Je les appelle les « monospace, un chien, 4 enfants ». Elles sont chiantes, elles ne bougent pas ! C’est cela être vieux : avoir envie de rien faire à part regarder un dvd avec son copain dans son canapé et se coucher tôt!

Vous,vous êtes super actives! Très modernes. Ma mère a une copine qui court le marathon de New-York. Quand tu la vois, tu ne penses pas du tout à son âge. Vous êtes ouvertes, joviales, vous avez envie de profiter de la vie, de parler de tout et de rien.

Vous n’avez vraiment pas 50 ans dans vos têtes. C’est juste le chiffre qui fait peur. C’est juste le double de mon âge! En fait, ma mère, ses copines sont jeunes. Elles ne cherchent pas à faire jeune. Et, c’est cela toute la différence. »

 

 

Olympe, 24 ans.
Olympe, 24 ans.

 

 

« Mon image, c’est ma maman. Mais, j’en connais aussi qui sont très différentes d’elle. En fait, il y a celles qui sont modernes, qui font très attention à elles. Des femmes qui ne sont pas uniquement devenues des mères. Qui ont aussi continuer à avoir une vie à elles. Elles n’ont pas, comme les « femmes d’avant », tout centré sur leur famille. Elles sont hyper dynamiques. Et, dans le boulot, elles sont peut-être moins « punchy » que les jeunettes. Mais, elles compensent par l’expérience. Elles vont à l’essentiel. Elles savent qu’elles n’ont pas besoin d’en faire 15 tonnes. Les erreurs, elles les ont déjà faites! 

Ma mère, parfois elle me fait rigoler. La première fois qu’elle m’a répondu LOL à un sms, ça m’a fait marrer. Maintentant, je trouve cela normal. Vous vous faîtes vraiment influencé dans le language. Vous dîtes toutes « kiffer ». Ce n’est pas choquant, c’est drôle.
Niveau fingues, je trouve qu’il y a vraiment un look « générique » de la femme de plus de 45 ans moderne. Vous êtes un peu toutes habillées de la même façon. Les pantalons slim, le leggings avec une tunique, le petit tricot à même la peau, le jean boy-friend, les pulls fins en cachemire… Que vous vous appropriez des modes de jeunes ne me choque pas du tout. En revanche, attention à la faute de goût genre le leggings avec des Hugg (ou alors juste pour aller acheter du pain à la boulangerie le dimanche). Attention aussi au trop serré, au sexy à outrance. À une jeune, tu lui pardonnes si elle tente des effets qui ne passent pas. Après 40 ans, tu ne peux pas faire des erreurs. Tu es censé les avoir déjà faites. »

 

 

Celia, 21 ans.
Celia, 21 ans.

 

Plus de 45 ans, comme cela me parait loin. C’est un « monde » où l’on a des enfants, un job… Si différent de celui dans lequel je vis aujourd’hui. J’arrive à peine à m’imaginer à la trentaine! En fait, quand on ne sait pas trop où l’on va perso et pro, on a du mal à se projeter dans un âge synonyme de vie installée. Mais du coup,  j’aime bien essayer de deviner l’âge de certaines femmes. Quand elles me donnent envie d’être comme elles au même âge.

Je bosse dans une boutique et j’en vois beaucoup des « mères ». Il y a en quand même plein qui ne font plus du tout attention à leur façon de s’habiller, qui sont mal coiffés…. Trop de laisser aller. Ceci dit, ce n’est pas top non plus d’en faire trop. Je connais une femme qui s’habille comme nous, qui parle comme nous, qui quand elle fait des soirées invite les potes de sa fille… C’est trop bizarre. Ce qui est bien, c’est de prendre soin de soi, d’être toujours à la pointe de la mode et coquette. Mais, il ne faut pas trop copier les codes de la jeunesse.

Ma mère n’essaye pas de faire 15 ans. Je pense qu’elle sait de façon assez naturelle ce qu’elle peut faire ou pas. Il faut faire des efforts pour être jolie, pas pour faire plus jeune. »

 

 

Julie 20 ans.
Julie 20 ans.

 

« 45/50 ans, ce n’est pas vieux! Pour moi, vieux, ce sont mes grands-parents qui le sont. C’est après 75 ans.

Je ne me pose pas trop la question de savoir quel âge ont les femmes que je rencontre. Mais, j’ai l’impression que la cinquantaine est un bel âge. Les enfants sont grands, on a plus de liberté, moins de contraintes. Tu peux retrouver une certaine légèreté.

Si elle est active, si elle bouge, si elle sort, je la trouve « jeune ». Cela ne me choque pas qu’elle ait envie de sortir, de danser, de s’amuser, de porter des décolletés. Au contraire, je trouve cela bien. Oui, c’est vraiment une question de style de vie. Il y des femmes qui font déjà vieilles bien avant 40 ans. Si elles s’habillent de façon trop classique.  Ou si aucun vêtement ou détail ne se fait remarquer. C’est dommage de « vieillir passe-partout ».

Moi, cela me plait d’avoir une mère qui court les soldes avec moi, qui va à la gym, à la danse. Elle a l’air bien, heureuse, épanouie. Je trouve ça sympa pour elle.

Je ne suis pas contre faire un peu de chirurgie esthétique. Enfin, des petites piqûres par ci par là. Il ne faut pas être dans l’excès. Comme on peut voir dans certains reportages télé. Ou comme les cougars. C’est vulgaire. Oui, une femme de plus de 45 ans qui en fait trop, c’est vulgaire! C’est en plus dommage, car souvent, elle s’enlaidit à vouloir faire jeune à tous prix. Alors que si elle faisait son âge, elle serait certainement plus belle. »

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Les bouffées de chaleur, c’est mieux en été?

Voici, ma troisième  » rediffs de l’été ». C’est un de mes premiers articles en juillet 2013 .

L’été, la belle saison des pré et des ménopausées?

 

 

soleil

 

Nous ne sommes pas plus à l’aise avec la chaleur, mais, on passe moins pour une dingue si on se balance la moitié du bac à glaçons du rosé dans le décolleté.

L’hiver, le risque de « coming out  » est permanent. La gent masculine peut se montrer assez surprise, alors qu’il fait moins 2 dehors, quand subitement, en plein resto, on arrache son Z&V cashmere demi -fil  (petite vengeance perso sur la rapport qualité/prix de cette marque) en pestant: « Mais, ils sont malades de surchauffer comme ça ». Et, se retrouver en tee-shirt minable parce que l’on n’avait pas prévu le coup.

 

ichaleur

 

Une autre angoisse bien hivernale : la bronchite.  Quand vous sentez monter cette irrépressible crise de toux…  Où il n’y a plus qu’à serrer les fesses et contracter son périnée.

Oui, l’été, c’est mieux. On peut toujours aller (dans les deux cas) courir piquer une tête, même dans le Finistère Nord,  pour se soulager…

Si nous sommes une génération qui ne cache plus (trop) son âge. La ménopause reste encore assez taboue. Dire à son mec : « Chéri, bientôt plus de menstrues ». Pas top glamour. Encore l’image dans notre imaginaire collectif de : « Chéri, je ne sers plus à rien, je ne suis plus une vraie femme. Jette moi ! Va en chercher une plus jeune en état de marche.  »

 

poubelle

 

Depuis à peu près mes 45 ans, la question me stresse. Pourquoi? Je ne sais pas trop. Je préfèrerais me faire ligaturer les trompes plutôt que de (re)tomber enceinte. À chaque frottis annuel, j’interroge ma gynéco : « alors, alors, c’est pour bientôt? ….Si, si je suis sûre, je n’arrive plus à perdre 100 g. »

Aujourd’hui que le verdict est tombé: FSH supérieure à 25.

Dans le fond, je m’en fous, mais je n’en parle pas.

Sauf à mes trois quatre bonnes copines que j’ai la chance d’avoir depuis près de 30 ans.

 

SEx

 

Que de partage ! Nous avons commencé nos vies de « jeunes filles » par :

« Baptiste, je suis sûre que c’est l’homme de ma vie. Vous croyez qu’il va me rappeler ? »

Puis :

« Désolée, c’est ma belle-mère qui tenait au parme pour la robe de mes témoins. »

« Putain, j’en peux plus, mais il va se décider à sortir ce môme »

« Le tien, il a fait ses nuits à quel âge ? »

Sont venus ensuite les problèmes de baby-sitter, de scolarité, d’ados mal embouchés (pardon pour le pléonasme), de maris queutards (ou plus assez), de familles recomposées et nous voilà, sans rien avoir vu arriver, à discuter du bien fondé ou non d’un traitement hormonal.

 

 

le temps

 

Bientôt, on se fera le pacte du sang : toutes en coloc de vieilles dans le même immeuble ambiance films de Claude Sautet à jamais synonymes « d’amitié qui dure » pour notre génération.

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Age et confiance en soi !

Timide? À mon âge !

Voici une deuxième rediffusion ( d’un post du mois de mars) :

L’autre soir, j’étais invitée à une fête. Youpi !

 

blog femmes 50 ans - blog quinqua - cinquantaine

 

Pas un événement en soi, me direz-vous. Mais, je ne croule plus vraiment sous ce genre d’invitations. Une vraie soirée, une cinquantaine de personnes, qui vont se parler, rigoler, danser…

H-4 : Tétanisée à l’idée d’y aller seule. Je sais que je ne vais connaître quasi personne. J’essaie de rameuter les copines pour m’accompagner. Pas une de libre! J’ai carrément les jetons !

 

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H-2 : J’y vais pas?

H-1 : T’es conne ! Rencontrer des « têtes nouvelles », danser, ça ne se refuse pas. Tu vas regretter.

H : J’y vais. Franchir la porte fut une épreuve.

 

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J’ai 54 ans, j’ai l’impression d’en avoir 14 ! Comme lors de mes premières booms (#situconnaiscetermetuasbienplusde50ans), angoissée à l’idée de rester planter là, à jouer les plantes vertes, d’être la nana loose à qui personne ne parle, qui fait tapisserie (#situconnaiscetermetuasbienplusde50ans). Merde, en 40 ans rien n’a changé!!!

Mais à quel âge elle vient cette putain de confiance en soi? 

Quand je parle de vieillissement autour de moi, quand je lis sur le sujet, beaucoup de personnes disent gagner en assurance avec l’âge, apprendre à se dégager du regard des autres.

????

Et, là gros paradoxe :

Pour revenir sur l’exemple de ma soirée, on ne peut pas dire que je suis rentrée chez moi avec la sensation d’avoir été harcelée de regards dans cette assemblée d’hommes entre 50 et 60 ans.

Vieillir, pour une femme en tous les cas, peut parfois donner le sentiment de tomber dans le domaine de l’invisibilité…

Je devrais être contente.

NOOOON !

Je déteste cette sensation ! Au contraire, cela me met encore plus mal à l’aise. Finalement, je ne m’en rendais pas compte à l’époque, mais « ma jeunesse  » me donnait plus d’assurance en société qu’aujourd’hui.

De la timidité dont on ne guérit jamais?

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Oui, je suis réservée, souvent gênée, parfois parcourue d’un fort sentiment d’insécurité.

Je crains le regard des autres, j’ai souvent l’impression que mes faits et gestes sont observés. Est-ce que l’on me trouver bien habillée, jolie, est-ce que l’on va me trouver intéressante? Etc.

En fait, j’ai surtout peur de ma timidité, peur que justement elle me mette mal à l’aise.

Pffff.

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Et, encore, j’ai de la chance. Je n’ai aucun signe physique, je ne rougis pas. Je suis même plutôt une timide extravertie!

Peur de dire des platitudes. Peur ne ne pas briller?

Encore un paradoxe.

Je crains d’être terne, mais je n’aime pas « m’afficher ». J’envie toutes mes amies blogueuses qui arrivent à se prendre régulièrement en photo (faut avouer que j’ai la photogénie d’une huître, ça n’aide pas).

En fait, je suis surtout une petite « oseuse ». Je manque de culot, d’aplomb. J’admire les personnes dont on dit « quand on leur ferme la porte, elles sont capables de rentrer par les fenêtres ». Moi, quand on me ferme la porte, je file les clefs pour être bien sûre de rester enfermée dehors.

 

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À l’heure où mes ovaires me lâchent, j’aimerais avoir un peu plus de couilles. Que vieillir me permette enfin de dire tout haut ce que je pense tout bas. Et, de ne plus m’embarrasser de ce ce que les autres, eux, peuvent penser.

J’aurais aimé être une extravagante. Alors que je n’arrive même pas à porter un chapeau ( je trouve cela sublime… sur les autres).

Alors, vive ces vieilles comme Debra Rapoport ou Iris Apfel qui osent tout !  Qui en font même un art de vivre,  Bon, il me reste encore une vingtaine d’années pour apprendre à porter des chapeaux farfelus, des lunettes oversize et de gros bijoux très colorés.

Parce que, si bien vieillir, c’est gagner en confiance en soi, ben, pour le moment,  je suis vraiment dans la merde! 

 

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