La gentillesse, c’est sous-cotée ?
La gentillesse, une qualité que l’on regarde souvent de haut. Par moi, la première. Comme beaucoup, j’ai déjà dit, ironiquement, de quelqu’un qu’il était « gentil », pour ne pas avoir la méchanceté de dire qu’il était franchement con.
Plus je vieillis, plus je la regarde autrement. je prends celle-ci en considération. J’ai toujours pensé avoir un « bon fond ». Mais, j’ai aussi un caractère un peu irritable. Cette facilité à m’agacer peut parfois me rendre désagréable. J’essaie de combattre cela. Et, de faire de la gentillesse, une force tranquille.
Mais, au fond, c’est quoi la gentillesse ?
C’est avant tout un état d’esprit.
Une façon d’être au monde en agissant avec bienveillance, attention, respect.
C’est choisir la douceur plutôt que l’affrontement. Être gentil permet de créer une atmosphère propice à l’écoute et au respect mutuel.
C’est ne rien attendre en retour. Mais, elle a un effet contagieux : La gentillesse attire la gentillesse.
En philosophie, elle est une posture éthique profondément humaine.
C’est une preuve d’intelligence émotionnelle. Il faut savoir quand et comment être gentil et comprendre la sensibilité et les besoins d’autrui.
Et :
Ce n’est pas dire oui à tout.
Ce n’est pas de la faiblesse, ni de la naïveté.
Et encore moins de la condescendance.
Être gentil, c’est simplement être quelqu’un de bien !
Gentillesse et attention à l’autre.
Le film Jusqu’à l’aube.
Deux employés d’une petite entreprise familiale souffrent chacun d’un trouble (un syndrome prémenstruel aigu pour la première, des crises de panique pour le second) les empêchant de fonctionner normalement en société et particulièrement dans le monde du travail. Chacun va rivaliser de petites attentions pour s’épauler l’un et l’autre.
Ce film japonais, j’adore le cinéma asiatique, est une ode, pleine de poésie, à l’amitié et à la gentillesse. Il m’a bercé, enveloppé de douceur. C’est d’ailleurs lui qui m’a inspiré l’angle de la gentillesse de ce post.
Les gentils contre les méchants.
Le courage de « tenir » dans un monde en tension.
Une philosophe et une journaliste s’interpellent sur leurs manquements, avant de se retrouver finalement sur une volonté commune d’affronter les obstacles coûte que coûte.
Cette pièce est librement inspirée d’un essai de la philosophe Cynthia Fleury. Le texte est remanié avec la création de dialogues qui apportent de l’humour à un sujet profond sur le courage, celui de l’engagement ou au contraire du renoncement qui peut parfois nous envahir.
6 duos d’actrices vont se relayer jusqu’au 8 mars.
J’ai eu la chance de voir le premier avec Laure Calamy qui a une énergie de dingue. Et Isabelle Adjani…
La voir sur scène, pour la première fois, a réveillé cet amour, cette admiration. C’est Adjani quand même !
Histoire(s) parisienne(s).
Cette expo s’appuie sur 3 recensements de population, réalisés à Paris en 1926, 1931 et 1936. Le XIXème siècle a connu une croissance démographique continue. Le pic de population fut atteint en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis (2 millions en 2025).
Elle essaie de montrer en images à quoi ressemblait la vie des Parisiens il y a cent ans. Qui étaient-ils, d’où venaient-ils (par exemple, en 1926, seulement un tiers sont nés à Paris)? Quel était leur quotidien? … Dans la capitale, la misère et la grande pauvreté sont très importantes. Les logements sont surpeuplés et dénués de tout-à-l’égout, de gaz ou de chauffage (surtout dans l’est). Il y a également la Zone, un vaste terrain situé à la limite des fortifications (dites de « Thiers »). Plus de 40 000 personnes s’y entassent en 1926. Elle sera peu à peu remplacée par une ceinture d’immeubles en briques rouges (habitations à bon marché).
Outre les photos, il y a de formidables enregistrements audio comme celui de Jeanne, concierge, qui évoque le processus de l’allumage du gaz pour éclairer l’escalier. À la nuit tombée, elle devait monter jusqu’au 6e étage, « ouvrir une clé à l’entresol et ensuite, on devait se dépêcher de monter, de mi-étage en mi-étage, pour allumer, un à un, chaque bec de gaz ». Sa loge mesurait environ 9 m2 et elle y a vécu avec son mari et leurs deux enfants.
Cette expo se termine bientôt, foncez si vous en avez l’occasion.
Allez je vous laisse sur ce proverbe japonais pour tenir jusqu’au mois de mai:
« Un mot gentil peut réchauffer trois mois d’hiver ».
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Toujours très sympas vos posts.
Merci
Merci beaucoup. Virginie