About virginie

“Je sais peu de choses. À 73 ans, j’ai juste acquis ce qu’il faut de sérénité pour conclure tardivement : la vie est plus simple qu’on le croit.” 

Voici ce que cherche à nous transmettre PERLA  dans son nouvel ouvrage:  Ce que la vie m’a appris (Flammarion).

Quel plaisir de rencontrer cette belle femme toujours de blanc vêtue, un vrai moment de grâce, d’intelligence et de bienveillance.

Perla Servan-Schreiber, après une carrière dans la publicité, relance avec son mari Jean-Louis (journaliste et essayiste) le magazine Psychologies en 98 avec le succès que l’on sait, puis ils créent Clefs en 2010.

Depuis quelques années, les deux époux ont décidé de lever le pied et de se consacrer chacun à l’écriture.

Et, aussi à la cuisine pour Perla. (Elle a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet dont Et, nourrir de plaisir en 1996  ou La cuisine de Perla en 2015)

Cuisiner, c’est de la joie, de la concentration. La nourriture est quelque chose de sacrée – on a besoin de sacré dans sa journée. On cuisine des aliments qui viennent de la terre, du travail humain. Je me sens “le devoir” de les préparer de la meilleure façon possible. S’attabler ensemble ensuite, c’est du partage. Cela fortifie les liens. 

Cuisiner, bien manger, partager… Voilà ce qui est, pour Perla, la base de l’équilibre et du bonheur.

Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est d’avoir un bel ordinaire. 95% de ce que nous faisons dans la vie se répète. Ce sont ces gestes quotidiens qui sont vitaux. Y porter de l’attention, du cœur change totalement la vie. C’est aussi par ces gestes que l’on prend soin de soi. Le corps est précieux. Il faut qu’il puisse bien “tourner” pour le plaisir de rester vivant et entouré.

“Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester.” Perla cite ce proverbe indien dans son livre. Mais la “grande découverte” de Perla, celle qu’elle veut absolument transmettre. Et qui a eu une vraie résonance en moi. Je me répète régulièrement cette phrase telle un mantra depuis notre rencontre :

 La vie est plus simple qu’on le croit.

Simple ne veut pas dire facile. On ne maîtrise pas ce qui nous arrive. Il y a forcement des malheurs, des maladies. On ne peut pas trier le bon et le mauvais mais on peut être mieux équipé pour les affronter. Il faut être dans l’acceptation. Qui ne veut pas dire résignation. L’acceptation c’est entendre et faire sienne une information. Ce qui permet alors d’être dans l’action. Si on n’est pas dans l’acceptation, on se met dans une posture d’insatisfaction. J’aime beaucoup cette citation d’un sage indien : Vivre, c’est être dans l’acceptation joyeuse de la réalité. 
La notion de joie est fondamentale. Elle se cultive face aux circonstances de la vie. Savoir rire est souvent la seule réponse à apporter à ce qui nous arrive. Mais une fois de plus, il ne s’agit pas de se résigner.

Se résigner, c’est baisser les bras. Accepter, c’est lever les bras et avancer.

 

 

le livre de Perla Servan-Schreiber

 

Alors pour clore ce post, parmi tout ce que j’ai lu depuis quelques jours sur Jean d’Ormesson, j’aime vraiment quand il dit préférer la joie, le plaisir au bonheur.

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Le froid qui s’installe, de la philosophie et de la feel’ osophie… alors que quelques flocons de neige  tombent sur Paris : ma dernière quin(qua)zaine de novembre.

Couleurs de l’Avent : vert, rose poudré et grenat.

 

 

Bonne humeur !

J’adore l’idée !

Après la psychologie positive : la cosmétique positive ! Et anti-âge. D’ailleurs, pour aller au bout de leur positionnement, Dermapositive devrait parler de pro-âge. Pour ne plus nous parler de lutte contre les années mais  d’accompagnement.

Ce sérum, avant de “sublimer” ma peau, va stimuler ma bonne humeur par le biais de l’olfactologie. Je chauffe 2/3 gouttes au creux de mes mains, je les hume quelques instants, puis je me les applique sur le visage.

 

 

Là, je teste Réveil pétillant (quel joli nom), sérum anti-âge aux notes de romarin du Maroc. Mais, il y a aussi Harmonie féminine, Nuit de rêve, Plaisir des sens… 

Une expression à la con!

“Une femme entre deux âges“. J’ai lu cela dans la presse pour décrire le rôle de Karin Viard dans le film Jalouse. Pour qualifier La femme de 50 ans.

Ca veut dire quoi? On n’est plus bien défini ? En stand-by entre la jeunesse et la vieillesse? Alors, qu’au contraire, si on se fie à la définition de maturité, nous sommes arrivés à notre complet développement.

Entre 2 âges… J’ai l’impression d’avoir le cul entre deux chaises, et que l’on veut (me) ménager la chèvre et le chou pour me mettre entre la poire et le fromage.

 

Série :  US vs Paris

This is us (saison 2). 

Sur Canal + Séries.

 

Mais que je les aime les Pearson ! Cette fratrie de 3. On les voit évoluer aujourd’hui dans leur vie d’adultes. Et, on comprend ce qui les a construit  grâce à des flash-backs dans leur enfance dans les années 80.

J’avais adoré la saison 1. Tout autant de plaisir à suivre cette nouvelle saison. C’est simple, sans violence, sans grands effets… la vie quoi? Big up au couple formé par Kate (Chrissy Metz) et Toby (Chris Sullivan).

 

Paris etc. 

Sur Canal +

J’ai juste vu pour le moment les 3 premiers épisodes (j’aime bien “attendre” chaque semaine ma dose et ne pas tout regarder d’un coup).

J’en suis encore, du coup, à la mise en place des 5 personnages féminins – traduction : j’attends que cela démarre !-. Mais, j’aime bien ces 5 femmes. Elles nous parlent de nous, même si elles sont issues de générations et de milieux différents. L’écriture de Zabou Breitman est à la fois drôle et pleine de mélancolie. Et en tant que VRAI parisienne – j’y suis née et n’en partirai jamais- j’apprécie que l’on soit loin de la caricature de la Parisienne tendance “de la Fressange”.

 

 

 

 #TrucDeVieux.

Ma fille (18 ans) s’est vraiment moqué de moi quand elle m’a surprise, signant de mon prénom un message sur Facebook

“- Y’a que les vieux qui font cela. La personne sait que c’est toi qui lui envoie ce message.

– Oui, mais je trouve cela plus poli ! “

J’ai aussi dit l’autre soir, à un dîner,  feuilleton au lieu de série !

 

Un peu de philo.

Comme régulièrement,  j’ai assisté aux Lundis Philos de Charles Pépin au MK2 Odéon.

Ce lundi-là : Peut-on regarder la vie dans les yeux? 

 

Ce que j’aime chez Charles (outre son intelligente sexytude) est qu’il soit capable de s’inspirer d’une chanson de Benjamin Biolay pour construire ses interventions. Dans le cas présent:

“La vie n’aime pas qu’on la regarde dans les yeux.” ( Volver)

Vaste question…Qui revient, pour Charles, à se demander si on peut regarder la vérité en face. Non. Car les représentations que nous nous faisons de la réalité nous empêchent en fait de la voir telle qu’elle est. Le rôle de la philosophie est alors de nous apprendre à voir la vérité avec les yeux de l’esprit.

La seule vérité de la vie qu’il faut regarder dans les yeux : être parfaitement conscient que nous ne sommes pas complets, que nous sommes dépendants et fragiles, que nous avons besoin d’amour(s). C’est cela qu’il faut regarder au fond de soi.

On doit, sans illusion, admettre que la vie est absurde, souvent injuste, mais qu’elle est belle quand même.

 

In Matures à la une.

US vs France (égalité) 

Un ciné.

Le brio d’Yvan Attal.

J’y suis allée avec ma fille (oui, celle qui me traite de vieille). Même couple générationel que celui formé par Daniel Auteuil et Camélia Jordana (excellente).  Je suis quand même beaucoup plus cool  (et plus jeune) que ce professeur d’université qui, pour ne pas être accusé de racisme, doit coacher son étudiante pour des concours d’éloquence.

Ok, le film réunit pas mal de clichés, mais franchement ça fonctionne quand même très bien. Nous y avons passé, mère comme fille, un très bon moment.

 

 

Un concert au ciné.

L’idée est assez étrange. Mais, je ne pouvais pas râter la diffusion en version restaurée et son mastérisé du concert mythique de mon dieu Prince. De la tournée Sign o’ the times de 1987. J’y étais à l’époque à Bercy. Dans le ciné, les spectateurs ont essayé de se comporter comme un vrai public de concert : chants, applaudissemnts, briquets… Mais, bon l’ambiance n’y était quand même pas complètement. Mais génial de voir tous les détails d’un concert aussi culte que celui-ci !

 

 

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Frédéric (50 ans) est photographe, Sandrine (48 ans) diplomate. Ils viennent de créer ensemble ISLAND SPIRIT qui ouvre l’œuvre photographique au “grand public”. Ils y proposent une large collection de photographies réalisées par Frédéric à l’occasion de reportages destinés à la presse magazine ou dans le cadre de projets d’expo. Avec une identité spécifique, une certaine vision du monde :

” … l’homme à l’écoute de son environnement , en accord avec une nature gratifiante, source de bienfaits et d’émerveillement.”

(Un bon plan pour Noël en fin d’article)

 

 

 

Pour vous les présenter, je me suis amusée à inverser mes portraits habituels. C’est à Frédéric que j’ai demandé de répondre aux questions Agitude de Sandrine et à Sandrine de répondre à celles Des hommes aussi pour Frédéric

 

Alors, une femme vue par son homme. 

 

 

 

Comment décrieriez-vous son look? 

Une élégance sobre. Elle n’est pas dans l’excès, les effets de mode. Elle a une vraie envie d’être élégante tout en attachant une grande importance au côté pratique des vêtements. 

Sa routine pro-âge? 

Depuis 3/4 ans, Sandrine est très attachée au sport. Elle pratique la natation 2 à 3 fois par semaine. Elle fait également très attention à notre alimentation. Elle privilégie le bio. Nous avons la chance de vivre à Saint-Malo où il y a beaucoup de produits locaux excellents.
Je ne pense pas qu’elle soit très “crème”. Cela m’étonnerait qu’elle croit en leur efficacité et elle se méfie de leur coté chimique.

Ce qui l’angoisse le plus est d’avoir les cheveux blancs. Pour elle, ils signifient le vrai coup de vieux ! La plupart de nos amis lui disent qu’elle ne change pas. Je crois que c’est parce qu’elle est toujours bien brune et qu’elle garde le même poids.

Ce qui la gène le plus dans son âge? 

C’est probablement liée à notre fille. Elle a 15 ans. Et, elle partira probablement de Saint-Malo, après son bac, faire ses études. Elle va se retrouver sans enfant à la maison à à peine 50 ans.

Et, sa vue qui baisse est quelque chose qui la travaille beaucoup.

 

Et, un homme vu par sa femme. 

 

 

Ça lui fait quoi d’avoir 50 ans? 

Pas grand chose, je pense. Je le connais depuis 17 ans. Je le trouve même plus serein aujourd’hui.

Peut-être que l’approche de la cinquantaine lui a donné l’envie de se lancer dans ce nouveau projet qu’est Island Spirit. Je ne pense pas que son âge ne le gène ni pour se lancer dans de nouvelles aventures, ni pour faire de nouveaux voyages.

Ce qui l’ennuie le plus est la perte de cheveux. Il préférerait certainement avoir des cheveux blancs !

Sa définition du bien vieillir?

Surtout rester le plus mobile possible en restant en forme physiquement. Ce qui implique de faire du sport et bien se nourrir. Et, toujours avoir l’envie de faire des choses. Quand il voit des gens en forme qui ne font rien, qui n’en profitent pas, il trouve cela dommage.

Hommes/femmes : même combat?

Je pense qu’il est encore capable de trouver une femme mûre séduisante :). Au fil de nos voyages, on rencontre souvent des expats d’un certain âge fiers d’avoir à leurs bras des femmes beaucoup plus jeunes. Il craint qu’ils soient bien naïfs.

Les femmes aujourd’hui vieillissent tout aussi bien que les hommes parce qu’elles s’entretiennent. C’est un fait. En revanche, si les cheveux gris ne le dérangent pas chez les hommes, il est un peu moins emballé pour les femmes.

BON PLAN NOËL

Pour vous faire découvrir les trésors d’ISLAND SPIRIT (www.islandspiritphoto.com) Sandrine et Frédéric vous offre les frais de ports et 15 % de réduction sur l’ensemble du site avec le code KC8MZ7HL.

Et, n’hésitez pas à  les encourager en likant leur page Facebook. 

 

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Femmes, je vous aime !

Quel plaisir de vous présenter ces 2 artistes qui placent la femme au cœur de leur démarche artistique! Je vous parlais de Rock&Roll Agitude dans mon post précédent, elles en sont une bonne illustration. You’re rock, girls !

 

Pascaline, 53 ans. 

 

 

 

Pascaline Rey travaille sur le thème de l’identité féminine et de la sensorialité.

“La façon dont le corps de la femme est appréhendé par la société est le siège de la domination masculine. La petite fille grandit dans le regard de l’autre, la femme finit par avoir un regard extérieur sur son corps. Ce qui m’intéresse est de montrer des parties du corps. Car, revenir au sensoriel, c’est sortir du fantasme.”

Même si depuis toujours passionnée par la sculpture et la danse contemporaine, Pascaline n’a jamais pensé à faire une école d’arts. Elle a choisi le droit et une carrière de DHR high level à l’international.

“À 45 ans, je me suis posée la vraie question: la prochaine étape, c’est quoi? Alors, j’ai pris une année sabbatique. Je faisais régulièrement entre deux jobs. Mais là, j’ai su que cela serait définitif. “

 

 

 

Son site.  

Pascaline est actuellement exposée à Paris à la galerie Valérie Delaunay ( Le Paradoxe du cartel). Et, le sera à Barcelone du 16 décembre au 18 février ( “Première fois” à la Galeria Dupressoir).

La vie d’une artiste comme Pascaline est faite de projets. Le nouveau : Les mues. Elle travaille sur le thème : “Je change de peau”. Elle cherche d’ailleurs des personnes volontaires pour mouler la ou les parties de leur corps qu’elles n’aiment pas. Vous pouvez lui laisser un message sur sa page Facebook. 

 

 

“Ce changement de vie m’a apporté un équilibre de vie de dingue. Je travaille avec beaucoup de jeunes. J’admire leur énergie, leur culot. C’est une génération de conquête ! Pour se faire une place dans ce marché de l’art contemporain, il faut pouvoir être partout pour développer son réseau. J’ai plus de mal. En revanche, mon âge m’apporte une vrai indépendance d’esprit. Je suis devenue moins conformiste. Toute ma vie, je me suis sentie “trop étroite”. Aujourd’hui, je me sens sur le chemin de la liberté. J’ai en fait mis beaucoup de temps à m’extraire de ce que l’on attendait de moi.”

Inutile de vous préciser que Pascaline n’a pas choisi une voie artistique facile. Alors, parallèlement, elle organise des événements artistiques et développe une gamme de bijoux : De Maarse.

 

 

 

Frédérique, 47 ans. 

 

 

 

“T’es trop vieille!”

“J’avais rencontré un mec qui avait 5 ans de moins que moi. On s’entendait super bien, vraiment sur la même longueur d’ondes. Mais alors que j’essayais de donner une tournure amoureuse à notre histoire. Il m’a dit qu’il ne pouvait pas coucher avec moi, qu’il me respectait trop et que compte tenu de mon âge, une histoire entre nous n’était pas envisageable. Il se désolait que l’on ne se soit pas rencontré 10 ans plus tôt??? Mais moi, je ne m’étais jamais rendue compte que j’avais 47 ans. Alors tout à coup, je me suis sentie laide, vieille, ridée… Je devenais la bonne copine que l’on ne veut plus sauter.”

Mais Frédérique Barraja est une artiste.

Elle a commencé comme photographe de cinéma. Puis, a participé à de nombreuses publicités tout en développant des projets plus personnels comme Stars et leurs enfants (Paris Match) ou  Les branleuses (Une expo et un court métrage pour Canal +).

Alors, cette “blessure narcissique” elle a décidé d’en faire “quelque chose”. Cela sera Fuck you Kris. 

“J’ai fait une série de photos, en tant que modèle et photographe, pour exprimer ce sentiment d’avoir été mise au placard, laissée au bord de la route. Et décider d’en faire une exposition en amenant avec moi d’autres femmes, d’autres artistes se relevant d’une rupture douloureuse.”

 

 

Pour pouvoir mener son projet à bien, Frédérique fait appel à Ulule, plate-forme Internet où des projets créatifs et solidaires sont financés avec le soutien d internautes. Alors, si vous voulez lui filer un petit coup de pouce, c’est ici. 

Frédérique vient également de réaliser un court métrage très réussi : Comme un envie. Et, travaille aujourd’hui sur son premier long.

 

 

 

Et pour la petite histoire, aujourd’hui Frédérique est très heureuse dans les bras d’un homme de 38 ans.

 “Il aime la femme que je suis devenue, aujourd’hui. En, fait, il y a 10 ans, j’étais une vraie conne :)”

Compris Kris ?

 

 

 

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J’ai, quelque part au fond de ma tête, l’idée que vieillir, c’est devenir trop “raisonnable”. Et finalement, ce qui me ferait vraiment peur, c’est de me faire chi…

Car “Tout ce qui est sérieux me fait peur” (Lofti Akalay).

Et n’utilisons-nous pas le terme “vieux con” pour désigner tout ce qui n’est pas cool?

Moi, je veux rester cool. J’ai peur de commencer à avoir peur de tout, de ne plus jamais oser traverser en dehors des clous.

Ces petits questionnements me sont venus à la découverte du nouveau titre de Catherine Ringer, Senior, présenté dans mon post précédent.

Quand j’ai réalisé que Catherine Ringer avait 60 ans. Cette nana qui incarne à mes yeux Ma génération “sex, drugs et rock&roll”. La moitié des Rita Mitsoukou ne pouvait pas être aujourd’hui une “dame âgée”. Rangée?

Une génération avec une adolescence glorifiant le spleen, biberonnée à Lautréamont (” Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. Ça m’étonne… je croyais être davantage !”) et bercée par les Sex pistols (NO FUTURE !)

Une génération un peu “borderline” qui a vécu dans l’excès parce que justement elle ne pensait jamais vieillir.

Comment accepter aujourd’hui d’aimer les mots fléchés en sirotant de la verveine? Ok, ce que je viens d’écrire est très cliché, mais vous voyez ce que je veux dire. D’ici quelques années, même le ski alpin sera devenu un sport extrème !

 

 

Heureusement, nous entrons de plus en plus dans une ” flat-age society”. Les différences générationnelles s’aplatissent. Les segmentations démographiques se font plus sur les goûts, les habitudes de vie que sur les âges. Bref, on peut vieillir dans son 501 et aller écouter ses idoles (également devenus vieilles alors qu’à une époque on ne donnait pas cher de leur peau.) dans  les plus grands stades de France. De plus en plus de seniors ont des comportements qui font paraître les générations précédentes conservatrices.

Bref, vieillir ok , mais en gardant une “rock attitude”,  le meilleur des anti-rides !

  • Une certaine nonchalance. Un regard toujours un peu distancié posé sur la vie. Continuer à ne pas se  prendre trop au sérieux.
  • Essayer de dompter ses peurs. À commencer par celle de l’imprévu.
  • Ne pas (trop) se soucier des conventions. Vieillir, c’est aussi peut-être enfin la chance de s’en libérer, de moins se soucier du regard des autres.  “Un homme a réussi sa vie s’il se lève le matin, va se coucher le soir, et fait ce qu’il veut entre les deux” (Bob Dylan). Voilà en fait une bonne façon d’envisager ses années senior ! 
  • Ok, la rockitude est souvent liée à l’excès, à des comportements à risques. En arrêtant de fumer (8 semaines youpi), j’ai parfois l’impression d’avoir abandonné le dernier bastion de ma rebellitude. Mais même Mick Jagger s’est mis à 3 heures de sport par jour pour pouvoir toujours sautiller de satisfaction ! C’est sûr, les soirées arrosées au Perrier/rondelle, c’est moins glam, mais le réveil moins douloureux. Si je veux une vieillesse qui me corresponde, joyeuse, active, audacieuse, créatrice… il faut prendre soin de la machine. C’est finalement, cela le plus important.

Alors, comme le chante Catherine Ringer :

Comme la partie dure

je la joue plus apaisée

Comme le temps s’accélère

je dois conduire mieux. »

 

Tout en essayant de continuer à traverser en dehors des clous.

 

 

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Déjà Noël au Galeries Lafayette (les boules) !!!

Encore de l’Inde, de la muscu high tech… et le sens de la fête… Ma deuxième quin(qua)zaine d’octobre.

Once in a lifetime !

Je vous ai narré ma cure ayurvédique ici et là.

Je voulais aussi vous raconter ce moment si intense. 

Je suis partie au bout du bout de l’Inde, à la pointe au cap Comorin. Un des lieux de dispersion des cendres de Gandhi. Tous les jours, une foule d’indiens vient “célébrer” le lever du soleil dans une atmosphère joyeuse mais recueillie.

 

 

Puis va se baigner nettoyer son mauvais karma là où se rejoignent l’océan indien, le golfe du Bengale et la mer d’Arabie.

 

 

INOUBLIABLE !

Bilan post cure : 3 semaine après.

En fait, j’ai l’impression d’avoir fait un reboot.

J’ai une très nette amélioration de ma qualité de sommeil. Beaucoup moins de cauchemars (d’ailleurs, je trouve que je dors trop!)

Je ne fume toujours pas et j’ai peu grossi ( je vis dans la terreur permanente de me jeter non sur un paquet de clopes mais sur un paquet de croco Haribo.)

J’ai vraiment une mine reposée et une vraie amélioration de mon teint.

Je ne bois que de l’eau chaude avec du gingembre pendant les repas.

J’ai doublé la part des légumes et des fruits dans mon alimentation.

J’ai beaucoup plus d’empathie et de bienveillance pour ma carcasse, bien décidée à mieux en prendre soin.

 

Achat :

Alors qu’effectivement les premiers pères Noël en chocolat envahissent déjà les rayons de nos supermarchés, pas mal de boutiques profitent de cette période pour faire des promos :

 

 

Eram : 48€ (promo 30%)

De la muscu high tech :

Chez MY BIG BANG, la promesse est dingue ! Surtout pour les flemmardes comme moi : faire l’équivalent de 4 heures de sport en 20 minutes.

C’est une méthode d’entraînement avec la technologie “Miha Bodytec”. Une électro-stimulation globale (tout le corps) et active (accompagnée d’une contraction musculaire volontaire). Il permet de stimuler 8 groupes de muscles simultanément sur une courte durée.

On arrive, la coach vous équipe (tee-shirt et collant, gilet et liens pour les bras les jambes, ceinture… ) et des électrodes un peu partout. Ensuite, on se place devant l’appareil. La coach vous branche, ajuste les intensités pour chaque groupe musculaire et vous propose quelques exercices très simples. Elle est en permanence avec vous et ne s’occupe jamais plus de 2 personnes à la fois.

 

 

 

Le lendemain de la première séance (adaptation), pas vraiment la sensation d’avoir fait 4 heures de sport (d’un autre côté, cela ne m’est jamais arrivée) mais j’ai vraiment senti que mes muscles avaient travaillé, surtout les abdos.

Deuxième séance (on y va vraiment): je retire le mot flemmarde de ce début de paragraphe. J’en ressors “lessivée” avec vraiment le sentiment d’avoir brûler de la calorie (youpi). Vraiment intense ! Et effectivement quelques courbatures (surtout aux fessiers) les deux jours suivants.

2 salles à paris, d’autres devraient voir le jour dans toute la France. Différentes offres d’abonnement à voir ici. La séance découverte est offerte.

Expo :

Le très agréable musée Maillol accueille jusqu’au 21 janvier une soixantaine d’œuvres du Pop Art américain de l’après guerre et du début des années 60 à la fin des années 70 (de la collection du Whitney Muséum of American Art de New York).

 

 

Un american way of life revisité par les plus grands représentants du Pop Art (Roy Lichenstein, Tom Wesselmann, Andy Warhol…) et des moins connus (en tous les cas de moi).

2 représentations de mon icône absolue : Marilyn Monroe.
Avec un tableau de Warhol et un autre de Rosalyn Drexler (Marilyn pourchassée par la mort).

In Matures à la une.

Enfin de plus en plus de visages ridés (et de cheveux blancs ) dans nos magazines. Alors, un petit  hourra pour cette pub Vichy.

 

On a quand même le sentiment que le secteur du soin devient plus bienveillant à notre égard. Avec un discours moins anxiogène sur le fait de vieillir. Cet été, le magazine américain Allure a même décidé de ne plus utiliser le terme anti-âge. Sa rédactrice en chef (Michelle Lee) déclarant : “… en utilisant ce concept, nous renforçons le message que vieillir est une condition qu’il faut combattre.” (Lu dans Grazia).

Ciné :

Un petit plaisir à ne pas bouder : Le sens de la fête d’Eric Toledano et olivier Nakache. 

 

Une organisation de mariage coordonnée par Jean-Pierre Bacri. Le chef d’orchestre d’une bande de personnages/acteurs plus savoureux les uns que  les autres (Gilles Lellouche, Eye Haidara, Jean-Pierre Rouve, Vincent Macaigne… )

Senior, j’adore

Catherine Ringier a 60 ans. LA Catherine Ringer des Rita Mitsouko. Je trouve cela dingue !

Ça la fait plutôt marrer !

 

 

 

” Comme le temps s’accélère, je dois conduire mieux.”

 

 

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Ayurveda, Inde et arrêt tabac… La suite.

Comme votre impatience suite à mon premier post relatant cette expérience de dingue m’a fait plaisir ! Je l’étais tout autant de vous raconter la fin.

Alors J 2

Je précise que chaque “protocole de soins” est répété sur 2 jours et dure à peu près 2 heures.

ABHYANGAN + SHIRODHARA + THALAM.

ABHYANGAN : je l’ai déjà expliqué ici, c’est le massage “basique” aux huiles.

SHIRODHARA : des huiles médicinales chaudes sont versées de manière continue sur le front à l’aide d’une espèce de chaudron percé d’un trou au milieu.

C’est l’extase totale. Je m’entends ronfler. Je ressors de là avec la banane. Un large sourire genre “peace &love”.

 

THALAM : Un mélange de poudre et d’huiles est appliqué sur le crâne (sur la raie du milieu).

Point “clientèle

Bon, je sens que je ne vais pas parler à grand monde. Beaucoup de russes bling bling (alors que tout le monde se balade en peignoir, le cheveu archi gras). Une se fait même bronzer quasi en string à 4 pattes pour ne pas avoir la marque blanche du pli des fesses. Je trouve ce comportement pas très “ayurvédique”.

Assez rapidement, je me parle à moi-même. “ Ha tiens, je vais aller nager 30 minutes, moi.” “ Bon, ben, je vais me refaire un petit thé.”..

Je vais quand même finir par partager mes repas avec Terry, une suisse allemande.

Point clope

Je vais le dire une fois pour toutes : le manque est présent à chaque instant. Et, en même temps, je n’ai pas envie de prendre une cigarette (merci l’hypnose).Et, heureusement, j’ai une cigarette électronique qui m’empêche de me bouffer les mains.

J 4

ABHYABGAM + ELAKIZHY + KASHYADHARA

J’aurais ce protocole sur 3 jours.

ELAHIZHY : des feuilles de plantes et des poudres sont empaquetées dans des petits sacs en coton. Et, mes 2 thérapeutes, Bindubinu et Sunitha me tamponnent fermement tout le corps pendant près d’une heure.

 

 

KASHYDHARA. Des litres de “medecine water” chaudes sont déversées sur tout ton corps. J’ai une vraie sensation de “grand nettoyage”.

Point zénitude.

Mais comme j’ai du mal à vraiment apprécier l’instant présent ! Incapable de rester en place. De profiter. Suis obsédée par l’idée de trouver “des trucs sympas” à rapporter d’Inde. Des tissus, des bijoux, des pashminas… Je m’énerve. Je trouve mon cas désespéré et désespérant.

Point bouffe.

J’ai toujours adoré la cuisine indienne mais plutôt obédience butter chicken et cheese naan.
Bhindi Jalfrezi, red spinach thoran, carrot copper penny salad, dal abrak, cabbage fugath… où l’art d’accommoder une multitude de légumes. Une cuisine 100 % végétarienne. Bourrée d’épices qui ont une importance fondamentale en ayurveda. Je me suis vraiment régalée. Une explosion de saveurs à chaque repas.

Ce qui m’a le plus manqué : boire frais. Totalement déconseillé par la médecine ayurvédique. Il faut boire à température ambiante ou encore mieux chaud. Je décide de me mettre à l’eau chaude au gingembre qui aide à une meilleure digestion.

J 7 : Le cleaning day !

La veille, mon médecin me prévient :

” Demain, on va vous apporter une boisson à 7 heures du matin. Et, je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas bon.”

Puis, avec un petit sourire entendu, elle conseille de passer la matinée tranquille sur ta terrasse (= ne pas trop t’éloigner des toilettes de ta chambre). Et de boire 2 litres d’eau chaude.

Alors, effectivement quand ÇA arrive au petit matin, tu sens que la journée ne va pas être des plus agréables.

 

 

Et, elle ne l’a pas été. C’est vraiment immonde à avaler (genre comme de la boue). Et, je vous passe les détails, mais vraiment, je me vide. J’ai le droit de déjeuner et de dîner mais sans fruits ni crudités. Je vais me sentir faible et nauséeuse toute la journée.

Point touriste

Au bout de 4 jours, je vais prendre parfois prendre un Tuk-Tuk ou un taxi pour me balader. Ma découverte de cette partie de l’Inde prendrait plus qu’un simple post pour vous en parler. Mais, je n’avais jamais vu un pays qui ressemble à l’Inde. Elle est unique. Elle est fascinante. Il y règne une atmosphère indescriptible. 

 

 

J 8

UDHWARTHANAM + ABHYANGAM + NASYAM.

Bindubinu s’écrie “slim, slim ” en me voyant et en me touchant le ventre. Je l’aime d’amour !

UDHWARTHAM : massage avec des poudres tièdes pendant 45 minutes. Et, je le rappelle, toujours à 4 mains. Ce type de soin est sensé être efficace pour réduire le poids et redonner force et stabilité.

On enchaîne avec un abhyangam, LE massage aux huiles.

NASYAM : Bindubinu avait cueilli quelques feuilles devant la cabine de soins pour préparer une décoction que je vais devoir inhaler. J’aurais ensuite de l’huile versée dans les narines.

Je commence effectivement à me sentir plus légère. Au propre comme au figuré. Je n’ai plus aucun “coup de mou”. Je me sens vraiment au bon endroit au bon moment. En revanche, un truc très bizarre, j’avais apporté pas mal de bouquins, mais incapable de lire. En fait, je pensais vraiment en venant ici réfléchir  à qui suis-je? où vais-je? … Non, je n’y arrive pas. Alors, je me recentre vraiment sur mon corps. Je ressens une réelle envie de lui faire du bien.

Point Yoga.

2 possibilités de cours de yoga : 6H45 ou 17 H. J’ai un peu alterné les 2. Franchement, je ne serais jamais une grande yogi. Je n’arrive pas à vraiment rentrer dans le truc. J’adore l’aspect stretching de la discipline. Le reste m’échappe un peu.

Mais, j’ai pris un pied infini à enchaîner les longueurs de piscine.

J 10

Se balader avec une feuille de bananier sur la tête : fait !

ABHYANGAM + PIZHICHIL + TALAPOTHICHIL + FACEPACK.

PIZHICHIL : Waou ! Ce soin est la combinaison de deux traitements ayurvédiques classiques : l’onction d’huile et la sudation. 15 litres d’huiles chaudes me sont versées sur le corps en essorant des linges régulièrement trempés dans un chaudron. La relaxation est totale ! Un traitement efficace contre les fatigues nerveuses.

FACEPACK: Un très long et agréable massage du visage avec application de masques.

TALAPOTHICHIL : Une pâte est appliquée sur le haut de la tête et maintenue par une feuille végétale. Faut la garder au moins 1 heure.

 

 

J 12

NJAWARAKIZHY + STEAMBATH.

Enfermée dans un rudimentaire tonneau en bois (sauna) avec une planche amovible pour enserrer la tête : fait aussi !

NJAWARAKIZHY : Le nirvana. On reprend le principe des petits sacs de toile tamponnés sur l’ensemble du corps. Cette fois, ils sont remplis de riz et trempés dans du lait chaud agrémenté de plantes diverses, bien sûr. C’est doux, enveloppant, cocoonnant avec une délicieuse odeur de lait chaud.

 


Point méditation.

Un peu comme le yoga, j’ai vraiment du mal. Finalement, j’ai pratiqué à ma sauce. En mode contemplation. Mais concentrée, en pleine conscience. Devant un coucher de soleil ou des pêcheurs qui tentent de prendre la mer malgré les vagues…  Va falloir trouver des “points d’appui” à Paris : moins simple.

 

J 14

ABHYANGAM + SHIRODHARA + THALAM

3 soins que j’ai déjà eu mais qui résument parfaitement cette cure: de l’huile, encore de l’huile, toujours de l’huile, 2 masseuses qui ont des mains fortes et magiques qui n’oublient la moindre partie de votre corps… et les cheveux crades !

Je vais voir le docteur Shayana qui me fait une nouvelle “ordonnance” et me donne les principaux conseils pour mon retour à la “vie civile”.

Des gélules toujours contre la rétention d’eau. D’autres pour m’aider à contrôler mon poids. Et, pendant 6 mois, une gélule pour faire un cleaning day (plus soft) une fois par mois.

Des conseils de vie pour mieux équilibre mon Kapha : faire du sport,  me réveiller idéalement avant 6 heures du matin (???) et ne pas faire de sieste, rester au chaud, éviter les atmosphères humides… Je dois privilégier les aliments au goût épicé ou amer et éviter ceux au goût sucré et aigre. Pas trop de fromages ni laitages. Ne sucrer qu’au miel. Et boire de l’eau chaude au gingembre pendant les repas pour stimuler ma digestion paresseuse.

Je vous ferais un bilan 3 semaines après mon retour dans ma prochaine quin(qua)zaine.

Mais, je repars délestée de plus d’1 kilo (en moyenne les gens en perdent 4). Pour moi, la victoire est d’avoir arrêter de fumer sans grossir, un exploit en soi. Subjectivement, je me sens légère de beaucoup plus de kilos que cela. Je me sens “propre” et libérée du poids des toxines.

Et, un truc dingue, sur cette dernière photo : je me suis vraiment reconnue. Je me suis dit : oui, c’est bien moi. Ce qui ne m’était pas arrivée depuis très longtemps !

 

 

                                                                      SHANTI 

( Paix, calme, sérénité)

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Inde, ayurveda et tabac !

J’avais besoin d’un quelque chose qui m’amènerait vraiment dans un “ailleurs”.

Et aussi de faire un cadeau à mon corps. Le sentant atteindre certaines limites (trop de gras, trop de sucre…) et surtout se boucher, s’étouffer par plus de 30 ans de fort tabagisme.

Au courant de l’année, 2 amies avaient vanté les bienfaits de leur cure ayurvédique.

J’ai déjà essayé beaucoup de méthodes pour arrêter de fumer. Tout à coup celle-là m’a semblé la bonne. Une detox du corps et de l’esprit qui pourrait aussi me permettre, peut-être, d’enrayer la prise de poids qui accompagne toujours l’arrêt de la clope (qui me terrorise).

Au printemps dernier, je me lance, je réserve un séjour de 15 jours dans le Kerala, à la pointe de l’Inde au Bethsaida Hermitage (1 600 € en pension complète avec les soins). Y partir seule me semblait également important.

Je ne connais absolument rien à la médecine ayurvédique. Je décide de la découvrir de façon tout à fait candide.

C’est quoi en fait? Une médecine, une philosophie, un art de vivre?

L’ayurveda, qui veut dire “science de la vie”, est un système de santé holistique envisageant l’être humain dans son ensemble : physique, émotionnel, mental et spirituel.

5 éléments terrestres (l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther) forme des paires qu’on appelle les doshas. L’ayurveda repose sur l’équilibre de ces 3 énergies fondamentales ou doshas réparties dans des proportions propres à chacun. Le principe est alors simple : tout le monde naît avec une constitution énergétique qui évolue et dont il faut maintenir un certain équilibre tout au long de sa vie.

 

Pour opérer un rééquilibrage général des 3 doshas, l’une des grandes pratiques de la médecine ayurvédique consiste en l’application d’huiles complétées de plantes sur le corps et la tête. La peau est un organe émonctoire. C’est à dire chargée de l’élimination des déchets et toxines. Et, le passage pour atteindre l’ensemble des organes. Notre alimentation est également notre meilleur remède. En Occident, nous pensons en termes de nutriments, de vitamines, d’apports pour le corps alors que l’ayurveda a un schéma de pensée très différent. On y développe la science des six goûts (doux, acide, salé, piquant, amer et astringent), chaque aliment détient un type d’énergie (chauffante ou rafraichissante) et un type de digestion lui correspondant.

La vieille de mon départ: je fais une séance d’hypnose pour “alléger” ma lutte contre le tabac. Et, je m’envole pour l’inde.

Je suis terrorisée de souffrir de la perte de cette foutue clope qui m’accompagne depuis plus de 30 ans. Mais, je sais, au fin fond de moi, que ce voyage va m’apporter beaucoup. Je n’irais pas jusqu’à parler d’une quête spirituelle. N’exagérons rien. Mais, j’ai bien en tête cette phrase du Dalai Lama :

“ONCE A YEAR GO SOMEWHERE YOU’VE NEVER BEEN BEFORE.”

Et là, pour du jamais vu, jamais vécu, jamais ressenti…

J’arrive dans cet endroit… Un vrai rêve, entre mer et jungle.

 

 

À peine ma valise débouclée, j’ai rendez-vous avec mon médecin, le Dr Shayana, une femme d’une cinquantaine d’années qui va me faire remplir un questionnaire d’habitudes de vie, étudier mes traits, ma morphologie, écouter mon pouls et me peser.

Son diagnostic tombe : Je suis Pitha-Kapha !

En fait, on a tous les 3 doshas mais 1 ou 2 sont dominants.

En ce qui me concerne, c’est mon Kapha qui a besoin d’être rééquilibré. Son déséquilibre entraîne des problèmes au niveau des bronches et des muqueuses (plus d’un paquet de clopes par jour, tu m’étonnes!), de la rétention d’eau et une mauvaise digestion. J’aurais donc un “body detox programme”, un processus de nettoyage et de rééquilibrage, totalement personnalisé. Au resto, une partie du buffet  “Kapha diet” me sera réservé. Enfin, mon médecin me fait une ordonnance de phytothérapie traditionnelle. Pour booster mon métabolisme et améliorer ma digestion, résoudre mes problèmes de rétention d’eau, me rendre de l’énergie. Plus une poudre à avaler quand le besoin d’une clope devient très fort (= tout le temps).

 

 

Quelques heures plus tard, je suis entre les 4 mains de Bindubinu et Sunitha pour mon premier ANHYANGAM (massage aux huiles). Le mot massage n’étant pas le plus approprié en fait. Il n’est pas ici question de “masser” les muscles mais vraiment de faire pénétrer dans le corps, par la peau, des substances oléagineuses qui vont lui apporter les nutriments qui me font défaut.

Bindubina m’assoit tout d’abord, fait un petit rituel de recueillement et commence à me malaxer le crâne, les épaules, les bras. Puis, je m’allonge sur un lit en bois et là, des litres d’huile me sont versées dessus et appliquées de façon extrêmement ferme (non, ce n’est pas toujours agréable). À partir de ce jour, je n’aurais plus jamais les cheveux propres (un simple shampooing ne suffira jamais).

 

 

Après chaque soin qui dure 2 heures, il est recommandé de rester au moins une bonne heure tranquille à boire chaud, sans se doucher ni se mettre au soleil.

 

À suivre…..

 

 

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 À la cinquantaine :  un nouveau métier, une nouvelle ville et un nouvel amoureux : Pour son changement de vie, Virginie n’a pas fait les choses à moitié.

“Depuis que j’ai quitté Paris en avril 2016 pour venir m’installer à Biarritz, je me sens à la bonne hauteur. Je ne ressens plus la nécessité de me percher sur des hauts talons. Je ne me sens plus petite. Je ne ressens plus le besoin de me grandir. Passer ses journées en tongs ou cavaler en tennis: quelle libération !

Du haut de son 1m64, Virginie a toujours bossé dans la communication et l’événementiel. Même si elle a toujours cultivé sa passion des beaux objets, de la déco. Et, de la vente. À chaque déménagement, elle avait l’habitude de vendre tous ses meubles pour mieux passer à autre chose.

“J’adorais mon métier. Mais depuis quelques année, ma boîte avait beaucoup grossi avec des process de management qui ne me ressemblaient plus. Je passais ma vie en réunion clients. Je n’étais plus sur le terrain alors que c’était cela que j’aimais vraiment. Et, puis j’avais vraiment envie, besoin de changement. Je voulais plus de calme, plus de nature. Et comme je me sentais libre – mes filles avaient quitté la maison- je pouvais vivre une nouvelle aventure sans imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Elles ont d’ailleurs été mes premières supportrices pour qu’enfin j’écrive et monte mon dossier depuis le temps que je disais vouloir ouvrir ma propre boutique.

Bien avant “le grand départ”, finalement, quasi-inconsciemment, elle le prépare. Depuis quelque temps, elle vit dans un meublé loué au mois, s’est, une fois de plus débarrassé de la plus grande partie de ses meubles. Une fois négocié son départ de sa boîte, elle peut partir du jour au lendemain. Elle remplit sa voiture des affaires qui lui restent, essentiellement des fringues. Biarritz est comme une évidence, depuis toujours très attachée à cette région où vit une partie de sa famille.

“Tout s’est alors enchaîné rapidement. Il fallait que je me rassure. Que je me prouve très vite que je pouvais réaliser mes rêves. Je me suis associée avec mon frère  et on a mixé nos univers: le vintage, la déco contemporaine et la chine. Après des semaines de recherche, je tombe un peu par hasard sur ce local pile à l’endroit où je voulais être, les Halles de Biarritz. Forte de mon dossier “béton” (j’ai bossé dessus comme une dingue bien avant d’arriver ici), j’ai réussi à convaincre le propriétaire, la banque, la mairie…  Je me suis battue comme une folle et investi toutes mes économies. J’ai travaillé non stop. H 24, 7 jours/7 “

Depuis près d’un an (quelques mois après son saut dans l’inconnu) , Virginie ouvre avec son frère Olivier Acte 1. 

 

 

 

Acte 1, 12 rue des Halles, 64000 Biarritz. Le site ici, la page Facebook là.

“Je voulais une boutique que je pouvais aménager comme une maison. Je voulais pouvoir y travailler comme si j’étais chez moi et que je recevais des amis. “

“Et, la vie est vraiment bien faite. Au moment d’ouvrir ma boutique, alors que je bossais jour et nuit, j’ai rencontré un homme. Ce n’était pas forcément le bon moment. Mais, je ne pouvais pas le laisser passer. Nous nous sommes vite installés ensemble. Nous avons aujourd’hui des tas de projets. Et, comme il est lui-même entrepreneur, je peux lui parler de mon boulot pendant des heures, il me comprend.

Même si ce n’est pas mon genre, j’ai des petits moment de baisse d’énergie. Là, l’hiver va arriver. J’ai beaucoup moins d’amis qu’à Paris. Mais, j’ai décidé d’y venir régulièrement. J’en ai besoin pour me ressourcer. Et, j’apprécie encore plus la chance de vivre ici quand je retrouve le calme, l’océan, la nature.”

“J’adore aller chiner dans la région. C’est une vraie passion. C’est comme si j’allais au cinéma ou lisais un livre. Je ne pense à rien d’autre. Cela me vide la tête. J’aime fouiller dans les cageots. Quand je trouve un beau verre au milieu d’assiettes pourries, j’ai l’impression de découvrir un trésor. Et, ces objets chinés me permettent d’avoir une boutique toujours en mouvement. Je n’aurais pas pû être dans le statique. D’ailleurs, je ne me sens qu’au milieu de mon changement de vie. Je suis toujours “en évolution”

Virginie vient d’ailleurs d’acquérir son premier gros joujou de quinqua : un beau scooter rouge.

“Quelle liberté et un vrai coup de jeune !”

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Dans la tête d’une femme de 50 ans.

Après Virginie Caillé-Bastide dans mon post précédent : un nouvel écrivain. C’est vraiment la rentrée littéraire sur Jeune Vieillis Pas !

 

“Un an après le meurtre de son meilleur ami Jean-Baptiste, Sylvie, la cinquantaine, retrouve les proches du défunt lors d’une célébration. Le soupçon n’a jamais cessé de peser sur elle. Les spéculations boursières de Jean-Baptiste ayant mis à genou la grande chef d’entreprise qu’elle était. Mais, elle avait un alibi. Aujourd’hui, il ne tient plus.”

 

Snow est le 6ème livre que Régis Bégué publie sur Amazon. Et, il en a encore plein dans ses tiroirs. Il  a pourtant un très bon job dans la finance, mais écrire est une vraie passion. Facilitée aujourd’hui par Kindle direct publishing qui permet de partager ses écrits avec le plus grand nombre. Comme le rappelle Régis, s’auto-éditer a toujours existé (Marcel Proust a publié son premier livre à compte d’auteur). Mais aujourd’hui, cela ne coûte absolument rien

“J‘ai toujours rêvé de cinéma. Je voulais être acteur puis scénariste/réalisateur. Un jour, je me suis dit que c’était plus facile d’écrire un livre. Et, quand j’ai fini le premier : quelle émotion ! C’était quelque chose de merveilleux. J’ai toujours envoyé mes manuscrits à des éditeurs. J’ai reçu beaucoup de refus mais avec des conseils qui m’ont permis de progresser. C’est assez génial de coucher sur papier les histoires que l’on a dans la tête. De créer des personnages qui vont évoluer même malgré soi. ” 

Et, pourquoi écrire au féminin?

J’avais écrit mon dernier roman à la première personne. Mon personnage était fan de western. Tout le monde me disait : “je ne savais pas que tu aimais les cowboys”. Ce n’était pas moi mais mon personnage. Les gens finissent par confondre. Déjà, ton entourage a tendance à  se reconnaitre dans ce que tu écris. Je voulais donc créer une personnalité très différente de la mienne et j’ai adoré cet exercice. Et puis, on m’avait beaucoup reproché ma vision totalement pathétique des femmes ( jeunes femmes de 30 ans à forte poitrine) dans mes précédents romans 🙂

 

– ALORS, ÇA VOUS FAIT QUOI D’AVOIR 47 ANS? 

C’est vertigineux ! Je ne m’en rends absolument pas compte. Je me suis arrêté à 30 ans. Quand j’entends des classements jeunes/vieux, je me sens toujours du côté des jeunes. Je n’aurais jamais imaginé avoir des amis de 60 ans. “Les amis de 60 ans”, c’était ceux de mes parents.

Pourtant, je me sens très bien dans mon âge. Je suis très en forme. Je n’ai jamais fait autant de sport. Je peux encore faire la fête jusqu’à 3 heures du mat et aller bosser à 7 heures. Mais quand je me regarde dans la glace, cela me surprend toujours. Mais qui est cette personne? :).

Le vrai choc, ce sont mes cheveux blancs. En fait, je perds mes cheveux depuis l’âge de 25 ans. Je m’attendais donc à être chauve. Je m’y étais préparé psychologiquement. Pas aux cheveux blancs. 

 

– UNE DÉFINITION DU BIEN-VIEILLIR? 

“Alors, je vais citer la devise personnelle de Claude Lelouch : “Les plus belles années sont celles qui restent à vivre.”

Il faut toujours avoir des projets. Moi, je me rêve encore comme romancier à succès. Ou chanteur. J’adore chanter! D’ailleurs je vais envoyer une vidéo à The Voice afin d’y participer. 

Et je pense que bien-vieillir, c’est aussi ne pas faire de chirurgie esthétique. Il faut garder sa tête avec l’histoire de sa vie qui se lit sur ses traits”.

 

– HOMMES/FEMMES: MÊME COMBAT?

C’est objectivement plus cool pour les hommes.

Pour des raisons purement biologiques. La femme est néotène.

?????

Elle garde à l’âge adulte les mêmes caractéristiques que lorsqu’ elle était enfant. L’homme est complètement différent de l’enfant qu’il était. Une plus grande masse musculaire et pilosité. Des arcades sourcilières, une implantation des cheveux différentes… Il est donc habitué à se transformer et alors dans une  plus facile acceptation des signes de vieillissement.

Il est aussi profondément ancré dans nos cerveaux reptiliens : que seule une femme jeune (= capable d’avoir des enfants) est désirable. Par instinct de reproduction.

C’est à la société de faire évoluer les choses. J’ai d’ailleurs le sentiment, l’intution, qu’il y a moins de mecs de 50 ans quittant leur femme pour une plus jeune. La société progresse, cela se fait moins. Dans les années 80, on croisait souvent des mecs aux cheveux gris tenant à leur petit doigt une jeunette. Beaucoup moins aujourd’hui.

 

Snow de Régis Bégué à télécharger ici (3€)

 

 

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