Cette fameuse confiance en soi….

Sur cette photo, je trouve que j’ai l’air d’avoir vraiment confiance en moi

et

elle me donne confiance en moi parce que je me trouve bien dessus, ce qui est rare (que je me trouve bien).

Cette notion de confiance en soi met en lumière toutes mes contradictions.

J’aimerais être la nana vraiment sûre d’elle. Mais, j’ai dû mal à supporter ceux qui donnent le sentiment de se sentir supérieur.

J’ai toujours l’impression que je ne vais pas y arriver, que l’on ne va pas m’aimer etc. Mais, au fin fond de moi, se cache malgré tout un paquet de prétention.

Je ne supporte pas cette femme parfois un peu gauche. Mais, j’aime aussi mon côté, qui doute, qui, je le sais, me pousse à donner le meilleur de moi-même.

Pffff

Comme le savez peut-être, j’aime assister aux lundis philo de Charles Pépin.

Le dernier thème abordé :

LA CONFIANCE EN SOI EST-ELLE UNE QUALITÉ?

Evidemment, on a envie de lui crier OUI !

Qui ne rêve pas d’avoir cette assurance dans la vie lui permettant de se savoir capable d’affronter moult situations?

Mais Charles, lui, se méfie de l’idée même de confiance en soi !

Car :

Confiance = se fier totalement = ne pas chercher la contradiction

→  Trop confiance en soi = ne pas avoir besoin des autres.

Alors qu’il il faut avant tout croire en sa capacité d’être en lien avec les autres.

Et, puis, mon philosophe préféré (je dois avouer que je trouve Charles tout en intello sexytude) n’aime pas la notion du SOI !

Trop restrictif.

Pour lui, la vraie confiance en soi serait une confiance en quelque chose de plus grand que soi.
Là, j’avoue, Charles m’a un peu perdue.

Et, il se méfie de ce qui serait de l’ordre de l’ego. Qui risque d’amener à l’orgueil, l’arrogance.

Puis, il cite Foucault pour évoquer la notion de “souci de soi”.

Ça j’aime bien !

L’idée de prendre soin de soi, de s’entretenir dans le souci de s’améliorer. La confiance en soi vient alors de surcroit.

Donc, ce n’est pas une qualité mais une conquête ! 

Avec la conscience de soi  = se faire confiance même si je sais qu’une grande partie de moi m’échappe.

Et, bien en voilà, j’ai enfin trouver un sens à donner au fait de vieillir.

Il s’agit d’une quête de s’améliorer.

En ayant toujours confiance en ses capacités et en sa capacité à apprendre.

Ce que confirme Anita Pinato, coach et créatrice du site Science du bonheur présentée dans ce post.

“La confiance en soi n’est ni une qualité, ni un défaut. C’est une aptitude. Qui s’apprend par l’action. Comme le sport, c’est un entrainement.

Alors, je ne vais plus vieillir, mais

  • Je vais, quel que soit l’évenement, de plus en plus savoir que j’ai la capacité d’y faire face.
  • Je vais pouvoir de mieux en mieux mobiliser, quelle que soit la situation, mes nombreuses ressources pour la traverser.
  • Je vais être de plus en plus consciente que je ne peux pas plaire à tout le monde (même si en vrai, j’aimerais vachement).

Vieillir = Une bonne confiance en soi.

Alors, je ne vous dis pas comment on va se la péter, tous, à la maison de retraite dans nos couches Confiance (désolée, pas pu m’en empêcher). Et, d’ailleurs, la petite vieille qui fait ses courses au Franprix aux heures de pointe, je la trouve d’UNE ARROGANCE !

En attendant, vous pouvez assister à un atelier d’Anita Pinato ou télécharger son ebook sur la confiance en soi.

” QUE VOUS PENSIEZ Y ARRIVER OU NON, VOUS AVEZ RAISON DANS LES DEUX CAS”.

 Henry Ford.

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Voilà, voilà… Je viens d’avoir 55 ans.

55 ans. Putain !

Là, franchement, ça me fait chier.

Et, oui, je parle mal. je perds mes filtres !

Ok,ok, je positive.

Et, puis, après tout, 5 a toujours été mon chiffre préféré. D’ailleurs, je vais dire five/five pour annoncer mon âge, je trouve cela plus funky.

Mais, là, quand même, ça me fait chier.

On ne va pas se mentir, five/five, ça commence à être vieux!

Sans compter mes 2 “post traitement Roaccutane” qui n’ont cessé de me répéter  : “maman dans 5 ans, t’as 60 ans.”

Alors, pour faire de ce nouvel anniversaire qui revient bêtement tous les ans, un moment spécial et gonfler mon ego, depuis plusieurs jours, Facebook faisait passer sur ma page cette photo :

 

 

 

Cool : I’m sooo fabulous!
Mais quand tu regardes le nom de la page… c’est nettement plus boulesque!

 

Anniversaire - 55 ans - blog femmes 50 ans - quinqua

( Mais qui a trouvé un nom pareil ?)

Alors, pour rester zen, va falloir être philosophe, trouver un sens au fait de vieillir.

Je me demande parfois à quel âge j’aurais voulu arrêter le temps?
Impossible de répondre à cette question, finalement.

Car, si j’avais arrêté le temps, je n’aurais pas eu mes enfants; si j’avais arrêté le temps, je n’aurais pas aujourd’hui face à moi, deux jeunes adultes ;  je n’aurais pas rencontrer telle ou telle personne, réaliser telle ou telle chose.

C’est hyper philosophe ça, non?

J’ai par ailleurs, dernièrement assisté à une conférence de Charles Pépin sur : “Qu’est-ce que vieillir?”

Selon lui, vieillir est gagner en sagesse sceptique en s’allégeant de ses convictions. La jeunesse se traduisant par la force de ses convictions (on sait à peu près tout sur tout). J’ai même été, jeune, socialiste, c’est vous dire!

Pour Charles Pépin, toute conviction est pathologique en ce sens où elle est liée à tout ce qui nous détermine à notre naissance, à notre héritage familial et social. Alors, vieillir, c’est se détacher progressivement de notre “héritage” non consenti. C’est s’alléger de tout ce qui nous a toujours alourdit.

Et, comme le disait, non pas un philosophe, mais le boxer Muhammad Ali (comme quoi) :

” A man who views the world the same at 50 as he did at 20, has wasted 30 years of his life.”

Ok, Charles, mais vieillir, c’est aussi le rétrécissement des possibles, non?

Non, non, non, impossible de coincer Charles (perso, entre 4 murs, cela ne me dérangerait pas, je le trouve intelligemment sexy, comme je vous l’ai dit, je perds mes filtres) !

Si le choix des possibles se rétrécit, cela veut dire que l’on a déjà pris beaucoup de décisions, on a déjà explorer beaucoup de possibles. Et, ce sont ces décisions, ces choix, ces possibles qui nous ont permis, en fait, de nous affiner, de tendre vers notre singularité !

Il parle aussi de sagesse sceptique joyeuse.

Kesaco? Savoir réagir à une situation, enfin?

Oui mais pas que. C’est également savoir qu’il y a plein de situations où l’on ne saura pas comment réagir, que l’on ne peut pas tout maîtriser. Et, surtout avoir enfin compris que ce n’est pas grave !

Alors, oui, je suis vieille. Mais la vie est si bien faite que je ne me rends même pas compte à quel point.

Cette citation de Paul Léataud est donc parfaite :

” – Qu’est-ce que vous faites?

– Je m’amuse à vieillir. C’est une occupation de tous les instants.”

Alors tant que je m’amuse (même si cela ne me fait pas tous les jours marrer)… Jeune Vieillis Pas.

 

 

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