Mais pourquoi avoir inventé le mois de novembre ? Du coup, je suis partie à Arles, j’ai netflixé et écouté Luc Ferry…. Ma première qui(qua)zaine novembrale.

Balade arlésienne

Une de mes proches amies vient de s’installer à Nîmes, je vais donc avoir l’occasion de me balader dans la région. Là, ce fut Arles, la Provence aux portes de la Camargue !

 

 

Arles, marquée par le long séjour de Van Gogh qui y a peint plus de 300 œuvres.

 

 

Bien sûr, l’enfant de la région, le couturier Christian Lacroix y a décoré un hôtel : le Jules César.

 

Très belle décoration également à L’Arlatan pimpé par l’artiste contemporain Jorge Pardo !

 

 

Qu’est-ce que la philosophie ?

Au Théâtre des Mathurins, Luc Ferry nous a donné SA définition. 

Pour lui, elle est une “doctrine du salut”. C’est-à dire qu’elle représente l’ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles. “Quand on ne croit pas en un dieu, qu’est-ce qu’une vie bonne pour les mortels?”

Et Luc, il est très colère contre la psychologie positive et la recherche du bonheur.

Selon lui, les “philosophies du bonheur” = s’intéresser à son nombril.

Pire, courir après le bonheur rendrait malheureux. Puisque les moments de bonheur ne dépendent pas que de nous. Il trouve cela même culpabilisant : t’es malheureux, c’est de ta faute !”

Luc Ferry préfère apprendre à aimer ses imperfections plutôt que de tout faire pour lutter contre. Il croit surtout en la philosophie de la perfectibilité infini de l’être humain. Il faut continuer à apprendre toute sa vie.

Il prêche une spiritualité laïque. Un concept qui me séduit beaucoup. Moi qui sens profondément un besoin de croire en quelque chose. Mais ne sais pas en quoi !

Le sacré, selon lui, passe par les gens que l’on aime ou que l’on pourrait aimer. En se nourrissant de : vérité, justice, beauté et amour.

 

 

Pensée(s)

Mais j’aime bien quand même cette définition du bonheur :

“Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède.”

Saint Augustin. 

 

Novembre : marine et vert bouteille.

 

Quoi de vieux ?

 

Marie Claire

 

Sans commentaire. Suis effondrée !

 

Quoi de vieux 2?

L’homme qui ne voulait vraiment pas être vieux existe en Hollande. Emile Ratelband, 69 ans, a poussé la notion d’âge ressenti à son extrême. Il a entamé une bataille juridique pour modifier son année de naissance estimant qu’il ne fait pas du tout son âge. Même son médecin lui aurait fait un check-up révélant un âge biologique de 45 ans.

 

J’adore l’idée…

Il estime que s’il avait 49 ans, il pourrait travailler plus longtemps, acheter plus facilement une maison…

J’aime moins une des ses autres motivations. Liée finalement à l’info précédente. Il trouve que son âge lui nuit sur Tinder !!!!

Alors là, j’ai une autre solution pour lui. Chercher une femme de son âge ! Qui trouve qu’elle ne fait pas le sien non plus.

 

Couple en panne de désir.

Dans la série Wanderlust  – forte envie de découverte – (Netflix), Joy (l’excellente Toni Collette), thérapeute s’ennuie vraiment au lit avec son mari Alan (Steven Mackintosh). Alors Joy et Alan décident de pratiquer l’adultère consenti, de se blottir dans d’autres bras pour mieux réapprendre à s’aimer (et sauver leur couple).

Parfois un peu bavard mais souvent assez drôle  !

 

 

Un film

 

Capharnaüm (Prix du Jury à Cannes) de Nadine Labaki. 
Au cours de ses 3 ans d’enquête dans les taudis et les souks de Beyrouth, la réalisatrice libanaise a rencontré beaucoup d’enfants livrés à eux-mêmes. Leur point commun : tous regrettaient d’être nés. Ce qui lui a donné l’idée de point de départ de son film.
Zain qui ne connait pas précisément son âge puisqu’il n’a pas été déclaré à sa naissance (12/13 ans) décide d’attaquer ses parents en justice pour lui avoir donné la vie !

“La plainte en justice de Zain représente un geste symbolique au nom de tous les enfants qui, n’ayant pas choisi de naître, devraient pourvoir réclamer à leurs parents un minimum de droits, au moins celui de l’amour.” Explique la réalisatrice.

 

On revient alors sur la vie , et la lutte de Zain, intelligent, rageux, courageux, livré à lui-même dans ce capharnaüm libanais peuplé de migrants et de sans-papiers, où les plus misérables sont exploités par d’autres à peine moins pauvres.

Le film, entre documentaire et fiction est bouleversant. Parfois dérangeant nous plaçant en “voyeur face à cette extrême pauvreté.”

Et quelles interprétations de tous ces enfants du film avec en tête le jeune Zain Al Rafeea dont j’oublierais difficilement le regard et le seul sourire qu’il fera du film.

 

Allez je vous laisse avec les Guns N’Roses.

‘Cause nothin’ lasts forever
parce que rien ne dure éternellement
Even cold November rain
même sous la froide pluie de novembre

 

 

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