Changer : être soi en mieux?

En reprenant mes cours de stretching après la trêve estivale, j’ai réalisé que cela faisait plus d’une quinzaine d’années que j’en faisais…

… Et, que je n’arrive toujours pas à m’allonger sur mes jambes ! Rien à changer?

Faudrait peut-être que je fasse autrement ! Que je change quelque chose.

 

 

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La résistance de ma colonne vertébrale me permet une bonne métaphore. C’est la rentrée, une période où l’on ressent tous le besoin de changer “quelque chose” pour ne pas avoir le sentiment de repartir vers l’hiver la tête dans le guidon sans que rien ne bouge.

Il y a les bonnes résolutions de la nouvelle année et les envies de ne pas repartir dans la même routine jusqu’au prochain bain de mer à l’heure où l’on commence déjà à débronzer.

Dans le même ordre d’idées :

Plus de 20 ans que je me dis qu’il faut que j’arrête de fumer… D’ailleurs, à la quarantaine, je me disais  : “OK, aujourd’hui, j’arrête, mais à 60 ans, je reprendrais.” Alors, finalement, pour quelques années, est-ce que cela vaut le coup de s’emmerder?

Plus de 20 ans également que je suis au régime, sans jamais atteindre le poids désiré. Date de ma première grossesse, 9 mois passés avec un bâton de Justin Bridou à la main.  Gain = 28 kilos ( à la fin je me déplaçais à 4 pattes dans mon appart) et un bouleversement hormonal qui ne me permettra plus jamais de manger à ma faim gourmandise.

 

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Premier réflexe quand on veut “changer quelque chose” : aller chez le coiffeur. Couper mes cheveux ou les teindre en roux?

Non.

Je suis coiffée pareil, la raie sur le côté droit et les cheveux mi-longs depuis… Toujours. Et, toutes mes tentatives de changement capillaire se sont soldées par un traumatisme suivi d’un syndrome dépressif.

On peut aussi lire ces horoscopes qui pullulent à la rentrée (comme à la nouvelle année) auxquels on ne croit pourtant pas une seconde. Le magazine Elle me dit que je suis sur une pente ascendante vu que Mars et Uranus bousculent mes habitudes en m’insufflant une belle énergie. Pour Marie-France, c’est Jupiter qui entre dans mon secteur voyage et qui m’appelle à parcourir le monde (si Jupiter pouvait passer un petit coup de fil à mon banquier ).

 

Au moment où je me pose ces si sérieuses questions sur cette souplesse qui me résiste, je tombe sur cette citation d’André Malraux (pas la moitié d’un con).

 

” IL NE S’AGIT PAS DE SAVOIR SI LES CHOSES CONTINUENT AINSI, IL S’AGIT DE SAVOIR COMMENT ELLES CHANGERONT POUR DEVENIR MEILLEURES.”

 

Alors, voilà, je ne vais pas le lancer dans une classique liste de bonnes résolutions (même si j’en ai pris quelques unes: consacrer plus de temps à la lecture, cuisiner les légumes, marcher le plus possible… ).

Je vais essayer de vraiment me concentrer sur ce que j’aime, sur ce qui m’apporte du plaisir.

J’aime ma vie, mais je pense que je peux mieux faire. Je peux redistribuer quelques cartes, lui donner de nouvelles couleurs.

J’aime le stretching, ça me fait du bien. Mais, je vais enfin VRAIMENT me concentrer sur mon “inspi et mon expi”, et cesser de passer ma séance à mater l’horloge.

Je vieillis : plus  le temps de procrastiner. De me dire comme j’ai le plus souvent tendance à faire :

” Bon, là, je ne me donne pas à fond, mais demain je déchire tout”.

“Bon, là je fais ce que j’ai à faire, je réfléchirais demain à ce que je veux vraiment.”

“Bon, ok, ce soir, je mange ces 4 carrés de chocolat, mais demain, je ferais gaffe”.

Etc. Etc.

Il est plus que temps d’aller au bout des choses, de les faire en pleine conscience pour employer une notion à la mode.

Et, je suis même sûre que si je fumais une clope en pleine conscience, en l’appréciant vraiment, j’en fumerais 10 fois moins.

 

 

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Et, croire en son horoscope.

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