Le temps passe plus ou moins vite mais il s’accélère avec le temps… Un peu de philosoph’Age !

Le temps joue avec nous!

On rentre de 15 jours de vacances.  Les journées ont filé à toute vitesse. Le dernier jour est arrivé avant d’avoir eu le temps de dire ouf et de finir son tube de crème solaire. Pourtant, une fois rentré, on a le sentiment d’être parti plus longtemps que 2 semaines.

Alors, le temps a-t-il passé plus vite ou plus lentement?

Et pourquoi un mois d’août nous semblera toujours plus court qu’un mois de février alors qu’il est plus long?

Vous me suivez :)?

Un temps si long il y a longtemps.

 

Quand j’étais petite, à chaque rentrée scolaire, j’avais l’impression qu’aller jusqu’aux prochaines grandes vacances équivalait à l’ascension de l’Everest sans oxygène et sans assistance. J’avais même des doutes sur ma capacité à y arriver tellement cette année me paraissait interminable avant même d’avoir commencé.

À partir de la  quarantaine, voire de la cinquantaine, une année semble durer la moitié de ce qu’elle durait quand j’avais 15 ou 20 ans.

Ces vacances qui s’achèvent sont aussi une bonne métaphore de la vie humaine.

Au début, on a le sentiment que le temps est infini, comme quand on était môme. Au milieu du séjour/parcours, le temps s’accélère semblant nous échapper. On veut alors en profiter au maximum. Puis c’est fini et on se rend compte que l’on a pas fait tout ce que l’on voulait/prévoyait de faire. On rentre souvent avec un sentiment d’inachevé, d’inassouvi.

Avec des “distorsions spatio-temporelles”.

Le temps est aussi presque une “illusion d’optique”.

Quand nous étions petits, comme tout nous semblait plus grand , tout le monde nous paraissait vieux.
Comme nos parents. Jusqu’à ce que nous calculions l’âge qu’ils avaient quand nous avions l’âge de nos enfants aujourd’hui.

Je me souviens très précisément de la sortie du film Indochine (1992). Pourquoi? Je ne sais plus. Mais je me rappelle que dans mon esprit, alors que j’avais 30 ans, je considérais Catherine Deneuve comme une actrice très mûre alors qu’elle avait à peine la cinquantaine. J’ai revu le film dernièrement, elle m’a semblé si jeune !

Autre exemple, je suis née QUE 17 ans après la seconde guerre mondiale. Lors de mes premiers cours d’histoires, elle me semblait dater du Moyen-Age. Je n’imaginais pas du tout à quel point toutes ces horreurs étaient si proches de moi en termes de temps. Mon fils a 22 ans, je me souviens de sa naissance comme si c’était hier et ces 22 années sont passées dans un claquement de doigts.

Alors pourquoi cette impression qu’avec les années, tout s’accélère et semble durer moins longtemps?

 

Une première explication assez logique. Que l’on pourrait appeler la loi de la proportionnalité de l’existence.

Une année pour un enfant de 10 ans représente le dixième de sa vie. Pour quelqu’un de 50 ans, cette même année en représente un cinquantième.

Et une autre plus “subjective”. Que l’on pourrait nommer la loi de l’attraction de la nouveauté.

Plus jeune, chaque heure nous apportait des expériences totalement nouvelles. Notre “entendement” était tout  en éveil. C’était le temps des “premières fois”. Des tas de souvenirs se créent.
A mesure que les années s’écoulent, nos expérience se transforment en automatismes. La mémoire a du mal à trouver des” moments d’ancrage” pour les souvenirs puisque les jours, les semaines se vident de contenus.

Alors, pour que l’on se remette dans un rythme scolaire, suffirait-il de revoir les choses, la vie avec des yeux d’enfant?

 

On ne maîtrise pas le temps.

C’est une évidence.
Mais on peut maîtriser sa façon de l’habiter.
Vieillir serait aussi être capable justement d’accepter de ne pas avoir d’emprise sur la durée mais d’en avoir sur nos actes.

À chaque “rentrée”, nos plus belles résolutions devraient être de se “vider” la tête, d’essayer de revoir les choses comme un débutant.

Pour rallonger le temps, il faut le remplir de choses nouvelles. Un voyage, apprendre quelque chose…Se trouver plein de nouveaux passe-temps. 

 

Prenons une dernière métaphore…

Quand on fait un trajet, le retour nous parait toujours plus court que l’aller. L’inconnu vs le connu. Mais, alors, dans la vie à quel moment décide-ton de faire demi-tour? Et surtout qu’est ce qui nous a pris de vouloir repartir dans l’autre sens?

8
Share

Jeune Vieillis Pas
49 ans

 

Catherine est “sound designer”. Elle s’occupe d’identité musicale pour des marques. Pour découvrir son univers: allez écouter sa web radio: 3Note Paris 

1- Comment décrieriez-vous votre look?

Simple et sympa ?

Je suis à la fois classique. Avec des vêtements très structurés. Mais, j’aime aussi le “n’importe quoi”, le fruit du hasard. Je le laisse le plus souvent me guider.

Je m’habille à peu près  pareil depuis 30 ans. A l’exception des débardeurs  à fines bretelles. Définitivement abandonnés pour ne pas rendre jalouses les chauve-souris.

Mes amis me disent que je suis rock&roll. Je ne sais pas vraiment ce que cela veut dire. En fait, j’aime porter un jean, un Tshirt et une veste cintrée. J’adore aussi les robes vintage très féminines. Je devrais en porter plus souvent.

2- Votre routine anti-âge?

À une époque, je faisais des injections d’acide hyaluronique. Mais, j’ai arrêté. Trop cher, pas assez de temps. Même pas celui d’aller chez le coiffeur. J’en referais peut-être. Si j’y repense.

En fait, je suis plutôt sereine dans mon corps. À part mon cou de dinde sous mon menton de furet, mais je l’oublie assez vite et de toute façon, il n’y a rien à faire.

L’important est surtout de savoir gérer son allure, d’en jouer et de s’en amuser.

3- Qu’est-ce qui vous gêne le plus dans votre âge?

La mémoire, je n’ai plus de mémoire!

Et, puis, j’ai les bras mous. Je trouve cela moche.

Je suis consciente du temps qui passe de façon irréversible.  Ce qui me gêne le plus est peut-être de devoir accepter un jour d’être malade.

Mais, du coup, je vis  avec plus d’intensité. Je vois la beauté des choses en tout.

Je fais aujourd’hui ce que je veux faire et non plus ce que l’on attend de moi. Et, l’âge m’apporte le bonheur d’avoir l’élan de dire aux gens que j’aime que je les aime.

 

3
Share

“J’ai choisi une chanson qui laisse des traces

des années qui s’écartent, qui arrivent sur nos visages

et qui indiquent tous les chemins qu’on a parcourus,

tous ceux qu’on aurait aimé prendre

et ceux encore qui nous restent à suivre.”

La grande Sophie, en intro de Ma première ride à la Cigale, le 20/03/13

44 ans
44 ans

Comme la Grande Sophie, j’avais hésité avec les paroles de Temps plus vieux de Zazie.

CD peg

Puis, j’ai eu peur d’être à l’origine d’un fait divers 2.0 d’un nouveau genre: les followers d’un blog commettent un suicide collectif suite à un nouveau post…

Bon, vous pouvez aller l’écouter quand même, mais je vous aurais prévenu et je décline toute responsabilité!

1
Share