Mylène Desclaux et Les jeunes femmes de 50 ans

Les jeunes femmes de 50 ans de Mylène !

J’ai rencontré Mylène il n’y a pas si longtemps par une amie commune. La rencontre (loin des sommets) de Happy Q(uinqua) et de Jeune Vieillis Pas ! En effet, nous sommes toutes deux des pionnières du blogging mature 🙂 ! Avec une mission commune : revaloriser  une tranche d’âge que l’on a tendance à effacer de la photo. Et surtout pratiquer l’humour, toujours l’humour, encore l’humour.

Aujourd’hui Mylène est écrivaine :

Les jeunes femmes de 50 ans paraît chez JC Lattès.

Et si vous avez déjà parcouru Happy Q(uinqua), vous n’avez aucun doute sur l’excellence de sa plume.

” Écrire ce livre m’a rendu tellement heureuse. Le voir en librairie est un accomplissement incroyable. Je flotte dans un état second ! “

Mylène a un parcours atypique, même si l’écriture en a toujours été au centre. Elle fait Sciences-Po. Et alors qu’elle prépare l’ENA, elle découvre la pub et laisse alors tout tomber pour intégrer une grande agence française. “Une lettre de motivation commençant par : je ne veux pas faire l’ENA, je veux faire de la pub a été très efficace.”

Après quelques années dans la vente d’espace publicitaire, elle monte sa propre boîte de publi-reportage qu’elle revendra 20 ans plus tard.

“Je n’avais pas envie de vieillir dans ce milieu. J’avais besoin de me réinventer. En fait, il y a un temps pour tout.

Un temps pour apprendre. Un pour construire (une entreprise, des enfants…) et un temps pour se réaliser autrement.

Mais comme je me sentais “chef d’entreprise”, je voulais de nouveau monter une boîte. J’ai eu un nombre de projets hallucinants : des paravents numériques, la culotte qui rembourre les fesses, du thé alcoolisé, la culture du safran… Mais rien n’a abouti. En fait, je me la pétais trop.Tout cela me demandait une énergie que je n’avais plus envie de déployer. À 50 ans ta vie peut recommencer mais pas dans la même frénésie que celle de tes 30 ans. Et puis j’avais beaucoup travaillé. J’étais épuisée en fait. Mais là, il a fallu affronter le vide, reconsidérer le rythme de ta vie.

J’aime écrire. J’aime décrire. Alors j’ai crée mon blog qui est en fait un moyen d’expression le plus libre qu’il soit, un vrai espace de liberté.”

C’est un éditeur qui lui planté dans la tête la graine de l’envie de “faire un livre”. Après avoir envoyé une intention d’une trentaine de pages chez Lattès, ce sont eux qui publieront :

Les jeunes femmes de 50 ans.

” Le titre est un oxymore pour les plus jeunes, une évidence pour les plus âgés. Je voulais parler d’un sujet grave que peut être le vieillissement. Mais, je n’emploie jamais ce mot car je voulais en rire. Il faut avoir la conscience de ce que l’on est tout en gardant la folie dont on a besoin. C’est finalement ce mélange de gravité et d’humour qui rend la vie jolie.”

 

Mylene et Les jeunes femmes de 50 ans

 

 

Si j’écris ce livre, c’est pour pouvoir partager un regard objectif mais bienveillant, anecdotique mais holistique, caustique mais humoristique sur les femmes de cinquante ans, leur errance, leur courage, leurs manies, leurs combats. Des femmes qui doivent bousculer des décennies de préjugés souvent dévalorisants, sans abandonner jamais leur combat pour rester dans la course. 

Les Jeunes Femmes de cinquante ans s’adresse à toutes celles qui sont victimes de ce vertige que provoque le cumul des années à cinquante ans. Car une fois apprivoisée cette certitude aiguë de la finitude, une fois éradiqués les complexes de son année de naissance, une fois digérée la multiplication endémique des traces du temps sur le cou et le haut des genoux, enfin libérées du regard des autres sur notre enveloppe charnelle, alors on peut enfin respirer, et poursuivre sa route, tranquilles, au plus près de nous-mêmes. 

Et puis si, en chemin, l’envie nous saisit de nous arrêter, de pousser les meubles, de monter le son et de danser sur la table, qui peut nous empêcher? 

 

 

 

 

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3 comments on “Mylène Desclaux et Les jeunes femmes de 50 ans

  1. Oui, qui peut m’empêcher.. A part moi même qui vient d’avoir 66 ans ? Alors, j’essaie de combattre, cette conne de voix qui me dit que je suis ridicule, de continuer à aller à des concerts de RAP, musique que j’écoute depuis les années 90. Je ne parle pas d’aller voir IAM ou NTM, qui ont acquis avec le temps leurs lettres de noblesse. Mais le RAP actuel. Et bien, la petite voix à gagné, je n’irai pas voir VALD !

  2. Nous suivons depuis longtemps son blog et chaque post est un régal. En ce moment l’une des matchingpoints lit son livre (l’autre est en voyage) et elle confirme, c’est un régal par le style et son contenu !

  3. Je cours acheter ce livre 🙂

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