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En quête de sens.

2 femmes, 2 quêtes spirituelles.

Une quête : Action de rechercher.

Une valeur, une personne, un objet qui prend sa source dans les convictions et la volonté de l’individu à accomplir son objectif.

Ces deux femmes sont sur un chemin différent mais elles vont dans le même sens. En trouver un, en fait, de sens. Une recherche de bien-être mais surtout de bien-vivre.

Si vous me suivez régulièrement, vous savez l’intranquille que je suis ! Alors j’admire, j’envie ces deux quinquas qui semblent avoir trouver une voie d’apaisement. La leur en tous les cas.

 

Caroline et la découverte de la foi. 

 

 

Caroline m’a scotchée. Je la connais depuis longtemps. Nous sommes liées sur le plan familial.

Elle était pour moi à des millions de kilomètres de croiser un jour la route de Jésus. Plutôt rock & roll, elle roule à moto, toujours à la pointe de la tendance et est journaliste pour la télé, spécialisée dans les documentaires et les magazines de société,

En plus, pour moi, la foi, tu l’as dès le départ (l’enfance), cela ne te tombe pas sur la tête comme la foudre.

J’ai  d’ailleurs plutôt fait le chemin inverse. J’étais assez croyante petite. Je faisais ma prière tous les soirs, j’allais au catéchisme… Mes parents n’étaient pas de fervents catholiques, c’était plutôt culturel. Mais un jour, pfff, foi envolée : je ne crois plus en rien! Caroline n’avait même pas cette “culture !

Un vide intérieur.

Depuis l’adolescence, elle ressent un profond mal-être, un manque de confiance en elle, qui la poussent vers des comportements addictifs et compulsifs.

Sa vie bascule une première fois, lorsqu’elle arrive enfin à être mère en allant adopter un bébé au Kazakhstan. Cette adoption est déjà un premier miracle. Même si son sentiment d’insécurité reste bien ancrée en elle, elle se dit qu’il y a forcement un chemin d’apaisement à prendre quelque part. Et elle a maintenant le plus beau des bagages : sa fille Irina.
Alors, elle cherche Caroline, elle cherche…

 

La méditation : son premier pas vers l’intériorité.

 

“Tout est parti, si je puis dire, d’une session de formation à la méditation de pleine conscience (une soirée par semaine pendant 2 mois). J’ai tout de suite adhéré. Tu te mets en contact avec ce que tu ressens. J’ai commencé donc à méditer tous les jours. Puis j’ai eu envie de faire une retraite. J’ai choisi, par hasard – parce que c’était près de Paris et que je n’ai pas de voiture- , le prieuré de Béthanie animé par des sœurs bénédictines. Je m’y suis sentie bien tout de suite, connectée. J’avais même l’impression de respirer différemment. J’ai adoré me retrouver face à moi-même. Ces sœurs étaient tellement sympas, tellement ouvertes. Elles m’ont inspirée une telle confiance ! “

Caroline va faire bien d’autres rencontres qui vont la mener sur sa voie. Comme celle avec frère Benoît qui lui parle de spiritualité en termes de changements, de vie en mouvement et d’évolution.

Et sa vie a (enfin) pris du sens…

Elle a voulu écrire son parcours pour le partager et peut-être aussi pour mieux le comprendre elle-même. Son livre  Et enfin la vie prend tout son sens vient de paraître (Éditions Leduc). Elle y illustre ses propos avec des partages d’expérience de personnalités (Alexandre Jollien, Bernard Campan, Olivier Delacroix…). Tous sur un chemin spirituel en lien, ou pas, avec une croyance religieuse.

 

 

 

” Je suis catho à ma sauce !

Je médite tous les matins et je lis un texte spirituel. Le plus souvent les Évangiles. J’écris un peu. Je prie aussi. Je le fais parfois à la va-vite, mais je m’y tiens. Un chemin spirituel se travaille. Ce n’est pas toujours simple. Comme dans un couple, il faut faire des efforts pour que cela dure.

Mais c’est tellement bon de de sentir en contact avec quelque chose de plus grand que soi. Quelle joie d’enfin ressentir de la gratitude envers ma vie. D’être heureuse d’être là où je suis. Moi qui me suis toujours sentie coincée entre hier et demain.

 

Véronique et une spiritualité laïque. 

 

 

J’ai rencontré Véronique au Tigre, Le club de yoga. Je ne suis pas une yogi pratiquante mais j’aime suivre certains ateliers comme celui “Lune et gong” (je vous en parle ici.)

Un atelier où Veronique propose des méditations chantées et joue des gongs pour nous faire plonger dans un vrai bain énergétique. Le corps est constitué de 70% d’eau, la vibration du gong va faire vibrer cette eau à l’intérieur du corps. J’adore cela.

Le yoga Kudalini.

C’est une pratique qui s’ancre dans le yoga Kundalini. Kundalini signifie “énergie”. On le nomme aussi le yoga de la conscience. Il nous plonge dans un processus d’auto-transformation. Il est considéré comme une prise de contact avec soi-même, comme permettant une élévation de la conscience de soi.

Le visage, la façon de se tenir de Véronique, ce qui se dégage d’elle m’ont immédiatement séduite. J’ai eu alors envie de vous la présenter.

” Dans une autre vie, j’ai été mannequin. L’argent n’était pas un problème. Je me suis mariée 2 fois. Je voyageais beaucoup. Je faisais beaucoup de sport. Je vivais le plus souvent aux USA où j’ai pratiqué différentes formes de yoga. Mais rien ne me convenait, vraiment. 

Un vrai coup de foudre pour l’Inde et sa culture.

J’ai commencé à aller beaucoup en Inde pour m’occuper d’un orphelinat. Je m’y suis tout de suite sentie bien. Comme à la maison.

Lors d’un retour aux États-Unis, j’ai eu la chance de rencontrer le “healer” et maître spirituel Guru Singh ! Après un long entretien avec lui, il m’a dit que j’allais devenir prof de yoga kundalini, que c’était ma mission.”

Alors Véronique s’y met à fond. Cette pratique assidue lui fait un bien fou. Elle multiplie les “séjours d’immersion”. Rencontre des profs plus humbles, plus passionnants les uns que les autres. Qui lui apportent toute la douceur dont elle ressent le besoin. Son plus grand combat contre elle-même: ne plus être dans l’ego. Elle devient prof “pour continuer à apprendre” et pour “servir”.

” Avant, j’étais une vraie conne. J’avais une vie facile mais je m’ennuyais terriblement. J’étais vide ! 

Aujourd’hui, j’ai fait des choix. Celui de ne plus être dans l’image. Ce qui m’intéresse, c’est la spiritualité. Je me lève très tôt, je médite, je prépare mes cours, mes voyages. 

Mes plaisirs sont simples : la lecture, l’Inde et le chocolat !

Il y a beaucoup de gens que je ne vois plus. Socialement, ce n’est pas toujours facile. Les autres pensent facilement que j’ai pété les plombs. Mes enfants me regardent parfois d’un air affligé. Mais, je me sens dans une vie tellement plus spirituelle. Je crois en une puissance supérieure. Dieu est en chacun de nous/en nous. Le yoga Kundalini n’est absolument pas une religion. Mais il y a beaucoup de rituels, ce que j’aime beaucoup. Il implique aussi une vraie discipline, ce qui me convient vraiment aussi.

Son instagram.

Son site.

 

 

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About virginie

11 comments on “En quête de sens.

  1. tout comme toi j’ai été élevé dans la culture moraliste la messe le dimanche les poches la punition de dieu qui voit tout et j’ai tout rejeté. je crois par contre qu’il a autre chose pas un dieu mais cela me fait mal de penser qu’en mourant je ne pourrais plus protéger mes enfants . Ca me rassure. le chocolat me rassure aussi et le coca me stimule .

    • Team Coca. Bises, ma Nicole !

  2. Bonjour , je vais vous étonner peut être, mais je les envie….Éducation en pensionnat religieux , famille catho pratiquante …..bref je vivais bien ma foi , et puis un mariage difficile , la perte d’un fils âge de 19 ans , un divorce compliqué, puis une deuxième chance et le gentil compagnon qui s’éteint aussi . Et la vie qui devient duré, alors la foi ? Je m’accroche à ce que je peux ….en ce moment c’est à une youtubeuse de talent qui me replonge dans ma première passion …l’esthétique. A chacun son moteur .
    Je vous souhaite une douce journée. Francoise.

    • La vie ne vous a pas épargné. Trouvez de la douceur là où vous le pouvez, c’est cela l’important. Bon dimanche. Virginie

  3. Tellement gentil , merci beaucoup. Belle soirée.

  4. Je comprends très bien Caroline parce que j’ai découvert un prieuré de Béthanie par hasard il y a environ deux ans. Moi qui ne croyait plus ou si peu, j’ai découvert un havre de paix. Je ne sais comment dire cela mais elle me comprend si elle lit mon commentaire. C’est comme si tout était évident et cela dès que je suis entrée dans ce lieu. Cette évidence me fait voir le monde autrement. A présent je sais et je me dis que c’est une richesse immense d’avoir pu ressentir cela.

    • Bonjour Marie, c’est exactement ce qu’elle m’a expliqué et ce qu’elle écrit dans son livre. Bonne journée. Virginie

  5. J’ai beaucoup aimé les deux ! Je suis admirative !

    • Moi aussi ! Bises.

  6. Merci pour ces deux témoignages. Je me demande quand même si on ne parle pas un peu trop sur les réseaux sociaux du Tigre (ce lieu en particulier) et du yoga kundalini, des profs qui ont plongé dedans en venant d’une autre vie et en font tout un business tout en visant la décroissance (je pense surtout à une blogueuse que je ne veux pas citer ici, car, après tout, ce n’est que mon ressenti). Toutes ces nouvelles adeptes s’occupent-elles d’autre chose que d’elles-mêmes et de leur spiritualité? Est-ce que leur nouveau bien-être “ruisselle” sur les autres (pour reprendre les expressions à la mode)? Non pas que je critique la recherche d’autre chose qu’une nouvelle robe, loin de là. C’est compliqué, cette affaire.

    • Je comprends ce que tu veux dire. Le Tigre, avec ses 3 salles à Paris est un endroit vraiment « tendance ». Il n’empêche qu’il y a de très bons profs. Dans le yoga kundalini ( effectivement très à la mode sur les réseaux sociaux), il y a quand même une vraie notion de « service ». Je sais que Veronique est en Inde en ce moment pour cela. Bonne journée. Virginie

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