Des stilettos aux baskets : Virginie, 50 ans.

 À la cinquantaine :  un nouveau métier, une nouvelle ville et un nouvel amoureux : Pour son changement de vie, Virginie n’a pas fait les choses à moitié.

« Depuis que j’ai quitté Paris en avril 2016 pour venir m’installer à Biarritz, je me sens à la bonne hauteur. Je ne ressens plus la nécessité de me percher sur des hauts talons. Je ne me sens plus petite. Je ne ressens plus le besoin de me grandir. Passer ses journées en tongs ou cavaler en tennis: quelle libération !« 

Du haut de son 1m64, Virginie a toujours bossé dans la communication et l’événementiel. Même si elle a toujours cultivé sa passion des beaux objets, de la déco. Et, de la vente. À chaque déménagement, elle avait l’habitude de vendre tous ses meubles pour mieux passer à autre chose.

« J’adorais mon métier. Mais depuis quelques année, ma boîte avait beaucoup grossi avec des process de management qui ne me ressemblaient plus. Je passais ma vie en réunion clients. Je n’étais plus sur le terrain alors que c’était cela que j’aimais vraiment. Et, puis j’avais vraiment envie, besoin de changement. Je voulais plus de calme, plus de nature. Et comme je me sentais libre – mes filles avaient quitté la maison- je pouvais vivre une nouvelle aventure sans imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Elles ont d’ailleurs été mes premières supportrices pour qu’enfin j’écrive et monte mon dossier depuis le temps que je disais vouloir ouvrir ma propre boutique.

Bien avant « le grand départ », finalement, quasi-inconsciemment, elle le prépare. Depuis quelque temps, elle vit dans un meublé loué au mois, s’est, une fois de plus débarrassé de la plus grande partie de ses meubles. Une fois négocié son départ de sa boîte, elle peut partir du jour au lendemain. Elle remplit sa voiture des affaires qui lui restent, essentiellement des fringues. Biarritz est comme une évidence, depuis toujours très attachée à cette région où vit une partie de sa famille.

« Tout s’est alors enchaîné rapidement. Il fallait que je me rassure. Que je me prouve très vite que je pouvais réaliser mes rêves. Je me suis associée avec mon frère  et on a mixé nos univers: le vintage, la déco contemporaine et la chine. Après des semaines de recherche, je tombe un peu par hasard sur ce local pile à l’endroit où je voulais être, les Halles de Biarritz. Forte de mon dossier « béton » (j’ai bossé dessus comme une dingue bien avant d’arriver ici), j’ai réussi à convaincre le propriétaire, la banque, la mairie…  Je me suis battue comme une folle et investi toutes mes économies. J’ai travaillé non stop. H 24, 7 jours/7 « 

Depuis près d’un an (quelques mois après son saut dans l’inconnu) , Virginie ouvre avec son frère Olivier Acte 1. 

 

 

 

Acte 1, 12 rue des Halles, 64000 Biarritz. Le site ici, la page Facebook là.

« Je voulais une boutique que je pouvais aménager comme une maison. Je voulais pouvoir y travailler comme si j’étais chez moi et que je recevais des amis. « 

« Et, la vie est vraiment bien faite. Au moment d’ouvrir ma boutique, alors que je bossais jour et nuit, j’ai rencontré un homme. Ce n’était pas forcément le bon moment. Mais, je ne pouvais pas le laisser passer. Nous nous sommes vite installés ensemble. Nous avons aujourd’hui des tas de projets. Et, comme il est lui-même entrepreneur, je peux lui parler de mon boulot pendant des heures, il me comprend.

Même si ce n’est pas mon genre, j’ai des petits moment de baisse d’énergie. Là, l’hiver va arriver. J’ai beaucoup moins d’amis qu’à Paris. Mais, j’ai décidé d’y venir régulièrement. J’en ai besoin pour me ressourcer. Et, j’apprécie encore plus la chance de vivre ici quand je retrouve le calme, l’océan, la nature. »

« J’adore aller chiner dans la région. C’est une vraie passion. C’est comme si j’allais au cinéma ou lisais un livre. Je ne pense à rien d’autre. Cela me vide la tête. J’aime fouiller dans les cageots. Quand je trouve un beau verre au milieu d’assiettes pourries, j’ai l’impression de découvrir un trésor. Et, ces objets chinés me permettent d’avoir une boutique toujours en mouvement. Je n’aurais pas pû être dans le statique. D’ailleurs, je ne me sens qu’au milieu de mon changement de vie. Je suis toujours « en évolution »

Virginie vient d’ailleurs d’acquérir son premier gros joujou de quinqua : un beau scooter rouge.

« Quelle liberté et un vrai coup de jeune ! »

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About virginie

7 comments on “Des stilettos aux baskets : Virginie, 50 ans.

  1. Super-portrait ! Du coup, on aimerait avoir 50 ans encore une fois…

  2. oh comme son univers est joli..depuis qu’on m’a dit deux fois cette semaines que j’étais beaucoup plus belle que Brigitte Macron je plaaane et j’aurais bien envie d’avoir un aussi joli univers ..mais j’aime mon boulot

  3. bravo jolie virginie la vie est belle a tous las ages bises

  4. Très beau virage pour un nouveau départ. Toutes les conditions sont là pour que les jours à venir soient ensoleillés au max. Bonne route Virginie. C’est super encouragent pour ceux qui n’osent pas encore.

  5. Quelle belle histoire, quel beau parcours de vie, et quelle courage de repartir à zéro ! J’admire…Bonne continuation Virginie.

  6. J’adore ! Comme j’aimerais La rencontrer ! On a un peu le même parcours dans un registre différent ! Depuis mes 50 ans je m’éclate dans la mode Avec de nouvelles aventures grâce à mon blog !
    Bonne continuation à Elle !
    Bizzz Ma Belle
    Valerie
    50 ans et alors ? La vie est belle !

  7. Dans le mot bobo y’a vraiment le mot bourgeois. La planète est en train de crever, les gens sont de plus en plus aux abois sur 80 % du territoire et les vieux se mettent à faire du .. vintage. Les jeunes sont contents.

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