Sandrine, 48 ans.
Sandrine, 48 ans.

Alors que je la suivais sur Instagram (@rose_carmine), j’ai rencontré Sandrine, en vrai, à la dernière Fashion Week. Ses pulls aux couleurs extraordinaires m’ont immédiatement attirés l’œil.

Sandrine est une vraie artiste dans l’âme. La couleur étant le fil conducteur de tout son parcours.

« Après le bac, j’ai fait une école de stylisme (Esmod). Mais, j’ai arrêté au cours de la première année. Je ne me voyais pas évoluer dans ce milieu. Je me suis alors tournée vers une école de graphisme et j’ai travaillé quelques années dans la pub. »

Lors de son congé maternité, elle découvre la peinture sur porcelaine.

« Je suis devenue accro ! Très vite, à mon retour en agence, j’ai démissionné pour en faire mon métier ».

Pendant près de 18 ans, Sandrine tiendra sa « boutique/atelier » d’arts de la table à Paris. Elle y travaillera aussi la céramique.

Jeune Vieillis Pas / Blog 50 ans

 

« J’ai fait un nombre incalculable de salons pros dont Maison&Objet. Je me suis un peu lassée. Pour décompresser, je me suis mise à peindre… Pendant 3 ans, j’ai fait quelques expos. Mais le monde de l’art est impénétrable….  »

Jeune Vieillis Pas / Blog 50 ans

 

« Puis, je me suis mise à tricoter. 

Quand j’ai vu toutes les couleurs, toutes les matières qui existaient, cela m’a complètement fascinée. J’ai donc commencé à créer des pulls comme je concevais mes tableaux.

 

Rose Carmine / Jeune Vieillis Pas

 

En 2013, Sandrine monte donc Rose Carmine. « Deux noms de couleur qui n’en font pas une ». Le succès est très rapide.

« Je reste une entrepreneuse. J’étais donc rodée. À faire les salons. À être totalement polyvalente. À tout apprendre par moi-même. Là, il a fallu que je trouve les bonnes filatures, les bonnes personnes pour tricoter. C’est un vrai travail artisanal.

Mais, le milieu est très différent. La mode est un monde difficile. Le rythme est infernal. Il faut se renouveler deux fois par an. Très vite une collection est zappée par la nouvelle. C’est même assez frustrant quand tu aimes les pièces que tu as fait. Un coup, les gens t’encensent, après ils peuvent t’ignorer.

Je ne regrette absolument rien, mais c’est beaucoup de tensions. Et, bien sûr, je n’ai pas la même pêche qu’il y a 20 ans. J’ai des gros coups de fatigue quand même.

En fait, toute la partie création ma passionne. Je n’ai aucun problème à avoir des idées. La vraie difficulté réside dans le fait d’être une entrepreneuse. De tout porter à bout de bras. C’est une dépense d’énergie dingue. C’est du non-stop. « 

 

Rose Carmine / Jeune Vieillis Pas

 

Quelques créations de Sandirne :

Rose Carmine / Jeune Vieillis Pas

Pour en voir plus, allez sur son site www.rosecarmine-paris.com. Sur lequel, vous pouvez lui envoyer un mail afin d’ être convié à ses ventes privées.

Et, pour liker sa page Facebook, c’est ici.

2
Share

 

Nathalie, 53 ans.
Nathalie, 53 ans.

« Après le bac, je voulais partir à Nice rejoindre l’Atelier de Comédie musicale de Michel Fugain. Mes parents n’ont pas voulu. J’ai fait Droit. Tout en continuant à chanter, danser, faire des claquettes. Je payais mes cours en faisant des photos, de la pub. « 

Nathalie découvre le Club Med lors de vacances. Elle y restera quelques années en multipliant les activités: mini-club, fitness, tir à l’arc… Elle a même failli être chef de village.

Jeune Vieillis Pas

 

Elle y rencontre son homme. À l’affût de nouvelles expériences, ils partent s’installer à Rio. Pendant 2 ans, elle y donnera des cours de gym.  Puis, ils décident de rentrer sur Paris.

 » En fait, je ne savais pas trop quoi faire à mon retour. C’est une amie qui m’a soufflée l’idée de m’occuper d’étrangers, d’expats cherchant à se loger sur Paris vu  que je parlais plein de langues. Et, comme je ne supporte pas de ne pas être mon boss, j’ai monté ma propre société de Home staging. Je chassais des apparts,  les relookais pour les louer. Mon mari, lui, avait monté sa boîte de travaux/déco. »

Mais, il y a 5 ans, suite au décès de son père, elle ressent le besoin d’acheter une petite maison à Marrakech dont il était originaire.

« Ça a été comme un retour. En tous les cas, un vrai déclic… J’ai  alors rencontré quelqu’un qui fabriquait de très beaux cuirs. Cela m’a donné l’envie d’en faire des sacs, puis des pochettes… J’adore cela, toucher la matière première, jouer avec les tissus, aller dans les ateliers…. Même si je n’y avais jamais pensé. » 

Zwin Zwin / Jeune Vieillis Pas

Elle crée alors sa marque Zwin’ Zwin’, ouvre une petite boutique sur place et multiplie  les allers/retours  entre la France et le Maroc pour vendre ses créations tout en continuant de travailler.

Zwin Zwin / Jeune Vieillis Pas

Le vrai changement de vie s’amorce fin 2013, elle laisse tomber toute activité en France et s’installe définitivement au Maroc. Elle y développe sa marque, cherche des  « revendeurs » sur Paris. Son mari vient de la rejoindre.

« Ça y est. On a vendu notre appartement en France. C’est le grand saut. Les enfants sont grands, ils sont sur des rails. Alors, on peut enfin prendre une décision vraiment égoïste. On vient de racheter un petit ryad où l’on fera maison d’hôtes avec 6 chambres. J’ai pris une nouvelle boutique plus grande. Et, on va ouvrir un petit café/resto. En fait, je crois que j’ai toujours rêvé d’avoir un endroit qui me ressemble. Un lieu chaleureux et convivial qui me permette d’être en contact avec les autres.  Pour l’instant, on est en plein travaux. Mais je fonce, comme à mon habitude. Je suis prête pour la troisième partie de ma vie. Même si j’ai l’impression de n’avoir jamais rien vraiment prémédité.  En fait, je suis toujours allée là où le vent m’a portée. « 

Le futur Zwin Zwin Café!
Le futur Zwin Zwin Café!

 

zwinzwincontact@gmail.com
zwinzwincontact@gmail.com
0
Share

 

Hélène, 57 ans.
Hélène, 57 ans.

 

J’ai rencontré Hélène grâce à Myrtille Mousson qui organise le premier salon de joaillerie ouvert au grand public ( Mes Créateurs Joailliers ). Une belle rencontre avec une belle quinqua même si son changement de cap est plus qu’amorcé. Ça fait plusieurs années qu’Hélène crée ses propres bijoux. Mais, comme elle le dit elle-même:  » Un bon artisan: c’est 10 ans de métier. » Et, elle continue de chercher à se perfectionner. Elle vient de suivre les cours de gemmologie de l’université de Nantes pendant un an.

« Malheureusement, je n’aurais pas le temps de faire le mémoire pour obtenir le diplôme. »

Après le bac, elle fait Penninghen et les Arts Déco. Dans les années 80, avec ce type de cursus, un choix s’impose: la pub.

« Ma vraie passion a toujours été les pierres. J’ai toujours voulu dessiner des bijoux. Mais, je n’envisageais même pas qu’il soit possible d’en faire mon métier. 

Elle passera alors plus de 15 ans dans la pub en tant que directrice artistique.

Son atelier: un vrai cabinet de curiosités.
Son atelier: un vrai cabinet de curiosités.

 

Mais, elle commence à apprendre à créer des bijoux avec la mère se son ex-mari. Elle lui apprend la technique, elle travaille sans relâche à l’établi. Elle finira par quitter la pub pour reprendre l’atelier de son ex belle-mère.

Un divorce et elle doit repartir de zéro.

Jeune Vieillis Pas

«  Cela n’a pas été simple. Je repartais avec zéro notoriété. Et, il me fallait quand même des fonds pour pouvoir acheter mes matières premières, mes pierres. Heureusement, j’avais un peu d’argent devant moi.  Mais, j’ai eu aussi du bol. »

Hélène est, en effet, une des premières créatrices à créer son site sur Internet. Et, est alors repérée  sur le web par l’organisateur d’un des premiers salons consacrés aux joailliers/bijoutiers.

« C’était assez nouveau à l’époque, nous étions peu nombreux sur ce salon. J’avais pris une attachée de presse Qui a très bien fait son boulot. Des parutions dans la presse, un bon bouche à oreille, un style très personnel… Et, les clientes sont venues à moi. Les rentrées d’argent permettent alors d’acheter des machines plus perfectionnées. Grâce auxquelles, on peut travailler plus vite, et donc produire plus facilement. « 

jeune Vieillis Pas

 

 » Après avoir connu de très hauts salaires, ce fût un vrai changement de vie. Mais, je suis vachement bien. J’apprécie vraiment la liberté ne plus être salarié. Le plus agréable, en fait, est de faire un truc du début à la fin. Sans que personne ne s’en mêle. Travailler de ses mains est un vrai luxe. L’or est un métal tellement agréable à manipuler. »

Jeune Vieillis Pas

 

Vous pouvez mieux découvrir les créations d’Hélène Courtaigne Delalande sur son site www.helenecourtaigne.com.

Et, même la rencontrer en personne sur Mes créateurs Joailliers qui met l’artisanat français à l’honneur. Du 13 au 16 novembre à l’Hôtel de L’Industrie. 4, place St Germain-des-prés, 75006. Entrée: 10€.

Salon des créateurs joailliers/ Jeune Vieillis Pas

0
Share

Jeune Vieillis Pas
Marion, 50 ans.

Marion est ma belle-sœur. Je la connais depuis qu’elle est gamine. Elle a, sous mes yeux, grandi, évolué, vieilli, mûri…  Aujourd’hui, elle me donne vraiment le sentiment d’avoir trouvé son bon chemin. 

 » Après des études littéraires et de cinéma, j’ai bossé comme scripte  à la télé. Mais, c’était un univers qui ne me correspondait pas. J’aimais les livres -j’écris d’ailleurs aussi-, je suis donc devenue libraire. Pendant 12 ans. J’ai beaucoup aimé ce travail, même si j’avais parfois du mal à vraiment expliquer mes coups de cœur. »

Jeune Vieillis Pas

Marion fait ensuite une « pause familiale ». Elle suit son mari en Angleterre. Et, a son premier enfant. Suivi d’un deuxième alors qu’ils sont, alors, installés à Toulouse.

« Je souhaitais vraiment m’occuper de mes enfants. Je n’avais pas envie de les laisser. »

Alors, elle sera maman à temps plein…

 

Jeune Vieillis Pas

« Puis, les enfants grandissent, ils ont moins besoin de vous. Je me rendais compte que j’étais beaucoup trop sur leur dos. Et, moi, j’avais le sentiment de n’être plus rien du tout. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire ».

Les enfants au collège, les journées deviennent bien longues. Marion se remet à l’écriture. Mais, cela ne lui suffit pas.

« J’avais aussi besoin de trouver une activité qui me permette de me revaloriser. D’acquérir une indépendance financière. »

Jeune Vieillis Pas

Pôle emploi va lui permettre de remettre les choses à plat.  Elle s’inscrit à Cap Projet, un accompagnement qui permet d’élaborer un projet pendant 6 mois à raison de 2 fois par semaine. Elle suit même une thérapie cognitive pour l’aider à se relancer. Elle arrive enfin à faire des liens entre sa personnalité, son parcours professionnel et ses souhaits.

« Au fur et à mesure, c’est travailler dans le social qui s’est imposé à moi. »

C’est finalement un diplôme d’état de technicienne de l’intervention sociale et familiale que Marion est en passe de décrocher.  Une formation sur 2 ans. Un parcours long et riche en émotions.

« À mon oral d’entrée, j’ai obtenu un 18 ! La première bonne note de toute ma vie! Quand j’ai ensuite intégré la formation, je me suis retrouvé qu’avec des jeunes. C’était un peu dur, je ne savais pas très bien comment me situer. Tout le monde m’appelait « la vieille ». Bon, c’était de l’humour, mais je ne le prenais pas très bien. J’ai réussi à m’adapter et maintenant, c’est moi que l’on appelle pour demander des conseils. Et, puis, pas facile de remettre son « cerveau en marche ». Pour les stages, idem. Ils s’attendent à voir arriver une « jeunette ». Mais, après, cela aide. J’inspire plus facilement confiance. Mon âge devient un atout pour faire face à des situations très dures. Beaucoup d’incestes, des femmes violées ou seules avec des enfants dans des situations extrêmement précaires. »

Marion finira sa formation en juin 2015. Elle devra alors présenter son Dossier de Pratique professionnelle. Elle sait qu’elle veut travailler avec des mamans.

« C’est tellement beau de pouvoir aider une mère à renouer des liens avec son enfant. Mais, le plus difficile est de ne pas trop s’attacher. Si tu crées trop de lien, tu ne peux pas faire du bon boulot. »

Jeune Vieillis Pas

Marion vient également de  terminer son livre. Une livre d’ado qui se passe dans les souterrains de Paris. Je lui souhaite d’être très vite en librairie ! La boucle sera bouclée.

 

 

0
Share

Victoria, 46 ans.
Victoria, 46 ans.

Victoria, en couple, 2 enfants, n’a pas vraiment changé de cap brutalement. Ce sont en fait des virages drastiques qui l’ont mené aujourd’hui à l’activité pour laquelle elle se sent vraiment faite. Même si, pour être pleinement reconnue,  se construire une clientèle, vivre sereinement de son métier, il lui reste encore un bout de chemin. Mais, elle fonce, tête haute!

« J’ai quitté l’école très tôt. À 15 ans, pour être mannequin. J’ai beaucoup voyagé, je me suis bien amusée, j’ai fait plein de rencontres … Mais, je n’étais pas complètement satisfaite. Je n’avais pas le sentiment de travailler. Je ne me sentais pas « nourrie ».  »

Jeune Vieillis Pas

Alors, à 22 ans, lors d’un déplacement à Miami, elle décide de rester pour apprendre un vrai métier: assistant-photographe. Elle se lance à fond. Au bout de quelques années, elle rencontre le futur père de ses enfants. Il est entraîneur de chevaux de course. Elle plaque tout, vend son matériel photo. Et le suit, du Kentucky à Chantilly en passant par Deauville. Elle devient « soigneur ».

DSC_3425

 

 » Vers la trentaine, je n’arrive toujours pas à tomber enceinte. Je commence à voir un psy pour m’aider à surmonter cette souffrance et supporter les traitements lourds entrepris. Et, là, une révélation. Je rentre dedans à fond. Je délaisse complètement l’écurie et me passionne pour la psychanalyse. »

Victoria suit alors des séminaires, assiste à moults ateliers, dévore des bibliothèques entières. Avec le complexe d’avoir arrêter trop tôt les études, elle va s’instruire toute seule.

« Tout le monde se moque de moi. Même mon mari est plus que sceptique. Effectivement mon parcours est atypique. Très peu d’analystes ne passent pas par le cursus universitaire. Mais, en psychanalyse, il ne s’agit pas d’apprendre mais de comprendre. Ce que tu fais par ta propre analyse, ton ressenti, ton vécu. Ton rôle est d’essayer d’écouter ce que l’autre n’entend pas qu’il dit. »

Son livre "culte"!
Son livre « culte »!

Pendant ce temps, elle connaît le bonheur d’être deux fois maman. Et devient membre de la société de psychanalyse freudienne. Elle ouvre timidement un cabinet dans le garage spécialement réaménagé de sa maison. Ça commence tout doucement. Pendant un an, elle n’aura que 2 patients. Puis, en 2007, un confrère avec lequel elle avait noué de profondes relations lui cède sa clientèle. Elle a enfin un cabinet qui fonctionne. Une trentaine de séances par semaine.

Jeune Vieillis Pas

« En 2011, je me sépare de mon mari. Je viens vivre à Paris. Et, j’ouvre un nouveau cabinet. Mais, je repars quasi de zéro. Je retombe à 10 séances par semaine. Ce n’est pas facile. Les réseaux sont beaucoup plus fermés à Paris qu’en province. Alors, je continue à « m’enrichir ».  Je suis, en ce moment, une nouvelle formation « Hypnose et processus thérapeutiques ». Elle est dispensée par le CECCOF, Centre d’études cliniques de communications familiales. J’aurais enfin un diplôme! »

Jeune Vieillis Pas.

 

0
Share

Sandrine, 51 ans.
Sandrine, 51 ans.

Sandrine, mariée, une fille de 14 ans a été journaliste économique pendant plus de 20 ans.

Elle est aujourd’hui consultante en RSE.

Jeune Vieillis pas

 

C’est lors de son dernier job, rédactrice en chef d’un magazine patrimonial (qui s’adresse aux grosses fortunes!) qu’elle se passionne de plus en plus pour les sujets d’intérêt général, pour la philanthropie, l’économie solidaire.

« Quand le magazine a cessé de paraître, je me devais de rebondir. Et, de trouver un métier dans lequel je ne risquais pas de m’ennuyer. Je voulais aussi être au plus près du monde de l’entreprise. Avec la RSE,  tu es au cœur du business. Je voulais même intégrer une grosse boîte. Mais, là, laisse tomber. A mon âge, c’est juste impossible. Je ne pouvais être que consultante, en auto-entrepreneur !

Jeune Vieillis Pas

 

Et, pour en arriver là, j’ai pas mal ramé. En fait, j’aurais dû me former de façon plus « rationnelle ». En tant que journaliste, je pensais appréhender le sujet assez facilement. J’ai lu des tonnes de livres, je suis allée à des conférences, j’ai participé à des séminaires, assisté à des tables rondes…  »

Dans cette phase de reconversion Sandrine écrit même un livre sur la philanthropie:

Paru en 2012 aux Editions Lignes de repères.
Paru en 2012 aux Editions Lignes de repères.

« Mais, apprendre sur le tas ne permet pas d’acquérir une crédibilité. J’ai fini par passer une certification ISO 26 000, je suis évaluatrice en responsabilité sociétale.

Il m’a vraiment fallu une énergie folle pour changer de métier. Et, c’est un vrai changement culturel dans ta tête. Je ne savais absolument pas me vendre. Il faut arriver à abandonner l’idée que tu n’es pas légitime. Je pense d’ailleurs avoir perdu des prospections parce que je n’imposais pas assez mon point de vue. Alors, qu’en tant qu’experte, il faut avoir un vrai parti-pris. C’est beaucoup plus long que je ne le pensais. Aujourd’hui, ça commence à bien marcher, au bout de 4 ans. Si je n’avais pas été en couple, soutenu financièrement, je ne sais pas comment j’aurais fait. Je ne sais pas si j’aurais pu le faire. »

Jeune Vieillis Pas

Sandrine tient également un blog : L’autre économie: www.lautreeconomie.blog.youphil.com

Jeune Vieillis Pas

Elle écrit aujourd’hui son deuxième livre à paraître aux Editions Yves Michel sur la RSE dans l’enseignement.

« En fait, je n’ai pas encore le titre exact, mais il pourrait s’intituler: tu seras un manager responsable, mon fils. »

Pour écouter Sandrine s’exprimer sur la philanthropie cliquez ici .

Jeune Vieillis Pas

0
Share

Caroline, 44 ans.
Caroline, 44 ans.

 

Caroline est mon deuxième portrait de la catégorie « Changement de cap: changer de vie après 40 ans ».

Elle vient d’ouvrir son Coffee shop! Le You Decide. Une vraie aventure pour cette mère de famille à la tête d’une tribu recomposée de 5 enfants de 13 à 20 ans.

« Après un Deug de droit, j’ai fait pas mal de métiers. D’agent de cinéma à directrice de comm d’un groupe de coiffure. J’ai monté une boîte de déco d’art urbain. Celui que j’ai exercé le plus longtemps :  styliste de mode pour des magazines féminins. »

Aujourd’hui, elle réalise un rêve de gosse.

« J’ai toujours eu envie d’ouvrir un salon de thé. J’ai retrouvé chez ma mère une dinette en porcelaine. J’avais monté mon petit salon. Il s’appelait « Simple ». J’avais écrit un menu. Je devais avoir 8 ans. »

IMG_2550
Merci à la maman de Caroline pour cette archive personnelle !

 

« Depuis quelques années, je vis avec un homme qui est un fou de tout ce qui se mange et se boit. Qui est capable de traverser tout Paris pour s’acheter La bonne confiture ou boire telle sorte de  café.  Il m’a transmis le virus du « bon », du « bio », des produits d’exception. »

L’idée de monter quelque chose autour de produits de qualité germe. Et, va grandir au gré de leurs voyages en Grande-Bretagne ou aux USA.  » On trouvait cela dingue de pouvoir boire autant de très bons cafés là-bas. Et, pas en France ».

Caroline décide alors de se former. Elle suit les différentes  formations obligatoires pour obtenir un permis d’exploitation de la Chambre du Commerce. Celle de Barista. Pour acquérir une réelle compétence dans la préparation du café (et, bien apprendre le fonctionnement de ces machines haut de gamme très sophistiquées).  Dans le milieu des baristas (en fait au pluriel on dit baristi!), on pratique le  « Latte art!

« Bon, moi, je ne suis pas encore hyper douée pour faire des beaux dessins dans la tasse avec la crème. Mais, le barista qui bosse avec moi fait des championnats. Et en plus, il fait des tartes comme personne!  »

image copie 8
La Rolls de la machine à café: La Marzocco!

 

Pendant des mois, elle recherche Le lieu! Une fois trouvé, dans le 16 ème, quartier où il y a finalement pas grand chose de sympa dans ce style. C’est la course!

Au financement bien sûr. « Là, c’est la galère. Aucune banque ne veut te suivre. Nous avons dégagé une énergie dingue pour trouver différentes sources de financement. C’est une course contre la montre. Tout est long alors que tu n’as pas le temps. Tu dois signer, sinon, le lieu te passe sous le nez. Après, ce sont les réunions de chantier, trouver le mobilier que tu aimes, sélectionner les meilleurs fournisseurs (heureusement, mon chéri avait déjà beaucoup de contacts dans la restauration). Nous avons ouvert 20 jours après la remise des clefs en refaisant tout du sol au plafond! »

 

image copie 3

« J’apprends au jour le jour. Surtout pour la gestion des stocks.Par exemple, jamais je n’aurais imaginé « consommer » 60 œufs par semaine. Entre les quiches, les tartes… Tu imagines recevoir une livraison de 60 œufs!  »

« Cette aventure est aussi exaltante que stressante. Je m’angoisse sur tout. Est-ce que les gens vont venir? S’ils viennent, vont-ils re-venir?… En fait, tu ne peux plus penser à autre chose. Tout tourne autour de ça. Tu vis You Decide, tu manges You Decide, tu rêves You Decide. C’est devenu ta vie »

photo copie 16

« Mais quand quelqu’un me dit: « qu’est-ce que c’est bon », je suis re-boostée à fond! J’aime tellement  l’idée de recevoir « comme à la maison. » De proposer un vrai service autour du café. De bons produits locaux, bio. Même notre pain, c’est une tuerie!  Je voulais un lieu qui me ressemble. Le nom You Decide, personne n’a vraiment compris ce choix. Mais, en fait: c’est moi! J’ai toujours eu du mal à me décider. » Enfin, finalement pas cette fois!

image copie 6

You Decide

152 av Victor Hugo, 75016 Paris

Facebook: https://www.facebook.com/pages/You-Decide

Instagram: @youdecidecoffee

0
Share

J’inaugure, avec mon amie Laura, une nouvelle catégorie « changement de cap ». J’aimerais régulièrement, dresser un portrait de femme qui, après 40 ans, a décidé de remettre les compteurs à zéro. Qui a fait sienne cette phrase de Bergson:

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire ». 

52 ans
52 ans

Laura a eu 2 hommes dans sa vie, 3 filles et… un petit garçon!

Après plus de deux décennies dans la communication, elle avait, en bonne working-girl, atteint un très haut poste bourré de responsabilités au sein d’un gros groupe de comm.  Puis, une restructuration la pousse injustement vers la sortie.

 » J’ai subi un tel choc! J’ai pris de plein fouet la crise de milieu de vie. J’ai eu la chance alors de suivre un coaching. Il fallait que je trouve un moyen de transcender cette épreuve. Qu’elle se transforme en opportunité.  Alors, la vraie question fut : qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? J’avais déjà construit ma famille. Et, j’avais le sentiment d’évoluer dans un milieu pro empreint de jeunisme, où je n’avais plus ma place. J’ai beaucoup bossé sur moi-même pendant ce coaching. Et, j’ai eu un déclic. Pourquoi attendre si tard pour se donner les moyens de prendre du recul? Pourquoi attendre de connaître une crise profonde pour aller mieux ? »

Laura se donne alors les moyens de se lancer dans une nouvelle vie en enchaînant les formations. Elle cumule plusieurs cycles de formations en même temps. La  semaine à Paris à HEC pour être coach certifié, les week-ends  à Valence pour se spécialiser en  psychosomatique ou à Aix en coaching parental etc etc. Elle « boucle » 8 ans d’études en 4 ans.

« Mon entourage me reprochait presque de multiplier les approches. Mais, non! Je changeais complètement d’identité pro. Il fallait que je me sente légitime. J’allais quand même me faire payer pour accompagner des personnes dans leurs difficultés. C’est énorme quand même. »

En pleine formation d'Isabelle Filliozat (source L'école des parents)
En pleine formation d’Isabelle Filliozat (source L’école des parents)

Aujourd’hui, Laura est coach certifié à HEC, animatrice d’ateliers Faber et Mazlish (enfant/fratrie/ados), psychosomaticienne diplômée de l’Institut des conseils en santé santé holistique (relaxation, gestion du stress…). Elle fait également partie de la première promotion du cycle « Coaching parental/thérapies d’enfants d’Isabelle Filliozat.

« Dans une dynamique de prévention, je me suis particulièrement intéressée aux enfants. Et, à leur parents. Je trouve que les parents ne sont pas assez aidés dans leur rôle »

Laura à l'école des parents
Laura à l’école des parents

Il y a d’ailleurs un article sur Laura dans le dossier sur le coachig parental du Bimestriel de L’école des parents.

Oct/Nov 2013
Oct/Nov 2013

Laura a ouvert son cabinet dans le XVII ème arrondissement à Paris (laurabianquis@orange.fr).

« J’accompagne des personnes qui traversent une période de doute ou de difficultés. Je les aide à gérer leur stress, à écouter leurs émotions et à trouver leur propres solutions. Une question résume assez bien le travail  que nous faisons ensemble : si tout devait s’arrêter dans un an: qu’est-ce que vous arrêteriez ?; que poursuivriez-vous?; qu’est-ce que vous commenceriez ?  »

Elle fait également du coaching en entreprise. Actuellement, dans le cadre de Yump, (je veux monter ma boîte) de la mairie d’Aubervielliers, elle « accompagne » 21 porteurs de projets issus du 93.

Olivier veut introduire les WC à la japonaise dans les milieux médicalisés. Rym a un projet de pâtisserie événementielle.
Olivier veut introduire les WC à la japonaise dans les milieux médicalisés. Rym a un projet de pâtisserie événementielle. »

Je suis totalement épanouie dans ma nouvelle vie professionnelle. J’ai re-contacté avec la même énergie, la même motivation qu’à mes 25 ans. J’ai une activité qui me nourrit, qui me re-donne envie de donner le meilleur de moi-même. Et, puis, c’est génial de se dire que j’ai choisi un métier où plus tu vieillis, plus tu deviens bon! »

laura et tiago.

0
Share