À la cinquantaine :  un nouveau métier, une nouvelle ville et un nouvel amoureux : Pour son changement de vie, Virginie n’a pas fait les choses à moitié.

« Depuis que j’ai quitté Paris en avril 2016 pour venir m’installer à Biarritz, je me sens à la bonne hauteur. Je ne ressens plus la nécessité de me percher sur des hauts talons. Je ne me sens plus petite. Je ne ressens plus le besoin de me grandir. Passer ses journées en tongs ou cavaler en tennis: quelle libération !« 

Du haut de son 1m64, Virginie a toujours bossé dans la communication et l’événementiel. Même si elle a toujours cultivé sa passion des beaux objets, de la déco. Et, de la vente. À chaque déménagement, elle avait l’habitude de vendre tous ses meubles pour mieux passer à autre chose.

« J’adorais mon métier. Mais depuis quelques année, ma boîte avait beaucoup grossi avec des process de management qui ne me ressemblaient plus. Je passais ma vie en réunion clients. Je n’étais plus sur le terrain alors que c’était cela que j’aimais vraiment. Et, puis j’avais vraiment envie, besoin de changement. Je voulais plus de calme, plus de nature. Et comme je me sentais libre – mes filles avaient quitté la maison- je pouvais vivre une nouvelle aventure sans imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Elles ont d’ailleurs été mes premières supportrices pour qu’enfin j’écrive et monte mon dossier depuis le temps que je disais vouloir ouvrir ma propre boutique.

Bien avant « le grand départ », finalement, quasi-inconsciemment, elle le prépare. Depuis quelque temps, elle vit dans un meublé loué au mois, s’est, une fois de plus débarrassé de la plus grande partie de ses meubles. Une fois négocié son départ de sa boîte, elle peut partir du jour au lendemain. Elle remplit sa voiture des affaires qui lui restent, essentiellement des fringues. Biarritz est comme une évidence, depuis toujours très attachée à cette région où vit une partie de sa famille.

« Tout s’est alors enchaîné rapidement. Il fallait que je me rassure. Que je me prouve très vite que je pouvais réaliser mes rêves. Je me suis associée avec mon frère  et on a mixé nos univers: le vintage, la déco contemporaine et la chine. Après des semaines de recherche, je tombe un peu par hasard sur ce local pile à l’endroit où je voulais être, les Halles de Biarritz. Forte de mon dossier « béton » (j’ai bossé dessus comme une dingue bien avant d’arriver ici), j’ai réussi à convaincre le propriétaire, la banque, la mairie…  Je me suis battue comme une folle et investi toutes mes économies. J’ai travaillé non stop. H 24, 7 jours/7 « 

Depuis près d’un an (quelques mois après son saut dans l’inconnu) , Virginie ouvre avec son frère Olivier Acte 1. 

 

 

 

Acte 1, 12 rue des Halles, 64000 Biarritz. Le site ici, la page Facebook là.

« Je voulais une boutique que je pouvais aménager comme une maison. Je voulais pouvoir y travailler comme si j’étais chez moi et que je recevais des amis. « 

« Et, la vie est vraiment bien faite. Au moment d’ouvrir ma boutique, alors que je bossais jour et nuit, j’ai rencontré un homme. Ce n’était pas forcément le bon moment. Mais, je ne pouvais pas le laisser passer. Nous nous sommes vite installés ensemble. Nous avons aujourd’hui des tas de projets. Et, comme il est lui-même entrepreneur, je peux lui parler de mon boulot pendant des heures, il me comprend.

Même si ce n’est pas mon genre, j’ai des petits moment de baisse d’énergie. Là, l’hiver va arriver. J’ai beaucoup moins d’amis qu’à Paris. Mais, j’ai décidé d’y venir régulièrement. J’en ai besoin pour me ressourcer. Et, j’apprécie encore plus la chance de vivre ici quand je retrouve le calme, l’océan, la nature. »

« J’adore aller chiner dans la région. C’est une vraie passion. C’est comme si j’allais au cinéma ou lisais un livre. Je ne pense à rien d’autre. Cela me vide la tête. J’aime fouiller dans les cageots. Quand je trouve un beau verre au milieu d’assiettes pourries, j’ai l’impression de découvrir un trésor. Et, ces objets chinés me permettent d’avoir une boutique toujours en mouvement. Je n’aurais pas pû être dans le statique. D’ailleurs, je ne me sens qu’au milieu de mon changement de vie. Je suis toujours « en évolution »

Virginie vient d’ailleurs d’acquérir son premier gros joujou de quinqua : un beau scooter rouge.

« Quelle liberté et un vrai coup de jeune ! »

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Plus de 45 ans et changer de vie professionnelle !

Marie, 49 ans

 

 

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Marie vient d’ouvrir à Genève un concept store proposant des marques de mode, de déco qui partagent des valeurs éthiques et solidaires : Supplément d’âme (11 rue de la Terrassière)

 » Ce que je choisis de vendre est d’abord beau. Mais, a aussi une « histoire » à raconter. D’où le nom : supplément d’âme. »

Un vrai virage pro ! Rien ne prédisposait Marie à ouvrir son propre commerce. Jeune femme ambitieuse, elle décide il y a près de 30 ans de faire carrière dans le secteur bancaire. Elle y exerce de nombreux métiers. Elle lèvera juste le pied à la naissance de son fils (20 ans aujourd’hui) en bossant à mi-temps.

« Mais 4 ans plus tard, j’ai divorcé. Il fallait donc que je sois à nouveau indépendante financièrement. Déjà à ce moment-là, je ne voulais pas vraiment retourner dans le secteur bancaire. Je sentais déjà que j’avais envie « d’autre chose ». Mais, bon, c’était plus facile alors de trouver un job dans mon domaine de compétence. Et, finalement, j’ai bien fait d’y retourner. Car j’ai rencontré alors des personnes qui faisaient de la finance durable. Je me suis sentie en phase avec ce type de valeurs. Une petite graine a commencé à germer… « 

Marie, alors qu’elle est toujours en poste, suit un module de formation sur la finance durable à l’université. Elle cherche à se diriger vers ce secteur. «  Il s’agit encore d’une niche, c’est un milieu très difficile à pénétrer. »

« Je commence alors à penser à un plan B avec une envie grandissante de travailler à MA manière. Un jour, dans un grand magasin, j’ai un coup de foudre pour de superbes robes indiennes, super colorées, hyper gaies de la marque Dandy& Brooks. Des créations artisanales mais au goût occidental. Juste sublime! Je discute avec la créatrice. Une femme très engagée pour le commerce équitable, écolo qui fait très attention aux colorants utilisés par exemple. »

Ça fait tilt. Marie se dit que ce type d’offre : de la qualité, de l’artisanat… manque à Genève. Elle sent qu’elle tient un truc en cohérence avec ses propres valeurs. Passe des heures et des heures sur Internet à la recherche d’autres marques qui partagent cette même philosophie. Comme Muskhane, Naram (Je vous ai d’ailleurs présenté Muriel, la créatrice des merveilleuses étoles en cachemire Naram dans ce post. ). Avec la vraie conviction que « la slow fashion » est LE marché d’avenir.

 

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« C’est amusant est de constater comment les choses finissent par s’enchaîner naturellement quand on est sûre de son but. Tu as le sentiment q’une une autoroute s’ouvre.« 

« Il fallait trouver le bon lieu. Une boutique bien placée, c’était fondamental pour la réussite de mon projet. Alors que je me promène dans le quartier des eaux vives, un quartier à la fois populaire et bobo, je commence à aller voir les commerçants pour parler avec eux, savoir comment cela se passait pour eux. Un d’eux m’apprend qu’il y a une arcade à remettre (reverso franco/suise: un pas de porte à louer ). »

 

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« Le loyer est très correct mais son attribution est sur concours à la mairie de Genève. Je dépose mon dossier: un vrai business plan avec la première marque qui a accepté de me suivre, Muskhane. Et, là, crac boum : le ok de la mairie de Genève ».

Marie file alors sa démission dans la foulée. Elle profite d’un fonds de pension qu’il est possible de débloquer en Suisse quand on se met à son compte étant rassurée sur l’avenir de son fils (ayant économisé suffisamment pour lui financer ses études.)

 

 

 

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« Je viens d’ouvrir, c’est le bonheur absolu. Cela a a hyper bien démarré. Et, pour moi, grande shoppeuse, quel rêve de travailler dans la mode, la déco ! »

 

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Après 45 ans, elles changent de vie professionnelle.

SANDRA, 51 ans. 

 

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À 24 ans, Sandra co-fonde avec son mari et son frère, 2 joueurs de rugby, Eden Park, une marque de mode d’inspiration sportive.

Pendant presque 30 ans, j’y ai appris plus de 20 métiers : des achats à la vente jusqu’à la création!

Il y a 2 ans, probablement l’approche de la cinquantaine, je traverse une importante « crise de doute ». Je veux donner un nouvel élan à ma vie. Mes enfants sont grands. Je ressens vraiment le besoin de changer de métier, d’environnement, de créer ma propre aventure. 

J’éprouve la nécessité de trouver « mon essentiel ». J’ai alors conscience qu’il faut que je me tourne vers mon ADN : le sport et l’humain. En m’appuyant sur tout ce que j’ai appris en entreprise. « 

Sandra est née des baskets aux pieds. Élevée dans la culture du sport et du travail, elle est une sportive plus qu’accomplie. Elle court, elle nage, elle pédale, elle grimpe, elle skie, elle régate, elle saute en parachute, elle fait du pilates et du yoga, du triathlon, du semi-marathon.. (J’ai des courbatures rien que d’énumérer toutes ses activités). Très souvent, elle met d’ailleurs son physique et son mental au service de causes  (la lutte contre le cancer du sein par exemple).

 

 

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Tout naturellement donc, au départ, j’ai voulu monter une structure qui offrait aux entreprises des activités qui tournaient autour du sport et de la santé.

Mais, je dois avouer que j’étais plutôt perdue. Moi, qui n’avais jamais même fait un CV ou un profil LinkedIn.

En fait, ce qu’il faut quand on est en vraie recherche, de soi, de sa future activité, est de rester ouverte à tout. À partir d’une idée, les choses évoluent au gré des rencontres. Elles se construisent « de fil en aiguille » avec la volonté d’avancer. Pendant plusieurs mois, je me suis focalisée sur ces deux piliers (le sport et l’humain) sans savoir vraiment où cela allait me mener. Je m’obligeais chaque jour à rencontrer des personnes qui pouvaient m’y conduire. Avec la conviction farouche que j’allais y arriver. Je travaillais finalement autant sur un projet de vie perso que pro. Je faisais du sport tous les matins. Le reste du temps, je peaufinais mon projet. Je disais oui à tout, à tous les contacts que l’on me proposait, j’ai participé à moults ateliers, j’ai arpenté tous les salons autour du sport, du bien-être, du développement personnel… 

Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre à disposition mes compétences entrepreneuriales pour aider à l’optimisation de  plusieurs business. Par exemple : 

  • Entourée d’experts de la santé et de sportifs de haut niveau, avec Sportonus, qui intervient en entreprise,via la formation, sur tous les sujets autour de la santé et du bien-être des salariés (sommeil et récupération, nutrition, gestion du stress et des émotions…) 
  • Je participe au déploiement d’un nouvel outil de développement personnel : le Shynleï. Son but est de faire émerger son futur par ses rêves sur tous les domaines perso ou pro. J’ai fait l’exercice pour moi au départ.  J’ai eu un vrai coup de foudre pour cette méthode simple, ludique et très rapide au niveau des résultats. Elle a contribué à me redonner confiance en moi, et finalement à « me mettre en mouvement ». 

Repartir d’une page blanche est un vrai challenge. C’est à la fois dur et revigorant. Je ne gagne pas encore suffisamment  ma vie. Mais la « machine » est lancée. J’y travaille 7 jours sur 7. Mais quelle liberté ! Quelle joie ! Qu’il est bon de se sentir en phase avec soi-même. Même s’il faut être solide et tenir. À la maison, tout le monde est derrière moi. Ce soutien est fondamental. Les clés de ce virage en passe de réussir :  Regarder devant, croire en ses rêves, vraiment se faire confiance, ne rien lâcher. Et sourire ! 

 

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Une mannequin senior et fière de l’être.

Sylviane alias Londonœil, 58 ans.

Sylviane est une jolie rencontre Instagram. J’espère qu’elle se concrétisera un jour… Lors d’un de ses passages à Paris. Car aujourd’hui, elle vit à Londres et c’est là que sa vie a pris un nouveau tournant inattendu…

Sylviane trouve sa voie en décrochant sa maîtrise de lettres à Paris X : littérature et cinéma. Elle sera alors prof de français (quand elle accompagne son chéri en Haïti), ouvreuse dans un ciné. Elle commence à écrire sur le cinéma (7 à Paris, Télérama). Puis, elle intègre les rédactions de Femmes, Nova mag. Elle rédige, s’occupe d’iconographie et de mise en page.

Chemin faisant, elle publie des livres pour enfants. D’autres pour adultes liés au monde de la mode.

 

Blog femmes 50 ans - quinqua Sylvianne Degunst

 

 

Sylviane est finalement éditrice aux Éditions du Huitième jour pendant 10 ans :

« Nous y avons concocté dans l’excitation, les fous rires et parfois les coups de gueule des bouquins d’art, d’architecture et des hors-séries sur la mode ou la politique. » 

La boîte fait faillite. Son amoureux (toujours le même) est appelé à bosser à Londres. Ils s’installent, il y a 5 ans, dans la capitale britannique dans un quartier « mi Ken Loach/mi Paul Smith, où il n’y a pas de Français. Nous voulions vraiment être plongés dans le british ». 

Deux ans plus tard, alors qu’elle se balade en mangeant un muffin sur Upper street, 2 hommes armés d’appareils photos lui demandent si elle veut participer à un casting sauvage.

« Ce sont mes cheveux blancs qu’ils ont dû remarquer. Ils se voient de loin. J’ai l’habitude, j’ai les cheveux blancs depuis que j’ai 17 ans. Amusée, je leur ai donné mon n° de téléphone en me disant que puisque ici, je ne pouvais pas utiliser mon cerveau ( je parlais anglais comme un mauvais élève de 5ème), j’allais utiliser mon corps.

J’ai été prise par leur agence. Ugly models. Nom qui m’a totalement décomplexée. Cette agence met à l’honneur les physiques hors normes. Nous étions 4/5  femmes aux cheveux blancs. J’ai vraiment commencé pour m’amuser. « 

Mais, Sylviane enchaîne les contrats. Elle fait régulièrement la double page mode de The Guardian.

 

Sylvianne Degunst - blog femmes 50 ans - quinqua

 

Des couv d’autres magazines :

 

mannequin - blog femmes 50 ans - quinqua

 

 

Et n’hésite pas à poser nue.  

« Sharon Stone venait de le faire pour Harper Bazaar. Avec l’équipe du Daily mail.On s’est dit que nous aussi, on pouvait le faire.:) »

 

Daily Mail

 

« Aujourd’hui, j’ai changé d’agence. Je travaille avec Mrs Robinson. Où il n’y a que des belles femmes ! Avec 10 vieilles comme moi ! Du coup, j’ai plus le trac, je me sens moins légitime ».

 

Sylviane Degust - mannequin senior - blog femmes 50 ans - quinqua

 

 

Lorna Milburn
Lorna Milburn

 

« Ce nouveau métier m’apporte tant. Les rencontres, en premier lieu. Les lieux extraordinaires dans lesquels je n’aurais jamais été de moi-même. Et, puis, j’adore les fringues. J’aime cette idée de me costumer. « 

 

 

Photographe Kristin Perers qui a également peint le mur et le tissu que Sylvianne porte.
Photographe Kristin Perers qui a également peint le mur et le tissu que Sylviane porte.

 

 

« J’ai participé, il y a quelques temps à un défilé. Nous étions en robe Dior (quel bonheur !) pour « jouer » les parisiennes des années 50. Il y avait, parmi nous, une femme de 80 ans qui me disait qu’elle n’arrêtait pas de « travailler depuis qu’elle était à la retraite. J’ai encore de la marge, alors. Mais, cela n’arriverait jamais en France. »

 

Évidemment, je vous invite à aller sur l’Instagram de Sylviane (@londonœil). Je suis absolument fan de son style, de son petit grain de folie.

 

Londonœil - mannequin senior - blog femmes 50 ans - quinqua

 

 

Ou suivre ces aventures sur Tumblr : The glass factory. 

 

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Quand le besoin d’être une artiste…

Sophie Simonet, 56 ans.

« Un matin, je devais avoir un peu plus de 50 ans, lors d’un week-end en Normandie, je me suis levée, suis sortie dehors. Il faisait beau, je sentais l’herbe légèrement tiédie par le soleil sous mes pieds… Et, je me suis dit que j’avais le droit d’en profiter! Que je devais arrêter de courir après le temps. Je décide alors de vendre une de mes deux sociétés. »

Car depuis sa maîtrise de chimie, et son premier job à la communication d’une boîte immobilière, Sophie bosse comme une dingue. Elle change plusieurs fois de boîte, occupe des directions commerciales, monte des projets de plus en plus importants de développement de centres commerciaux. Dans le milieu de l’immobilier assez macho, elle se bat deux fois plus. Et, ras-le-bol de l’idée : t’es une femme, occupe-toi de la comm. Elle veut entreprendre, monter des projets de A à Z. À 30 ans, elle décide de voler de ses propres ailes et monte avec un ami sa (première) propre structure.

« Au bout de 10 ans, on est racheté par une grosse boîte. Un an après, je donne ma démission. Pas envie de rentrer dans le moule d’une grosse entreprise Je remonte un boîte de conseil. Au bout de 5 ans, j’en monte une deuxième pour pouvoir à nouveau monter des projets. C’est cela que j’aime le plus. Le marché étant devenu plus difficile, je me consacre à de plus petits chantiers, des centres commerciaux de proximité en centre ville. »

Mais, à 50 ans, elle commence à ressentir qu’elle passe à côté de sa vie. Elle bosse 24/24. Un jour, pour faire plaisir à sa fille qui lui reproche de ne pas passer assez de temps ensemble ( oui, en plus Sophie est mère de famille nombreuse!), elle l’accompagne, avec des pieds de plombs, un samedi matin à un cours de peinture.

 » Le prof me file le matos et me dis « faite un nuage ».

???

Je n’avais jamais dessiné de ma vie.

Et, là, tout à coup, mon cerveau s’est vidé. Je ne pense plus à rien… Cette paix intérieure qui m’envahit est incroyable.  J’y prends un plaisir fou. Je n’ai qu’une hâte : être au samedi suivant. Puis, rapidement, je m’inscris à un deuxième cours dans la semaine. »

 

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 » Je commence sérieusement à songer à vendre ma première société. Et, c’est amusant, je ne sais pas si vous avez déjà remarqué: quand on se fixe un objectif, quand on y travaille, on rencontre les bonnes personnes qui vont vous aider à l’atteindre. Bref, je rencontre La personne qui me rachète ma boîte. J’allège donc mon temps de 50 %. Je double mes cours de peinture. Mais, je n’en peux plus. Je suis persuadée que quand je n’aurais plus rien à faire, je me poserais les bonnes questions ».

3 ans plus tard, elle vend sa deuxième société pour ne se consacrer qu’à la peinture.

« Là, je me suis dit que je n’allais pas passer 10 ans à apprendre. Je multiplie alors les cours, les stages. Mon expérience pro m’aide à apprendre plus vite. De toute façon, on passe sa vie à apprendre. Mais, je crois que mon âge m’a aidé à aller plus vite. »

Et, une fois de plus, la bonne rencontre au bon moment. Une femme qui organise une expo sur la danse et qui propose à Sophie d’y participer.

 » J’avais 6 mois pour faire 10 tableaux. Mon côté chef d’entreprise a voulu relever le défi. J’ai dit oui! De toute façon, le plus souvent, je m’empêche de dire non. Je dis oui. Je réfléchis après. « 

 

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Aujourd’hui, Sophie organise sa propre exposition (avec Delphine Garnier). Une expo de14 artistes féminines qui partagent leur regard sur la liberté de la femme.

 

Sophie Simonet - blog femmes 50 ans - blog quinqua -cinquantaine

 

L’exposition  « En liberté » se tient du 10 au 19 mars à la Galerie Etienne de Causans, 25 rue de Seine, 75006 Paris. La page de l’événement, c’est ici.  

 

Sophie Simonet - blog femmes 50 ans - blog quinqua - cinquantaine

 

« Aujourd’hui, j’ai un vrai temps pour moi. Pour mes enfants. Je n’ai plus de charges qui m’obligent à aller chercher du chiffre. J’espérais réussir dans les affaires pour être fière de moi. Mais, cela ne m’a jamais réellement apporté quelque fierté. Je prends un réel plaisir à faire mes tableaux. Même s’il y a encore du boulot pour être dans un réel lâcher prise. Cela prend du temps de mûrir ce que tu veux vraiment exprimer. Mais, c’est cela qui me plaît. D’être dans ce chemin de la découverte. J’ai eu énormément de doutes au moment de vendre mes sociétés. De vraies angoisses financières. Je gagnais très bien ma vie. Mais, si je voulais être cohérente dans ma démarche, je devais pouvoir vivre de mon art. C’est un marché quasi-impénétrable, très élitiste. Mais, je suis sûre que je trouverais des chemins de traverse. Et, si j’ai eu très peur avant, une fois la décision prise, cette peur s’est envolée. Je n’ai depuis, pas regretté ma décision une heure, une seconde. »

Je précise que Sophie s’investit également dans une association présidée par le peintre Gérard Garouste : La source, qui, au travers de rencontres avec des artistes, aide plus de 8 000 enfants en grande difficulté.

Le site de Sophie.

Sa page Facebook. 

 

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« Peins, l’art sauve. »

Tom Derhy.

 

 

 

 

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Changer de vie !

 

Sandrine a 42 ans et une énergie à déplacer des montagnes ! C’est à l’aube de ses 40 ans qu’elle décide d’amorcer un virage pro drastique!

Venant de la filière « expert comptable », elle occupe depuis ses 23 ans des jobs dans la finance, l’audit et le contrôle de gestion au sein de grands groupes internationaux.

« J’étais passionnée par mon job. Et, portée par une forte ambition. Dans la dernière boîte dans laquelle je bossais depuis 7 ans, je voulais le poste de responsable du contrôle de gestion et de l’audit interne. J’ai bossé comme une dingue pour l’obtenir. Chose faite à 39 ans, je manage une grosse équipe, je suis sur des rails. Mais tout à coup, j’ai réalisé que malgré tous mes efforts, l’abnégation qui m’avait amenée jusque là : ce n’était pas ce que je voulais ! Je passais plus de temps avec mon chef qu’avec mon équipe. J’avais le sentiment de ne plus « avoir les mains dans le cambouis ». J’étais de moins en moins sur le terrain. Mon job devenait essentiellement « politique ». J’aspirais vraiment à autre chose ». 

 

JNVP

 

Sandrine étant un personnage entier, elle décide, alors qu’elle est au top, de partir. Sans avoir rien de prévu pour assurer ses arrières.

 » Je ne savais pas ce que j’allais faire. Les premières semaines, je n’arrêtais pas de me dire « mais qu’est-ce que tu as fait? » Mais, dans le fond, qu’est-ce que je croyais en moi !« 

Elle travaille alors sur elle-même (développement personnel, sophrologie…)

 » Une évidence me saute aux yeux . Ce que je veux faire? Tout simplement ce dont j’ai envie. Montrer ma propre boîte s’est imposée à moi. J’ai la fibre « entrepreneur » qui me vient de mon père. D’ailleurs, tout au long de mon parcours pro, tous mes chefs me disaient que je devrais me mettre à mon compte. Je me suis tournée vers la cuisine car j’ai toujours aimé cet univers. J’aime cuisiner, j’aime recevoir, j’aime dire aux gens que je les aime en leur préparant des choses. J’aime les restaurants, les grandes tablées… »

Sandrine crée alors un site de vente en ligne d’ustensiles de cuisine : Cuisineshop.frDu matériel pro à prix abordables. Et, là, pour le coup, elle se retrouve vraiment « les mains dans le cambouis »

« J’ai travaillé de 4 heures du mat à minuit 7 jour sur 7. Dans des conditions parfois un peu hard. Au début, je faisais moi-même les colis d’expédition dans mon garage par 4 °. Alors que j’ai plutôt deux mains gauches ! Heureusement pendant des années, j’avais eu un très bon salaire, j’avais donc des économies. Mais, je suis vraiment repartie de zéro. Mais avoir 40 ans a été une vraie force en fait. Je sais qui je suis. Je crois en moi. J’avais au fond de moi la conviction inébranlable que j’allais y arriver! » 

 

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Les choses s’enchaînent bien. Sandrine commence à dégager quelques bénéfices, elle réinvestit tout. Connaissant ses domaines « d’incompétence », elle n’hésite pas à engager des consultants comme pour sa comm par exemple. Son site en ligne propose aujourd’hui plus de 10 000 articles, elle emploie des salariés. Et, elle vient d’ouvrir il y a quelques mois Le comptoir CuisineShop ( 44-46 rue Pelleport, 75020 Paris)

 

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« J’avais beaucoup de demandes pour « voir  » les produits. Et, cela me permet d’avoir encore plus d’échanges avec mes clients. C’est cela que j’adore. Je suis dans un réseau hyper sympa, les chefs, les amateurs passionnés. Je n’ai vraiment aucun regret. J’ai perdu une aisance financière, mais j’ai gagné tellement plus. 

 

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D’ailleurs, Sandrine est déjà sur un nouveau projet plus centré sur la pâtisserie. À suivre…

La page Facebook de Cuisine Shop, c’est ici !

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Mature en reconversion: Adeline 45 ans.

Adeline a travaillé plus de 15 ans à la communication d’Apple en mode working-girl.

 » Ma carrière était sur des rails. Mais, en 2008, j’ai suivi mon mari en Tunisie. Comme je suis une grande fan d’équitation, j’ai très vite intégré l’équipe d’un centre équestre en tant que monitrice, mais aussi comme conseil en stratégie de développement.

 

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Pendant sa vie tunisienne, elle multiplie bien sûr les rencontres avec des personnes de toute nationalité. C’est celle avec une allemande et son atelier de céramiques qui à l’origine de son projet actuel.

« J’ai tout de suite eu un coup de cœur pour cette femme, un fille « saine » avec qui je partage les mêmes valeurs. Il y a une éthique dans ce qu’elle fabrique. Sa marque Le Lézard rouge, c’est une société familiale, il y a des « vrais gens » derrière.  »

Avant l’été, son mari est rappelé plus rapidement que prévu en France. C’est le cœur lourd que toute la famille quitte la Tunisie. Adeline, à son retour, doit d’abord  gérer celui de ses deux enfants. Surtout celui de son dernier qui, a 15 ans, se sent plus « tunisien » que français. Elle est aujourd’hui à fond dans son nouveau projet.

 » Je me voyais difficilement retrouver, à mon âge, un job comme celui que j’avais avant. Et, je ressens vraiment le besoin de rester en lien avec la Tunisie. J’ai demandé à cette amie allemande si elle voulait que je l’aide à développer sa marque sur la France. Elle m’a dit OK. Mais, je souhaitais aller plus loin. Il y a un très bel artisanat tunisien. Je vous parle pas de ce que l’on trouve sur le marché de « Sidi Bou Saïd ». Mais, d’un vrai savoir-faire,  de vraies créations. Il y a encore des métiers qui n’existent plus en France: des ferronniers, des marbriers…  »

Adeline crée donc, plus qu’une marque, un concept : No brown after 6.

 

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Un nom qui est en fait un code vestimentaire (les hommes ne doivent plus porter de chaussures marrons après 18 heures… en tous les cas en « société »).  « C’est un petit clin d’œil pour évoquer un savoir-vivre… À la cool, mais avec des valeurs… »

Adeline en est au début de ses sélections : céramiques, sacs, étoles…

 

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Aujourd’hui, un site marchand est en cours de finalisation. Mais n’hésitez-pas à la soutenir sur sa page Facebook. 

 » C’est un beau projet, je pense. Et, je vais, du coup, repartir souvent en Tunisie chercher de nouveaux fournisseurs. Ce qui est très important pour moi. J’ai tellement aimé ma vie là-bas et les tunisiens… « .

 

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Avis aux franciliens: Adeline participera à une vente privée de Noël que j’organise chez moi le 5 et 6 décembre avec des bijoux, des étoles en cachemire, des produit de beauté, du maquillage… Bref, une vente de dingue… Demandez-moi l’adresse en commentaires ou allez voir la page de l’événement  » toutes vos courses de Noël en moins de deux heures au même endroit » sur Facebook.

 

Ce post a été écrit et programmé avant les événements tragiques qui frappent une fois de plus la Tunisie. Adeline et moi nous associons pour exprimer notre profonde solidarité au peuple tunisien. 

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CATHERINE, 57 ANS. 

Il y a 4 ans, alors qu’elle souffre d’un hallux valgus (déformation au niveau du gros orteil du pied), Catherine se désespère de ne plus trouver « chaussure à son pied ».  » Il n’y avait que des trucs moches. Même à 80 ans, je n’aurais pas eu envie de les porter. C’était assez déprimant de me dire que je ne pouvais plus m’habiller comme je le souhaitais. »

Sa rencontre avec une esthéticienne d’une vingtaine d’années qui a le même problème qu’elle va lui donner le déclic. « Ce n’est pas qu’un problème de « vieille »! Énormément de femmes sont concernées. L’idée, un peu folle que je pouvais faire quelque chose pour elles, m’a alors traversée l’esprit. Avoir de jolies chaussures est tellement important pour nous. « 

Catherine est pourtant une « scientifique ». Une vraie matheuse, ingénieur en informatique. Mais, elle a toujours eu la fibre « commerciale ».  » Je suis fille de commerçant. » Et, a déjà amorcé plusieurs virages dans sa vie. Elle a créé, il y a plusieurs années, une première société de conseil en bricolage pour les femmes. Elle sera ensuite plus de 10 ans négociatrice en immobilier.

« Ma fille Caroline vient, elle, du marketing, on a donc décidé de faire équipe. Ce qui rend l’aventure encore plus belle. »

 

Caroline Macaron - Jeune Vieillis Pas - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

Caroline part alors en Grande-Bretagne faire un stage de fabrication de chaussures. De son côté, Catherine s’abreuve de vidéos. Avec ses économies, elle achète des matériaux, des formes (pieds en bois)…Et, elles réalisent leur premier prototype avec l’aide d’un copain cordonnier.

« Je me suis mise à marcher avec. Et j’ai dit, c’est génial: c’est bon, on y va! On crée Caroline Macaron!. Me lancer dans une telle aventure à plus de 50 ans? J’ai une vraie chance, je ne vois pas le temps qui passe. Avec un projet si enthousiasmant, l’âge passe au second plan. »

 

Caroline Macaron- Jeune vieillis pas - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

 

On a bien évidemment énormément re-travaillé notre proto. Il a fallu que l’on trouve nos fournisseurs, que l’on se familiarise avec les cuirs pour être au top de la qualité. Que l’on sélectionne le meilleur atelier de fabrication  (à Cholet).

 

Caroline Macaron - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

« Ce qui nous a posé le plus de problèmes est la distribution. Une petite marque comme la nôtre est très mal accueillie par les revendeurs. On est pas mal « snobé ». Alors, des petits jeunes de chez nous (Tours) ont conçu notre site:  www.carolinemacaron.com. »

Aujourd’hui, Catherine et Caroline ont développé plusieurs modèles. Financièrement cela reste compliqué, elles ne se payent toujours pas. Mais leur enthousiasme et leur détermination restent intacts.

« Et, puis, l’idée de rendre service aux femmes, d’apporter une vraie valeur ajoutée à leur vie nous plait plus que tout. »

 

 

Caroline Macaron - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

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Je vais commencer ce Vir.Age consacré à Roselyne Bachelot par les dernières lignes de son livre:

 

Roselyne Bachelot - blog femmes 50 ans - Blog quinqua

 

La France et la République m’ont tant donné : je porte dans mon cœur les parcelles brillantes des sacrifices et des bonheurs inouïs qu’elles m’ont réservés et rien ne pourra me les ôter.

Il fait beau, l’air est pétillant, la vie m’attend. 

 

Voilà, le ton est donné. Entrée en politique en 1982 ( député, ministre…), Roselyne Bachelot prend la décision, en 2012, de changer de vie. Pourtant, tout au long de son livre retraçant son engagement pendant tant d’années, j’avais envie de lui crier: « cours, Roselyne, cours ! » On sent une telle sincérité si souvent mise à mal par tant de machisme, de « petits arrangements entre amis », de coups bas…  Mais, elle ne considèrera la boucle bouclée que quand elle quitte sa dernière fonction politique : celle de ministre des Solidarités.

 

De sa première affiche électorale à son arrivée au gouvernement Fillon.  Photos tirées du livre
De sa première affiche électorale à son arrivée au gouvernement Fillon.
Photos tirées du livre

 

« Je suis une femme de liberté qui n’a jamais voulu être enfermée dans une case. La vie est une coupe de fruits. Il faut savoir les choisir l’un après l’autre. L’important est d’en apprécier, à chaque fois, pleinement les sucs. J’ai toujours aimé faire des choses différentes, aller là où l’on ne m’attendait pas. Vous savez, j’ai commencé des études de pharmacies à 30 ans. Je suis partie ensuite faire de l’humanitaire en Guinée. »

Alors aujourd’hui, sa corbeille se divise en trois paniers :

Un « journalistique ».

« Cela m’a semblé tout à fait naturel de me tourner vers le journalisme (même si elle ne souhaite pas avoir une carte de presse). J’en ai toujours eu le goût de l’écriture. J’aime employer des expressions populaires, voire crues avec des mots recherchés. J’appelle cela de la « sophistication rabelaisienne ». Et, j’avais déjà eu plusieurs propositions depuis quelques années. Le patron de Canal + m’a dit qu’il m’attendait depuis 10 ans! « 

Elle retrouvera à la rentrée, pour la quatrième saison, l’équipe du Grand 8 sur D8.

« Une quotidienne est un vrai rendez-vous d’amour. Il ne s’agit pas d’un coup d’un soir. Mais de s’installer dans une relation durable. « 

 

 

Le grand 8 - blog quinqua - blog femmes 50 ans

 

Pour cette nouvelle saison, Aïda Touihri remplace Audrey Pulvar.

 

Elle est éditorialiste pour Nice-Matin depuis janvier 2015. Elle y revisite les faits marquant de la semaine.

« Je fais également des participations à la radio sur Europe 1 avec Cyril Hanouna dans l’émission « Les pieds dans le plat ».

 

Roselyne Bachelot - blog quinqua - blog femmes 50 ans

 

Et, elle exerce aussi sa passion pour l’opéra comme critique sur Forum Opéra.

Un deuxième est consacré à l’écriture. « Mon éditeur me demande déjà mon prochain livre alors que je suis encore en pleine promo de celui-ci! ! ».

Et, un troisième, qui tient particulièrement à cœur de Roselyne, femme « engagée » dans 13 associations caritatives ou humanitaires.

« Peut-être que dans deux ans, je ferais encore de nouvelles choses. Pour ne jamais devenir un être d’habitude! »

Un grand merci à cette femme charmante de m’avoir reçue chez elle pour ces quelques moments d’entretien.

 

Roselyne Bachelot - femmes quinqua - blog femmes 50 ans

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55 ans
55 ans

 

 

 

Muriel Domange a crée sa propre marque Mcachemire, des étoles et des plaids en cachemire tissés à la main au Népal. Perso, j’ai décidé de commencer une collect. J’économise…

 

Mcachemire - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

 

Muriel débute comme attachée de presse dans le milieu artistique. Mais, pendant de longues années, elle sacrifie sa carrière professionnelle à sa vie de famille. Elle enchaîne des petites missions mais se consacre essentiellement à ses  4 enfants.

Alors, quand il y a 5 ans, sa vie perso prend un nouveau tournant et que ses enfants sont devenus grands, elle se pose la question de son « avenir ».

«  C’est aussi une nouvelle liberté que je cherchais. Et, tout est parti d’une rencontre. Alors que j’avais vraiment besoin de bosser, j’ai rencontré un népalais qui était à Paris à la recherche d’un représentant pour son cachemire en France. Je suis d’abord tombée amoureuse d’une matière. Le cachemire pur, si rare, qui provient des hauts plateaux du Népal et du Tibet dans le respect des animaux et de l’environnement. Un mois plus tard, j’atterrissais, seule, à Kathmandu. »

 

 

Cachemire -  blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

 » J’avais déjà voyagé, sans avoir jamais été une « grande baroudeuse ». Quand j’ai posé un pied au Népal, je me suis sentie immédiatement chez moi, très à l’aise. Oui, cela a été un vrai choc. La culture y est si différente. Mais, je m’y sens comme un poisson dans l’eau.  Ce pays est extraordinaire.  » 

Au fur à et à mesure de ses voyages depuis 5 ans, à raison de 2 à 3 fois par an, Muriel se balade beaucoup. Multiplie les rencontres, à la recherche de fabricants, d’ateliers.

« La laine que nous utilisons est récoltée selon des critères éthiques. Toute la  fabrication, entièrement réalisée au Népal dans de petits ateliers indépendants, contribue au développement économique local. Les fils sont teints et tissés à la main selon des techniques artisanales. « 

 

 

Népal - blog femmes 50 ans - blog quinqua
Photos perso de Muriel

 

 

 » Là-bas, le rapport à l’autre est très différent. Il n’y a pas de calcul, une vraie gentillesse. Il suffit juste d’intégrer que leur notion au temps est très différente de la nôtre. C’est à mon retour  que les choses se compliquent. En tant que travailleur indépendant, je dois tout faire toute seule. »

Alors Muriel travaille surtout grâce au bouche à oreille, et organise des ventes privées à Paris, mais aussi à Venise, à Londres, à Bruxelles… (Contactez-la à mcachemire@gmail.com, elle se fera un plaisir de vous présenter ses « merveilles ».)

M cachemire - blog femmes 50 ans - blog quinqua

 

Mcachemire est également en vente sur le site GoDoBe, qui rassemble des marques solidaires, éthiques et belles.

 » Il faudrait que je crée mon propre site marchand, que je développe des collections pour des marques, que je trouve quelqu’un qui s’occupe de mon développement. Bref, passer à la vitesse supérieure pour pouvoir vraiment gagner ma vie. Alors, qu’aujourd’hui, il est vraiment compliqué de travailler avec le Népal.Tout est au ralenti, mais ce n’est surtout pas le moment d’arrêter, de les laisser tomber. D’ailleurs, après cette tragédie qui frappe aujourd’hui ce pays j’essaye de leur venir en aide. J’ai pris contact avec différentes organisations de soutien aux populations locales, dont une en particulier, à travers un ami, Biju, qui déploie toute son énergie pour aider des centaines de népalais qui ont tout perdu. On peut connaître et aider son association BYC en allant sur leur page Facebook (ici). Je suis également en lien avec l’association GARUDA qui s’occupe de secourir les populations dans les villages de montagne entièrement détruits,en y acheminant du matériel et de la nourriture. (http://www.basecamptrek.com/seisme)

 

Jeune Vieillis Pas
Photo de Biju

 

Photos Biju

 

 

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