Femmes, je vous aime !

Quel plaisir de vous présenter ces 2 artistes qui placent la femme au cœur de leur démarche artistique! Je vous parlais de Rock&Roll Agitude dans mon post précédent, elles en sont une bonne illustration. You’re rock, girls !

 

Pascaline, 53 ans. 

 

 

 

Pascaline Rey travaille sur le thème de l’identité féminine et de la sensorialité.

« La façon dont le corps de la femme est appréhendé par la société est le siège de la domination masculine. La petite fille grandit dans le regard de l’autre, la femme finit par avoir un regard extérieur sur son corps. Ce qui m’intéresse est de montrer des parties du corps. Car, revenir au sensoriel, c’est sortir du fantasme. »

Même si depuis toujours passionnée par la sculpture et la danse contemporaine, Pascaline n’a jamais pensé à faire une école d’arts. Elle a choisi le droit et une carrière de DHR high level à l’international.

« À 45 ans, je me suis posée la vraie question: la prochaine étape, c’est quoi? Alors, j’ai pris une année sabbatique. Je faisais régulièrement entre deux jobs. Mais là, j’ai su que cela serait définitif. « 

 

 

 

Son site.  

Pascaline est actuellement exposée à Paris à la galerie Valérie Delaunay ( Le Paradoxe du cartel). Et, le sera à Barcelone du 16 décembre au 18 février ( « Première fois » à la Galeria Dupressoir).

La vie d’une artiste comme Pascaline est faite de projets. Le nouveau : Les mues. Elle travaille sur le thème : « Je change de peau ». Elle cherche d’ailleurs des personnes volontaires pour mouler la ou les parties de leur corps qu’elles n’aiment pas. Vous pouvez lui laisser un message sur sa page Facebook. 

 

 

« Ce changement de vie m’a apporté un équilibre de vie de dingue. Je travaille avec beaucoup de jeunes. J’admire leur énergie, leur culot. C’est une génération de conquête ! Pour se faire une place dans ce marché de l’art contemporain, il faut pouvoir être partout pour développer son réseau. J’ai plus de mal. En revanche, mon âge m’apporte une vrai indépendance d’esprit. Je suis devenue moins conformiste. Toute ma vie, je me suis sentie « trop étroite ». Aujourd’hui, je me sens sur le chemin de la liberté. J’ai en fait mis beaucoup de temps à m’extraire de ce que l’on attendait de moi. »

Inutile de vous préciser que Pascaline n’a pas choisi une voie artistique facile. Alors, parallèlement, elle organise des événements artistiques et développe une gamme de bijoux : De Maarse.

 

 

 

Frédérique, 47 ans. 

 

 

 

« T’es trop vieille! »

« J’avais rencontré un mec qui avait 5 ans de moins que moi. On s’entendait super bien, vraiment sur la même longueur d’ondes. Mais alors que j’essayais de donner une tournure amoureuse à notre histoire. Il m’a dit qu’il ne pouvait pas coucher avec moi, qu’il me respectait trop et que compte tenu de mon âge, une histoire entre nous n’était pas envisageable. Il se désolait que l’on ne se soit pas rencontré 10 ans plus tôt??? Mais moi, je ne m’étais jamais rendue compte que j’avais 47 ans. Alors tout à coup, je me suis sentie laide, vieille, ridée… Je devenais la bonne copine que l’on ne veut plus sauter. »

Mais Frédérique Barraja est une artiste.

Elle a commencé comme photographe de cinéma. Puis, a participé à de nombreuses publicités tout en développant des projets plus personnels comme Stars et leurs enfants (Paris Match) ou  Les branleuses (Une expo et un court métrage pour Canal +).

Alors, cette « blessure narcissique » elle a décidé d’en faire « quelque chose ». Cela sera Fuck you Kris. 

« J’ai fait une série de photos, en tant que modèle et photographe, pour exprimer ce sentiment d’avoir été mise au placard, laissée au bord de la route. Et décider d’en faire une exposition en amenant avec moi d’autres femmes, d’autres artistes se relevant d’une rupture douloureuse. »

 

 

Pour pouvoir mener son projet à bien, Frédérique fait appel à Ulule, plate-forme Internet où des projets créatifs et solidaires sont financés avec le soutien d internautes. Alors, si vous voulez lui filer un petit coup de pouce, c’est ici. 

Frédérique vient également de réaliser un court métrage très réussi : Comme un envie. Et, travaille aujourd’hui sur son premier long.

 

 

 

Et pour la petite histoire, aujourd’hui Frédérique est très heureuse dans les bras d’un homme de 38 ans.

 « Il aime la femme que je suis devenue, aujourd’hui. En, fait, il y a 10 ans, j’étais une vraie conne 🙂 »

Compris Kris ?

 

 

 

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J’ai, quelque part au fond de ma tête, l’idée que vieillir, c’est devenir trop « raisonnable ». Et finalement, ce qui me ferait vraiment peur, c’est de me faire chi…

Car « Tout ce qui est sérieux me fait peur » (Lofti Akalay).

Et n’utilisons-nous pas le terme « vieux con » pour désigner tout ce qui n’est pas cool?

Moi, je veux rester cool. J’ai peur de commencer à avoir peur de tout, de ne plus jamais oser traverser en dehors des clous.

Ces petits questionnements me sont venus à la découverte du nouveau titre de Catherine Ringer, Senior, présenté dans mon post précédent.

Quand j’ai réalisé que Catherine Ringer avait 60 ans. Cette nana qui incarne à mes yeux Ma génération « sex, drugs et rock&roll ». La moitié des Rita Mitsoukou ne pouvait pas être aujourd’hui une « dame âgée ». Rangée?

Une génération avec une adolescence glorifiant le spleen, biberonnée à Lautréamont ( » Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. Ça m’étonne… je croyais être davantage ! ») et bercée par les Sex pistols (NO FUTURE !)

Une génération un peu « borderline » qui a vécu dans l’excès parce que justement elle ne pensait jamais vieillir.

Comment accepter aujourd’hui d’aimer les mots fléchés en sirotant de la verveine? Ok, ce que je viens d’écrire est très cliché, mais vous voyez ce que je veux dire. D’ici quelques années, même le ski alpin sera devenu un sport extrème !

 

 

Heureusement, nous entrons de plus en plus dans une  » flat-age society ». Les différences générationnelles s’aplatissent. Les segmentations démographiques se font plus sur les goûts, les habitudes de vie que sur les âges. Bref, on peut vieillir dans son 501 et aller écouter ses idoles (également devenus vieilles alors qu’à une époque on ne donnait pas cher de leur peau.) dans  les plus grands stades de France. De plus en plus de seniors ont des comportements qui font paraître les générations précédentes conservatrices.

Bref, vieillir ok , mais en gardant une « rock attitude »,  le meilleur des anti-rides !

  • Une certaine nonchalance. Un regard toujours un peu distancié posé sur la vie. Continuer à ne pas se  prendre trop au sérieux.
  • Essayer de dompter ses peurs. À commencer par celle de l’imprévu.
  • Ne pas (trop) se soucier des conventions. Vieillir, c’est aussi peut-être enfin la chance de s’en libérer, de moins se soucier du regard des autres.  « Un homme a réussi sa vie s’il se lève le matin, va se coucher le soir, et fait ce qu’il veut entre les deux » (Bob Dylan). Voilà en fait une bonne façon d’envisager ses années senior ! 
  • Ok, la rockitude est souvent liée à l’excès, à des comportements à risques. En arrêtant de fumer (8 semaines youpi), j’ai parfois l’impression d’avoir abandonné le dernier bastion de ma rebellitude. Mais même Mick Jagger s’est mis à 3 heures de sport par jour pour pouvoir toujours sautiller de satisfaction ! C’est sûr, les soirées arrosées au Perrier/rondelle, c’est moins glam, mais le réveil moins douloureux. Si je veux une vieillesse qui me corresponde, joyeuse, active, audacieuse, créatrice… il faut prendre soin de la machine. C’est finalement, cela le plus important.

Alors, comme le chante Catherine Ringer :

Comme la partie dure

je la joue plus apaisée

Comme le temps s’accélère

je dois conduire mieux. »

 

Tout en essayant de continuer à traverser en dehors des clous.

 

 

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Ayurveda, Inde et arrêt tabac… La suite.

Comme votre impatience suite à mon premier post relatant cette expérience de dingue m’a fait plaisir ! Je l’étais tout autant de vous raconter la fin.

Alors J 2

Je précise que chaque « protocole de soins » est répété sur 2 jours et dure à peu près 2 heures.

ABHYANGAN + SHIRODHARA + THALAM.

ABHYANGAN : je l’ai déjà expliqué ici, c’est le massage « basique » aux huiles.

SHIRODHARA : des huiles médicinales chaudes sont versées de manière continue sur le front à l’aide d’une espèce de chaudron percé d’un trou au milieu.

C’est l’extase totale. Je m’entends ronfler. Je ressors de là avec la banane. Un large sourire genre « peace &love ».

 

THALAM : Un mélange de poudre et d’huiles est appliqué sur le crâne (sur la raie du milieu).

Point « clientèle« 

Bon, je sens que je ne vais pas parler à grand monde. Beaucoup de russes bling bling (alors que tout le monde se balade en peignoir, le cheveu archi gras). Une se fait même bronzer quasi en string à 4 pattes pour ne pas avoir la marque blanche du pli des fesses. Je trouve ce comportement pas très « ayurvédique ».

Assez rapidement, je me parle à moi-même. «  Ha tiens, je vais aller nager 30 minutes, moi. » «  Bon, ben, je vais me refaire un petit thé. »..

Je vais quand même finir par partager mes repas avec Terry, une suisse allemande.

Point clope

Je vais le dire une fois pour toutes : le manque est présent à chaque instant. Et, en même temps, je n’ai pas envie de prendre une cigarette (merci l’hypnose).Et, heureusement, j’ai une cigarette électronique qui m’empêche de me bouffer les mains.

J 4

ABHYABGAM + ELAKIZHY + KASHYADHARA

J’aurais ce protocole sur 3 jours.

ELAHIZHY : des feuilles de plantes et des poudres sont empaquetées dans des petits sacs en coton. Et, mes 2 thérapeutes, Bindubinu et Sunitha me tamponnent fermement tout le corps pendant près d’une heure.

 

 

KASHYDHARA. Des litres de « medecine water » chaudes sont déversées sur tout ton corps. J’ai une vraie sensation de « grand nettoyage ».

Point zénitude.

Mais comme j’ai du mal à vraiment apprécier l’instant présent ! Incapable de rester en place. De profiter. Suis obsédée par l’idée de trouver « des trucs sympas » à rapporter d’Inde. Des tissus, des bijoux, des pashminas… Je m’énerve. Je trouve mon cas désespéré et désespérant.

Point bouffe.

J’ai toujours adoré la cuisine indienne mais plutôt obédience butter chicken et cheese naan.
Bhindi Jalfrezi, red spinach thoran, carrot copper penny salad, dal abrak, cabbage fugath… où l’art d’accommoder une multitude de légumes. Une cuisine 100 % végétarienne. Bourrée d’épices qui ont une importance fondamentale en ayurveda. Je me suis vraiment régalée. Une explosion de saveurs à chaque repas.

Ce qui m’a le plus manqué : boire frais. Totalement déconseillé par la médecine ayurvédique. Il faut boire à température ambiante ou encore mieux chaud. Je décide de me mettre à l’eau chaude au gingembre qui aide à une meilleure digestion.

J 7 : Le cleaning day !

La veille, mon médecin me prévient :

 » Demain, on va vous apporter une boisson à 7 heures du matin. Et, je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas bon. »

Puis, avec un petit sourire entendu, elle conseille de passer la matinée tranquille sur ta terrasse (= ne pas trop t’éloigner des toilettes de ta chambre). Et de boire 2 litres d’eau chaude.

Alors, effectivement quand ÇA arrive au petit matin, tu sens que la journée ne va pas être des plus agréables.

 

 

Et, elle ne l’a pas été. C’est vraiment immonde à avaler (genre comme de la boue). Et, je vous passe les détails, mais vraiment, je me vide. J’ai le droit de déjeuner et de dîner mais sans fruits ni crudités. Je vais me sentir faible et nauséeuse toute la journée.

Point touriste

Au bout de 4 jours, je vais prendre parfois prendre un Tuk-Tuk ou un taxi pour me balader. Ma découverte de cette partie de l’Inde prendrait plus qu’un simple post pour vous en parler. Mais, je n’avais jamais vu un pays qui ressemble à l’Inde. Elle est unique. Elle est fascinante. Il y règne une atmosphère indescriptible. 

 

 

J 8

UDHWARTHANAM + ABHYANGAM + NASYAM.

Bindubinu s’écrie « slim, slim  » en me voyant et en me touchant le ventre. Je l’aime d’amour !

UDHWARTHAM : massage avec des poudres tièdes pendant 45 minutes. Et, je le rappelle, toujours à 4 mains. Ce type de soin est sensé être efficace pour réduire le poids et redonner force et stabilité.

On enchaîne avec un abhyangam, LE massage aux huiles.

NASYAM : Bindubinu avait cueilli quelques feuilles devant la cabine de soins pour préparer une décoction que je vais devoir inhaler. J’aurais ensuite de l’huile versée dans les narines.

Je commence effectivement à me sentir plus légère. Au propre comme au figuré. Je n’ai plus aucun « coup de mou ». Je me sens vraiment au bon endroit au bon moment. En revanche, un truc très bizarre, j’avais apporté pas mal de bouquins, mais incapable de lire. En fait, je pensais vraiment en venant ici réfléchir  à qui suis-je? où vais-je? … Non, je n’y arrive pas. Alors, je me recentre vraiment sur mon corps. Je ressens une réelle envie de lui faire du bien.

Point Yoga.

2 possibilités de cours de yoga : 6H45 ou 17 H. J’ai un peu alterné les 2. Franchement, je ne serais jamais une grande yogi. Je n’arrive pas à vraiment rentrer dans le truc. J’adore l’aspect stretching de la discipline. Le reste m’échappe un peu.

Mais, j’ai pris un pied infini à enchaîner les longueurs de piscine.

J 10

Se balader avec une feuille de bananier sur la tête : fait !

ABHYANGAM + PIZHICHIL + TALAPOTHICHIL + FACEPACK.

PIZHICHIL : Waou ! Ce soin est la combinaison de deux traitements ayurvédiques classiques : l’onction d’huile et la sudation. 15 litres d’huiles chaudes me sont versées sur le corps en essorant des linges régulièrement trempés dans un chaudron. La relaxation est totale ! Un traitement efficace contre les fatigues nerveuses.

FACEPACK: Un très long et agréable massage du visage avec application de masques.

TALAPOTHICHIL : Une pâte est appliquée sur le haut de la tête et maintenue par une feuille végétale. Faut la garder au moins 1 heure.

 

 

J 12

NJAWARAKIZHY + STEAMBATH.

Enfermée dans un rudimentaire tonneau en bois (sauna) avec une planche amovible pour enserrer la tête : fait aussi !

NJAWARAKIZHY : Le nirvana. On reprend le principe des petits sacs de toile tamponnés sur l’ensemble du corps. Cette fois, ils sont remplis de riz et trempés dans du lait chaud agrémenté de plantes diverses, bien sûr. C’est doux, enveloppant, cocoonnant avec une délicieuse odeur de lait chaud.

 


Point méditation.

Un peu comme le yoga, j’ai vraiment du mal. Finalement, j’ai pratiqué à ma sauce. En mode contemplation. Mais concentrée, en pleine conscience. Devant un coucher de soleil ou des pêcheurs qui tentent de prendre la mer malgré les vagues…  Va falloir trouver des « points d’appui » à Paris : moins simple.

 

J 14

ABHYANGAM + SHIRODHARA + THALAM

3 soins que j’ai déjà eu mais qui résument parfaitement cette cure: de l’huile, encore de l’huile, toujours de l’huile, 2 masseuses qui ont des mains fortes et magiques qui n’oublient la moindre partie de votre corps… et les cheveux crades !

Je vais voir le docteur Shayana qui me fait une nouvelle « ordonnance » et me donne les principaux conseils pour mon retour à la « vie civile ».

Des gélules toujours contre la rétention d’eau. D’autres pour m’aider à contrôler mon poids. Et, pendant 6 mois, une gélule pour faire un cleaning day (plus soft) une fois par mois.

Des conseils de vie pour mieux équilibre mon Kapha : faire du sport,  me réveiller idéalement avant 6 heures du matin (???) et ne pas faire de sieste, rester au chaud, éviter les atmosphères humides… Je dois privilégier les aliments au goût épicé ou amer et éviter ceux au goût sucré et aigre. Pas trop de fromages ni laitages. Ne sucrer qu’au miel. Et boire de l’eau chaude au gingembre pendant les repas pour stimuler ma digestion paresseuse.

Je vous ferais un bilan 3 semaines après mon retour dans ma prochaine quin(qua)zaine.

Mais, je repars délestée de plus d’1 kilo (en moyenne les gens en perdent 4). Pour moi, la victoire est d’avoir arrêter de fumer sans grossir, un exploit en soi. Subjectivement, je me sens légère de beaucoup plus de kilos que cela. Je me sens « propre » et libérée du poids des toxines.

Et, un truc dingue, sur cette dernière photo : je me suis vraiment reconnue. Je me suis dit : oui, c’est bien moi. Ce qui ne m’était pas arrivée depuis très longtemps !

 

 

                                                                      SHANTI 

( Paix, calme, sérénité)

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Inde, ayurveda et tabac !

J’avais besoin d’un quelque chose qui m’amènerait vraiment dans un « ailleurs ».

Et aussi de faire un cadeau à mon corps. Le sentant atteindre certaines limites (trop de gras, trop de sucre…) et surtout se boucher, s’étouffer par plus de 30 ans de fort tabagisme.

Au courant de l’année, 2 amies avaient vanté les bienfaits de leur cure ayurvédique.

J’ai déjà essayé beaucoup de méthodes pour arrêter de fumer. Tout à coup celle-là m’a semblé la bonne. Une detox du corps et de l’esprit qui pourrait aussi me permettre, peut-être, d’enrayer la prise de poids qui accompagne toujours l’arrêt de la clope (qui me terrorise).

Au printemps dernier, je me lance, je réserve un séjour de 15 jours dans le Kerala, à la pointe de l’Inde au Bethsaida Hermitage (1 600 € en pension complète avec les soins). Y partir seule me semblait également important.

Je ne connais absolument rien à la médecine ayurvédique. Je décide de la découvrir de façon tout à fait candide.

C’est quoi en fait? Une médecine, une philosophie, un art de vivre?

L’ayurveda, qui veut dire « science de la vie », est un système de santé holistique envisageant l’être humain dans son ensemble : physique, émotionnel, mental et spirituel.

5 éléments terrestres (l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther) forme des paires qu’on appelle les doshas. L’ayurveda repose sur l’équilibre de ces 3 énergies fondamentales ou doshas réparties dans des proportions propres à chacun. Le principe est alors simple : tout le monde naît avec une constitution énergétique qui évolue et dont il faut maintenir un certain équilibre tout au long de sa vie.

 

Pour opérer un rééquilibrage général des 3 doshas, l’une des grandes pratiques de la médecine ayurvédique consiste en l’application d’huiles complétées de plantes sur le corps et la tête. La peau est un organe émonctoire. C’est à dire chargée de l’élimination des déchets et toxines. Et, le passage pour atteindre l’ensemble des organes. Notre alimentation est également notre meilleur remède. En Occident, nous pensons en termes de nutriments, de vitamines, d’apports pour le corps alors que l’ayurveda a un schéma de pensée très différent. On y développe la science des six goûts (doux, acide, salé, piquant, amer et astringent), chaque aliment détient un type d’énergie (chauffante ou rafraichissante) et un type de digestion lui correspondant.

La vieille de mon départ: je fais une séance d’hypnose pour « alléger » ma lutte contre le tabac. Et, je m’envole pour l’inde.

Je suis terrorisée de souffrir de la perte de cette foutue clope qui m’accompagne depuis plus de 30 ans. Mais, je sais, au fin fond de moi, que ce voyage va m’apporter beaucoup. Je n’irais pas jusqu’à parler d’une quête spirituelle. N’exagérons rien. Mais, j’ai bien en tête cette phrase du Dalai Lama :

« ONCE A YEAR GO SOMEWHERE YOU’VE NEVER BEEN BEFORE. »

Et là, pour du jamais vu, jamais vécu, jamais ressenti…

J’arrive dans cet endroit… Un vrai rêve, entre mer et jungle.

 

 

À peine ma valise débouclée, j’ai rendez-vous avec mon médecin, le Dr Shayana, une femme d’une cinquantaine d’années qui va me faire remplir un questionnaire d’habitudes de vie, étudier mes traits, ma morphologie, écouter mon pouls et me peser.

Son diagnostic tombe : Je suis Pitha-Kapha !

En fait, on a tous les 3 doshas mais 1 ou 2 sont dominants.

En ce qui me concerne, c’est mon Kapha qui a besoin d’être rééquilibré. Son déséquilibre entraîne des problèmes au niveau des bronches et des muqueuses (plus d’un paquet de clopes par jour, tu m’étonnes!), de la rétention d’eau et une mauvaise digestion. J’aurais donc un « body detox programme », un processus de nettoyage et de rééquilibrage, totalement personnalisé. Au resto, une partie du buffet  « Kapha diet » me sera réservé. Enfin, mon médecin me fait une ordonnance de phytothérapie traditionnelle. Pour booster mon métabolisme et améliorer ma digestion, résoudre mes problèmes de rétention d’eau, me rendre de l’énergie. Plus une poudre à avaler quand le besoin d’une clope devient très fort (= tout le temps).

 

 

Quelques heures plus tard, je suis entre les 4 mains de Bindubinu et Sunitha pour mon premier ANHYANGAM (massage aux huiles). Le mot massage n’étant pas le plus approprié en fait. Il n’est pas ici question de « masser » les muscles mais vraiment de faire pénétrer dans le corps, par la peau, des substances oléagineuses qui vont lui apporter les nutriments qui me font défaut.

Bindubina m’assoit tout d’abord, fait un petit rituel de recueillement et commence à me malaxer le crâne, les épaules, les bras. Puis, je m’allonge sur un lit en bois et là, des litres d’huile me sont versées dessus et appliquées de façon extrêmement ferme (non, ce n’est pas toujours agréable). À partir de ce jour, je n’aurais plus jamais les cheveux propres (un simple shampooing ne suffira jamais).

 

 

Après chaque soin qui dure 2 heures, il est recommandé de rester au moins une bonne heure tranquille à boire chaud, sans se doucher ni se mettre au soleil.

 

À suivre…..

 

 

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*Vieilles

We are perennials !

Et voilà un nouveau terme made in US, perennials, pour parler des « nouvelles quinquas » et qui signifie littéralement  « plantes vivaces ». Finalement un bon qualificatif pour une génération qui ne veut plus jouer les plantes vertes.

Même si cela fait un peu « la nana qui s’accroche (qui ne veut pas crever) comme une moule à son rocher, j’aime bien l’idée.

Je préfère à « quinquados », rabâché depuis 2/3 ans qui sous-entend que nous n’assumons pas notre âge en voulant jouer aux plus jeunes.

En fait, difficile de définir une génération qui ne rentre pas dans les codes habituels. Et, dont les bouffées de chaleur s’intensifient rien qu’à l’évocation du mot senior ! Une génération de femmes qui n’ont rien à voir avec leur mère, encore moins avec leur grand-mère. Comme je l’ai déjà dit dans ce blog, moi, ma grand-mère à 55 ans, elle dormait à côté de ses dents. Blog que j’ai appelé Jeune Vieillis Pas, non pas parce que je suis frappée de cécité quand passe devant une glace, mais parce que j’ai l’impression « d’âger » sans me sentir vieille.

Le rajeunissement est objectif selon les sociologues. Les plus de 45 ans ont une santé physique bien supérieure aux générations précédentes, ont gardé un état d’esprit rebelle et une envie de profiter des plaisirs de la vie.

En fait Jeune Vieillis Pas, c’est cela : ne pas abandonner ses aspirations de jeunesse tout en vivant sereinement sa maturité. Sans parler d’une capacité d’adaptation hors du commun. N’oubliez pas les amis que nous sommes partis de la télévision en noir et blanc !

Alors, je ne sais pas si  les plantes vivaces fanent. En tous les cas, elles n’ont pas de date de péremption.

Gina Pell, entrepreneuse high tech américaine à l’origine de ce terme, va même plus loin. Selon elle, nous ne devrions plus nous définir sur des données démographiques mais sur des valeurs et des passions partagées. Fringues, musique, séries TV… Tous les goûts sont aujourd’hui intergénérationels. Bref, définir quelqu’un par son âge est so 20ème siècle.

Certaines « pionnières »mettent en valeur leurs signes extérieurs de vieillesse. L’influenceuse Sophie Fontanel court, cheveux blancs au vent, les plateaux télé faire la promo de son nouveau livre, Une apparition, retraçant son coming out gris

Prochain mouvement : Touche pas à ma ride ?

Perso, je veux bien que l’on y touche (pique) encore un peu. Quand à mes premiers « poils » blancs, surtout visibles dans mes sourcils, je les arrache au risque de finir chauve du bas front. Mais comme j’ai un nouveau sourcil qui commence à pousser au dessus de ce qui me reste de lèvre supérieure (je REFUSE de parler de moustache), ça compensera !

Mais comme je ne me sens pas vieille : je vais vieillir moins vite. Si, si, c’est prouvé par une professeure de psy de l’université d’Harvard. Et, c’est aussi une question d’apparence. De sa façon de s’habiller.

Et, alors, là, avec mes jeans, mes Converse, mes pulls loose, je suis au top de la hype!

La célèbre blogueuse mode « Man Repeller » parle de tendance Menocore!!!! Mot mix entre middle-aged et ménopause. Le « ménopause chic » avec en tête de pont Diane Keaton, Lauren Hutton… (ménopausées depuis si longtemps qu’elles sont peut-être de nouveau règlées). La mode de ces femmes perennials qui s’habillent cool et confortable et qui respirent la maturité et la confiance en soi. Qui deviennent même des icônes mode inspirantes pour les plus jeunes.

Alors dans la presse magazine (qui pourtant continuent à nous ignorer dans ces pages mode), les articles nous mettant en avant se multiplient. Et, voilà, je vais réussir à glisser dans ce post MON moment de gloire estivale: Jeune Vieillis Pas dans le Elle !

 

 

Allez bonne reprise les belles plantes !

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Trouver l’amour un mec après 50 ans… La mission est… compliquée.

Serait-ce devenu impossible à QUE 55 ans de trouver chaussure pantoufle à son pied?

Force est de constater que la vie d’une célibattante de plus de 50 ans = un réel no man’s land !

Comment on rencontre des mâles aujourd’hui? Hein?

Au boulot?

Je bosse de chez moi.

Et, quand je vais à des réunions de travail, la moyenne d’âge est largement en dessous du mien.

Les sorties?

Je vous assure, je ne ménage pas ma peine. Je dis toujours oui à un dîner, un vernissage, une soirée (3 fois par an). Mais à nos âges, on s’est constitué ses cercles et du coup, on tourne un peu en rond. Et quand, enfin, on tombe sur des têtes nouvelles… Et, bien on ne leur parle pas en fait. Faut dire que l’on a quand même un peu perdu l’assurance de ses jeunes années. Je perds mes moyens puisque j’ai le sentiment de ne plus en avoir. J’ai finalement de plus en plus tendance à me faire discrète.

Quand je racontais ce  » je regarde mes pieds quand je rentre dans une pièce », une amie m’a demandée de lui citer un nom d’actrice dont j’admirais la prestance.

« Sophie Marceau. »

« Voilà, maintenant quand tu arrives quelque part, dis-toi que tu ES Sophie Marceau. »

Alors, je préviens tous les habitants et vacanciers de La Baule et Biarritz... Attention, Sophie débarque pour le mois d’août !

(Et, d’ailleurs comme Sophie Marceau n’écrit pas dans un blog pour les plus de 45 ans, je fais une pause estivale, mon prochain post sera 1er septembre.)

Des lieux pleins de célibs de plus de 50 ans?

Rires.

Je pensais à la Fnac, mais il faut reconnaitre que Netflix a complètement flingué le marché de la drague au rayon DVD.

Si vous avez des idées…

Les sites/applis de rencontres?

Que j’ai baptisé :  « Si, je t’assure, j’ai une copine qui a rencontré un mec super »,

Rebaptisé après plusieurs mois de pratique « cela n’arrive qu’aux autres ».

C’est marrant à quel point, messieurs, vous aimez montrer que vous êtes hyper actifs ! Que des photos d’hommes à ski, en moto, en bateau, en rando.. Un petit problème avec l’âge?

Et, à quel point vous n’avez pas la culture de vous mettre en valeur. Car, non, un mec en débardeur à 60 balais, ce n’est pas glam. Les lunettes de soleil ne vous donnent pas un air « Top gun ». L’auto-portait dans le miroir de la salle de bain blafarde n’est pas très vendeuse non plus. Et, évitez les clichés avec vos enfants, votre femme, votre mère (je vous jure, je l’ai vu !)

Bref Tinder Surprise a plutôt viré à : voyage au bout  de la lose. Et n’a fait que me mettre face à l’évidence : je ne plais plus du tout à ceux qui me plaisent. Et, ça, c’est ballot !

Le hasard?

Tiens, justement à propos de hasard.

Je vais l’autre soir au cinoche avec une copine. On arrive un peu à la bourre, la salle est bondée, obligées de se séparer. Le hasard m’assoit auprès d’un homme seul d’une soixantaine d’années. Pas un sourire, pas un regard. Il a même râlé quand je lui ai furtivement et très malencontreusement frôlé le bras sur l’accoudoir.

Ca ne m’était jamais arrivé. Q’un mec soupire (de mécontentement) parce que je le touche !

Cela dit, le hasard s’est mis à ronfler bruyamment au bout de 30 minutes de film, pourtant passionnant (Le Caire confidentiel que je vous conseille fortement).

J’ai quand même l’impression d’être devenu invisible pour la tranche âge qui m’intéresse les 55/60 ans. Décalage que j’avais déjà évoqué dans un ancien post sur L’âge ingrat.

Il faudrait que je cible au-delà. Trop au-delà.

Et là, je bloque !

En fait quand j’y réfléchis bien.. Après m’être flagellée pendant des mois. Je ne plais plus, j’ai trop de rides, ma peau est trop relâchée, je ressemble de plus en plus à mon père… Je réalise que le « problème » vient peut-être de moi. De mon propre regard sur vous, messieurs. Moi qui vous ai tant aimé, finalement je supporte encore moins bien votre vieillissement que le mien.

 

Envie d’un grain de folie

 

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Mère et fille : un duo qui se ressemble, s’assemble pour mieux se dissembler !

Mon bébé vient d’avoir 18 ans et dans quelques jours son bac et son permis de conduire (c’est moins sûr pour le permis :))

Déjà?  Putain!  Génial!  Fais chier!  Comment est-ce possible? Waou !

C’est évidemment passé si vite, trop vite.

Depuis qu’elle est née, j’entends à quel point elle me ressemble. « C’est vraiment ton mini-toi! ». Oui, sans aucun doute, on le sait l’apparence physique est déterminée par notre ADN. Mais mini-moi, non. Elle est elle.

Oui, si semblables, mais si différentes !

Et, je suis plus fière d’elle que je ne l’ai jamais été de moi-même.

On dit que la maternité est un apprentissage de l’altérité. De la reconnaissance de l’autre dans sa différence (le terme alter concerne « l’autre » du point de vue du « moi »). Le concept de l’altérité serait de découvrir, de comprendre le monde au travers les yeux et les intérêts d’un « autre ». C’est ce que je fais tous les jours via mes deux enfants. Deux parties de moi qui sont devenus autres.

Avec une fille, l’effet miroir par rapport à un garçon est bien sûr plus troublant. Je ne peux m’empêcher, en la regardant se transformer en femme, de me demander en quoi je me reconnais en elle.

 

 

 

 

Je me demande aussi en quoi elle se reconnait en moi. Je suis forcément une forme d’éclairage pour elle, sur son devenir de femme.

Même si à chaque fois que j’essaie de lui parler de moi pour partager mon expérience, pour lui donner des conseils, sa réponse est souvent la même :

« Oui, mais toi, ce n’est pas pareil! »

Peut-elle même imaginer que j’ai aussi eu 18 ans ?….

Que lui ai-je transmis de vraiment important?

Ce que je suis, ce que je pense ?

Aujourd’hui, nous avons quitté « l’apprentissage » pour avoir une relation plus « adulte ». J’aimerais lui apporter tant. Sur l’image de soi, la confiance en soi, la relation hommes/femmes. Pour la protéger, la préserver, la rendre forte.

En vrai, j’ai tellement peur pour elle.

Allons-nous aujourd’hui partir dans deux directions différentes ou au contraire notre ressemblance va t-elle s’accélérer avec les années?

Avec cette certitude qu’il est nécessaire de donner du mou à ces fils si délicats tissés depuis l’enfance.

Alors, oui, la ressemblance permet de se comprendre.

Mais, c’est la différence qui permet aussi de s’aimer.

Et, je l’aime tant.

 

 

« Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s’aimer. » 

Paul Geraldy

 

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Plus de 50 ans, moins de 60 : quinqu’adolescence, âge ingrat ou 3 ème âge?

 

 

Pour parler de nous, les plus de 50 et les moins de 60 ans, on nous décrit souvent comme des quinqu’ados.

Mot que je déteste. Car, ado, certainement pas !

En fait, je parlerais plutôt d‘âge ingrat.

Vous savez cet âge « entre deux » que nos enfants ont traversé. Quand ils sont entre l’enfance et l’âge mûr. En plein bouleversements biologiques, psychologiques et sociaux. Quand notre enfant, troooop mignon, devient disgracieux avec des bras qui poussent plus vite que le reste, une pilosité qui se cherche et des boutons qui ont trouvé leur nez qui s’épaissit.

Et, bien voilà comment je me sens. Entre les deux. Disgracieuse. Avec un physique où rien ne grandit vieillit simultanément et de façon harmonieuse.

Je ne suis plus jeune, mais ne me sens pas encore vraiment vieille.

Une » in between ».

Je ne ressemble plus à celle que j’étais, mais pas encore à celle que je vais devenir !

La presse semble ne plus se passer de louer les joies et l’épanouissement des nouvelles quinquas. La vérité est plus ingrate.

Oui, nous avons fait un bond phénoménal par rapport aux générations précédentes. Comme je l’ai dit dans l’à propos de ce blog, ma grand-mère, à mon âge, dormait avec ses dents dans un verre sur sa table de nuit et ne portait plus que des blouses et des paletots.

J’ai beau avoir une très bonne dentiste et toujours porter des jeans (j’ai déjà écrit aussi dans ce blog que, quand j’enfilais un 501, j’avais le sentiment que mon cul rentrait à la maison), il n’en reste pas moins que les transformations sont là !

Comme celles de nos gosses :

Biologiques... Avec cette ménopause qui nous met en vrac et nous transporte émotionnellement sur des montagnes russes.

Physiques… On ressemble de plus en plus à sa mère ou pire à son père, les plus mauvais matins. 55 ans, un âge ingrat, ce visage qui se ride, ce corps qui se ramollit. Comme une ado, je me sens redevenir gauche avec parfois l’impression de ne plus très bien coordonner tous mes mouvements.

Psychologiques.. Une perte de repère, un entre deux. Une jeune vieille ou une vieille jeune?Je dois fais faire quoi?  Un peu lâcher l’affaire ou continuer à vouloir rester dans la course à l’allure d’une quadra. Âge ingrat où l’on s’interroge sur ce que le temps nous fait et surtout ce qu’il défait.

Âge ingrat également comme on dit d’un terrain qui produit peu malgré tout le travail fourni. Et, pourtant, on en fait des efforts, contre le poids, les rides, la fatigue, le ramollissement, la fragilité émotionnelle. Et, franchement, on ne va pas se mentir, les résultats ne sont pas à la hauteur de l’énergie fournie !

Sociales… On s’efface, devient invisible. Je ne sais pas si vous avez vu Aurore, dont je vous parlais ici, cette femme qui passe la cinquantaine en ayant le sentiment que même les portes automatiques ne s’ouvrent plus devant elle.

Et, que dire au niveau de la séduction…  Je ne me sens plus d’égal à égal avec les hommes de mon âge. Qui, n’ayant pas subi aucune crise de manque hormonal, semble pouvoir encore se bercer d’illusions (et choper beaucoup plus jeune qu’eux!). Leur regard qui ne me voit plus, me file un complexe d’infériorité.

Ma fille (de 18 ans) qui s’attristait devant mon célibat prolongé, a voulu me rassurer (oui, on arrive aussi à un âge où nos enfants commencent à se prendre pour nos parents)

« Tu sais maman, je crois que tu trouveras quelqu’un quand tu seras vraiment vieille ! »

Quand, j’aurais quitter l’âge ingrat? Cet âge où, d’après certains psys, le sentiment de bien-être est au plus bas.

(bon, j’vais peut-être me prendre  un petit Prozac, moi et au lit ! )

 

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En mode quinqua, l’accessoire nous sauve la mise tenue.

Bon, on ne va pas se mentir, avec les années, l’étau se resserre autour de notre inénarrable fantaisie et notre sens inné du style. Notre boussole mode se dérègle. Pas mal de vêtements que l’on n’ose plus se permettre. Par bon sens (trop court, trop décolleté, trop…trop) ou parce que notre silhouette change. En même temps, nous gardons cette profonde envie, ce besoin profond de ne pas se mémériser. Accessories (and diamonds) are a mature girl best friends.
J’ai demandé à une experte en la matière, Phane (présentée ici), créatrice du site Less is rare (concept store en ligne de bijoux de créateurs et d’accessoires de mode) de nous donner ses conseils; Aujourd’hui, elle met la lumière sur le sautoir.
Avec l’accessoire, on peut vraiment se lâcher, s’amuser. Par exemple, cet été, il me faut le sac Chloe (que je revendrais sur Vide Dressing la saison d’après), des chaussures argent  (il y en a partout ce printemps), des lunettes de soleil rondes oversize à la Jackie K (intemporellement chic), un vernis vert bouteille ou marine, une ceinture bijou, une boucle d’oreille très longue et dépareillée…
 
Et, un sautoir
 
Voilà le bijou devenu essentiel pour moi. C’est un collier long qui se termine généralement par un ou plusieurs pendentifs. Il se porte traditionnellement en dessous de la poitrine mais pour plus de style, choisissez-le au niveau du nombril; Cela donne un look plus jeune.
Il qualifie la silhouette et devient le point d’attraction des regards.
Le sautoir stylise. Il va twistter votre look, habiller un tee-shirt blanc, un chemisier en soie ou un pull fin.
Rien de plus beau qu’un sautoir avec pendentif  sur un haut sobre et ras de cou. Il est également très chic avec un premier tour de collier en ras de cou  J’aime aussi le long sautoir ton sur ton ou en camaïeu  sur un chemiser ouvert généreusement
 
 
Voici mes must have :
 
Je l’aime particulièrement quand il est très très long, genre en bas du ventre. Il affine alors la silhouette :
Sautoir perles bleues en sodalite ( pierre couleur bleu jean) de la marque américaine Nakamol.
Mais, en double tour, il habille élégamment le cou.
Sur une couleur sombre en oversize, il anime votre look.
 
Bref, le sautoir est un bijou fort qui va donner le ton à votre look : rock, chic, ethnique, original…
Alors, à vos sautoirs pour virevolter avec tout l’été !  
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Cette fameuse confiance en soi….

Sur cette photo, je trouve que j’ai l’air d’avoir vraiment confiance en moi

et

elle me donne confiance en moi parce que je me trouve bien dessus, ce qui est rare (que je me trouve bien).

Cette notion de confiance en soi met en lumière toutes mes contradictions.

J’aimerais être la nana vraiment sûre d’elle. Mais, j’ai dû mal à supporter ceux qui donnent le sentiment de se sentir supérieur.

J’ai toujours l’impression que je ne vais pas y arriver, que l’on ne va pas m’aimer etc. Mais, au fin fond de moi, se cache malgré tout un paquet de prétention.

Je ne supporte pas cette femme parfois un peu gauche. Mais, j’aime aussi mon côté, qui doute, qui, je le sais, me pousse à donner le meilleur de moi-même.

Pffff

Comme le savez peut-être, j’aime assister aux lundis philo de Charles Pépin.

Le dernier thème abordé :

LA CONFIANCE EN SOI EST-ELLE UNE QUALITÉ?

Evidemment, on a envie de lui crier OUI !

Qui ne rêve pas d’avoir cette assurance dans la vie lui permettant de se savoir capable d’affronter moult situations?

Mais Charles, lui, se méfie de l’idée même de confiance en soi !

Car :

Confiance = se fier totalement = ne pas chercher la contradiction

→  Trop confiance en soi = ne pas avoir besoin des autres.

Alors qu’il il faut avant tout croire en sa capacité d’être en lien avec les autres.

Et, puis, mon philosophe préféré (je dois avouer que je trouve Charles tout en intello sexytude) n’aime pas la notion du SOI !

Trop restrictif.

Pour lui, la vraie confiance en soi serait une confiance en quelque chose de plus grand que soi.
Là, j’avoue, Charles m’a un peu perdue.

Et, il se méfie de ce qui serait de l’ordre de l’ego. Qui risque d’amener à l’orgueil, l’arrogance.

Puis, il cite Foucault pour évoquer la notion de « souci de soi ».

Ça j’aime bien !

L’idée de prendre soin de soi, de s’entretenir dans le souci de s’améliorer. La confiance en soi vient alors de surcroit.

Donc, ce n’est pas une qualité mais une conquête ! 

Avec la conscience de soi  = se faire confiance même si je sais qu’une grande partie de moi m’échappe.

Et, bien en voilà, j’ai enfin trouver un sens à donner au fait de vieillir.

Il s’agit d’une quête de s’améliorer.

En ayant toujours confiance en ses capacités et en sa capacité à apprendre.

Ce que confirme Anita Pinato, coach et créatrice du site Science du bonheur présentée dans ce post.

« La confiance en soi n’est ni une qualité, ni un défaut. C’est une aptitude. Qui s’apprend par l’action. Comme le sport, c’est un entrainement.

Alors, je ne vais plus vieillir, mais

  • Je vais, quel que soit l’évenement, de plus en plus savoir que j’ai la capacité d’y faire face.
  • Je vais pouvoir de mieux en mieux mobiliser, quelle que soit la situation, mes nombreuses ressources pour la traverser.
  • Je vais être de plus en plus consciente que je ne peux pas plaire à tout le monde (même si en vrai, j’aimerais vachement).

Vieillir = Une bonne confiance en soi.

Alors, je ne vous dis pas comment on va se la péter, tous, à la maison de retraite dans nos couches Confiance (désolée, pas pu m’en empêcher). Et, d’ailleurs, la petite vieille qui fait ses courses au Franprix aux heures de pointe, je la trouve d’UNE ARROGANCE !

En attendant, vous pouvez assister à un atelier d’Anita Pinato ou télécharger son ebook sur la confiance en soi.

 » QUE VOUS PENSIEZ Y ARRIVER OU NON, VOUS AVEZ RAISON DANS LES DEUX CAS ».

 Henry Ford.

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