Autodérision : forme d’humour, attitude consistant à savoir rire de soi-même.

Femmes, je vous aime! Et plus je grandis, plus je vous aime. Je vous trouve spirituelles, sachant si bien manier le second degré. Votre capacité à parler “cash” me réjouit. Votre aptitude à rire de vous-mêmes m’enthousiasme.  Même si cela peut aussi être, parfois, pour ne pas pleurer. Oui pour moi, l’autodérision est vraiment un mot féminin.

 

Autodérision vs névrose(s) et “charge mentale”.

La vie sauvage des femmes de Bénédicte Brézillon.

 

 

Agathe est l’archétype de la bourgeoise. Contrairement à la génération précédente de femmes de son milieu, elle s’est mariée relativement tard (elle a su s’amuser), elle bosse (elle sait s’assumer). Elle passe la quarantaine, elle a enfin moins la tête dans le guidon. Les enfants ont grandi, elle est professionnellement en vitesse de croisière. L’usure du couple devient un sujet. C’est le temps des premières rides contrariantes et des névroses qui remontent !

La vie sauvage des femmes est le premier roman de Bénédicte Brézillon.

Elle le veut comme un hommage aux femmes qui l’entourent.

“Je trouve les femmes très drôles. Elles ont une  charge mentale si importante sur leurs épaules. À force de vouloir tout bien faire, elles n’ont jamais le sentiment de “bien faire”. Ce qu’elles s’imposent n’est jamais suffisant. Elles sont étouffées par tout ce que l’on attend d’elles. Alors, elles s’inventent de la légèreté sur des sujets qui n’en ont pas toujours. Elles bottent en touche grâce à l’humour. Elles rient de tout : de leur âge, de leur travail, de leurs rides, de leurs kilos en trop… Plutôt qu’être dans la plainte. Ce système d’autodéfense me rend très admirative.

Je voulais aussi aborder le thème de la fragilité. Souvent les femmes, alors qu’elles doivent assurer sur tous les fronts, n’osent plus montrer leur fragilité. Surtout dans un milieu privilégié, tu te sens encore moins le droit de ne pas aller bien. Mon héroïne est aussi en quête de sens. Se renouveler après 40 ans, c’est compliqué.

 

Le monde sauvage des femmes de Bénédicte Brézillon, JC Lattès.

.. Le dîner de filles de plus de quarante ans est une thérapie de groupe sans thérapeute au cours de laquelle chacune vide son sac parfois au sens propre, le plus souvent au sens figuré…. Vanessa est une des meilleures conteuses du groupe. Elle excelle dans l’art de raconter l’insignifiance du quotidien avec vivacité et espièglerie …

Elle enchaîne sur son rendez-vous raté de la journée, un prospect beau gosse qui aurait pu gonfler sa prime d’intéressement et glisser par inadvertance une ou deux fois dans ses draps. ” Les filles, c’est le jour J, le meeting point est  à Lille à 14 heures, je  suis à la bourre évidemment donc de je cours jusqu’à la gare du Nord pour choper mon Thalys, avec mon coiffé laqué à l’Elnett et mes bottes Roger Vivier qui me font des jambes de salope. J’arrive à Lille-Flandres vers 12H45 et je fais une halte chez Lina’s pour me grignoter un petit sandwich… le pavé graines de pavot au saumon fumé, sauce formage blanc-fines herbes, accompagné d’un thé Arizona. …. À 13h40, je passe rapidement par les lavabos du restaurant, je me donne un coup de peigne et me voilà partie à la rencontre de l’homme qui tombe à pic… Quand les portes de l’ascenseur s’ouvre, il est déjà là. Une bombe humaine… Il m’indique la direction vers son bureau, je passe devant et j’avance avec une démarche élégante, légèrement déhanchée, version “tu peux m’avoir mais ce n’est pas simple”. Il me demande de m’assoir et s’installe en face de moi. 
La bombe me sort son produit, m’évoque sa valeur ajoutée, remet sa mèche châtain clair en place, me précise sa cible, son discours est clair, concis et efficace. Moi, je le regarde avec la niaiserie de la post-quarantenaire qui pense qu’elle a tout pour elle. Je souris bêtement à tout ce qu’il dit en le regardant dans les yeux…. Conscience du ridicule de la situation, je repars à 360°. Pof, d’un seul coup, je me redresse, j’adopte un ton business, et je hisse le débat avec une maestria qui n’a d’égale que ma mythique félinité…. Je sens qu’il accroche à tout ce que je dis mais le plus important n’est pas là ! Le plus important, je le trouve dans son regard. Il ne me lâche plus et observe ma bouche comme on découvre par hasard le fruit défendu. En frétillant intérieurement, je réalise que je tiens le compte double : le client et la belle histoire. Nous nous mettons d’accord pour une proposition complète et chiffrée de ma part sous huit jours, il me raccompagne à l’ascenseur et me serre la main avec ses yeux qui déshabillent. Quand la porte de la cabine se referme, les vapeurs irrésistibles de la winneuse montent au creux de mes reins. Je me congratule dans le miroir avec un auto-clin d’œil, je me regarde dans les yeux  en pensant à la totale félicité qui m’attend dans les semaines qui viennent, je réactive mon sourire ravageur.Et, là… Là, sur toutes mes dents… Des points noirs disséminés partout, un clavier de chicots! Et puis des trucs qui dépassent de chaque interstice, des touffes persillées, du débordement de culotte d’écologiste! Et moi qui ai souri comme une abrutie pendant trois quarts d’heure ! Tu m’étonnes qu’il me regardait bizarrement ! Il matait un poney qui vient de brouter…..

 

Bénédicte pose devant une œuvre de l’artiste plasticienne Floriane Lisowski dont je vous invite à découvrir le travail sur son site : www.florianelisowski.paris

Autodérision vs (r)évolutions hormonales.

Anatomie d’une vie de femme épanouie  de France Carp avec Catherine George-Hoyau

 

 

Je ne pense pas qu’un homme serait capable d’évoquer son premier toucher rectal avec autant de recul et d’humour que France Carp aborde sa première mammographie.

De la puberté aux prémices de la ménopause (et à son acceptation), France ( journaliste “forme”, conférencière et professeur à Paris XII ) avec Catherine (journaliste de la presse féminine, spécialiste en santé et bien-être) raconte avec un vrai sens de l’autodérision le journal hormonal de son corps. Avec des témoignages d’experts scientifiques et médicaux.

Bref de la pertinence et de l’impertinence !

“J’en ai un peu marre que “tout” s’accapare le corps de la femme. La politique pour l’instrumentaliser, l’art pour le sublimer ou la religion pour le sacraliser. Il est toujours interprété par quelque chose qui n’est pas la femme. J’ai donc voulu parler de MON corps. Le raconter comme dans un roman qui serait entrecoupé par des éclairages de professionnels de la forme et de la santé. Je voulais que chaque femme puisse se reconnaître et mieux se comprendre. Je voulais quelque chose “d’engagé” dans la manière de parler des choses. J’ai voulu parler cash tout en apportant beaucoup de tendresse. Et aussi que les femmes rigolent.  Rire est la meilleure façon de ne pas être rattrapé par l’aigreur, qui serait pour moi la pire des choses.  L’humour fait passer plein de choses. Et pouvoir aborder des thèmes tabous et en rire n’est pas l’apanage des hommes. “

 

Anatomie d’une vie de femme épanouie, le journal hormonal de mon corps de France Carp avec Catherine George-Hoyau, Hugo, New Life. 

J’ai rendez-vous chez la “un peu moins sylphide” gynéco. Oui, elle aussi a pris quelques kilos depuis le temps que je viens la voir, au nom de ma féminité, de ma maternité, de mon intimité, elle en est la spécialise après tout. Du coup, elle m’a l’air moins suspecte. Elle aussi se fait avoir par sa chimie interne. C’est bête mais ça rassure…. Moi, j’ai une obsession quand je vais chez elle. J’ai toujours peur de sentir mauvais.
Et je me persuade que je sens mauvais. Maintenant que je vieillis, j’y crois encore plus qu’avant.Une heure avant d’y aller, je suis toujours dans le même rituel quasiment compulsif comme ces gens qui ont des tocs, ces gestes répétitifs qu’ils croient magiques pour éloigner leurs phobies… Je me lave le sexe à l’eau claire, une eau de source au pH 7 pour un parfait équilibre d’ions H+ et OH-…. J‘ai choisi ma petite culotte pour qu’elle corresponde exactement aux us et coutumes de ce rendez-vous (blanche, couvrante, haute et 100% coton + le soutien-gorge coordonné) et je la mets juste avant de partir…

… Couchée sur la table, j’essaie de me détendre tandis qu’elle me questionne en me tâtant de partout. “Donc, vous avez grossi, je vois ça… Vous avez des sautes d’humeur. Et, vous avez toujours vos règles régulièrement?

– Oui.

– Votre mère a eu sa ménopause à quel âge?

Évidemment que je ne lui ai jamais demandé

– Elle est morte.

….

– Bon. Vous êtes périménopausée.

Périménopausée? Littéralement : vous êtes autour de la ménopause.

Plutôt que le “préménopausée” habituel qui veut tout aussi littéralement dire avant la ménopause. Je ne comprends pas très bien la subtilité. 
Si ce n’est que tourner autour du pot a toujours quelque chose d’insidieux, un truc pas franc qui cache puis augure souvent un autre truc carrément coriace et difficile à vivre…. Ou alors… périménopause, comme on dit “technicienne de surface” au lieu de “femme de ménage” : un néologisme hormonal qui modernise la pathologie en lui donnant un coup de jeune. 

Allez, je vous laisse avec The queen de l’autodérision cash: Blanche Gardin. On a beaucoup vu cette vidéo tournée sur Facebook, mais je ne résiste pas à vous la re-montrer.

 

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Dis-moi quel jeune tu as été, je te dirais (peut-être) quel vieux tu seras !

Mai 68 a 50 ans.

J’en ai un peu plus. Je n’en ai bien sûr aucun souvenir.

Mais je me sens vraiment une enfant de sa culture, de ses valeurs et des bouleversements profonds engendrés dans la société.

Puisqu’il était désormais interdit d’interdire, tout devenait possible…

J’ai grandi dans les mœurs libérées des années 70. J’ai eu 20 ans dans les joyeuses et dynamiques années 80.

  • J’ai pris “mes désirs pour des réalités car j’ai cru en la réalité de mes désirs”.
  • J’ai aimé Bambi, Mowgli, Snoppy et Corto Maltese.
  • Mes parents fumaient avec moi dans la voiture qui fonçait à plus de 180 rejoindre la côte d’azur où ma mère bronzait seins nus et moi sans crème solaire.
  • J’ai voulu être volontaire comme Scarlett O Hara tout en ayant la fragilité de Romy Schneider, la sensualité  de Claudia Cardinale après m’être entraînée des années à remuer mon nez comme Ma sorcière bien-aimée.
  • J’ai porté un sac kaki avec des jupes à fleurs, des salopettes, des pins, des vestes à épaulettes, des Tiags, des Converse…
  • Et des jeans de toutes les formes, de toutes les sortes. À pattes d’eph, à boutons, déchirés, avec des empiècements patchwork, cloutés, frangés…
  • J’ai chanté C’est une maison bleue devant un feu de camp avec Jean-Bapt à la guitare, simulé un orgasme sur le dance floor avec Dona Summer (Love to love you baby), hurlé “no future” avec The clash mais rêvé d’un autre monde avec Téléphone.
  • J’ai aimé la poésie de Rimbaud, Lautréamont, Prévert, Gainsbourg, Nougaro…
  • J’ai dansé des slows sur Hotel California, flirté avec Delpech, rocké avec Laurent Voulzy et parfois marché ” du côté obscur” avec Lou Reed (tou, tou tou, tou tou, tou...)
  • J’ai joui sans entrave et fait l’amour sans capote.
  • Je suis passée de Pif gadget au magazine Actuel.
  • J’ai surfé sur L’écume des jours, vu Le monde selon Garp sans craindre Cent ans de solitude.
  • J’ai tellement aimé la nuit “Because the night belongs to lovers, because the night belongs to us”.
  • J’ai visité New-York avec Travis Brickle (You’re talking to me?), aimé la boxe avec Rocky, espéré faire des rencontres du 3 ème type, pris le télésiège avec Jean-Claude Dusse et j’aurais toujours peur de prendre un bain de minuit.
  • J’ai fait du stop, pris des trains de nuit et, bac en poche, mon premier avion pour les États-Unis.
  • J’ai trouvé du boulot hyper facilement. Et re-trouvé du boulot hyper facilement.
  • Je suis la seule femme de ma famille à ne pas avoir divorcé (grand-mère, mère, tantes). En fait ce n’est pas complètement vrai. J’ai divorcé de mon mari mais je me suis re-mariée avec, alors ça ne compte pas.
  • J’ai bu du gin tonic, du Malibu et beaucoup ricané en fin de soirées dans des volutes de fumée.
  • Ma fleur préférée fut la rose (oui, j’ai même été de gauche.)

L’idée n’est pas de dire: “c’était mieux avant”. Je sais que la nostalgie a teinté mes souvenirs. Mais je pense vraiment avoir eu beaucoup de chance de grandir, mûrir dans ces années-là. D’être une enfant de 68 et d’en apprécier l’héritage.

L’éclectisme de mes influences a construit celui de mes goûts. J’ai le sentiment d’avoir développé une certaine liberté de penser et une culture de la tolérance. Je me sens une hédoniste, parfois pessimiste, qui aime se penser toujours un peu rebelle.

En m’inspirant d’une phrase de Cioran, je peux quasi affirmer : tout ce que je sais (je suis) à 56 ans, je le savais (l’étais) déjà à 20…. 36 ans d’un long travail de vérification.

Et si ma génération a vraiment lancé un pavé, c’est celui dans la mare du vieillissement dont on a dynamité les codes.

Alors…

 

 

 

 

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Accumuler ou s’alléger : telle est la question?

Surtout à nos âges où ce ne sont plus des valises que nous trimbalons mais toute une collection de malles cabines. Au sens propre comme au sens figuré.

Nous sommes à un âge où nous avons forcément accumuler. Notre vie meuble nos maisons.

Mais on peut également ressentir le besoin d’aller à l’essentiel, de s’alléger du superflu.

S’alléger pour mieux vieillir? On peut se poser la question.

D’ailleurs, une nouvelle leçon de bonheur à la suédoise, le “lagom” nous incite à plus de minimalisme. Le lagom signifiant littéralement “juste ce qu’il faut”.

Perso, j”adoooooore trier, ranger, jeter, donner, me débarrasser, faire le vide…

Tout autant qu’acheter, remplir, me remplir, dépenser…

C’est pathologique, j’en conviens !

Je suis le genre de nana pour qui finir et jeter un pot de moutarde peut procurer une réelle félicité.

Comme si ce condiment abandonné au fond d’une poubelle était une promesse d’une vie nouvelle et non juste celle d’un nouveau pot de moutarde.

 

Faire de la place… au vide.

J’aime bien le concept qui a fait le succès littéraire mondial de Marie Kondo avec La magie du rangement : “Si un objet ne vous met pas en joie, il doit filer illico.”.

Mais la notion de “vide” est une de mes pires angoisses. Que je contre par une forme d’hyperactivité.

C’est d’ailleurs une de mes peurs dans le fait de vieillir. La vieillesse pour moi pourrait signifier une vie “vide” de sens, d’activités, de projets, de gens…

Dans L’art de l’essentiel (J’ai lu), Dominique Loreau, met en perspective 2 choses :

L’accumulation d’objets est quelque chose qui stabilise notre identité.

Mais

Elle peut devenir écrasante et nous enfermer dans une routine pesante.

Jeter l’inutile et le superflu peut aider à faire de l’espace en soi.  Car un trop plein nous vide !

Dominique Loreau aimerait en fait nous enseigner un “art de vieillir” :

” Nous changeons tout au long de notre existence, mais c’est vers la cinquantaine – soit à peu près à la moitié de sa vie – que nous changeons vraiment…. Cette décennie est le moment idéal pour laisser un stade de sa vie derrière soi et passer au suivant.”

Je me demande parfois ce que mes enfants emporteront avec eux quand ils quitteront la maison. Je pense qu’aucun d’entre-eux ne se battra pour emporter un meuble ou un objet parmi lesquels il a grandi.

Alors je me suis posée la question, quand ils partiront, et que je dégagerais pour un logement plus petit, qu’est-ce que j’emporterais sans aucun doute? Parce que je ne pourrais vivre sans :

Des objets qui racontent mon histoire et mon attachement pour ceux qui l’ont constituée.

 

Mes albums photos… of course.

 

 

J’en ai une vingtaine Toute ma vie. Et, je fais toujours développer mes photos pour continuer à les enrichir. Ce qui est aussi un vrai plaisir sur le moment. On fait ses albums photos en pensant à la joie que nous procurera la re-visite de ces bonheurs passés enjolivés avec les années. Bon, je ne les feuillette pas tant que cela. Mais je sais qu’ils sont là.

 

 

 

Mes “gris-gris”.

 

Ces quelques objets sont dans ce petit panier sur ma table de nuit. Le bracelet de naissance de ma fille (j’ai perdu celui de mon fils). Une veille photo déchirée de mon enfance avec ma grand-mère maternelle. Une petite Sainte Rita, je ne suis absolument pas croyante mais bon, cette sainte des causes désepérées me rappelant aussi les épreuves surmontées. La chevalière de mon père, les 4 singes de la collection de ma mère, tous les deux disparus.

Et, puis, ce bracelet, acheté en terre masaï par Antoine, lors de nos dernières vacances passées ensemble. Nous nous sommes connus, nous avions une quinzaine d’années. Il est mort il y a 5 ans. Mon plus bel amour, mon plus grand traumatisme, mon plus gros chagrin. Pas une seconde, je n’avais imaginé que nous ne vieillirons pas ensemble.

 

Un portrait nu de ma grand-mère !

 

 

 

Oui, vous avez bien lu. Dessiné par un de ses nombreux amants en plus :). J’aime profondément ce dessin. Qui me rappelle que ma grand-mère, qui s’est beaucoup occupée de moi pour compenser des parents un peu absents, était une sacrée bonne femme. Une belle femme libre, divorcée deux fois avant la fin des années 50. Et, même si des hommes ont traversé nos vies, j’ai vraiment l’impression d’être issue d’une famille de femmes (ma grand-mère a eu 4 filles) un peu “guerrières” mais joyeuses #FemmesJeVousAime

 

 

 

 

Ma collection de CD et de 33 tours encadrés.

 

 

Même si je les écoute de moins en moins, la présence de mes CD me rassure (et  j’ai mes vinyles à la cave). Mon i Pod a pris le relai. Je me demande même si je suis toujours capable d’écouter un disque en entier! Mais je garde ces CD précieusement. Alors que je n’ai pas de bibliothèque, je ne “collectionne” pas les livres que j’ai lu. Tout ce que j’écoute ou ai écouté a forgé celle que je suis. Mes années rebelles avec le punk ou baba cool à chanter du Bob Marley. Celles où j’ai aimé sur des slows torrides ou dansé de plaisir sur Prince… Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirais qui tu es.

Et encore aujourd’hui, j’aime qualifier ma façon de voir la vie de “rock&roll” !

 

Ma robe Alaïa.

 

 

J’avais 18 ans. Mon amie Katia dont les parents avaient des boutiques de fringues m’a offert cette robe. La première fois que j’atteignais l’inaccessible. Cette robe m’a procuré tellement de joie et de fierté. Et marque le début d’une loooooongue histoire d’amour avec mes placards. Je me demande souvent quel sera mon rapport avec les vêtements quand je serais vraiment vieille !

(Non, je ne rentre plus dedans depuis un petit moment)

 

 

 

J’aurais pu rajouter ma collection de sable des plages foulées dans le monde. N’étant jamais plus heureuse que quand je suis ailleurs. Ce paquet de vieilles lettres de mon adolescence avec des missives d’Antoine qui, du fin fond de ses vacances corréziennes, se demandait ce qui lui manquait le plus. Moi… ou sa moto ! Etc. etc.

Et vous que mettriez-vous dans votre petit musée perso?

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Et re-voilà mon marronnier de la fin janvier : mon anniversaire !

C’est quoi un marronnier?

“Un article, un reportage consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.”

C’est quoi un anniversaire?

À peu près la même chose. Je vous en ai déjà  parlé , et là, et là…

Juste le nombre de bougies qui change. Et, c’est bien cela le problème.

Car chaque année, je me pose la même question : que ce soit mon anniversaire me fait-il VRAIMENT plaisir?

Avoir 56 ans ne me fait pas VRAIMENT plaisir. On ne va pas se mentir. La pente vers la soixantaine est de plus en plus savonneuse !

On se plaint du temps qui passe trop vite, de vieillir… Fêter son anniv, c’est marquer le coup… de vieux !

Mais en vrai, j’aime que ce soit mon anniversaire. J’ai toujours considéré que le 25 janvier était une jolie journée.

Ma journée d’anniversaire : C’est MON jour!

Quand je joue au loto ou à la roulette au casino, le 25 est toujours là (et ne m’a d’ailleurs que TRÈS peu rapporté).

Quand je me réveille le 25 au matin, je me sens toujours assez joyeuse, assez légère.
Ne boudant jamais mon plaisir des efforts déployés par mes proches, chaque année, pour laisser un petit mot qui ne soit pas exactement le même que celui de l’année dernière sur mon FB ou mon portable. J’aime cette journée où le téléphone ne sonne que pour du feel-good.

Je garde une certaine joie enfantine à souffler des bougies (enfin une seule, ça fait un paquet d’années que l’on ne met plus le nombre exact).

Bref, le 25 janvier, je reçois de l’amour.

Le 25 janvier assouvit mon besoin de reconnaissance

C’est finalement un chouette moment d’estime de soi où l’on peut se considérer comme quelqu’un d’un peu spécial.

Je me célèbre en me laissant fêter par les autres. 

Et, puis dans le fond, je ne me suis jamais sentie plus vieille le 26 au matin…

 

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Pour cette nouvelle année, pas de bonnes résolutions, plutôt “des intentions”, des directions…

J’aime bien l’idée !

J’ai découvert il y a quelques semaines la notion de “tableau de vision. Un outil de développement personnel qui part du principe que pour réaliser ses rêves, ses aspirations, il est utile de les visualiser.

L’objectif d’un tableau de vision/visualisation :  garder son esprit concentré sur son idéal et avoir une image claire de la vie que l’on aimerait avoir.

Concrètement, il faut trouver des images (magazines, catalogues, sur Internet, ses propres photos…) de chaque chose qui fait partie de son idéal. Elles peuvent représenter qui vous voulez devenir, les choses que vous voulez avoir dans votre vie, des sentiments que vous voulez ressentir etc. etc.

Le “tableau” ainsi réalisé n’a qu’un seul but : nous motiver. En le plaçant à un endroit où on le voit régulièrement, il nous procure une petite piqure de rappel de ce qui est important pour nous.

Alors,en cette période de bonnes résolutions, avec cette nouvelle année qui commence qui peut être considérée comme une nouvelle page blanche, j’ai un peu “arrangé” le concept à ma façon.
Force est d’admettre que je suis assez nulle en “collages”. J’adorerais arriver à faire des assemblages créatifs ET esthétiques. Ce n’est pas le cas.

Je me suis donc plutôt concentrée sur des mots, des phrases, des idées qui, je le souhaite, écriront, marqueront cette nouvelle année.

 

 

Pas sûre que je l’accroche au milieu de mon salon. Mais pourquoi pas en fond d’écran de mon ordi?

Et, tous ces mots, je vous les souhaite aussi. Une page blanche, c’est parfois un peu angoissant mais toujours tellement excitant.

TRÈS TRÈS BELLE ANNÉE À VOUS TOUS

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J’ai, quelque part au fond de ma tête, l’idée que vieillir, c’est devenir trop “raisonnable”. Et finalement, ce qui me ferait vraiment peur, c’est de me faire chi…

Car “Tout ce qui est sérieux me fait peur” (Lofti Akalay).

Et n’utilisons-nous pas le terme “vieux con” pour désigner tout ce qui n’est pas cool?

Moi, je veux rester cool. J’ai peur de commencer à avoir peur de tout, de ne plus jamais oser traverser en dehors des clous.

Ces petits questionnements me sont venus à la découverte du nouveau titre de Catherine Ringer, Senior, présenté dans mon post précédent.

Quand j’ai réalisé que Catherine Ringer avait 60 ans. Cette nana qui incarne à mes yeux Ma génération “sex, drugs et rock&roll”. La moitié des Rita Mitsoukou ne pouvait pas être aujourd’hui une “dame âgée”. Rangée?

Une génération avec une adolescence glorifiant le spleen, biberonnée à Lautréamont (” Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. Ça m’étonne… je croyais être davantage !”) et bercée par les Sex pistols (NO FUTURE !)

Une génération un peu “borderline” qui a vécu dans l’excès parce que justement elle ne pensait jamais vieillir.

Comment accepter aujourd’hui d’aimer les mots fléchés en sirotant de la verveine? Ok, ce que je viens d’écrire est très cliché, mais vous voyez ce que je veux dire. D’ici quelques années, même le ski alpin sera devenu un sport extrème !

 

 

Heureusement, nous entrons de plus en plus dans une ” flat-age society”. Les différences générationnelles s’aplatissent. Les segmentations démographiques se font plus sur les goûts, les habitudes de vie que sur les âges. Bref, on peut vieillir dans son 501 et aller écouter ses idoles (également devenus vieilles alors qu’à une époque on ne donnait pas cher de leur peau.) dans  les plus grands stades de France. De plus en plus de seniors ont des comportements qui font paraître les générations précédentes conservatrices.

Bref, vieillir ok , mais en gardant une “rock attitude”,  le meilleur des anti-rides !

  • Une certaine nonchalance. Un regard toujours un peu distancié posé sur la vie. Continuer à ne pas se  prendre trop au sérieux.
  • Essayer de dompter ses peurs. À commencer par celle de l’imprévu.
  • Ne pas (trop) se soucier des conventions. Vieillir, c’est aussi peut-être enfin la chance de s’en libérer, de moins se soucier du regard des autres.  “Un homme a réussi sa vie s’il se lève le matin, va se coucher le soir, et fait ce qu’il veut entre les deux” (Bob Dylan). Voilà en fait une bonne façon d’envisager ses années senior ! 
  • Ok, la rockitude est souvent liée à l’excès, à des comportements à risques. En arrêtant de fumer (8 semaines youpi), j’ai parfois l’impression d’avoir abandonné le dernier bastion de ma rebellitude. Mais même Mick Jagger s’est mis à 3 heures de sport par jour pour pouvoir toujours sautiller de satisfaction ! C’est sûr, les soirées arrosées au Perrier/rondelle, c’est moins glam, mais le réveil moins douloureux. Si je veux une vieillesse qui me corresponde, joyeuse, active, audacieuse, créatrice… il faut prendre soin de la machine. C’est finalement, cela le plus important.

Alors, comme le chante Catherine Ringer :

Comme la partie dure

je la joue plus apaisée

Comme le temps s’accélère

je dois conduire mieux. »

 

Tout en essayant de continuer à traverser en dehors des clous.

 

 

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Ayurveda, Inde et arrêt tabac… La suite.

Comme votre impatience suite à mon premier post relatant cette expérience de dingue m’a fait plaisir ! Je l’étais tout autant de vous raconter la fin.

Alors J 2

Je précise que chaque “protocole de soins” est répété sur 2 jours et dure à peu près 2 heures.

ABHYANGAN + SHIRODHARA + THALAM.

ABHYANGAN : je l’ai déjà expliqué ici, c’est le massage “basique” aux huiles.

SHIRODHARA : des huiles médicinales chaudes sont versées de manière continue sur le front à l’aide d’une espèce de chaudron percé d’un trou au milieu.

C’est l’extase totale. Je m’entends ronfler. Je ressors de là avec la banane. Un large sourire genre “peace &love”.

 

THALAM : Un mélange de poudre et d’huiles est appliqué sur le crâne (sur la raie du milieu).

Point “clientèle

Bon, je sens que je ne vais pas parler à grand monde. Beaucoup de russes bling bling (alors que tout le monde se balade en peignoir, le cheveu archi gras). Une se fait même bronzer quasi en string à 4 pattes pour ne pas avoir la marque blanche du pli des fesses. Je trouve ce comportement pas très “ayurvédique”.

Assez rapidement, je me parle à moi-même. “ Ha tiens, je vais aller nager 30 minutes, moi.” “ Bon, ben, je vais me refaire un petit thé.”..

Je vais quand même finir par partager mes repas avec Terry, une suisse allemande.

Point clope

Je vais le dire une fois pour toutes : le manque est présent à chaque instant. Et, en même temps, je n’ai pas envie de prendre une cigarette (merci l’hypnose).Et, heureusement, j’ai une cigarette électronique qui m’empêche de me bouffer les mains.

J 4

ABHYABGAM + ELAKIZHY + KASHYADHARA

J’aurais ce protocole sur 3 jours.

ELAHIZHY : des feuilles de plantes et des poudres sont empaquetées dans des petits sacs en coton. Et, mes 2 thérapeutes, Bindubinu et Sunitha me tamponnent fermement tout le corps pendant près d’une heure.

 

 

KASHYDHARA. Des litres de “medecine water” chaudes sont déversées sur tout ton corps. J’ai une vraie sensation de “grand nettoyage”.

Point zénitude.

Mais comme j’ai du mal à vraiment apprécier l’instant présent ! Incapable de rester en place. De profiter. Suis obsédée par l’idée de trouver “des trucs sympas” à rapporter d’Inde. Des tissus, des bijoux, des pashminas… Je m’énerve. Je trouve mon cas désespéré et désespérant.

Point bouffe.

J’ai toujours adoré la cuisine indienne mais plutôt obédience butter chicken et cheese naan.
Bhindi Jalfrezi, red spinach thoran, carrot copper penny salad, dal abrak, cabbage fugath… où l’art d’accommoder une multitude de légumes. Une cuisine 100 % végétarienne. Bourrée d’épices qui ont une importance fondamentale en ayurveda. Je me suis vraiment régalée. Une explosion de saveurs à chaque repas.

Ce qui m’a le plus manqué : boire frais. Totalement déconseillé par la médecine ayurvédique. Il faut boire à température ambiante ou encore mieux chaud. Je décide de me mettre à l’eau chaude au gingembre qui aide à une meilleure digestion.

J 7 : Le cleaning day !

La veille, mon médecin me prévient :

” Demain, on va vous apporter une boisson à 7 heures du matin. Et, je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas bon.”

Puis, avec un petit sourire entendu, elle conseille de passer la matinée tranquille sur ta terrasse (= ne pas trop t’éloigner des toilettes de ta chambre). Et de boire 2 litres d’eau chaude.

Alors, effectivement quand ÇA arrive au petit matin, tu sens que la journée ne va pas être des plus agréables.

 

 

Et, elle ne l’a pas été. C’est vraiment immonde à avaler (genre comme de la boue). Et, je vous passe les détails, mais vraiment, je me vide. J’ai le droit de déjeuner et de dîner mais sans fruits ni crudités. Je vais me sentir faible et nauséeuse toute la journée.

Point touriste

Au bout de 4 jours, je vais prendre parfois prendre un Tuk-Tuk ou un taxi pour me balader. Ma découverte de cette partie de l’Inde prendrait plus qu’un simple post pour vous en parler. Mais, je n’avais jamais vu un pays qui ressemble à l’Inde. Elle est unique. Elle est fascinante. Il y règne une atmosphère indescriptible. 

 

 

J 8

UDHWARTHANAM + ABHYANGAM + NASYAM.

Bindubinu s’écrie “slim, slim ” en me voyant et en me touchant le ventre. Je l’aime d’amour !

UDHWARTHAM : massage avec des poudres tièdes pendant 45 minutes. Et, je le rappelle, toujours à 4 mains. Ce type de soin est sensé être efficace pour réduire le poids et redonner force et stabilité.

On enchaîne avec un abhyangam, LE massage aux huiles.

NASYAM : Bindubinu avait cueilli quelques feuilles devant la cabine de soins pour préparer une décoction que je vais devoir inhaler. J’aurais ensuite de l’huile versée dans les narines.

Je commence effectivement à me sentir plus légère. Au propre comme au figuré. Je n’ai plus aucun “coup de mou”. Je me sens vraiment au bon endroit au bon moment. En revanche, un truc très bizarre, j’avais apporté pas mal de bouquins, mais incapable de lire. En fait, je pensais vraiment en venant ici réfléchir  à qui suis-je? où vais-je? … Non, je n’y arrive pas. Alors, je me recentre vraiment sur mon corps. Je ressens une réelle envie de lui faire du bien.

Point Yoga.

2 possibilités de cours de yoga : 6H45 ou 17 H. J’ai un peu alterné les 2. Franchement, je ne serais jamais une grande yogi. Je n’arrive pas à vraiment rentrer dans le truc. J’adore l’aspect stretching de la discipline. Le reste m’échappe un peu.

Mais, j’ai pris un pied infini à enchaîner les longueurs de piscine.

J 10

Se balader avec une feuille de bananier sur la tête : fait !

ABHYANGAM + PIZHICHIL + TALAPOTHICHIL + FACEPACK.

PIZHICHIL : Waou ! Ce soin est la combinaison de deux traitements ayurvédiques classiques : l’onction d’huile et la sudation. 15 litres d’huiles chaudes me sont versées sur le corps en essorant des linges régulièrement trempés dans un chaudron. La relaxation est totale ! Un traitement efficace contre les fatigues nerveuses.

FACEPACK: Un très long et agréable massage du visage avec application de masques.

TALAPOTHICHIL : Une pâte est appliquée sur le haut de la tête et maintenue par une feuille végétale. Faut la garder au moins 1 heure.

 

 

J 12

NJAWARAKIZHY + STEAMBATH.

Enfermée dans un rudimentaire tonneau en bois (sauna) avec une planche amovible pour enserrer la tête : fait aussi !

NJAWARAKIZHY : Le nirvana. On reprend le principe des petits sacs de toile tamponnés sur l’ensemble du corps. Cette fois, ils sont remplis de riz et trempés dans du lait chaud agrémenté de plantes diverses, bien sûr. C’est doux, enveloppant, cocoonnant avec une délicieuse odeur de lait chaud.

 


Point méditation.

Un peu comme le yoga, j’ai vraiment du mal. Finalement, j’ai pratiqué à ma sauce. En mode contemplation. Mais concentrée, en pleine conscience. Devant un coucher de soleil ou des pêcheurs qui tentent de prendre la mer malgré les vagues…  Va falloir trouver des “points d’appui” à Paris : moins simple.

 

J 14

ABHYANGAM + SHIRODHARA + THALAM

3 soins que j’ai déjà eu mais qui résument parfaitement cette cure: de l’huile, encore de l’huile, toujours de l’huile, 2 masseuses qui ont des mains fortes et magiques qui n’oublient la moindre partie de votre corps… et les cheveux crades !

Je vais voir le docteur Shayana qui me fait une nouvelle “ordonnance” et me donne les principaux conseils pour mon retour à la “vie civile”.

Des gélules toujours contre la rétention d’eau. D’autres pour m’aider à contrôler mon poids. Et, pendant 6 mois, une gélule pour faire un cleaning day (plus soft) une fois par mois.

Des conseils de vie pour mieux équilibre mon Kapha : faire du sport,  me réveiller idéalement avant 6 heures du matin (???) et ne pas faire de sieste, rester au chaud, éviter les atmosphères humides… Je dois privilégier les aliments au goût épicé ou amer et éviter ceux au goût sucré et aigre. Pas trop de fromages ni laitages. Ne sucrer qu’au miel. Et boire de l’eau chaude au gingembre pendant les repas pour stimuler ma digestion paresseuse.

Je vous ferais un bilan 3 semaines après mon retour dans ma prochaine quin(qua)zaine.

Mais, je repars délestée de plus d’1 kilo (en moyenne les gens en perdent 4). Pour moi, la victoire est d’avoir arrêter de fumer sans grossir, un exploit en soi. Subjectivement, je me sens légère de beaucoup plus de kilos que cela. Je me sens “propre” et libérée du poids des toxines.

Et, un truc dingue, sur cette dernière photo : je me suis vraiment reconnue. Je me suis dit : oui, c’est bien moi. Ce qui ne m’était pas arrivée depuis très longtemps !

 

 

                                                                      SHANTI 

( Paix, calme, sérénité)

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Inde, ayurveda et tabac !

J’avais besoin d’un quelque chose qui m’amènerait vraiment dans un “ailleurs”.

Et aussi de faire un cadeau à mon corps. Le sentant atteindre certaines limites (trop de gras, trop de sucre…) et surtout se boucher, s’étouffer par plus de 30 ans de fort tabagisme.

Au courant de l’année, 2 amies avaient vanté les bienfaits de leur cure ayurvédique.

J’ai déjà essayé beaucoup de méthodes pour arrêter de fumer. Tout à coup celle-là m’a semblé la bonne. Une detox du corps et de l’esprit qui pourrait aussi me permettre, peut-être, d’enrayer la prise de poids qui accompagne toujours l’arrêt de la clope (qui me terrorise).

Au printemps dernier, je me lance, je réserve un séjour de 15 jours dans le Kerala, à la pointe de l’Inde au Bethsaida Hermitage (1 600 € en pension complète avec les soins). Y partir seule me semblait également important.

Je ne connais absolument rien à la médecine ayurvédique. Je décide de la découvrir de façon tout à fait candide.

C’est quoi en fait? Une médecine, une philosophie, un art de vivre?

L’ayurveda, qui veut dire “science de la vie”, est un système de santé holistique envisageant l’être humain dans son ensemble : physique, émotionnel, mental et spirituel.

5 éléments terrestres (l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther) forme des paires qu’on appelle les doshas. L’ayurveda repose sur l’équilibre de ces 3 énergies fondamentales ou doshas réparties dans des proportions propres à chacun. Le principe est alors simple : tout le monde naît avec une constitution énergétique qui évolue et dont il faut maintenir un certain équilibre tout au long de sa vie.

 

Pour opérer un rééquilibrage général des 3 doshas, l’une des grandes pratiques de la médecine ayurvédique consiste en l’application d’huiles complétées de plantes sur le corps et la tête. La peau est un organe émonctoire. C’est à dire chargée de l’élimination des déchets et toxines. Et, le passage pour atteindre l’ensemble des organes. Notre alimentation est également notre meilleur remède. En Occident, nous pensons en termes de nutriments, de vitamines, d’apports pour le corps alors que l’ayurveda a un schéma de pensée très différent. On y développe la science des six goûts (doux, acide, salé, piquant, amer et astringent), chaque aliment détient un type d’énergie (chauffante ou rafraichissante) et un type de digestion lui correspondant.

La vieille de mon départ: je fais une séance d’hypnose pour “alléger” ma lutte contre le tabac. Et, je m’envole pour l’inde.

Je suis terrorisée de souffrir de la perte de cette foutue clope qui m’accompagne depuis plus de 30 ans. Mais, je sais, au fin fond de moi, que ce voyage va m’apporter beaucoup. Je n’irais pas jusqu’à parler d’une quête spirituelle. N’exagérons rien. Mais, j’ai bien en tête cette phrase du Dalai Lama :

“ONCE A YEAR GO SOMEWHERE YOU’VE NEVER BEEN BEFORE.”

Et là, pour du jamais vu, jamais vécu, jamais ressenti…

J’arrive dans cet endroit… Un vrai rêve, entre mer et jungle.

 

 

À peine ma valise débouclée, j’ai rendez-vous avec mon médecin, le Dr Shayana, une femme d’une cinquantaine d’années qui va me faire remplir un questionnaire d’habitudes de vie, étudier mes traits, ma morphologie, écouter mon pouls et me peser.

Son diagnostic tombe : Je suis Pitha-Kapha !

En fait, on a tous les 3 doshas mais 1 ou 2 sont dominants.

En ce qui me concerne, c’est mon Kapha qui a besoin d’être rééquilibré. Son déséquilibre entraîne des problèmes au niveau des bronches et des muqueuses (plus d’un paquet de clopes par jour, tu m’étonnes!), de la rétention d’eau et une mauvaise digestion. J’aurais donc un “body detox programme”, un processus de nettoyage et de rééquilibrage, totalement personnalisé. Au resto, une partie du buffet  “Kapha diet” me sera réservé. Enfin, mon médecin me fait une ordonnance de phytothérapie traditionnelle. Pour booster mon métabolisme et améliorer ma digestion, résoudre mes problèmes de rétention d’eau, me rendre de l’énergie. Plus une poudre à avaler quand le besoin d’une clope devient très fort (= tout le temps).

 

 

Quelques heures plus tard, je suis entre les 4 mains de Bindubinu et Sunitha pour mon premier ANHYANGAM (massage aux huiles). Le mot massage n’étant pas le plus approprié en fait. Il n’est pas ici question de “masser” les muscles mais vraiment de faire pénétrer dans le corps, par la peau, des substances oléagineuses qui vont lui apporter les nutriments qui me font défaut.

Bindubina m’assoit tout d’abord, fait un petit rituel de recueillement et commence à me malaxer le crâne, les épaules, les bras. Puis, je m’allonge sur un lit en bois et là, des litres d’huile me sont versées dessus et appliquées de façon extrêmement ferme (non, ce n’est pas toujours agréable). À partir de ce jour, je n’aurais plus jamais les cheveux propres (un simple shampooing ne suffira jamais).

 

 

Après chaque soin qui dure 2 heures, il est recommandé de rester au moins une bonne heure tranquille à boire chaud, sans se doucher ni se mettre au soleil.

 

À suivre…..

 

 

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*Vieilles

We are perennials !

Et voilà un nouveau terme made in US, perennials, pour parler des “nouvelles quinquas” et qui signifie littéralement  “plantes vivaces”. Finalement un bon qualificatif pour une génération qui ne veut plus jouer les plantes vertes.

Même si cela fait un peu “la nana qui s’accroche (qui ne veut pas crever) comme une moule à son rocher, j’aime bien l’idée.

Je préfère à “quinquados”, rabâché depuis 2/3 ans qui sous-entend que nous n’assumons pas notre âge en voulant jouer aux plus jeunes.

En fait, difficile de définir une génération qui ne rentre pas dans les codes habituels. Et, dont les bouffées de chaleur s’intensifient rien qu’à l’évocation du mot senior ! Une génération de femmes qui n’ont rien à voir avec leur mère, encore moins avec leur grand-mère. Comme je l’ai déjà dit dans ce blog, moi, ma grand-mère à 55 ans, elle dormait à côté de ses dents. Blog que j’ai appelé Jeune Vieillis Pas, non pas parce que je suis frappée de cécité quand passe devant une glace, mais parce que j’ai l’impression “d’âger” sans me sentir vieille.

Le rajeunissement est objectif selon les sociologues. Les plus de 45 ans ont une santé physique bien supérieure aux générations précédentes, ont gardé un état d’esprit rebelle et une envie de profiter des plaisirs de la vie.

En fait Jeune Vieillis Pas, c’est cela : ne pas abandonner ses aspirations de jeunesse tout en vivant sereinement sa maturité. Sans parler d’une capacité d’adaptation hors du commun. N’oubliez pas les amis que nous sommes partis de la télévision en noir et blanc !

Alors, je ne sais pas si  les plantes vivaces fanent. En tous les cas, elles n’ont pas de date de péremption.

Gina Pell, entrepreneuse high tech américaine à l’origine de ce terme, va même plus loin. Selon elle, nous ne devrions plus nous définir sur des données démographiques mais sur des valeurs et des passions partagées. Fringues, musique, séries TV… Tous les goûts sont aujourd’hui intergénérationels. Bref, définir quelqu’un par son âge est so 20ème siècle.

Certaines “pionnières”mettent en valeur leurs signes extérieurs de vieillesse. L’influenceuse Sophie Fontanel court, cheveux blancs au vent, les plateaux télé faire la promo de son nouveau livre, Une apparition, retraçant son coming out gris

Prochain mouvement : Touche pas à ma ride ?

Perso, je veux bien que l’on y touche (pique) encore un peu. Quand à mes premiers “poils” blancs, surtout visibles dans mes sourcils, je les arrache au risque de finir chauve du bas front. Mais comme j’ai un nouveau sourcil qui commence à pousser au dessus de ce qui me reste de lèvre supérieure (je REFUSE de parler de moustache), ça compensera !

Mais comme je ne me sens pas vieille : je vais vieillir moins vite. Si, si, c’est prouvé par une professeure de psy de l’université d’Harvard. Et, c’est aussi une question d’apparence. De sa façon de s’habiller.

Et, alors, là, avec mes jeans, mes Converse, mes pulls loose, je suis au top de la hype!

La célèbre blogueuse mode “Man Repeller” parle de tendance Menocore!!!! Mot mix entre middle-aged et ménopause. Le “ménopause chic” avec en tête de pont Diane Keaton, Lauren Hutton… (ménopausées depuis si longtemps qu’elles sont peut-être de nouveau règlées). La mode de ces femmes perennials qui s’habillent cool et confortable et qui respirent la maturité et la confiance en soi. Qui deviennent même des icônes mode inspirantes pour les plus jeunes.

Alors dans la presse magazine (qui pourtant continuent à nous ignorer dans ces pages mode), les articles nous mettant en avant se multiplient. Et, voilà, je vais réussir à glisser dans ce post MON moment de gloire estivale: Jeune Vieillis Pas dans le Elle !

 

 

Allez bonne reprise les belles plantes !

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Trouver l’amour un mec après 50 ans… La mission est… compliquée.

Serait-ce devenu impossible à QUE 55 ans de trouver chaussure pantoufle à son pied?

Force est de constater que la vie d’une célibattante de plus de 50 ans = un réel no man’s land !

Comment on rencontre des mâles aujourd’hui? Hein?

Au boulot?

Je bosse de chez moi.

Et, quand je vais à des réunions de travail, la moyenne d’âge est largement en dessous du mien.

Les sorties?

Je vous assure, je ne ménage pas ma peine. Je dis toujours oui à un dîner, un vernissage, une soirée (3 fois par an). Mais à nos âges, on s’est constitué ses cercles et du coup, on tourne un peu en rond. Et quand, enfin, on tombe sur des têtes nouvelles… Et, bien on ne leur parle pas en fait. Faut dire que l’on a quand même un peu perdu l’assurance de ses jeunes années. Je perds mes moyens puisque j’ai le sentiment de ne plus en avoir. J’ai finalement de plus en plus tendance à me faire discrète.

Quand je racontais ce ” je regarde mes pieds quand je rentre dans une pièce”, une amie m’a demandée de lui citer un nom d’actrice dont j’admirais la prestance.

“Sophie Marceau.

“Voilà, maintenant quand tu arrives quelque part, dis-toi que tu ES Sophie Marceau.”

Alors, je préviens tous les habitants et vacanciers de La Baule et Biarritz... Attention, Sophie débarque pour le mois d’août !

(Et, d’ailleurs comme Sophie Marceau n’écrit pas dans un blog pour les plus de 45 ans, je fais une pause estivale, mon prochain post sera 1er septembre.)

Des lieux pleins de célibs de plus de 50 ans?

Rires.

Je pensais à la Fnac, mais il faut reconnaitre que Netflix a complètement flingué le marché de la drague au rayon DVD.

Si vous avez des idées…

Les sites/applis de rencontres?

Que j’ai baptisé :  “Si, je t’assure, j’ai une copine qui a rencontré un mec super”,

Rebaptisé après plusieurs mois de pratique “cela n’arrive qu’aux autres”.

C’est marrant à quel point, messieurs, vous aimez montrer que vous êtes hyper actifs ! Que des photos d’hommes à ski, en moto, en bateau, en rando.. Un petit problème avec l’âge?

Et, à quel point vous n’avez pas la culture de vous mettre en valeur. Car, non, un mec en débardeur à 60 balais, ce n’est pas glam. Les lunettes de soleil ne vous donnent pas un air “Top gun”. L’auto-portait dans le miroir de la salle de bain blafarde n’est pas très vendeuse non plus. Et, évitez les clichés avec vos enfants, votre femme, votre mère (je vous jure, je l’ai vu !)

Bref Tinder Surprise a plutôt viré à : voyage au bout  de la lose. Et n’a fait que me mettre face à l’évidence : je ne plais plus du tout à ceux qui me plaisent. Et, ça, c’est ballot !

Le hasard?

Tiens, justement à propos de hasard.

Je vais l’autre soir au cinoche avec une copine. On arrive un peu à la bourre, la salle est bondée, obligées de se séparer. Le hasard m’assoit auprès d’un homme seul d’une soixantaine d’années. Pas un sourire, pas un regard. Il a même râlé quand je lui ai furtivement et très malencontreusement frôlé le bras sur l’accoudoir.

Ca ne m’était jamais arrivé. Q’un mec soupire (de mécontentement) parce que je le touche !

Cela dit, le hasard s’est mis à ronfler bruyamment au bout de 30 minutes de film, pourtant passionnant (Le Caire confidentiel que je vous conseille fortement).

J’ai quand même l’impression d’être devenu invisible pour la tranche âge qui m’intéresse les 55/60 ans. Décalage que j’avais déjà évoqué dans un ancien post sur L’âge ingrat.

Il faudrait que je cible au-delà. Trop au-delà.

Et là, je bloque !

En fait quand j’y réfléchis bien.. Après m’être flagellée pendant des mois. Je ne plais plus, j’ai trop de rides, ma peau est trop relâchée, je ressemble de plus en plus à mon père… Je réalise que le “problème” vient peut-être de moi. De mon propre regard sur vous, messieurs. Moi qui vous ai tant aimé, finalement je supporte encore moins bien votre vieillissement que le mien.

 

Envie d’un grain de folie

 

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